La une

Le billet d'humeur de Jacklittle (63)

Ecrit par Jacques Petit le 10 septembre 2010. dans La une, Cinéma

Le billet d'humeur de Jacklittle (63)

Madame Bovary « roman le plus scandaleux de tous les temps » ; ce n’est pas votre serviteur qui le proclame, c’est l’édition américaine de Playboy qui l’affirme en « une » de son édition de Septembre.

Ne croyez pas y découvrir des photos suggestives, volées sur le plateau, d’Isabelle Huppert dans le film de Claude Chabrol de 1991, mais un chapitre d’une version très libre de Lydia Davis, auteure américaine de nouvelles et spécialiste de la littérature française, qui laisse à entendre que Madame Bovary « est une des pécheresses les plus célèbres de la littérature ».

Il me serait plutôt venu à l’esprit « L’Amant de Lady Chatterley » qui me laisse de brûlants souvenirs, la pudeur m’interdit tout développement.

Je vais relire très attentivement l’œuvre de Gustave Flaubert : je vous dirai !

Prof, un métier ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 08 septembre 2010. dans La une, France, Education

Prof, un métier ?

Elle campe, au détour du chemin – la Denise – menton appuyé sur le manche de son râteau à feuilles,  sous les  noisetiers attaqués, ces jours ci, par les écureuils. Sans politesse excessive, elle m'apostrophe, avec un rien d'agressivité dans la voix : " alors, comme ça ! les profs, pas plus tôt rentrés, que vous voilà en grève! "

Le débat – digne des soirées T.V. les plus intenses – s'impose de lui-même : " c'est que, au collège, par exemple, plus de vingt cinq heures de maths manquent à l'appel ! et ça, tu vois, malgré le nombre constant d'élèves ; alors, pour les assurer, on nous a attribué un stagiaire- 18 heures !"

Le regard bleu de ma chère voisine flotte un peu : " un stagiaire - 18 heures !"; l'espèce, à l'évidence lui  échappe ; elle, qui, pourtant connaît tout, des bêtes des bois, des champs, et des jardins de Corrèze !

Pour le tout-venant de la population « non enseignante », que faut-il entendre là ?

L'incohérence doctrinale du Pouvoir

Ecrit par Jean Le Mosellan le 08 septembre 2010. dans France, La une

L'incohérence doctrinale du Pouvoir

L’incohérence doctrinale plane souvent sur l’exercice du pouvoir. Nous la voyons déployée depuis un moment comme une oriflamme avant nombre d’actions, la dernière action n’échappant pas à cette routine, l’expulsion des Roms. À cette occasion, le Chanoine de Saint-Jean-de- Latran s’était soustrait à la discipline inhérente à sa charge cléricale, honorifique certes, mais tout de même aussi exigeante que ses hautes fonctions officielles.

Comme chanoine intronisé par le Vatican, il aurait pu reconnaître que le Pape pourrait l’excommunier s’il le désirait pour conduite contraire à l’enseignement de l’Évangile en expulsant collectivement les Roms, parce qu’ils sont Roms, hommes, femmes, et enfants de tout âge. Pour se défendre, le Chanoine pousse plutôt ses gens à inviter le Pape à s’occuper de ses oignons, vu qu’il a pris en héritage le nazisme en tant qu’Allemand. Nationalité incompatible avec tout discours sur la charité chrétienne.

Polyphonic Apple

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 08 septembre 2010. dans Ecrits, La une

Polyphonic Apple

In the small space of my papilla's memory stays an apple.
It's a key.
It once opened the wide market of unknown possibilities.
I want them all.
I want to taste all of the hundreds of apples Man's obstinate talent created.
Not the apple I'll recognize and that will make me fall asleep
While listening to its doctrinal savor.

Une enfance difficile

le 08 septembre 2010. dans La une, Humour

Une enfance difficile

"À table, la soupe refroidit !"

"Oui, m'man."

"Tu t'es bien lavé les mains ?"

"Oui, m'man."

"Bien, alors qu'est-ce que t'as appris à l'école, aujourd'hui ?"

"On a commencé les tables de multiplication."

"Je t'écoute…"

"Une fois un, un ; une fois deux, deux ; une fois trois, trois… sept fois sept, quatre mille."

Souvenir d'été

Ecrit par Ariel Gurevitz le 08 septembre 2010. dans Ecrits, La une

Souvenir d'été

La présence militaire des Alliés en Allemagne avait mauvaise presse dans les années soixante dans une population qui, vingt ans après la guerre, la subissait en grognant. J'avais pour moi de pratiquer un peu la langue, ce qui me permettait de flâner en civil lors des permissions sans me faire repérer. Mes compagnons d'infortune, dépaysés, préféraient passer leurs dimanches à la caserne, où ils consacraient l’essentiel de leurs loisirs à ingurgiter des quantités effarantes de bière.

Quand il faisait beau, j'allais à la piscine municipale de W…, superbe installation de plein air située au sein d'un parc verdoyant. Un jour de canicule je vis s’approcher de l’eau une jeune fille à la démarche chaloupée et à la croupe remarquable. N'ayant qu'une poitrine menue, tout se passait comme si la nature avait voulu compenser ce manque par des fesses somptueuses. Elle paradait ainsi à moitié nue, roulant sous le creux de sa cambrure deux robustes globes bronzés, d'un moule parfait, dont l'opulence était encore soulignée par la finesse de la taille et le galbe des cuisses. Le hasard l'emmena près de moi, et je nouai une aimable conversation avec l’adolescente. Je me surpris à être en verve sans savoir pourquoi.

De l'humanité dans l'humain

Ecrit par Luc Sénécal le 08 septembre 2010. dans La une, Société

De l'humanité dans l'humain

Dans ce monde qui est le nôtre aujourd’hui, alors que le temps se compresse et l’espace s’amoindrit, pendant que la loi du marché impose d’accélérer tant la production que la consommation alors que la concurrence devenue internationale se fait de plus en plus excessive, comment peut-on conserver une valeur aussi essentielle que celle consistant à respecter ce qui est profondément humain dans l’Homme ? Est-ce que cela ne devient pas ridicule ?

Alors permettez-moi de vous poser une question de fond. "Pourquoi se fait-on fort désormais d'ôter son humanité à l'être humain?"
Permettez-moi de prendre quelques exemples parmi d’autres.
Prenons, si vous le voulez bien, l'exemple du corps médical.

Juste un mot (49)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 08 septembre 2010. dans France, La une

Juste un mot (49)

Une nouvelle fois, la rue vient de parler haut et fort ... Certes, la mobilisation contre la réforme des retraites a été massive, mais rien n'est réglé pour autant. La grève, qui demeure un droit absolu, ne peut à elle seule constituer une réponse au mécontentement des uns et des autres. Il y faut autre chose. Cet « autre chose », ce pourrait être des négociations menées en amont, dans un climat de sérénité et de respect mutuel, et un zeste de civisme, qui voudrait que l'intérêt général l'emporte largement sur les intérêts particuliers.

On a souvent l'impression que le dialogue est impossible et que les acteurs en présence sont des " malentendants " chroniques ! Difficile d'avancer, dans ces conditions ... Mais à qui et à quoi attribuer cette atmosphère de flottement ? Au personnel politique, sans doute, mais pas seulement. Aux responsables syndicaux, quelquefois irresponsables dans leurs prises de position et leurs stratégies. Aux salariés eux-mêmes, qui refusent souvent de voir la vérité en face, mondialisation oblige.

Le billet d'humeur de Jacklittle (62)

Ecrit par Jacques Petit le 08 septembre 2010. dans France, La une

Le billet d'humeur de Jacklittle (62)

Lors d’une émission de C dans l’air de Yves Calvi sur les modalités d’attribution de la Légion d’honneur, j’ai appris une chose étonnante : les recommandations d’attribution pour UNTEL et UNTEL, la plupart émises par des Ministres ou députés, étaient transmises aux services de la Chancellerie qui les « épluchent » très attentivement sous tous rapports, et qu’entre autre, elle faisait (la Chancellerie) une vérification du casier judiciaire pour être certain que ce dernier était VIERGE .

Ainsi, si je comprends bien, un Ministre, un député, pourrait donc « recommander » une rosette potentielle en faveur de quelqu’un qui n’aurait point un casier judiciaire VIERGE ?

Miniatures

Ecrit par Sana Guessous le 06 septembre 2010. dans La une, Média/Web, Société

Miniatures

And the children call him famous,

what the old men call insane,

And sometimes he’s so nameless,

That he hardly knows which game to play…

Which words to say…

Lather, Jefferson Airplane.

 

T’y vas à reculons, comme à un enterrement. Même pas. Les enterrements, tu trouves ça poilant. Ces petites paires d’yeux désemparés, noyées dans ces gueules longues et livides ; sur les fronts, tu les vois presque tourner, les comptes à rebours.

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