RDT et la page Facebook, accoudés au café du commerce…

Ecrit par La Rédaction le 18 novembre 2017. dans La une

RDT et la page Facebook, accoudés au café du commerce…

Que c’est compliqué d’écrire sur ce p… de web, encore plus de commenter, pour ne rien dire du ronchonner, qui – il faut bien le dire – rime si bien avec « souris ».

Tout se mélange voyez-vous, de ce Facebook-là, à ce Twitter-ci (va si vite celui-là), de ces « comments » vifs comme éclairs ignorant l’orthographe et bafouant la syntaxe, qu’on balance, agacés, entre fin du fromage et tisane du soir, oubliant – s’en foutant – de signer quelque chose de cette ire, sauf – et  seulement si vous insistez – sous pseudo. Car, foin de toute « écriture de Droit » sur la toile…

On connaît tout des défauts de ces machins gigantesques passés dans la vulgate de chacun d’entre nous : extrême réduction du format des messages, compulsivité des post en vitesse réelle, trop plein d’émoticônes conviant à un émotionnel quasi constant, agressivité de fin de foire, et sous couvert du fichu anonymat ( pseudo valant sans doute impunité) quelques hautes injures pour la route, dont il suffira de bloquer l’auteur après deux ou trois aboiements. Alors, oui, être professionnel de la communication sur FB ou TW n’est ni de tout repos, ni à la portée du premier propriétaire d’ordi – lol ! Un champ particulier.

Et nous, pauvre Reflets du temps.fr, dans cette affaire ? On va tellement moins vite, on est si peu « cliqués »,  dans notre coin de mag-gratuit-en-ligne, qui, mine de mine, pointe le bout de son bandeau magnifique des couleurs de Luce – les reflets du temps qui passe - tous les samedis. Et ça, depuis 8 années d’actu de toutes espèces, d’écritures, d’émotions, de cris, d’engouements à toutes les sauces. 8 ans, la bestiole, quand même. Un ancêtre, ça se respecte. Quoique parfois, on se demande…

Quelques vagues effluves au coin de commentaires – « espinchés », comme on disait vers la Renaissance, pas très loin d’agacés donc – ont récemment rapproché, en se pinçant le nez, comme il se doit, notre mag en ligne, de ces lieux bruyants, populeux et peu regardants, forme comme fond, que sont les pages des réseaux sociaux, et autres paroles frelatées. Dam ! ce serait presque trop d’honneurs, vu le différentiel de lecteurs ( non, d’utilisateurs). Mais, que pèse un plumet RDT quand on sait que rien que pour Avril 2017, 219 millions d’utilisateurs – actifs - de FB ont été comptabilisés aux Etats Unis sur les 325 millions d’habitants ; soit dit pour exemple.  Un mag en ligne ? quid ? un site, madame, pas un blog, ouvert sur ailleurs que famille, amis, alliés, tourné vers le dehors avec domaine, et facture qui va avec, généraliste, attentivement tolérant, mais raisonné comme l’agriculture, restant – en théorie du moins – dans les limites éthiques, démocratiques (mais si, mais si) qu’une médiation sérieuse lui accorde.

On a pour autant, je l’admets volontiers, laissé passer au long cours de ces années RDT, des textes – peu – qui auraient dû être coiffés de « billet d’humeur » ou encore « d’opinion » ; on a raté l’en-tête de quelques « pamphlets » (ainsi, le premier texte de la « une » de la semaine passée aurait sans doute dû être chapeauté ; au hasard, cet exemple). Pour autant, les commentaires, dont il ne viendrait à personne l’idée de les classer « post-FB », eu égard à leur longueur, leur qualité explicative, leur construction argumentée – si ! si ! eux, pauvres petites bêtes post-chronique, s’exprimant en queue du génie des grands auteurs de RDT – ne sont assortis d’aucun chapeau, ni restriction. Pourtant, il suffit d’en parcourir certains pour débusquer moult exagérations de langage, de forme, quand ce n’est pas de fond. Certains font bondir ou hurler de rage, d’autres font se plier de rire ; beaucoup assènent, sont pétris de mauvaise foi ; les nuances de pas mal d’entre eux peuvent tutoyer le vicelard du serpent. On se moque beaucoup en commentant ; il y a du correcteur de copie là-dedans. Plus facile de souligner en rouge que de faire, et c’est une enseignante qui vous le dit. Mais, tellement d’entre ces commentaires jouent pleinement leur rôle : malins, tenaces, de bon niveau, aptes à faire réfléchir, à nous enrichir. Car – voyez si c’est ambitieux – le débat (sans aller jusqu’à l’antique disputatio) veut avoir sa petite place dans un mag comme le nôtre, ce qui n’est pas le cas dans le vertige du tennis FB ! Alors, quelquefois, on s’énerve, on dit et redit cent fois le même argument, la même vacherie aussi ; ça peut tourner en boucle, notre petite affaire, mais nos textes d’actu, quand il le faut – l’exemple de novembre 2015 vient en mémoire, en ce jour anniversaire, salué cette semaine, si bellement et humainement par Sabine A – tiennent plutôt bien la route, et par le travail des écritures, et par la tenue des commentaires.

Je suis, d’où je vous parle, à savoir la rédaction en chef, fière de la tenue, de la constance du travail de RDT. Et ce ne sont pas les propos de comptoir, du café qu’il soit du commerce ou de la place du village, leur odeur, leur connotation populiste, qui viennent d’abord à l’esprit quand on ouvre nos kms d’archives, toujours bien lues, leur variété, leur élégance, leur intelligence. Pas plus, répétons-le, que les – bof ! ouh là ! non !!! et autres waouh… de FB, fussent-ils décorés des cœurs en marmelade rougeasse de la dite entreprise… RDT vaut mieux, probablement, par son existence même, par ses colonnes ouvertes gratuitement, faut-il le dire, tant à la lecture, qu’à beaucoup d’écritures, que des nez froncés, mal contents, chipotant à l’infini sur ses insuffisances, et dépassant de fait, le légitime et incontournable droit de réponse, voire d’inventaire. A moins que soit nécessaire, là, comme partout, le bruit de fond de la mouche du coche…

Que vivent donc encore longtemps des entreprises comme celle de Reflets du temps, forte de son envie d’apporter sa toute petite pierre à tous les regards qu’on porte sur le monde autour, par ses chroniques, ses écritures, ses commentaires, ses coups de gueule… Incomplète, imparfaite, comme nos vies mêmes.

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Commentaires (1)

  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    18 novembre 2017 à 13:06 |
    Juste défense et brillante illustration de notre webmag, qui – nobody is perfect – peut, à l’occasion, tomber dans la criaillerie de – basse – cour ou de bistro. Mais bon, qui ne s’est pas – un jour ou l’autre – laissé aller à ce genre de cuistrerie bistrotière ? Le jeu de egos – si peu égaux car irrésistiblement poussés à la surestimation de soi-même – obscurcit l’intelligence et émousse les plumes. Rien, dans tout cela que de très humaines – trop humaines - passions…

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