KI-C-KI

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 21 juin 2014. dans La une, KI-C-KI

KI-C-KI

A l’aube de cet été, ma saison préférée, et afin de composer le ki-c-ki de cette semaine, m’est venue l’idée d’aller voir du côté de mes souvenirs de lectures estivales pour y piocher quelque auteur de quelque livre ayant marqué ma vie de lectrice. Et dans les plis de ma mémoire, j’ai retrouvé le souvenir impérissable de l’incontournable auteur, français, du 20ème siècle, grand conteur de souvenirs d’enfance du midi de la France. Gloire à cet auteur qui régala la jeune lectrice que je fus déjà à l’aube de mon adolescence. Et extraits d’une de ses œuvres inoubliables :

 

Extraits :

 

Les écoles normales étaient à cette époque de véritables séminaires, mais l’étude de la théologie y était remplacée par des cours d’anticléricalisme.

On laissait entendre à ces jeunes gens que l’Eglise n’avait jamais été rien d’autre qu’un instrument d’oppression, et que le but et la tâche des prêtres, c’était de nouer sur les yeux du peuple le noir bandeau de l’ignorance, tout en lui chantant des fables, infernales ou paradisiaques.

Cependant, les études de ces normaliens ne se bornaient pas à l’anticléricalisme, et à l’histoire laïcisée. Il y avait un troisième ennemi du peuple, et qui n’était point dans le passé : c’était l’Alcool.

De cette époque datent « l’Assommoir », et ces tableaux effrayants qui tapissaient les murs des classes.

Car le plus remarquable, c’est que ces anticléricaux avaient des âmes de missionnaires. Pour faire échec à « Monsieur le Curé » (dont la vertu était supposée feinte), ils vivaient eux-mêmes comme des saints, et leur morale était aussi inflexible que celle des premiers puritains. M. l’Inspecteur d’Académie était leur évêque, M. le Recteur, l’archevêque, et leur pape, c’était M. le Ministre : on ne lui écrit que sur grand papier, avec des formules rituelles.

« Comme les prêtres », disait mon père, « nous travaillons pour la vie future : mais nous, c’est pour celle des autres ».

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 14 juin 2014. dans La une, KI-C-KI

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Pour ce grand maître du roman français, cet auteur réaliste du 19ème siècle, aimé, célébré, étudié, lu, relu, et admiré ; pour ce grand dramaturge, dont bien d’autres grands maîtres de notre littérature française se sont inspiré, nous offrant, à nous, lecteurs, l’une de nos plus prestigieuses bibliothèques littéraires, nos Reflets du temps s’offrent le plaisir de vous offrir quelques passages d’une de ses œuvres les plus romantiques.

 

Extraits :

 

A quel talent nourri de larmes devrons-nous un jour la plus émouvante élégie, les peinture des tourments subis en silence par les âmes dont les racines tendres encore ne rencontrent que de durs cailloux dans le sol domestique, dont les premières frondaisons sont déchirées par des mains haineuses, dont les fleurs sont atteintes par la gelée au moment où elle s’ouvrent ? Quel poète nous dira les douleurs de l’enfant dont les lèvres sucent un sang amer, et dont les sourires sont réprimés par le feu dévorant d’un œil sévère ? La fiction qui représenterait ces pauvres cœurs opprimés par les êtres placés autour d’eux pour favoriser les développements de leur sensibilité, serait la véritable histoire de ma jeunesse. Quelle vanité pouvais-je blesser, moi nouveau-né ? quelle disgrâce physique ou morale me valait la froideur de ma mère ? étais-je donc l’enfant du devoir, celui dont la naissance est fortuite, ou celui dont la vie est un reproche ?

A Madame de […]

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 31 mai 2014. dans La une, KI-C-KI

KI-C-KI

En évoquant, à travers quelques extraits choisis, un de nos chefs-d’œuvre littéraires, dont l’auteur (français du 20ème siècle) a été cité une fois auparavant dans notre déjà longue série de ki-c-ki, peut-on, en nuance et sans exagérer à outrance, parler d’une œuvre dont l’allégorie coïncide avec notre actualité… ?

 

Extraits :

Une manière commode de faire la connaissance d’une ville est de chercher comment on y meurt. Dans notre petite ville, est-ce l’effet du climat, tout cela se fait ensemble, du même air frénétique et absent. C’est-à-dire qu’on s’y ennuie et qu’on s’y applique à prendre des habitudes.

Ce qui est plus original dans notre ville est la difficulté qu’on peut y trouver à mourir. Difficulté, d’ailleurs, n’est pas le bon mot et il serait plus juste de parler d’inconfort. Ce n’est jamais agréable d’être malade, mais il y a des villes et des pays qui vous soutiennent dans la maladie, où l’on peut, en quelque sorte, se laisser aller. Un malade a besoin de douceur, il aime à s’appuyer sur quelque chose, c’est bien naturel. Mais à Oran, les excès du climat, l’importance des affaires qu’on y traite, l’insignifiance du décor, la rapidité du crépuscule et la qualité des plaisirs, tout demande la bonne santé. Un malade s’y trouve bien seul.

Le mot […] venait d’être prononcé pour la première fois. A ce point du récit […], on permettra au narrateur de justifier l’incertitude et la surprise du docteur, puisque, avec des nuances, sa réaction fut celle de la plupart de nos concitoyens. Les fléaux, en effet, sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. Il y a eu dans le monde autant de pestes que de guerres. Et pourtant pestes et guerres trouvent les gens toujours aussi dépourvus.

Quand une guerre éclate, les gens disent : « Ça ne durera pas, c’est trop bête ». Et sans doute une guerre est certainement trop bête, mais cela ne l’empêche pas de durer. La bêtise insiste toujours, on s’en apercevrait si l’on ne pensait pas toujours à soi.

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 24 mai 2014. dans La une, KI-C-KI

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De nouveau un Prix Nobel de Littérature, et cette fois c’est une femme. Femme de lettres engagée et militante, féministe, auteure d’une œuvre réaliste et multiple, et de langue anglaise, reconnue comme un des grands écrivains du 20ème siècle. Quelques extraits savoureusement choisis de « son » chef-d’œuvre :

 

Extraits :

 

Il avait toujours été entendu qu’Anna et Richard se détestaient, et Anna lui cédait la place chaque fois qu’il s’annonçait. Cette fois, Molly déclara : « En vérité, je crois qu’il t’aime bien, au fin fond de son cœur. Moi, il se force à m’aimer par principe, parce qu’il est idiot et qu’il se croit toujours obligé d’aimer les gens ou de les détester ; alors l’antipathie qu’il éprouve à mon égard sans vouloir l’admettre rejaillit sur toi.

– Tout le plaisir est pour moi, répondit Anna, mais tu sais, j’ai découvert pendant ton absence que nous sommes interchangeables pour la plupart des gens, toi et moi.

– Tu viens seulement de t’en apercevoir ? » s’écria Molly de cet air triomphant qu’elle arborait chaque fois qu’Anna découvrait ce qui lui paraissait une vérité de La Palice.

« Alors que nous sommes tellement différentes en tout, poursuivit Molly, c’est curieux. Ce doit être parce que nous menons toutes deux le même genre de vie – sans nous marier, etc., les gens ne voient rien d’autre.

– Femmes libres », dit Anna d’un ton ambigu. Puis elle ajouta avec une colère que Molly ne lui connaissait pas, si bien qu’elle eut droit à un second coup d’œil inquisiteur : « On nous définit encore, même les gens les plus évolués, en fonction de nos relations avec les hommes.

J’éprouvais pour lui un sentiment fraternel, comme si l’espace et la distance entre nous n’importaient pas, car nous serions toujours comme des frères, chair de la même chair, et nous penserions toujours les pensées de l’autre.

« Ecris-moi la première phrase dans le cahier, dit-il.

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 10 mai 2014. dans La une, KI-C-KI

KI-C-KI

Je ne connais rien de plus réjouissant qu’une littérature poétique produisant un plaisir intellectuel jubilatoire. Poésie et plaisir d’intense lecture, c’est ce que contient et suscite en son entier le livre de cet auteur, né au tout début du vingtième siècle, dont l’œuvre plurielle aura marqué l’art et la littérature française de ce siècle, et pour toujours.

Pour cette raison-là, et par délectation littéraire, j’ai posé sur le clavier certaines pépites choisies de ce récit, éclatantes et réunies en quelques très denses passages de ce chef d’œuvre…

 

Extraits :

 

La représentation que j’ai du « fantôme » avec ce qu’il offre de conventionnel aussi bien dans son aspect que dans son aveugle soumission à certaines contingences d’heure et de lieu, vaut avant tout, pour moi, comme image finie d’un tourment qui peut être éternel.

C’est à partir de telles réflexions que je trouve souhaitable que la critique, renonçant, il est vrai, à ses plus chères prérogatives, mais se proposant, à tout prendre, un but moins vain que celui de la mise au point toute mécanique des idées, se borne à de savantes incursions dans le domaine qu’elle se croit le plus interdit et qui est, en dehors de l’œuvre, celui où la personne de l’auteur, en proie aux menus faits de la vie courante, s’exprime en toute indépendance, d’une manière souvent si distinctive. Le souvenir de cette anecdote : Hugo, vers la fin de sa vie, refaisant avec Juliette Drouet pour la millième fois la même promenade et n’interrompant sa méditation silencieuse qu’au passage de leur voiture devant une propriété à laquelle donnaient accès deux portes, une grande, une petite, pour désigner à Juliette la grande : « Porte cavalière, madame » et l’entendre, elle, montrant la petite, répondre : « Porte piétonne, monsieur » ; puis, un peu plus loin, devant deux arbres entrelaçant leurs branches, reprendre : « Philémon et Baucis », sachant qu’à cela Juliette ne répondrait pas, et l’assurance qu’on nous donne que cette poignante cérémonie s’est répétée quotidiennement pendant des années, comment la meilleure étude possible de l’œuvre de Hugo nous donnerait-elle à ce point l’intelligence et l’étonnante sensation de ce qu’il était, de ce qu’il est ?

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 03 mai 2014. dans La une, KI-C-KI, Littérature

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Honneur cette semaine à un auteur contemporain, couronné du prestigieux Prix Nobel de littérature, couronnement d’une œuvre littéraire puissante et hautement réjouissante, pour cet immense écrivain français qui procura à la littérature française une œuvre abondante, remarquablement colorée de souvenirs, de descriptions et d’images explorés par la mémoire d’une vie intense en événements et universelle.

 

Extraits :

 

Une quinzaine de kilomètres séparaient la plage de la ville à travers un paysage légèrement bosselé aux pentes recouvertes de vignes, le trajet jalonné (sur la droite en venant de la mer) d’opulentes résidences dont les bâtiments datant du siècle précédent, espacés de deux ou trois kilomètres et plus ou moins cachés par les arbres de leurs parcs, offraient comme un inventaire de ce que la vanité de fortunes récemment acquises ou consolidées avait pu inspirer à leurs propriétaires ainsi qu’aux architectes qui se pliaient à leurs désirs (ou même les devançaient) à une époque où les ambitions d’une classe provinciale aisée et d’un niveau culturel moyen (s’inspirant parfois de décors médiévaux ou orientalistes d’opéras vus à Paris au cours de quelque voyage de noces) proposaient aux regards un éventail d’architectures (tours couronnées de gracieux balustres de terre cuite ou, au contraire, massives, carrées et vaguement sarrasines), d’un goût parfois discutable mais, dans l’ensemble, plaisantes, sans ostentation trop gênante (sauf l’une d’entre elles, plus récente), aux noms désuets (comme leurs meubles Louis-Philippe ou Napoléon III) et d’une naïve fraîcheur, tels « Miraflores » ou, simplement, « Les Aloès ».

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 26 avril 2014. dans La une, KI-C-KI

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En navigant du côté de mes lointains souvenirs livresques, cherchant un nouveau ki-c-ki pour encore cette semaine enrichir nos reflets littéraires, j’ai retrouvé dans ma bibliothèque intérieure ce souvenir inoubliable de la très forte impression ressentie à la lecture d’une Nouvelle, mémorable par son contenu étrange, déconcertant, et remarquable, d’un grand auteur de la littérature américaine, de fin du 19ème siècle, qui fut même plusieurs fois adaptée au cinéma et au théâtre.

 

Extraits :

Tandis que je lui parlais, il m’avait donné l’impression de peser soigneusement chacune de mes déclarations dans sa tête ; d’en apprendre parfaitement le sens ; de ne pouvoir en contredire l’irrésistible conclusion ; mais d’être contraint, par quelque souveraine considération, à répondre comme il le faisait.

– Vous êtes donc décidé à ne pas satisfaire ma requête ? Un requête conforme à l’usage et au bon sens.

Il me donna brièvement à entendre que, sur ce point, mon jugement était juste. Oui, sa décision était irrévocable.

Que puis-je faire ? me demandai-je en boutonnant ma redingote de haut en bas. Que vais-je faire ? Que dois-je faire ? Que ma conscience me dicte-t-elle de faire avec cet homme ou, plutôt, ce fantôme ? Je dois me débarrasser de lui ; il faut qu’il s’en aille. Mais comment ? Tu ne vas tout de même pas jeter ce pauvre mortel, hâve et passif, tu ne vas pas jeter une créature aussi démunie à la porte, tu ne vas pas te déshonorer par une telle cruauté ? Non, je ne veux pas, je ne peux pas faire cela. Mieux vaudrait le laisser vivre et mourir ici, quitte à emmurer ensuite ses restes sur place. Que vas-tu faire alors ? Tu auras beau le cajoler, il ne bougera pas. Les pots-de-vin, il les laisse sous le presse-papier de ta table ; en un mot, il est clair qu’il aime mieux s’accrocher à toi.

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 12 avril 2014. dans La une, KI-C-KI

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Inoubliable romancière du vingtième siècle, belle et talentueuse « femme libre » de l’époque, dont l’œuvre abondante respire d’une inspiration nourrie par sa vie et ses amours, à l’honneur cette semaine dans nos reflets du temps pour donner à ces reflets la fraîcheur et les aspects chatoyants d’une herbe verte propice aux amours naissantes…

 

Extraits :

 

Quand Philippe sortit de chez la Dame en blanc, il pouvait être une heure et demie du matin.

Il avait dû attendre, pour quitter la villa familiale, que tous les bruits et les lumières y fussent éteints. Une porte vitrée, fermée au loquet, une barrière de bois que son propre poids rabattait – au-delà, la route, la liberté… La liberté ?

Aucun livre, parmi tous les livres qu’il lisait librement, les coudes dans le sable, ou retiré, par pudeur plutôt que par peur, dans sa chambre, ne lui avait enseigné que quelqu’un dût périr dans un si ordinaire naufrage. Les romans emplissent cent pages, ou plus, de la préparation à l’amour physique, l’événement lui-même tient quinze lignes, et Philippe cherchait en vain, dans sa mémoire, le livre où il est écrit qu’un jeune homme ne se délivre pas de l’enfance et de la chasteté par une seule chute, mais qu’il en chancelle encore, par oscillations profondes et comme sismiques, pendant de longs jours…

Philippe ouvrit les yeux, s’étonna, reprit ses sens.

« Mais… Qu’est-ce que j’ai ? Je le savais bien qu’elle devait partir avant nous. J’ai son adresse à Paris, son numéro de téléphone… et puis, qu’est-ce que ça me fait, qu’elle parte ? C’est ma maîtresse, ce n’est pas mon amour… je puis vivre sans elle ».

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 05 avril 2014. dans La une, KI-C-KI

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En souvenir d’un de nos brillants auteurs du 20ème siècle, au sommet de nos préférences littéraires, européen et de langue allemande, voici pour nos reflets du temps présent conjugué au passé, quelques perles précieuses d’une de ses plus célèbres Nouvelles, toute en finesse et en allégorie :

 

Extraits :

 

« Ah, mon Dieu », songea-t-il, « quel métier fatigant j’ai choisi ! Jour après jour en tournée. Les affaires vous énervent bien plus qu’au siège même de la firme, et par-dessus le marché je dois subir le tracas des déplacements, le souci des correspondances ferroviaires, les repas irréguliers et mauvais, et des contacts humains qui changent sans cesse, ne durent jamais, ne deviennent jamais cordiaux. Que le diable emporte tout cela ! » Il sentit une légère démangeaison au sommet de son abdomen ; se traîna lentement sur le dos en se rapprochant du montant du lit afin de pouvoir mieux redresser la tête ; trouva l’endroit qui le démangeait et qui était tout couvert de petits points blancs dont il ne sut que penser ; et il voulut palper l’endroit avec une patte, mais il la retira aussitôt, car à ce contact il fut tout parcouru de frissons glacés.

Il entendait d’abord se lever tranquillement et en paix, s’habiller et surtout déjeuner ; ensuite seulement il réfléchirait au reste, car il se rendait bien compte qu’au lit sa méditation ne déboucherait sur rien de sensé. Il se rappela que souvent déjà il avait ressenti au lit l’une de ces petites douleurs, causées peut-être par une mauvaise position, qui ensuite, quand on était debout, se révélaient être purement imaginaires, et il était curieux de voir comment les idées qu’il s’était faites ce matin allaient s’évanouir peu à peu. Quant au changement de sa voix, il annonçait tout simplement un bon rhume, cette maladie professionnelle des représentants du commerce, aucun doute là-dessus.

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Ecrit par Gilberte Benayoun le 29 mars 2014. dans La une, KI-C-KI

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Parmi les plus grands romans du 19ème siècle, il en est un dont le héros est l’un des plus grands héros de romans classiques, et dont l’auteur nous a tous régalés, lecteurs et lectrices exigeants, d’une œuvre majeure, indispensable, importante. Pour nos Reflets du Temps lumineux, quelques échos de reflets littéraires flamboyants :

 

Extraits :

 

Combien de fois, songeant aux bals de Paris abandonnés la veille, et la poitrine appuyée contre ces grands blocs de pierre d’un beau gris tirant sur le bleu, mes regards ont plongé dans la vallée du Doubs ! Au-delà, sur la rive gauche, serpentent cinq ou six vallées au fond desquelles l’œil distingue fort bien de petits ruisseaux.

Dès sa première enfance, il avait eu des moments d’exaltation. Alors il songeait avec délices qu’un jour il serait présenté aux jolies femmes de Paris, il saurait attirer leur attention par quelque action d’éclat.

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