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Hanoukka – une autre fête dans un autre temps

Ecrit par Daniel Fischer le 20 décembre 2014. dans La une, Religions

Hanoukka – une autre fête dans un autre temps

1) Point de départ

En vous promenant, ces jours-ci, à travers les grandes villes décorées pour Noël, il se peut que, tout à coup, vous vous trouviez en face d’un grand chandelier à neuf branches. De toute façon, le soir, vous y rencontrerez des personnes, tout de noir vêtues, allumant des bougies et chantant des chansons aux sonorités hébraïques, les uns pour établir leur rapport au Judaïsme, les autres pour joindre leur voix à une fête juive, plus précisément Hanoukka. De bonnes idées que celles-ci ! Ce faisant, ils témoignent de la manière dont les Juifs honorent leur fête des Lumières. Un collègue, il y a peu, me faisait part de son étonnement à ce sujet : comment se fait-il que les Juifs célèbrent cette fête publiquement, à l’inverse de leurs autres festivités. Et c’est, sans aucun doute, la vérité : le « Jomtov » (le « bonjour » hébreu des jours de fête) se dit en général à la synagogue ou à la maison. Pour la fête de Hanoukka, il en va autrement : c’est un devoir religieux de placer les Hanoukkia (les lumières de Hanoukka) de telle sorte que chacun puisse les voir, une liberté prise ostensiblement aux yeux de tous. Cela ne va plus vraiment de soi de nos jours. Les Juifs, les symboles juifs n’ont jamais été aussi souvent attaqués – et la vie des Juifs menacée – qu’en 2014.

 

2) Les jours de fête juifs

Au cœur de toutes les fêtes juives se trouve la même notion : exprimer la relation de Hakodosh Barechou (l’unique Saint, béni soit-Il) à un peuple qui L’honore et L’entoure. A Pessah (Pâque), ce peuple, grâce à l’Unique et à son aide, sortit de sa condition d’esclave et fut libéré. A Chaouvot (Pentecôte) on commémore le don des prescriptions divines (Mitsvot, Halacha) à Son groupe de « fans », tandis qu’à Soukkot (fête des cabanes), le Juif vit dans la nature, protégé seulement par le Tout-Puissant. Roch Hachana (fête du nouvel an) et Yom Kippour (jour du pardon) rappellent, d’une part le sacrifice – non accompli – d’Isaac, et d’autre part, les règles générales concernant les sacrifices.