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La Capitaine met les pieds dans le plat

le 04 août 2010. dans France, La une

La Capitaine met les pieds dans le plat

Avec une vigueur et une énergie particulières, (Eric W.) a nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eût été contraire à la Loi", a déclaré récemment Maître Leborgne. Prompt à dénoncer des "fantasmes", l'avocat a encouragé la presse à mettre un terme à ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps."

Voilà qui est dit, et bien dit, avec ce mélange de dignité, d'éloquence et d'outrage contenu qui distingue le bon avocat parisien du ténor de province. C'est aussi avec un réel plaisir que nous avons retrouvé dans le timbre et phrasé de Maître Leborgne la noblesse, la gravité, l'impeccable élégance que nous aimions tant chez les tragédiens du Français dans les années cinquante.

Pourtant, il s'en est fallu de peu que la longue "audition" du Ministre ne tournât à la catastrophe. RDT a pu se procurer, à grands frais, un compte rendu verbatim qui fait froid dans le dos. Nous en livrons ci-dessous la substance.

Le Roman de l'Histoire

Ecrit par Pierre Pachet le 02 août 2010. dans La une, Histoire, Littérature

L’écrivain peut faire résonner ces voix qu’on n’a pas entendues, mais il est comptable de l’usage qu’il fait du passé

Si quelque chose me dispose à réfléchir à partir de la polémique suscitée par le roman de Yannick Haenel, Jan Karski (Gallimard, 2009), c’est que lorsque j’ai éprouvé le désir urgent d’écrire sur quelqu’un que j’avais de si près tenu, et dont je m’étais senti proche, mon père décédé, je n’ai pu le faire qu’en recourant à des moyens caractéristiques de la fiction : supposer qu’il parlait de sa vie et que je l’enregistrais, qu’il me dictait un récit, que sa parole se poursuivait alors même qu’il sentait ses moyens intellectuels lui échapper.

Les Plages et les Dunes

Ecrit par Jean Le Mosellan le 02 août 2010. dans La une, Religions, Histoire

Les Plages et les Dunes

Que vous soyez allongé, marchant ou courant sur le sable des plages, à cause du rythme des vagues, ou dans le désert plus ou moins émerveillé par l’alternance primordiale du jour et de la nuit, vous pensez inévitablement à l’écoulement du temps. Vous faites de la métaphysique comme Mr Jourdain de la prose sans le savoir.

Peut-être que vous n’irez pas aussi loin que nos premiers arpenteurs du temps. Ceux qui ont fait les calendriers assyro-babylonien, égyptien, juif ou chinois. A l’origine, c’était une affaire de rythme. Car la vie est faite de rythme. Lequel est en vous. C’est ainsi, vous en êtes convaincu sur les plages ou dans les dunes, que fonctionnent votre coeur et vos poumons. Le rythme est aussi en dehors de vous, rythme du jour et de la nuit, rythme des saisons.

Avant vous, le problème intéressait les astronomes, qui n’ont jamais cessé d’interroger le ciel. Dès le départ il nous fallait mesurer le temps et représenter l’espace. Calendrier et cosmologie allant de pair. Mais de fil en aiguille les astronomes se font doubler par les astrophysiciens, ceux-ci s’étant emparés de la métaphysique dans le mouvement. Un peu comme vous à la plage ou dans le désert.

Les "Poucet", leurs chroniques, l'étang, les Reflets

Ecrit par Martine L. Petauton le 29 juillet 2010. dans La une, Média/Web

Les

“Notre” Martine décoiffe sur “Le Monde.fr” aujourd’hui. Elle en coiffe aussi. Vous pouvez aller voir la chronique ici ! Et puis réagir sur “Reflets du Temps” !

Ce billet est un joli rappel de la source de notre aventure “Reflets du Temps” et une occasion de dire aux gens que nous aimons au “Monde.fr” que nous leur restons proches et…fidèles abonnés !

La Rédaction de “Reflets du Temps”


Il y avait, dans un de ces temps improbables, propres aux légendes, des « Poucet », habitant une grande maison du soir, lumineuse, industrieuse, comme une ruche… ils s’y ébrouaient, écrivant — à l’ancienne — des chroniques ; de bien belles, drôles, savantes pages, ourlées et fignolées, comme autant de « Georges de La Tour » (le clair-obscur, en moins ; c’était en noir et blanc !)

Misogynie 2.0

Ecrit par Sana Guessous le 27 juillet 2010. dans La une, Société

Misogynie 2.0

Malek est incolore. Pour le distinguer dans le tumulte urbain, il faut être un profiler à la retraite. Même pas sûr que tu le remarques dans un désert texan, Malek. Il fait de son mieux pourtant, ce pauvre garçon, pour conjurer la malédiction de la transparence. Pour que toi, piéton affairé, et surtout toi, piétonne à la si jolie chute de reins, arrêtiez de le confondre avec le gueux sur le dernier 4 par 3 estampillé « Appartements à 250.000 dirhams, cuisine équipée offerte ».

Malek est inodore. Il a beau pulvériser son petit polo Boss Green à coup de Pschitts Hugo l’Homme assortis, tu le sens à peine frotter son épaule contre la tienne, toi, ingrate promeneuse. Éthérée, insouciante, tu ne t’imagines pas les trésors de méticulosité et de coquetterie qu’il déploie avant d’aller à ta rencontre. Un beau gâchis. Honte à toi, inaccessible promeneuse.

Je ne sais plus trop où c'est Tlemcen...

Ecrit par Léon-Marc Levy le 24 juillet 2010. dans La une, Voyages

Je ne sais plus trop où c'est Tlemcen...

Après l’avoir écrite je m’aperçois que, pour une fois, ma chronique est une vraie chronique, pas une opinion : elle rapporte un morceau de temps, autrefois, ailleurs.

J’ai reçu ce matin, d’un ami Algérien, une photo. De classe. En noir et blanc. 5ème A, 1958-1959. Cinquante ans ! Un monde est revenu sur moi. Enfoui, pas oublié. « Forclos » aurait dit Jacques Lacan. Une de ces pépites de mémoire auxquelles on ne pense presque jamais mais qui, quand elles surgissent, vous apparaissent comme d’une parfaite familiarité.

Il était une fois dans l’Ouest…De l’Algérie. Je crois du moins… Une ville. Une mosquée. Des murailles. Des platanes. Une église. Un collège. Encore des platanes. Une synagogue.

Israël without clichés

Ecrit par Tony Judt le 11 juin 2010. dans Monde, La une

Israël without clichés

THE Israeli raid on the Free Gaza flotilla has generated an outpouring of clichés from the usual suspects. It is almost impossible to discuss the Middle East without resorting to tired accusations and ritual defenses: perhaps a little house cleaning is in order.

No. 1: Israel is being/should be delegitimized

Israel is a state like any other, long-established and internationally recognized. The bad behavior of its governments does not “delegitimize” it, any more than the bad behavior of the rulers of North Korea, Sudan — or, indeed, the United States — “delegitimizes” them. When Israel breaks international law, it should be pressed to desist; but it is precisely because it is a state under international law that we have that leverage.

Some critics of Israel are motivated by a wish that it did not exist — that it would just somehow go away. But this is the politics of the ostrich: Flemish nationalists feel the same way about Belgium, Basque separatists about Spain. Israel is not going away, nor should it. As for the official Israeli public relations campaign to discredit any criticism as an exercise in “de-legitimization,” it is uniquely self-defeating. Every time Jerusalem responds this way, it highlights its own isolation.

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