La une

La véritable histoire d'Anastasia

Ecrit par Virginie Holtzer le 22 septembre 2010. dans La une, Média/Web, Société

La véritable histoire d'Anastasia

Ce cher Anastase Ier… Le malheureux n'a été Pape que durant deux ans, jusqu'en l'an de grâce 401. Personne ne se souvient de l'homme qu'il fut ni à quoi, véritablement, il a bien pu ressembler. Son nom reste pourtant gravé dans l'histoire d'Occident et l'histoire de France : Anastase fut le premier à inaugurer dans le monde chrétien ce que l'on nomme communément (quand on le peut) la censure. Celle-ci prit le nom d'Anastasie. On peut comprendre que ce fort joli prénom d'alors, se retrouvant associé sans préavis à un concept si épineux, tombe lentement mais sûrement en désuétude… "Censure, viens mettre le couvert !".

L'histoire de la censure est cependant beaucoup plus vieille que cela – en sont témoins les bas-reliefs égyptiens rendus illisibles à coups de burins bien affûtés. Les premiers égyptologues crurent à un criminel vandalisme jusqu'à ce que celui-ci se révèle si "organisé" que l'hypothèse d'une censure de l'époque dut être (prudemment) soulevée.

Juste un mot (55)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 22 septembre 2010. dans France, La une

Juste un mot (55)

" Chienlit ", pour Dominique de Villepin, terme à consonance gaullienne, s'il en fut ... " Rien ne va plus ", expression aux relents de casino, pour François Bayrou, pour qui, clairement, les jeux sont faits ... Les deux hommes ont visiblement la même approche concernant la gouvernance actuelle, d'autant qu'ils seraient en pourparlers pour constituer un groupe à l'Assemblée Nationale, où il s'en est passé de belles, dernièrement. D'autres discussions, pour une éventuelle alliance avec " Debout la République " - Nicolas Dupont-Aignan - et le " Nouveau Centre " - Hervé Morin -, auraient lieu, çà et là.

La République est-elle en train de faire sa révolution ? En tout cas, l'image de la France en a pris un coup lors du dernier sommet européen qui s'est tenu à Bruxelles ... Bruxelles, où, en 1958 - notre Constitution date du 4 octobre de la même année -, fut organisée l'Exposition universelle, dont le " fer de lance ", l'Atomium, représente la maille élémentaire du cristal de fer ... Comme on peut le constater, la " bataille des Roms " continue de mettre le feu aux poudres, mais le chef de l'Etat y croit dur comme fer, et l'on peut même parler de " cristallisation " !

Le billet d'humeur de Jacklittle (67)

Ecrit par Jacques Petit le 22 septembre 2010. dans La une, Société

Le billet d'humeur de Jacklittle (67)

Une de journal aujourd’hui : un premier cas de « dengue » en Europe ?

A l’écrit ça passe encore, à l’oreille on a du mal à comprendre, ou à l’admettre.

Moi qui me réfugie toujours vers « les Années Folles » dans mes coups de blues, alors que nous vivons quotidiennement des années de « dingues » ! Mais pas quand elle frôle la « dinguerie » humaine de certaines élites de la République qui lancent des circulaires pour traquer les ROMS. Désolé, je ne peux admettre cela.

J’ai connu une époque que je ne pensais pas revoir, je dis bien par optimisme : revoir et non revivre.

DENGUE ou pas DINGUE ?

De l'informel à l'informulé

Ecrit par Ariana Strauss le 20 septembre 2010. dans Philosophie, La une, Musique

De l'informel à l'informulé

Flashback

 

De l’aube de la philosophie à cette première moitié de 20ème siècle, avait-on déjà osé penser la musique ? Quand, à quel moment, où un philosophe avait-il eu outre les connaissances et l’âme suffisamment musicale, le courage de s’engager dans ces entrelacs sonores d’impensable impensé apparent à la "raison", cette chose qui ne se manifeste que par échappée et ne cesse de s’inscrire fuyante à la(p) préhension, matière, matériau, fonctionnement, architectonie, rapport à la perception au langage et à l’être, tout entendu ?

Certes, outre la transition Nietzsche qui ne pense pas encore la musique mais musicalement, il y eut bien, ici ou là, quelques balbutiements autour de la musique ou plus exactement du vague d’un sujet face à la musique, reposant sempiternellement sur les mêmes questions hors-lieu, mais jamais d’immersion et dégagement d’une véritable problématique avant TW Adorno.

Baudelaire to Mme Aupick, At Honfleur (1867)

Ecrit par Eric Ormsby le 20 septembre 2010. dans Ecrits, La une

Baudelaire to Mme Aupick, At Honfleur (1867)

 

Baudelaire to Mme Aupick,

At Honfleur (1867)                           Eric Ormsby

 


Chère Madame, do you remember still

the windows to the garden where we sat

watching the sun on August afternoons

Baudelaire à Mme Aupick, à Honfleur (1867)

Ecrit par Judith Louise Thibault le 20 septembre 2010. dans Ecrits, La une

Baudelaire à Mme Aupick, à Honfleur (1867)

 

 

 

Baudelaire à Madame Aupick,

à Honfleur (1867)

 

Chère Madame, vous souvient-il encore

des fenêtres vers le jardin où nous nous assoyions

observant le soleil des après-midi d’août

L'énigme du Troubadour aveugle

Ecrit par Jean Le Mosellan le 20 septembre 2010. dans La une, Littérature

L'énigme du Troubadour aveugle

Au milieu du récit, très loin donc du dénouement (mais y a-t-il une fin ?) de l’Enfant de sable, vous vous sentez fortement frustré, et bien sûr endeuillé par la mort soudaine du conteur, que vous avez pris jusque là pour Tahar Ben Jelloun lui-même. Heureusement que notre auteur est bien vivant. Il a l’air désolé et se met simplement en quête de successeurs capables de mener cette histoire labyrinthique d’Ahmed au-delà de la Porte des sables. Ahmed né fille, on s’en souvient, n’est qu’une usurpation d’identité montée par son père contre le destin qui ne lui a donné que des filles, dans une société où « naître fille est une calamité. »

Son conteur attitré, celui qui s’identifiait imprudemment au livre qu’il récitait, est mort de désespoir. Car le lieu où il le commentait a changé de nature. Imaginez  par exemple que la Place Jamaa El Fna de Marrakech soit vidée pour des raisons d’urbanisme de son contenu, décor et acteurs, charmeurs de serpents, bateleurs, porteurs d’eau etc. et conteurs aussi.

Un sourire de mon ami le Lion (2)

Ecrit par Luce Caggini le 20 septembre 2010. dans Ecrits, La une

Un sourire de mon ami le Lion (2)

Je suis resté longtemps imprégné des effluves du temps béni de mon enfance africaine encore tiède.

Les images des choses vécues n'ont jamais disparu, elles ont fait de moi un inconnu dans la famille. Je gardais toujours en réserve cet instinct de possession de ma terre de naissance, mais par dessus tout, c'est la douceur prodiguée par ma gardienne, Hessie, qui réchauffait ma mémoire.

Elle avait su aimer, protéger la vie du petit homme venu du paradis, ce qu'elle chantonnait en s'occupant d'une pièce à l 'autre.

Elle me jardinait.

J'avais besoin d'elle nuit et jour, besoin de sa main dans la mienne, de la sentir dans les parages.

La Vie des hommes

Ecrit par Pierre Audin le 20 septembre 2010. dans Mathématiques, La une, Littérature

La Vie des hommes

Ma rencontre avec Denis Guedj s'est sublimée au travers d'une autre,   celle d'un mathématicien pas si fou et d'un soldat de mon quartier, plutôt désorienté. C'était aussi la rencontre de la popularisation des mathématiques avec la littérature. Denis Guedj faisait découvrir les mathématiques aux non scientifiques. Si vous ne l'avez déjà fait, lisez "Villa des hommes". C’est une œuvre d’une délicatesse sublime, dont le personnage central n’est autre que le « double » de Georg CANTOR, le génial mathématicien allemand. Il fait la rencontre, dans une chambre d’hôpital, d’un soldat français blessé dans les combats de la « boucherie » de 1917. Leur amitié est foudroyante et se tisse dans le rejet de la Guerre et de l’imbécillité.

Denis Guedj est aussi l'auteur du "théorème du perroquet" grâce auquel nombre des visiteurs du Palais de la découverte connaissent la « salle pi » avant d'y être entrés. Denis Guedj a toujours montré un soutien indéfectible au Palais de la découverte, allant jusqu'à quitter momentanément la ronde infinie des obstinés pour affirmer ce soutien.

Le temps presse, mais pour qui ?

Ecrit par Ariel Gurevitz le 20 septembre 2010. dans Monde, La une

Le temps presse, mais pour qui ?

Il y a une perception assez répandue dans l’opinion publique internationale, comme quoi les Palestiniens n’auraient rien à perdre en éludant un règlement du conflit, et que le temps jouerait pour eux. En réalité le temps joue probablement contre eux, ou du moins contre l’Autorité Palestinienne, dont la survie ne tient qu’à Israël face à la machine de guerre du Hamas.

Le peuple israélien, dans sa grande majorité, n’entend pas contrôler indéfiniment la Cisjordanie. Il est massivement en faveur de concessions territoriales en échange d’une paix véritable. Il y a un quasi-consensus en Israël sur ce point. La tutelle des territoires disputés est exigeante en vies et en ressources humaines, pèse lourdement sur l’économie, pose un problème moral et est un facteur de tension dans le tissu social.

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