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Mimoum… Macron et Mimouna : Les trois « M »+1

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 25 février 2017. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Mimoum… Macron et Mimouna : Les trois « M »+1

Dans une déclaration à la presse nationale et internationale, lors de sa visite récemment à Alger, Emmanuel Macron qualifie officieusement les crimes du colonialisme français en Algérie comme « actes de barbarie » intolérables sous des gants en soie et en fer, avant d’assommer la salle de conférence de l’Hôtel Aletti à Alger par cette multi-déclaration à double sens…

Citation : Macron – « La France a importé la déclaration universelle des droits de l’Homme en Algérie, mais elle a oublié de la lire ».

Je tiens à signaler dans tout cela que je ne suis ni politologue ni élu à la présidentielle. Je suis qu’un humble digne prénom classique, traditionnel, qui s’ajoute à Mimoun, ce dernier qui veut dire en langage courant algérien : présage ou chance.

Une voix de l’autre rive s’éveille. Elle s’échauffe tel un joueur remplaçant dans une compétition de Rugby : lance dans un cri strident, qualifiant cette déclaration « d’indigne ».

La polémique n’est pas du tout là, tant elle est ailleurs et autrement.

Dans le mythique et la mémoire populaire orale algérienne, notre patrimoine honore et qualifie Mimouna comme étant héros de la naïveté et la sérénité, voire la candeur. Sa traduction en français : Mon Seigneur me connaît et moi je digne à mon Seigneur et je le connais ». Avec cette répétition styliste simple, je traduis cette phrase de Mimouna adressée à son Seigneur et le nôtre.

Mimouna « la naïve » ; cette servante spirituelle, en outre, n’a jamais pratiqué la politique ni la démagogie… Elle faisait toutes ses pierres à base de cette simple phrase, telle une marmite à une seule « sauce » qui se répète à chaque « cuisson » ainsi que son ablution.

Chez les vieux illettrés chez nous aussi, on entend souvent ce mot « macro » qui se répète à chaque fois, signifiant chez eux : malin… or, sa signification et utilisation désignent autre chose.

En somme : Mimoum, Mimouna et mon imaginaire qualifient tout mon bavardage sus cité par un autre « bavardage » voire un soulèvement de sable et d’herbes par des lièvres et qui s’appelle tout simplement selon leur échelle compréhensive, méditative, « campagne électorale », soit ici, ou dans l’autre rive de ce bassin méditerranéen.

Ces 3 « M »+moi, porteurs de turbans, ne connaissent ni « Groupe des huit » ni groupe des sept… ou en abréviation : G8 et G7.

Point à la ligne.

Jacqueline Sauvage… Face à face à « l’injurieux »…

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 07 janvier 2017. dans La une, Société

Jacqueline Sauvage… Face à face à « l’injurieux »…

Je ne sais comment j’ai soulevé ce cas de « Jacqueline Sauvage » alors qu’il fallait que je me mêle autrement. Le suicide de son fils Pascal par pendaison reflète tout un drame…

Bref, son histoire de meurtre le 9 septembre 2012 a fait couler beaucoup d’encre à travers les medias et de multiples bruits, si j’ose dire… chez ses partisans (associations et autres).

Et voilà Jacqueline « triomphe ». Sa grâce présidentielle peut être constitutionnelle après toute cette controverse et peine de 10 ans. Le drame n’est pas là, il est ailleurs : dans la souveraineté de l’acte en lui-même : Amnistie présidentielle.

En somme, sa liberté soulève ma curiosité en tant qu’humain avant tout et bien sûr dans son sens positif. C’est dans ce contexte que je me mêle humainement dans cette polémique, tragique, mais tout à fait humaine ; légitime à l’égard de cet être opprimé, terrorisé par la violence conjugale, et qui est le héros actuel de ce phénomène boueux qui prend en « otage » en « gage » notre société purifiée… Soit à l’Occident ou à l’Orient.

Simple préoccupation qui m’habite…

Point à la ligne.

Ô ami ! - Texte de Nabila Yahiaoui - Traduit de l'arabe par Ahmed Khettaoui

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 05 mars 2016. dans La une, Ecrits

Ô ami ! - Texte de Nabila Yahiaoui - Traduit de l'arabe par Ahmed Khettaoui

Ce sont les rimes qui me fascinent

Toutefois, je ne cesse de feuilleter ses registres

Dissimulés dans les creux du silence

Tantôt elle m’amène aux bribes, aux lambeaux des souvenirs

Tantôt elle déterre, secoue la sueur de mon front

Et je me dissimule entre ses cris, ses gémissements !

Telle l’ombre, je m’exalte, telle l’auréole et lueur

Ainsi lorsque je déguerpis mon lieu comme un réfugié

Alors, je ne trouverai guère ma pluie qui plantait mon rameau,

Et mon tronc

Telle une secousse ; un ébranlement cosmique

Telle une torpeur !

Idem ma citadelle… et il me tue, ce dard de tristesse !

Elle criait : lasse, chaque jour ; dans mon for intérieur !

Me voilà ; ô mélodie, voix éternelle

Je sème à mes côtés ce qui reste de ta rosée !

Le legs d’Egée-Mère

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 12 septembre 2015. dans Monde, La une, Ecrits, Politique, Actualité

Le legs d’Egée-Mère

Seules les écumes ô Egée (1) mer !!

O ; seules, les offrandes d’Egée-Mère !!

O ; seul soupirant angélique ; gémissait ton âme

ange Alène Kourdi (2) métissé sous un drame !!

seules, les vagues tripotaient tes cheveux noirs !!

dorlotaient tes soupirs : essuyaient ton bavoir…

ô bébé-ange… seules les vagues ornaient ton tablier

ô bébé-ange, seul ton sort servait de bouclier !!

ô Bébé-ange, seul le destin honorait ton festin !!

Entre mer-terre et ce monde crétin !!

ô petit Alène… dors sous l’afflux de mes larmes !!

Sauf, moi qui attache les lacets de tes souliers !!

Sauf moi qui abrite tes comptines et tes fées !!

ô petit Alène, sauf moi qui assiste ton fait !!

ô petit-Alène !! serre-moi entre tes bras !!

seul moi et ciel qui lavent ton Saint Drap

par nos larmes, par nos émois !!

Ségrégation… stop… ils sont là !

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 29 août 2015. dans La une, Société

Ségrégation… stop… ils sont là !

Ségréguer l’âme de son squelette, de sa silhouette n’est qu’une mesure abusive – à mon sens – et qui se rétrograde d’un jour à l’autre au fil des pensées des visions et des ères.

Concrétiser « la jointure » de l’âme, c’est en outre l’octroi d’une vérité à l’absolu, ce dernier qui, à mon avis, doit refléter la ponctualité, respecter l’énorme de cette « offrande » émotionnelle, divine, en soutenant l’utile et l’agréable.

Malheureusement certaines de nos mesures abusives salissent la pureté de l’âme par une identification singulière, aberrante, sous prétexte que la femme, voire « le féminin » grammaticalement, dépend toujours du masculin. Il faut qu’il se détache catégoriquement de cette dépendance féroce, sinon il étrangle le souffle de cette « âme ». Dans ce contexte, une voix féminine lance un cri strident à haute voix, à travers une émission sur France culture diffusée cette semaine.

Une émission consacrée à la « masculinité » que j’ai suivie avec soin. Cette voix, en s’attachant férocement à sa rivalité vis à vis de son rival hostile l’homme, a soulevé une polémique intrigue (selon l’intervenante), qui selon elle toujours doit obéir à l’objectivité et aux valeurs humaines. Cette voix ne cessait de donner des exemples à travers son intervention brutale. A titre d’exemple, elle a cité quelques formules grammaticales qui favorisent la « masculinité ». Cette formule parmi d’autres que j’ai pu retenir en suivant l’émission en direct, je la rédige à ma façon : attention… halte… ces femmes et leurs chiens sont méchants en posant la question : pourquoi toujours le féminin suit obligatoirement le masculin.

Ce questionnement a deux rives : la férocité des chiens et la possession humanitaire de leurs « maîtresses », ce qui implique d’après l’intervenante que l’inégalité existe toujours malgré l’émancipation de la femme au fil des ères, des âges et des civilisations.

En somme, ce qui m’a marqué de plus, dans cette « séance » qui a duré presque une heure, c’est la conjoncture de cette polémique, notamment sa convergence contradictoire… en niant l’objectivité existante déjà et en force encore dans la société occidentale. En se référant à l’objectivité, il me semble que la substitution est à mon avis exclue dans cette affaire-là… Divergence… ségrégation… halte, ils sont là… D’où ils surgissent : j’en sais rien !…

Que peut-on dire de la femme orientale qui ne cesse de se soumettre à son sort, son contentement, sa conviction, dans sa féminité, sa vertu quoi qu’il en soit, divine ou autres, comportements ou mœurs, voire son usage particulier en tant que femme et partenaire actif, émouvant dans sa complémentarité. Ce partenaire dans sa masculinité sacrée parsemée par sa finesse et féminité enlace dignement cette « âme » dissimulée dans notre inconscient collectif.

Reste à confirmer.

Des Hallalis… ya dallali

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 13 juin 2015. dans Monde, La une, Ecrits, Politique

Des Hallalis… ya dallali

Vous allez inexorablement poser la question suivante : quelle est la relation entre ces deux expressions (Hallali – ya dallali). La première, comme son nom l’indique, signifie un cri, incitant le chien à parcourir le gibier, la seconde en dialecte arabe signifie à peu près le même sens, mais avec quelques petites différences ; Dallali, précédé par « ya », donne plus d’ardeur au cri « Ya » dans sa sonorisation phonétique qui signifie : l’étonnement de l’individu, en annonçant quelque chose d’une façon ridicule, comme elle peut avoir une autre signification. Par exemple un cri de joie, de détresse, de vanité, de jouissance donne aussi l’impression d’un désir charnel, sensationnel, d’un émerveillement impressionnant, d’une admiration ! etc. En somme, chez nous elle signifie « hélas », aussi elle est polyvalente, diversifiée, elle s’emploie partout, même dans des moments de tristesse, de chagrin. Elle est sans principes ni loyauté. Elle se contredit quand elle signale un acte de jouissance, quelle joie ! par exemple ; mais elle garde toujours son humeur, sa magnitude.

Dans les pays occidentaux, cette expression (hallali), voire ses origines sont issus du vieux latin « vénerie » qui signifie chasser, « la chasse à courre » plus précisément ; ce terme est aussi dérivé du verbe « héler » qui veut dire appeler de loin ; la vénerie, chasse ancestrale, traditionnelle qui indique aussi « chasse à courre, à cor et à cri » ou « chasse à bruit » selon les coutumes. Elle est interdite dans certains pays comme : Grande Bretagne, Belgique, Allemagne, France, Etats Unis, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, Irlande, Italie et Portugal, à titre d’exemple.

Cette tradition de chasse est impliquée uniquement pour chasser le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard, le lièvre et les lapins. Ces animaux qui dévastent nos champs, sauf le lièvre, le lapin, qui sont des nôtres parce que tout simplement ils ont un esprit pacifique, clément.

Le problème, voire la polémique n’est pas là, d’autant plus que tout acte de ce genre ne répond qu’a l’intérêt de chacun de ces pays sur le plan économique, écologique, et environnement. Si on analyse profondément cette mesure on arrive indubitablement à une conviction, à une conclusion qui est la suivante : l’odorat des chiens dans cette mesure humaine n’exclut jamais la distinction quant aux êtres et gens opprimés, ou non, sauf si cet odorat est instinctivement lié à l’instinct ou à l’intuition de cet animal obéissant (à son maître).

Parlons, humainement : certains de ces chiens se diffèrent, quasiment, hélas ! à la haine de l’être humain et à sa nature de rancune, par mégarde souvent ! Quand nous agissons à perpétuer l’autrui par différentes mesures de chasse licite, ou par une voie supplice (infanticide à titre de comparaison), par une marraine, ou parrain peu importe, et en plus en 2015, par le tuteur (décideurs, pouvoir ou autres), pour moi c’est un acte catastrophique, fâcheusement.

Paye-moi une solitude

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 23 mai 2015. dans La une, Ecrits

Paye-moi une solitude

Un bel ensoleillement se distendait, tavelé de quelques brumes légères désemparées. Une lueur surgissait d’une alcôve céleste, on dirait qu’elle voulait appréhender ou tripoter ce rayonnement matinal, timide, ce présage, cette prospérité, et cette gaieté. Rachid, jeune taxieur, taiseux, sortit à sept heures précises, suite un à appel téléphonique d’un client pour le récupérer du bourg d’à côté, ombré d’une faculté humaine de gentillesse, et d’une croyance absolue à la finitude du destin et la vie en général ! Par ce levant innocent hivernal orné d’une nuance ombreuse, couvrant un temps un peu brumeux, nuageux, un fripon clopiné, dissimulant une raillerie répugnante constante, surgit comme un diable d’une rue encombrée ! Ce briguant, ce paria, chef d’une bande de vandalisme composée d’un groupe de délinquants sans disproportion d’âge, une bande de malfaiteurs vagabonds, gaillards bourrés de tatouages massifs crânement répandus en plein relief de leurs épaules, dos et partout, portaient toutes sortes de dessins : serpents, des « pas de chance », etc.

Une mégère gouine, ancienne patronne d’une maison de lasciveté, ancienne gérante dans une maison close (maison de tolérance) ! avant qu’elle soit fermée par les pouvoirs publics suite à une décision du « haut » ! amie et confidente de toutes les buses et prostituées de la région, selon la rumeur publique et les préjugés des coiffeurs du coin, chez laquelle cette bande de « repris de justice » confiaient leur destin, chagrin, administrés par les injonctions de cette dernière. D’un regard grotesque, un voyou, avec une grande épée émoussée plantée en pleine hanche, visage laid, outrecuidant, teigneux, on dirait un assassin avec son accoutrement mi-jeune, mi-âgé, vêtu d’une jaquette crasseuse, d’un ton poussif, patronal faussement sarcastique, héla un taxi qui cheminait son quartier suspect, il contourna vers sa droite. Le taxieur qui voisinait son regard strident essaya coûte que coûte d’entrevoir l’éventuel péril sensé par sa subtilité. Il se trouvait devant le fait accompli, pris au dépourvu quand ce chimpanzé inopinément acheva la devanture d’une roue comme un démon et s’épingla à la vitre du chauffeur, sans demander l’autorisation se jeta brusquement à l’intérieur.

Ce jeune issu d’une famille noble et notable, d’une descendance croyante, religieuse, coreligionnaire, distrait, demeurait stupéfait, perplexe devant cet effet. Il murmura dans son for intérieur : quel sort déprimant m’a expédié dans ce quartier suspect, j’aurais pu l’éviter en cheminant la rue parallèle, mais c’est le « mektoub », ma destinée et mon destin, dit-il poliment ! Dieu est toujours clément, rétorqua d’un air de candeur ! Ce mouflon, déjà à bord, commença à lui manquer de respect en lui lançant des injures vulgaires ! d’un ton rauque, en dévisageant minutieusement sa proie, répliqua avec une férocité intense : tu ne sais pas à qui tu as l’honneur, sache bien que tu es avec le loin de la jungle, accélère, vite, sinon je te fais compter tes dents, allez file espèce de mulet, idiot, bouc de Satin va, allez roule sinon j’enfonce ce cran d’arrêt dans ton ventre. Sache aussi que j’ai juré ce matin de dévorer le premier venant sur mon chemin et qu’il sera dépecé, oui il sera dépecé comme une charogne. Accélère fils de chienne, grogna ce grincheux comme un bourreau d’une détention ! Le taxieur hésita un peu pudibond, poliment répondit : excuse-moi, je dois aller chercher un client aux parages, il m’attend au quartier voisin depuis une heure, si tu permets bien sûr mon frère. Avec une méchanceté extrême, reprit ce vilain client son ordre menaçant : roule, c’est moi qui commande, tu demeures à mon entière disposition tant que je suis à bord, bien compris, sinon je te casse la gueule.

Rebord d’une pensée glauque !

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 16 mai 2015. dans La une, Ecrits

Rebord d’une pensée glauque !

Une songerie errante l’envahissait, chuchota son for intérieur, relevant d’une postulation certaine à un acquis probable, soulevant une avidité ardente, comme si un soulèvement similaire de sable dans un désert déserté, provoquant une saison vernale en pleine quiétude, quelques chutes d’un mirage, semblaient ensommeillées aux yeux de Dahmane qui se baignait dans une canicule saisonnière, mais douce et tendre sous une voûte céleste abritant djebel Antar ; un univers printanier, verdoyant, qui dorlotait en souplesse, en douceur, quelques légères brises de passage comme si c’était une déesse de cette contrée fascinante en visite de courtoisie. Enveloppé dans sa djellaba en laine, Dahmane, le jeune berger, se sent galant avec sa petite flûte et ses brebis qui broutent une touffe fraîche d’herbe malgré cette chaleur passagère en un mois d’avril.

Il s’assit à proximité d’une armoise et se mit à méditer le plein temps de la quiétude pastorale dans ce bled, ce territoire rayonnant, tenant en sa main sa blême ombrelle que son cousin émigré lui a laissée avant de faire son retour à Dreux, commune en France. Une morsure légère d’un moustique lui faisait un peu mal, une plaie sanglante, saignante, d’une séquelle de lèpre qu’il ne cessait de la frotter contre une pierre figée.

Il était midi passé de quelques minutes quand son troupeau se dirigeait machinalement et par intuition vers une petite descente d’eau, parvenant d’une source que les montagnards appelaient jadis « aîne Beni Amer », « source Beni Amer », pour s’abreuver. Méchria, sa ville de résidence, parut de loin comme une étoile dans un horizon spacieux. La pieuse Lalla Maghnia et son mausolée au sommet de la montagne parurent à sa portée sans déployer d’effort physique, ou jeter de grands pas. Au bout d’une demi-heure il peut l’atteindre, en marchant hâtivement, au rythme d’un montagnard ou d’un nomade. A la première lueur d’une aube opulente en pâturage, ce berger à la quarantaine quitta sa hutte, il regagna en un temps court son lieu de pâturage où il se contentait profondément de cette offrande et cette Grâce divine.

Epinglant une cigarette de marque entre ses lèvres sèches, Dahmane se livra à une idée survenue spontanément à son esprit : pourquoi ne pas déposer ma candidature aux prochaines élections communales (municipales), c’est parce que je suis qu’un simple paysan, berger, ou je ne suis pas à la hauteur d’assumer cette tache octroyée gré à gré à des zigotos plus bornés que moi, bah, je ne rate pas cette occasion ! bah ! tiens, dit-il, en toute assurance, mon dossier est complet, surtout mon casier judiciaire, il est entre de mains propres. Messaoud, mon confident et voisin que j’ai chargé hier de le déposer auprès des services compétents à la première heure à la mairie, ou à la préfecture sans doute, il a accroché son acquisition et en tête de liste encore, bah, et que les envieux crèvent comme des chiens sauvages. Messaoud, mon ami, sûrement il va m’annoncer, m’assommer ce soir par cette bonne nouvelle : « tu es en tête de liste mon cher voisin », et moi, murmurant de ma part, je n’hésiterai pas à le récompenser, en lui dédiant la meilleure brebis de mon troupeau.

Le cocher du fiacre rescapé !

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 02 mai 2015. dans La une, Ecrits

Le cocher du fiacre rescapé !

Simultanément à ce que nous pensons parfois que les polissonneries surgissent, souvent comme une étreinte du même genre ; alors que c’est faux. Donc il faut mieux – à mon sens – se taire et laisser le battement du cœur hors sac, spontanément, ainsi que nos contraintes pour mieux préserver nos mœurs contre une éventuelle contamination ou toutes roueries ou tout être affable rescapé !

Ce troc n’enlace jamais, à jamais la pureté des Anges, des cœurs Saints, purifiés, et affables au vrai sens du terme.

L’affabilité ne se pèse pas en or, ni en argent ni en bronze, ni d’un passage subtil.

Cette perle loyale est un partage, voire une traversée mondaine qu’on traverse, hélas, quotidiennement, contre notre gré, et qu’on savoure en plein désert mondain aussi !

Alourdir les dégâts c’est bien se vautrer et compromettre « l’illicite » même émotionnel en dépit de l’habileté, en elle-même si on veut bien prédire le mieux, voire le positif.

L’ingéniosité a toujours ses règles et ses formes humaines, quoiqu’on arrive des fois à des situations impétueuses qui nous guident vers une rive pochardée.

Allons tout doucement ; calmement.

Cette vie bas est un fiacre est que chacun de nous à sa destination et sa destinée. Vêtons tous nous notre contentement car tout est éphémère dans cette bas-vie sans abri.

Ablution au crépuscule

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 18 avril 2015. dans La une, Ecrits

Ablution au crépuscule

Sauf si le vent souffle aguichant

Sauf s’il octroie son désarroi à son chant

Aux pieds d’un crépuscule allaitant.

Annonçant un jour minuscule.

Qui implore un lendemain chuchotant

Sauf si le matin est majuscule

Ou un « aussitôt » affluent

Ou un « ailleurs » brillant.

Qui féconde la semence de mon sillon…

D’où surgit mon horizon

Je me soumets au présage adhérant…

Aux sommet des afférents

Dans un « ailleurs » Sacrement

Qui fait ses ablutions rituelles

Du matin au soir au Mikvé… (1)

Sous l’aile de la Haskala (2)

Ou sous l’aile d’une obédience pieuse…

Où compte, la femme, ses sept jours rituels (3).

Ou sous l’aile d’un couvent catholique

Ou sous une voûte islamique

Peu importe, d’où vint le baptême

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