Saint Michel a bien terrassé le dragon

Ecrit par Mélisande le 04 février 2017. dans La une

Saint Michel a bien terrassé le dragon

Quel drôle de monde, que celui dans lequel on vit, n’est-ce pas ? Un peu déstabilisant quand on est encore animé, comme chacun de nous, par l’amour inhérent à l’Etre…

Si on fait un petit tour vite fait du locataire, que voit-on ?

Regardons Trump par exemple, élu quand même, et par un certain nombre de personnes aux USA. On ne leur a pas mis un pistolet sur la tempe pour aller voter, même si l’arme la plus efficace est de renoncer à sa conscience et à son origine divine. Car pourquoi élire un malade mental à la tête d’un pays comme les USA ? Que se passe-t-il dans la tête des Américains qui ont été séduits par un type inculte et limité sur le plan de l’intelligence ? Un type dangereux, qui a placé sa guérison d’être – conscient de sa médiocrité et habité par un non-être historique – dans l’érection sidérale que représentent la possession, la notion de pouvoir, et dans la richesse matérielle, à en avoir une indigestion. Peut-on en effet  manger-tout-ça quand on est un simple être humain ? Avec un seul trou de balle et une seule bouche ? Nan… !

Les gens faux qui l’entourent sur la scène du crime de lèse-vérité, femme et filles, poupées à la plastique Barbie, carton pâte sans expression humaine sinon celle placée clairement au niveau de la dentition, d’une soif éperdue de pouvoir à défaut d’amour, ou fils, petits mâles estampillés « vides sous tous les rapports », semblent incarner une forme de théâtre d’ombres cravatées, fantoches qui auraient perdu leur âme, ou alors âmes errantes qui auraient pris le pouvoir, sur lesquels certains électeurs vont projeter leur manque d’être à hurler, jusqu’à les laisser vivre à leur place, car eux sont déjà des morts-vivants. Mais dans le tableau du clan, il y a quelqu’un de différent : c’est le jeune fils de Trump, Barron. En effet, il semble se rendre compte de façon aiguë du  cauchemar dont il est prisonnier. Il est lucide, et cela semble traverser son être de façon inconsciente, il le paye par une solitude éperdue ce qui représente le mal le plus terrible pour un enfant. Mais le petit Barron a vite été catalogué d’« autiste » par les hyènes du web, celles qui traquent leurs proies sans relâche dans le seul but de détruire la dignité en l’homme. Mais j’y reviendrai.

Mettre des rideaux en or à la Maison Blanche dès son arrivée par exemple… Pas mal non ? Insulter infliger contraindre. Certes, il a le profil d’un malade mental, mais il a été élu quand même, oui élu ! Pourrait-on se dire que ces électeurs-là sont saucissonnés dans un non-sens existentiel tellement abyssal qu’ils en ont perdu leur esseité ? Qu’ils vivent dans une forme de néant redondant, celui du matérialisme et de l’idéologie US Maître du monde, de la puissance liée au pouvoir, du pouvoir lié à l’intimidation et à l’exploitation, outils régulièrement employés par des présidents successifs décérébrés, ici et là sur la terre ? Pourrait-on dire que ces gens sont malades d’être vides, sans espoir, sans dignité, et qu’ils ont perdu en route le sens du divin en l’homme ? Oui, on peut le dire…

Allons donc un peu voir chez Dostoïevski dont Poutine n’est évidemment pas l’héritier direct, certes. Les muscles de Poutine, ça plaît en France chez certains philosophes autoproclamés, comme Alexandre Adler par exemple, qui pontifie sur France-Culture, ou d’autres que je n’écoute plus tant ils me dégoûtent. Parce qu’il sont sans arrêt dans la projection de leur ego souffreteux malmené, de ce masculin plus moins castré alors qu’il étaient programmés pour être quelqu’un, et ça, ils ne l’ont vraiment mais alors vraiment pas digéré ! Prendre du recul, sortir de sa problématique personnelle avant d’évaluer une personnalité, ils ne connaissent pas, et de fait, ils n’ont jamais la vision objective d’une personne. Cela ne les empêche pas d’avoir une parole sur les ondes publiques… En tout cas Adler défend Poutine (enfant de la balle, le pauvre !). Et les meurtres dont il est soupçonné être le commanditaire, de journalistes femmes, une balle dans le dos, ne semblent pas l’empêcher de dormir… Mais peut-être que Alexandre Adler a eu une sœur… Aimée du père… Allez savoir !… Quand on fait de la géopolitique on essaie de sortir de sa problématique personnelle. Ou alors on se tait.

Pas joyeux tout cela ? Alors regardons à nouveau la merveilleuse série sur Arte : 7 épisodes d’une fiction inspirée de la vie de Dostoïevski, et retrouvons notre souffle, notre beauté intérieure, bref notre âme ainsi guérie…

 

(A suivre)

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