L'Enfant de Soweto

Ecrit par Martine L. Petauton le 16 juin 2010. dans Racisme, xénophobie, Monde

L'Enfant de Soweto

Il regarde, sa vuvuzela de pacotille à la main, s’allumer les lumières du grand stade, flambant neuf ; il restera dehors, les places sont trop chères ! La nuit de l’hiver austral est tombée, claire et froide ; il est content, pourtant : le monde le voit ; son pays, « arc en ciel » fait la fête au ballon rond… c’est l’été de l’Afrique du Sud, porte-drapeau des pays « émergents » ; — mais, qui émerge ? L’enfant du township —

Apothéose symbolique — mais, la politique, c’est du symbole —, cette coupe du monde de football 2010 (19e du nom), s’ouvre sur le continent noir et en Afrique du Sud, où près de 80 % de Noirs relèvent la tête, après 50 ans d’Apartheid, où les avaient tenus une poignée d’à peine 10 % d’Afrikaners… Survol historique de haute altitude ! Me diront certains ; la réalité est nettement plus diaprée, et demande une observation attentive, différenciée, et donc, plus nuancée… mais, n’en est-il pas ainsi, de tous ces « réels », au bout de « l’idéal », cher au grand Jaurès ?

R. L. Gardner's democratic Blues

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 16 juin 2010. dans Monde, Société

R. L. Gardner's democratic Blues

Kirk’s widow, VelDean Kirk, said she doesn’t believe Gardner has changed “for a minute” and she was happy when she heard the board’s decision. Nick Kirk, who was working as bailiff during the courthouse shooting, was left with chronic health problems after being shot in the lower abdomen by Gardner. He died in 1995.

“I feel like on Thursday night, Friday morning, it will all be over with. It will be real, real closure,” said VelDean Kirk, who plans to watch Gardner’s execution. “I’ve wanted that for a long time.”

Je n’ai pas d’attraction ni de sympathie particulières pour Ronnie Lee.

Il faut que je me dépêche de lui dire ces derniers mots car Vendredi, il sera trop tard.

Il s’écroulera sous les balles.

C’est ce qu’il a choisi.

Marines

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 15 juin 2010. dans Ecrits

Marines

L’encre chahutée
Sur la plage se déverse
Et dans un coin du grand buvard  
Des lettres d’algues
A la calligraphie sauvage
Composent un message
Que tentent de déchiffrer
Les oiseaux en suspens

Certains y ont laissé des plumes

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Nietzsche, Schopenhauer, Kierkegaard de ma prose

le 15 juin 2010. dans Ecrits

Le nihilisme de Nietzsche, la démence amoureuse de Kierkegaard, le joyau de Schopenhauer, ou les tourments de ma vie avec toi, c’est moi allongée sur ton lit, je m’empare de mon carnet de poésie mon stylo me tombe sur le visage, ce sont ces mots qui déferlent dans ma tête avec toi.

Le nihilisme de Nietzsche :

Le matin au petit déjeuner tu crois que je pense au café, je me noie dans mon café,

Je me noie dans ma vie, je me noie dans mon angoisse,

Si tu ne m’embrasses pas, si tu ne me caresses pas, si tu ne me regardes pas, je me noie.

L'énigme du Mondial

Ecrit par Léon-Marc Levy le 15 juin 2010. dans Sports

L'énigme du Mondial

Je rassure d’abord les opposants au foot. Ne quittez pas ce texte, il ne parle pas de foot. Enfin pas directement, je veux dire « taqueutiquement et tequeuniquement » comme dit l’inimitable Didier Deschamps. Même pas de comptes à régler avec Domenech, ça mérite d’être souligné. Non plus avec les joueurs bleus et leurs salaires, leurs nanas, leurs bagnoles, leurs egos.

Non. Ce qui me fait vous causer aujourd’hui est une énigme physique. Je veux dire de physique, de science physique. Plus précisément d’acoustique.

La Banlieue s'ennuie

le 14 juin 2010. dans Racisme, xénophobie, Société

La Banlieue s'ennuie

La douleur de la banlieue ne peut être discrète. Elle déborde, éclabousse et perturbe. La douleur c’est l’ennui qui creuse le sillon du malheur dans des corps désoeuvrés ne sachant que faire de leur jeunesse, de leurs ambitions, de leurs rêves. La promiscuité, l’échec scolaire, le chômage sécrètent cet ennui qui égare et expulse ceux qui en souffrent vers la marge, un territoire occupé par les professionnels de l’illégalité. Trafics et brutalité.

De la plus haute des solitudes (les années soixante) on est passé à une forme de détresse où le corps n’est plus mutilé mais exposé à la violence. Les uns étaient des travailleurs immigrés arrivés en France sans leur femme, les autres sont des Français que ces mêmes immigrés ont faits grâce au regroupement familial (1974).

Entre chantage nucléaire et espoir démocratique : le dilemme iranien

Ecrit par Michel Taubmann le 14 juin 2010. dans Monde

Entre chantage nucléaire et espoir démocratique : le dilemme iranien

Article publié sur “La Règle du Jeu” de Bernard-Henri Lévy

Quelle faute de la part du gouvernement Netanyahou ! La malheureuse intervention israélienne de la semaine dernière contre la flottille « humanitaire » a brouillé aux yeux de l’opinion mondiale les enjeux réels de la crise qui s’annonce. En cette veille d’été, le Moyen-Orient ressemble à une forêt de pins en pleine canicule. La moindre étincelle peut l’embraser. Pourtant l’incendie qui se prépare n’aura pas pour enjeu la création, ô combien souhaitable, d’un Etat palestinien à côté d’Israël mais la survie voire le renforcement du régime dictatorial installé en Iran depuis 1979. Attention à l’effet de loupe médiatique sur le bateau Marmara !

 

Israël ou le syndrome du Bouc Emissaire

Ecrit par Léon-Marc Levy le 03 juin 2010. dans Monde

Israël ou le syndrome du Bouc Emissaire

Je fais partie, dans les tous premiers rangs et depuis des décennies, des Juifs de la Diaspora très critiques, voire virulents, à l’égard de la politique israélienne. En tout cas depuis 1967 (Guerre des six Jours) et face aux choix stratégiques adoptés par Jerusalem (ou Tel-Aviv) depuis.

La cécité de l’état hébreu, sa posture paranoïaque de plus en plus inquiétante, sa politique authentiquement coloniale à l’endroit des territoires occupés et des populations palestiniennes qui y vivent, sa brutalité grandissante dans ses entreprises militaires, ont fait de moi un opposant déterminé. J’en suis évidemment meurtri, je suis attaché à Israël, à sa légitimité enfin reconnue et à sa sécurité. Mais meurtri ou pas, je ne peux accepter la fuite en avant irrationnelle et dangereuse des (ir)responsables israéliens. Je ne vois pas au nom de quoi je ferais exception pour Israël, là où je condamne par exemple les dirigeants Iraniens pour leurs délires extrémistes, les Coréens pour leurs inacceptables provocations, les Chinois pour leur mépris endémique des droits de l’homme. J’en passe, et des pas meilleurs et la liste, de toute façon, serait trop longue.

Suis-je un métèque ?

Ecrit par Jean Le Mosellan le 29 mai 2010. dans Média/Web, Société

Suis-je un métèque ?

La chronique qui suit est une réponse à une réaction d’un abonné du “Monde.fr”, nommé Stephen Lendon, qui mettait en cause Jean Le Mosellan en déformant son nom. (voir la chronique et la réaction : Sulfurique est l’amour d’une kapo)

N’importe qui se cachant sous de multiples pseudonymes peut dire, depuis quelque temps, n’importe quoi dans les “Chroniques d’abonnés” comme dans les réactions, faisant d’elles des sacs de crabes, s’agitant si bruyamment qu’ils produisent une rumeur de fond agaçante.

Cette rumeur se répand en toutes directions, y compris dans celle interdite par la Charte des abonnés du Monde.fr. Je ne voudrais pas m’étendre sur des réactions célébrant l’intolérance et la grossièreté, forme et fond, affichées par d’autres chroniqueurs, constamment les mêmes, me visant ad hominem, à défaut de pouvoir attaquer le contenu toujours étayé de mes chroniques ? Ce sont des chroniqueurs sans identité, sans visage, sans adresse électronique. Juste des ombres furtives et cagoulées pour les mauvais coups. quoi d’étonnant, par conséquent, que les bornes de la bienséance soient franchies.

L'anti traité d'athéologie, le système Onfray mis à nu (extraits)

le 21 avril 2010. dans Philosophie, Religions

L'anti traité d'athéologie, le système Onfray mis à nu (extraits)

Avec les pages du Traité d’athéologie consacrées aux prétendues relations entre le nazisme et le christianisme («Le mariage d’amour entre l’Église catholique et le nazisme ne fait aucun doute», p. 220 et 221), Michel Onfray investit «le café du commerce (1)». Le lecteur des pages du philosophe avance entre rumeurs, affirmations infondées et invectives prétendument porteuses du «vrai». C’est-à-dire les thèses mises ici en scène par Michel Onfray. Sauf que l’écrivain et historien que je suis, penché depuis nombre d’années sur l’histoire des religions comme sur celle du nazisme et de l’antisémitisme, est excédé par ce qu’il faut bien appeler ici la malhonnêteté intellectuelle. Je vais développer plusieurs des thèses exposées par Onfray, non pas pour prouver qu’il a tort sur tous les points – l’existence historique d’un antijudaïsme, et en son sein d’un antisémitisme, à l’intérieur du christianisme, par exemple, est une réalité –, mais bien pour montrer qu’il utilise un substrat de réalités historiques afin de les amalgamer avec des assertions qui, par certains aspects, tiennent du délire. Au bout du compte, il est impossible de ne pas s’interroger sur les mobiles de tant d’invectives et de faits détournés ou inventés. Une question servira de fil rouge à ce chapitre : de quoi Michel Onfray veut-il exonérer l’homme immanentiste ? De quoi, en l’homme, le philosophe de l’immanentisme et de l’hédonisme militant a-t-il peur ?

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