La une

La Petite fille des rues (12)

Ecrit par Gilberte Benayoun le 06 septembre 2010. dans Ecrits, La une

La Petite fille des rues (12)

11.

 

Le récit de la première partie de la petite fille des rues en dix chapitres, je l’ai écrit en discontinu, impudique, fluide comme un voyage au bout de mes rêves, une cascade d’eau pure, en chute libre. Mais aussi et surtout comme une balade secrète à travers les rues et les ruelles de mon enfance, un film couleurs ciel et sable. Azur et soleil.

Ailes déployées, intrépide et résolue, je me suis laissé porter par une force de désir qui ne m’a pas lâché la main, qui m’a aidée à gravir une à une les étapes de ce périple. De flâneries en déambulations, d’escalades en petites haltes, j’ai survolé du haut de ma mémoire des monts, des montagnes et des collines de souvenirs immanents, vallonnés de saveurs, de sons, ultrasons et perceptions.

Les mille et une trouvailles de Dédé l'Orthosophe (7)

Ecrit par Eric Thuillier le 06 septembre 2010. dans Ecrits, La une

Les mille et une trouvailles de Dédé l'Orthosophe (7)

Après avoir évoqué dans l’épisode précédent les grandes lignes d’une profonde refonte du renouvellement générationnel, exposé interrompu par d‘inopinées réminiscences érotiques qui dans le cours nouveau des choses ne viendront plus troubler des esprits qui n’y  sont pas adaptés, le professeur Benoid, relayé par l’orthosophe, joue d’une habile dialectique et met à contribution les contradicteurs pour éclairer les aspects les plus novateurs du train de réformes qu’il se propose de faire rouler à vive allure sur les rails de la destinée humaine.

Tentons maintenant de répondre à quelques objections que les gens systématiquement sceptiques ne vont pas manquer d’émettre. Celle-ci par exemple : comment peut-on engager un prêt au nom de quelqu'un qui n'existe pas ? Qui le contracterait ?

A Miami (8)

Ecrit par Jean-François Chénin le 06 septembre 2010. dans Ecrits, La une

A Miami (8)

Revenir à la méthode : balancer sur le mot à mot, avancer sous les phrases, dévaster les recoins, remonter à temps. RESPIRER. Reprendre le mot à mot. Éreinter la main qui écrit.

A Miami, superficiel, fugace, amoindri, aplati, avorté, bégueule, bête, borné, bouché, bref, bréviaire, buté, catéchismique, chimérique, collant, confiné, court, creux, dérisoire, diminué, distrait, échantillon, écourté, effilé, épidermique, esquisse, étréci, étriqué, exigu, extrait, faible, fantaisiste, fat, faux, fier, formel, frivole, futile, hypothétique, illusoire, incapable, incomplet, inculte, inefficace, infatué, infécond, infertile, infructueux, inintelligent, inopérant, insaisissable, insensible, insignifiant, intolérant, inutile, irréel, laconique, lapidaire, léger, limité, maigre, mesquin, microcosmique, mince, modeste, négatif, oiseux, orgueilleux, petit, plaqué, postichique, présomptueux, prétentieux, puéril, puritain, raccourci, rapetissé, ratatiné, réductionniste, réduit, resserré, restreint, rétréci, rigide, routinier, rudimentaire, satisfait, sectaire, serré, simplifié, simpliste, sommaire, sot, spécieux, stérile, strict, succinct, suffisant, superflu, trompeur, tronqué, vain, vaniteux, vide, à la lettre. (source : http://www.cnrtl.fr).

Juste un mot (48)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 06 septembre 2010. dans Monde, La une

Juste un mot (48)

Ces derniers mois, de nombreux volcans se sont montrés particulièrement " éruptifs " : en janvier, le Piton de la Fournaise, sur l'île de la Réunion, en mars et avril, l'Eyjafjöll , en Islande ... C'est maintenant au tour du volcan Sinabung, situé sur l'île de Sumatra, de faire des siennes, après quatre siècles d'inactivité ... Quatre siècles ! Cela nous ramène en l'an de grâce 1610, où Henri IV fut assassiné par Ravaillac, et Louis XIII, sacré à Reims. La même année, le comté d'Auvergne était réuni à la couronne !

Ah ! l'Auvergne, l'autre pays des volcans, qui nous a donné, entre autres, Vercingétorix, Doumer, Pompidou et VGE ! Eteints, les volcans auvergnats, mais pour combien de temps encore ? Jacques Brel, né dans le plat pays qui est le sien, ne disait pas autre chose dans sa chanson, " Ne me quitte pas " : " On a vu souvent / Rejaillir le feu / De l'ancien volcan / Qu'on croyait trop vieux ... " Méfions-nous du feu qui dort !

Le billet d'humeur de Jacklittle (61)

Ecrit par Jacques Petit le 06 septembre 2010. dans France, La une

Le billet d'humeur de Jacklittle (61)

Le titre du Monde.fr du 4/9/2010 qui met en exergue un article de Arnaud Leparmentier me laisse très perplexe :

« Quatre chiraquiens posent leurs exigences à Nicolas Sarkozy ».

A moins que ce journaliste ait des informations très particulières, je ne pense pas que Nicolas Sarkozy se soit laissé imposer des exigences par qui que ce soit, pour quoi que ce soit, ça se saurait.

Ces 4 chiraquiens seraient 4 comme dans les « Trois Mousquetaires » d’Alexandre Dumas :

Jean-François Copé, François Baroin, Bruno Le Maire et Christian Jacob, ont publié une tribune dans « Le Figaro » de samedi 4/9. Ils posent leurs revendications au Chef de l’Etat : C’est un message très positif de 4 chiraquiens qui ont de l’impact et disent « on est avec le président  », assure M. Copé. Il s’agit aussi d’un réquisitoire sévère. « Une victoire de la gauche est possible en 2012 ».

Un 09/11 sans fin : surveiller le Croissant ou les avions ?

Ecrit par Kamel Daoud le 03 septembre 2010. dans Monde, La une, Religions

Un 09/11 sans fin : surveiller le Croissant ou les avions ?

Le 11 septembre. Oui, il faut en parler. Un jour, le fils d'un riche saoudien, spécialiste de la promotion immobilière et la construction des mosquées, découvre Dieu en croyant que Dieu lui parle. Des années après, il envoie quatre avions sur des cibles américaines. Il s'appelle Ben Laden. Au même moment, pendant que le monde dort, le fils d'un autre riche, lui aussi né dans un Etat pétrolier, découvre Dieu en croyant que Dieu lui parle à lui. Des années après, il devient président et envoie toute une armée prendre un pays (l'Irak) et pendre son président. Les deux se ressemblent et c'est Saddam qui sera pendu.

Des années après, un imam américain new-yorkais veut construire une mosquée dans un pays démocratique, mais trop près d'un trou creusé par un avion envoyé par Ben Laden, lui-même frère jumeau d'un Américain du nom de Bush. Peut-on construire une église près d'un trou creusé par une bombe occidentale par exemple ? Oui dans certains pays qui savent que la religion n'est pas une nationalité mais un univers. Probablement non dans d'autres pays qui croient qu'Allah leur appartient et pas le contraire. Tout est dans cette épreuve de l'humain et du sens de la démocratie.

La Nuit du Point-Virgule

Ecrit par Martine L. Petauton le 03 septembre 2010. dans La une, Média/Web, Humour

La Nuit du Point-Virgule

Il avait fait orage, et je peinais à m'endormir, dans la nuit banalement noire de mon vert Limousin, enjauni par la touffeur ; ce soir, Il m'avait dit - sur Skype - : « tu as vu ! Tu en mets, des points-virgules !  Pourtant, on est plutôt dans leur obsolescence ! ». Comment bien dormir après ça ? Chroniquer, ponctuer, point-virguler, ne plus point-virguler … Quel chantier ! Et Il avait ajouté : « moi, c'est plutôt les points d'exclamation ... »

Je me retrouvais, glissant, comme dans cette machine à remonter le temps, chère à Wells (points virgules, lui aussi ?) et croisais, dans cette nébulosité propre au « sommeil d'entrée »,  quelques Egyptiens bariolés, me faisant un bras d'honneur : « Ponctuation ? Nous ? Non ! Merci. ».Il me fallut entendre déclamer du grec ancien, pour comprendre, qu'en plus de la monnaie, de la démocratie et, en prime, d'un peu de musique, ces gens là avaient apporté la ponctuation. C'est à dire, d'après mon Wikipédia : des signes graphiques, servant à ordonner le discours.

Une journée à la Bibliothèque de Babel

Ecrit par Jean Le Mosellan le 03 septembre 2010. dans La une, Littérature

Une journée à la Bibliothèque de Babel

Il est des coïncidences inquiétantes. La journée portes ouvertes de la Bibliothèque de Babel était annoncée depuis longtemps pour avoir lieu il y a moins d'une semaine, lorsqu'une rumeur se met à poindre des colonnes du Monde.fr, selon laquelle la fin de l'écriture pourrait se produire. Autant prédire aussi la fin de l'histoire qui commença, comme chacun sait, avec l'écriture. On n'en est plus heureusement à ce qu'on faisait subir aux messagers de mauvais augure de l'Antiquité.
Toute rumeur profite, du reste, de la moindre porte ouverte. Tout est affaire de momentum, comme disent les Américains grands connaisseurs en pragmatisme. Toutefois, cette rumeur a toutes les chances de se perdre dans les entrailles de la Bibliothèque, quand on sait comment elle est faite.
D’après Jorge Luis Borges *, qui l'a décrite en 1941, cette bibliothèque est composée d'un nombre incalculable, peut-être infini, de salles hexagonales, qui communiquent à un niveau donné entre elles par des couloirs intimidants peu éclairés, et par des escaliers vertigineux d'un niveau à l'autre. L'unité salle-couloir-escalier se juxtapose à d'autres indéfiniment. Selon, sans aucun doute, le même esprit d'économie conceptuelle que l'on rencontre couramment dans les plans de nos HLM ou de nos lotissements. Une orgie quasi métaphysique de duplicata, dont le nid d'abeilles ne peut donner qu'une image imparfaite.

La Gauche et la "tentation cathare"

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 03 septembre 2010. dans France, La une

La Gauche et la

On peut considérer cet article en rapport indirect avec les différentes Universités d'Eté (PS, Europe-Ecologie, NPA, etc.), qui affirment à nouveau que la division est une tendance bien plus naturelle à gauche que l'unité, sauf à certains moments privilégiés de notre Histoire…

Mais pourquoi, me direz-vous, parler de la "tentation cathare" de la gauche française ?

On se souvient qu'au cœur du Moyen-Age, les Cathares d'Occitanie, plus particulièrement entre le Languedoc, Albi, Toulouse, et la Catalogne, prêchaient une religion particulière au sein de laquelle un esprit saint et un esprit mauvais s'affrontaient (un peu comme dans le Zoroastrisme antique).

Parmi ces prêcheurs cathares, il y avait les "purs" ou "parfaits", souvent protégés par les populations locales, qui constataient à quel point ces hommes de foi étaient "exemplaires" dans leur comportement de tous les jours, eu égard aux excès en tous points de beaucoup d'évêques et de prêtres de la religion "catholique"… officielle.

Mur d'Air à la Hitchcock

le 03 septembre 2010. dans La une, Cinéma

Mur d'Air à la Hitchcock

"Murder" est le premier mot d'anglais que j'ai appris ; le premier dont j'ai tout de suite voulu connaître le sens. Ce simple mot de 6 lettres, aussi beau par sa sonorité que par sa graphie, m'a fait tomber amoureux de la langue de Shakespeare. Il m'a fait aimer Hitchcock avant d'avoir vu un seul de ses films et, du même coup, m'a orienté vers le meilleur du cinéma américain via le plus efficient des initiateurs.

Comment s'éprend-on d'une langue étrangère (alors bien moins répandue qu'aujourd'hui) ? Logiquement, ma seconde langue aurait dû être l'allemand. Je le parlais assez bien au temps où mon grand-père maternel ("Pilot" pour les intimes) vivait sous notre toit, car je l'entendais plusieurs heures par jour et en étais tout imprégné. Mais l'anglais a rapidement supplanté chez moi la langue de Goethe, alors que je ne l'entendais pratiquement jamais parler autour de moi.

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