Le Respect et la Violence

Ecrit par Luc Sénécal le 20 juillet 2010. dans Psychologie, Média/Web, Société

Le Respect et la Violence

N’est respecté que ce qui est respectable.

Cela semble évident. Si  ce n’est pas le cas, loin de là, dans le vécu, alors on peut s’interroger à ce propos.En fait tout est une question de point de vue, de personnalité, de contexte et d’opinion. C’est aussi une question de confiance ou de rupture de l’un pour les autres ou inversement.

Pour rester simple, il semble essentiel entre deux individus, deux groupes d’individus, deux catégories sociales, deux sources d’intérêts divergentes, deux façons d’appréhender, d’intégrer et de comprendre un sujet, quel qu’il soit, que soit instauré un consensus de dialogue. Lequel est fondé sur le respect commun des intervenants ou des interlocuteurs.

Or il faut bien l’admettre, en raison d’événements extérieurs ou de propos étrangers au sujet traité, l’un ou l’autre des individus, du groupe d’individu ou de représentation sociale d’individu, le dialogue dérape et perd tout son sens primaire en terme d’objectif. Objectif pour tenter un rapprochement. Pour appeler à la réflexion. Pour amener au débat des points de vue différents et enrichir un débat…

Le problème du Mal dans l'Europe d'Après-Guerre (Traduction du texte de Tony Judt par LML)

Ecrit par Tony Judt, Léon-Marc Levy le 13 juillet 2010. dans Histoire

Le problème du Mal dans l'Europe d'Après-Guerre (Traduction du texte de Tony Judt par LML)

Loin de réfléchir au problème du mal, la plupart des Européens en détournèrent résolument leur pensée dans les années qui suivirent la fin de la seconde guerre mondiale. Cela nous paraît difficile à comprendre aujourd’hui, mais le fait est que, pendant de nombreuses années, la Shoah — le génocide des Juifs d’Europe — n’a en aucune façon été une question fondamentale dans la vie intellectuelle de l’après-guerre, pas plus en Europe qu’aux Etats-Unis. La majorité des gens, penseurs et autres, firent en effet de leur mieux pour l’ignorer.

Pourquoi ? En Europe de l’Est, il y eut quatre raisons à cela.

- Premièrement, c’est là que furent commis les pires crimes contre les Juifs pendant la guerre ; et, bien que ces crimes eussent été commandités par des Allemands, les collaborateurs de bonne volonté ne manquèrent pas dans les nations occupées : Polonais, Ukrainiens, Lettons, Croates et autres. Dans beaucoup de pays, le besoin se fit fortement sentir d’oublier ce qui était arrivé, de jeter un voile sur les pires horreurs.

Encombrant

le 13 juillet 2010. dans France

Encombrant

- Allô, le service des Encombrants ?

- C’est à quel sujet ?

- Je souhaiterais me défaire d’un truc gênant que j’ai constamment dans les pattes.

- Pouvez-vous me décrire l’objet ?

- Ça fait penser à un automate, avec deux jambes et deux bras articulés. Ça mesure environ 1,80 mètre, ça pèse dans les 80 kilos, et c’est surmonté d’une sphère lisse qu’on remarque de loin. Comme une boule de billard. Vous voyez ?

- Ça se déplace facilement ?

Corbeille à papiers

le 12 juillet 2010. dans France

Corbeille à papiers

Les femmes de ménage de l’Élysée ont repêché ce matin dans la corbeille présidentielle un énigmatique cahier d’écolier, noirci de la première à la dernière page des mêmes 6 phrases.

Poème? Pense-bête? Message crypté? Exercice d’orthographe? Nos meilleurs experts se penchent actuellement sur la question ; nous ne manquerons pas de vous communiquer leurs conclusions.

“Je n’ai pas touché d’envelope” (sic)

“L’envelopppe que j’ai pas touché” (sic, sic)

“Touché une enveloppe? (sic) J’ai une tête à ça?”

“Pas touché enveloppe, pas”

“Je ne toucherais jamais une enveloppe”

“Je ne toucherai plus jamais d’enveloppe. Hélas (mot raturé)

Ma Coupe : arrêts sur images

Ecrit par Martine L. Petauton le 12 juillet 2010. dans Sports

Ma Coupe : arrêts sur images

Une coupe du monde de foot, c’est, normalement,  une tragédie d’ Eschyle : clameurs, stupeurs – sans trop de chuchotements -, honneur ! encore et encore !  Quelques coups – fourrés à la Clytemnestre ; quelques morts, évidemment, sur le sable de l’arène ; un Hector, quelque part, pour nous rappeler qu’on reste chez les humains…, colères de Zeus, trompettes, et au bout, combat à l’antique : roues des chars, ferraillement des armes loyales, regards virils… ; Russell Crowe  dans «  Gladiator »…?

Cette année ? J’hésite, au bout du compte… non – pas Eschyle !  ça c’est  sûr ! Mais… un peu de «  San Antonio « ?  Pas le commissaire!  Berru, en moins drôle… (on l’imagine, quand même, pondant ses commentaires, bavant dans ce drôle de micro, façon – Radio Londres -) ;  un peu de « Clochemerle » aussi. Quelques bonnes pages d’un «  Maigret « ? Pas lui ! Bien sûr ;  sa femme, faisant les courses, peut-être, De ce mois footeux, Queneau et sa Zazie,  auraient sûrement fait quelque chose!… “Vous avez mieux ?”, comme on dit, dans « les chiffres et les lettres », le soir à la T.V….

Supplique à Liliane

le 11 juillet 2010. dans France

Supplique à Liliane

Madame,

J’apprends par les journaux que vous souhaitez vous défaire d’une petite île dont vous êtes locataire, aux Seychelles.

N’en faites rien avant que nous ayons pu en discuter de vive voix.

Je possède en effet un îlot, dans l’Oise, et ce serait pour moi un immense honneur que de pouvoir le jumeler à votre île. Nous pourrions le baptiser îlot Eyquem-Bettencourt (à moins que vous ne préfériez inverser les noms ; je n’y vois pour ma part aucune objection).

Pour que vous puissiez vous faire une idée précise de notre éventuelle copropriété, en voici une vue d’ensemble, ainsi qu’un cliché du lopin de terre que j’occupe dans la région.

 

A Miami (2)

Ecrit par Jean-François Chénin le 11 juillet 2010. dans Ecrits

A Miami (2)

Je rêve d’une humanité pacifiée qui ne perdrait pas au change. Ce serait sa revanche sur les maîtres et les désespérés, dieu et les siens.

Les avions décollent, les femmes ont perdu leur raison d’aimer.

Je rêve d’une humanité sans frontière, aux portes et tables ouverte. Je rêve d’une humanité irradiante où l’ordre céderait enfin au silence, réverbéré et incalculé.

Les avions décollent, les enfants pleurent, oubliés et inquiets.

Je rêve d’une humanité créole, éparse, instantanée où les plaisirs seraient les creux et les pleins d’un ciel effervescent. Je rêve d’une humanité interlope, masquée, dansante, soudain élevée dans un grand soir d’été pour une fête qui n’exigerait rien d’autre que d’aimer, incroyablement.

Volte-Face, "Refletsdu Temps" enquête

le 10 juillet 2010. dans France, Cinéma

Volte-Face,

Comme trois Français sur quatre, nous fûmes troublés par les revirements apparents de Mme Claire Thibout, l’ancienne comptable des Bettencourt. Comment pouvait-elle déclarer un jour à Mediapart que le candidat Sarkozy avait bénéficié régulièrement des largesses de ce couple au cours de l’année 2007, et sembler dire le contraire 48 heures plus tard à la Brigade Financière ?

La plupart des gens de bonne foi qui se sont penchés sur cette question ont invoqué des pressions, des intimidations. Cette hypothèse ne nous convainc pas. Nous lui trouvons un côté brutal, à la “The Shield” ou “NYPD Blue” (“Talk, you bitch, or else…”), totalement incompatible avec les méthodes de nos enquêteurs, lesquels ont sûrement veillé à mettre cette dame dans les meilleures dispositions en lui offrant, au minimum, une tasse de thé, des croissants et un assortiment de fruits confits.

Plutôt que de nous attarder sur des spéculations aussi vaines qu’hasardeuses, nous avons décidé de reprendre l’affaire à la base. Et c’est une autre actualité, chirurgicale, celle-là, qui nous a fourni la clé de l’énigme. En réalité, l’explication est si simple, si évidente, que nous nous étonnons d’être les premiers à la proposer.

Mon tour de France à moi

Ecrit par Elisabeth Itti le 10 juillet 2010. dans Vie quotidienne, Sports

Mon tour de France à moi

Bienvenue à Elisabeth Itti dans les colonnes de “Reflets du temps”. Longue et belle route…à vélo !

La rédaction


Mon tour de France à moi, il se cantonne à ma région.

Après avoir franchi le premier obstacle, qui n’est pas le moindre, enfiler un cuissard, qui si vous n’êtes pas Miss France, vous fait ressembler à un figurant de chez Disney, le reste devient plaisir.

Evidemment, la deuxième épreuve, qui est la plus risquée est de rejoindre le lieu de réjouissance, les bords du canal. Pour cela il faut emprunter les couloirs de la mort, tracés par un adjoint à la circulation, qui n’a jamais dû quitter son bureau et qui doit être un réel pervers. Tantôt il fait alterner les pistes cyclables avec les pistes pour piétons, tantôt les couloirs disparaissent, en pleine circulation intense.

Baroque...and Roll

Ecrit par Léon-Marc Levy le 10 juillet 2010. dans Musique

Baroque...and Roll

Je sors, « sonné » de plaisir, de l’écoute du dernier CD de Cecilia Bartoli, avec le Giardino Armonico. Ca s’appelle « Sacrificium ». C’est un récital d’œuvres réservées au XVIIIème siècle vénitien, aux castrats.

Il se passe décidément quelque chose dans la Musique Baroque. De tous les genres musicaux dits « classiques », le Baroque (période couvrant environ 1600-1750)  est celui qui a suscité, depuis quelques décennies, le plus de révolutions radicales en termes d’interprétation. Depuis les années 70. La démonstration la plus claire en est l’écoute comparative de la « scie » du genre, le sempiternel « Quatre Saisons » d’Antonio VIVALDI. Version « I Solisti Veneti » 1970, vous avez la musique d’attente de votre téléphone, ou le bruit de fond qui accompagne vos courses au supermarché. C’est mélodieux, mollasson, linéaire. Pas désagréable du tout, mais joué comme du classique ou du romantique. Ecoutez les dernières versions ! Giuliano Carmignola par exemple : le souffle de l’Enfer, les grondements du « tremoto », les flammes dévorantes, les glaces du Pôle Nord, les brumes de la Lagune. Tout y passe, de l’allégresse délirante à la plus profonde méditation sur la condition humaine.

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