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Se soumettre au vécu

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 28 septembre 2013. dans Philosophie, La une

Se soumettre au vécu

Point de vue

S’agit-il d’un défi, d’un enjeu, d’une séquelle, ou d’une émotion agitée !!

Certaines idées…, ou pensées, s’engouffrent directement dans « les profondeurs » afin d’y agir, voire emprunter le chemin « serpenté » du « vécu ». D’autres envisagent une allée étroite ; ténébreuse.

Jadis, la Cité des Grandes civilisations faisait de ses intellectuels ses élites ; l’une de ses belles vitrines !! tel que Platon et autres, voire un reflet d’une civilisation durable et influente.

Au vécu, c’est tout à fait le contraire.

Pour s’y rendre à la piste, il faut s’y enfoncer. Enoncer notre orgueil erré dans un vécu.

S’enhardir à l’actuel, pour pouvoir faire face aux failles et aux tenailles ! et sauver la face ou entasser nos pensées… nos visions, ou à défaut (chez certains) enterrer notre dignité perplexe éblouie dans ce dernier.

C’est – sans doute – avoir l’esprit de la contribution à toute réflexion faisant « acte de présence » face au courant opposant (adversaire) sans crainte ou hésitation !

Il faut qu’on soit « dégourdi » tout court.

Défendre nos idées… nos pensées, nos visions, c’est « paver » cet actuel « probable » ! c’est certainement irriguer cette « demeure » tout en épargnant un regard strident émouvant.

Dans ce contexte, l’approbation, l’adoption reflète ses jets comme elle rejette ses émotions, ses rejets, ses retrouvailles ! et enfante ses fruits ! Pimente aussi sa « marmite » ! dans un étang crotté et souvent cruel. Mais parfois par ses intuitions. Etang paraissant clément dans une « sphère » de tolérance et d’indulgence, il faut se mettre tout d’abord d’accord sur les faits que les « séquelles » en produisent ! Il n’y a pas mille chemins.

Le troc des ténèbres (Nouvelle)

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 21 septembre 2013. dans La une, Ecrits

Le troc des ténèbres (Nouvelle)

Pendant que son futur orgueilleux patron « s’affaire » en pleine quiétude dans son superbe jardin de sa villa, Kandar ânonne en hâte sa perfection, sa destinée, sa désillusion.

Affublé d’un pardessus noir, octroyé par une organisation humanitaire.

Vaniteux, comme pour dire au destin : « je survis toujours ».

Pelé, frustrant, s’engouffra dans sa songerie. Propulsé de quelques soupirs et gémissements et de quelques ambitions…

Le levant, tout gai, sémillant, dessine son point cardinal, tisse le rayonnement du soleil et climat méditerranéen, offre aux quelques légères brises passagères un parfum particulier.

Devant le seuil de la villa du futur patron, Kandar, rescapé d’un sinistre, assis sur un banc public en bois sans accoudoir, stimulant sa mésaventure dissimulée dans le fond de ses pensées et ses ambitions.

Rustre, sous-estimé, pensaient, bien intentionnés, les passants qui le dévisageaient avec un regard torve, avec une grande méprise. Néanmoins Kandar se soumettait à son destin, sans étrangler ses ambitions.

Sur le banc, en bois, Kandar tenait, dubitatif, un bout de papier froissé entre ses doigts. Son manteau noir, strié, donne l’impression qu’une pénombre aléatoire lui porte une destinée « Ecrite Là Haut ».

Les ailleurs d’un délire

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 07 septembre 2013. dans La une, Ecrits

Les ailleurs d’un délire

Pourquoi lorsque je déterre mes droits

Mon sort épluche la peau de ma voie !!

Pourquoi lorsque mes soupirs chantent à haute voix !!

ma détresse chipe ma foi ?

 

Lorsque je manque mon convoi

Ma caravane tient sa promesse

Et tourne autour de mes voies !!

Est-ce que c’est le désastre qui allaite ma sagesse ?

Ou c’est la déité qui caresse mes émois…

Et devient ma déesse ?

Gerçures d’une galette (Nouvelle)

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 24 août 2013. dans La une, Ecrits

Gerçures d’une galette (Nouvelle)

Dès lors Djelloul ne cessa de mâcher sa décennie si cruelle, plantée en plein cœur de ses soucis et son exil spirituel, ses yeux cernés. Il emmagasina ses représailles, son parcours scolaire, et toutefois il pensait au Savoir et au Bac, étant candidat à la prochaine session. Jadis fredonnait-il sans savoir que ses ancêtres eux-mêmes secouaient leur encens ? Leur propriété, leurs terres empan par empan… (un jardin printanier comme au temps jadis).

Il s’accoudait sur le coude, paupières gonflées, perplexe, agitant un héritage égaré, contemplant les gerçures de sa galette posée à proximité du Kanoun, rassasié de visions lointaines malgré son âge de puberté.

Il était cinq heures du matin, d’un hiver glacé. La pluie qui tombait sans répit dans les berges abreuva sa peau blême et sa djellaba en laine épinglée par un frissonnement de froid strident. Tandis qu’il s’apprêta à gagner son boulot à cinq km environ de sa chaumière, où il travaillait dans une carrière, sa mère Rahma surgit d’une petite allée au cœur de son manoir, ombrée d’un léger foulard pâle comme ses rides, qu’on apercevait aussitôt triste et soucieux, s’enveloppa d’une couverture qui dissimula tristement une grande amère et une odeur dominant les alentours de cette allée, ne cessa de méditer d’un moment à l’autre son menton où frisaient quelques poils de puberté, ses soupirs s’engourdissaient avec l’âge, voltigeaient aux alentours du kanoun. Elle cherchait une posture convenant à son âge afin de chasser un soupir ébauché, expirant ses derniers jours.

Le sort édenté (Nouvelle)

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 21 juin 2013. dans La une, Ecrits

Le sort édenté (Nouvelle)

Qu’importe le chemin ou le parcours que je mène.

Tous les chemins mènent à mon sort, à mon soupçon, à ma prétention !!…

Je prétendais qu’un des passants venant du ciel édenta mon sort, remémora mes contes, mes songes, les remplaça par une fierté ou une négligence. Qu’importe ! même hasardeuse.

Tout est possible.

Même s’il forgea ma peau à l’aide d’un piston, tailla mes jambes, ou les paumes de mes mains… tout est possible ! pourvu qu’il soit de ma sphère !!

Appelons-le « soleil boiteux » répondit ma femme à une question gênante lors d’une discussion futile. Tandis que notre sort édenté, errant, égaré je ne sais dans quel désert ?! s’apprêtait à nous joindre…

Ma femme s’attendait à une réponse vilaine !! prête à tous sacrifices, à toutes réponses, même ne serait-ce que par complicité ou hypocrisie.

Au chant du coq, en rinçant – comme d’habitude – mes jambes minces, qui ne servaient à rien. Rien de rien. Alors que je souhaitais qu’on me coupât mon anxiété brutalement, au point que personne ne pourra envenimer le seuil de ma plaie ou dévoilera son secret. Mais en vain.

Ma femme vivait – en ce moment – une heure d’errance. Mon intuition sentit l’odeur qui inonda notre discussion banale. Je sentis le jour qui venait de naître, allaité par un crépuscule sombre, ou un sort boiteux, ténébreux.

Ma femme ne retint que cet allaitement dont l’odeur illumina les lieux… Elle était heureuse d’avoir eut l’idée de sentir l’odeur provenant de cet allaitement ! Allaiter un sort, c’est comme si on s’approche d’un gouffre vaniteux, répliqua ma femme d’un ton rauque : « De cette manière que tu fouilles dans plaies usées, puisées » ? espèce d’un zigoto, en agitant sa chasteté d’une voix lactée et d’un dandinement d’épaules si blême.

Destinée éphémère

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 08 juin 2013. dans La une, Ecrits

Destinée éphémère

Même si nous salissons les murs, les sapins des voisins

Mon âme côtoie l’argile de son tombeau.

Même si nous falsifions l’appel du muezzin

Mon parcours éteint son flambeau

Même si nous agitons l’amertume du « divin »

Le fossoyeur atteint son dessein.

Même si les pieux réagissent autrement

Même si on peint le seuil des ténèbres

Le trépas guette la peur des mourants.

A quoi bon glorifier les idoles et les « célèbres » !!?

L’agonie ne reflète que ses bourgeons :

ne sème que nos mœurs et nos destins.

A quoi bon s’accrocher à une destinée éphémère.

A quoi bon fructifier cette ultime vérité

A quoi bon sublimer nos péchés ancrés dans notre  terre.

Cloués par un jalon, qui tenaille notre leurre

Puisque que la tombe reste notre demeure,

Puisque le sable ronge comme un rat notre honneur

Au fond des ténèbres…

Mes allées ensommeillées

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 01 juin 2013. dans Ecrits, La une, Littérature

A la mémoire de Arthur Rimbaud, René Char, Jean Sénac

Mes allées ensommeillées

Quand on me dit, en vain :

Fugace, tu touches à ta fin…

Je me sens : Monarque éternel

Suprême insecte paternel.

En réunifiant les odeurs des taudis,

Je maudis le triomphe hérité

Récemment et jadis.

Je vomis l’empire des ancêtres.

Je fermes les portes du mystère.

Je peins les galeries de mes rites…

d’où vinrent les ténèbres de mes rides.

je peins aussi les reliefs de mes gîtes.

sans tacher les joues d’André Gide…

je repeins les tableaux de Dinet (1)

Venant de mes allées ensommeillées…

Où gambadent mes médisances

D’où surgissaient mes Croyances erronées

D’où vinrent mes redoutes ensoleillées.

au bout du chemin, je salue René Char

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