KI-C-KI

Ecrit par Gilberte Benayoun le 23 avril 2016. dans La une, KI-C-KI

KI-C-KI

Encore un peu de poésie avec ces extraits choisis, d’une œuvre à la fois poétique, érotique, épistolaire… d’un auteur français du 20ème siècle qui fut tellement et en même temps le poète, l’écrivain, et l’artiste… que tout le monde connaît…

 

Extraits :

« Cette nuit encore, mon cher trésor, sachant que j’allais vous revoir aujourd’hui, je n’ai pu fermer l’œil. Je n’ai pas profité de la permission que vous m’aviez donnée l’autre jour parce que toute ma chair me paraissait insipide après avoir eu l’avant-goût de la vôtre et aussi pour les raisons que je vous dirai.

En pensant à vous, sinon sans espoir du moins avec un espoir si précaire et tout de circonstances, je me sens si malheureux… […] Dans le cas où vous auriez oublié la promesse que vous m’avez faite d’une mèche de vos cheveux, je vous la rappelle ici.

Je n’ai cessé de baiser ces précieuses démêlures que j’ai gardées avec moi même la nuit.

C’était là quelque chose de vous et quelque chose d’infiniment sacré et plus digne encore, si haut je la place, que la chevelure de Bérénice d’être mise au rang des constellations.

Je baise vos mains chéries, ma chérie, et suis pour toujours votre serviteur ».

(…)

« […] Chérie, aujourd’hui, grande sensualité – te désire beaucoup, beaucoup, très, très excité – Ai regardé longtemps la petite photo où t’es dans l’herbe, visage tourné à gauche de profil, un beau bras nu jusqu’au coude et un air de jouir, de jouir – Tu es ravissante dans ce petit tableau exquis et je voudrais bien t’avoir, nue, ton joli derrière bien en l’air, bien obéissante… Je t’adore mon petit chéri. – Il y a maintenant dans notre forêt beaucoup de douleurs et aussi des maux d’yeux. – Les hommes pensent beaucoup à leurs femmes et j’entends beaucoup parler de faire menotte…

Moi, chérie, j’obtiens par la force des choses une grande perfection de mœurs qui résulte du genre et de la règle de ma vie actuelle. […] Cela ne m’empêche point d’ailleurs d’être un imaginatif, un poète, et peut-être même parfois et en certains choses un névrosé, comme toute ma génération née et élevée dans le siècle de l’extrémité et de l’activité vitale excessive.

T’adore, t’adore, t’adore, t’adore ».

(…)

« L’amour aussi est une œuvre d’art et il est plus important qu’il soit animé par l’inspiration qui est la vie même, plutôt que d’être, dès l’abord, trop plaisant, trop seulement plaisant ».

(…)

« Lorsque deux nobles cœurs se sont vraiment aimés

Leur amour est plus fort que la mort elle-même

Cueillons les souvenirs que nous avons semés

Et l’absence après tout n’est rien lorsque l’on s’aime »

A propos de l'auteur

Gilberte Benayoun

Gilberte Benayoun

Rédactrice/Lectrice/Correctrice

Membre du comité de rédaction


née le 1er octobre 1945, en Algérie, à Tlemcen.
Vit en France depuis 1962.

Parcours professionnel en région parisienne : Secrétaire dans différents services administratifs de la Fonction Publique, de 1962 à 2005.

Autodidacte. Pas de formation universitaire.

Activité occasionnelle, pour le plaisir, et à titre bénévole : "tapeuse de manuscrits" pour écrivains
(saisie informatique - traitement de texte - relecture - corrections - mise en forme)

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