Articles taggés avec: Elisabeth Itti

Hamlet mis en pièces détachées par Vincent Macaigne

Ecrit par Elisabeth Itti le 13 janvier 2012. dans La une, Théâtre

Hamlet mis en pièces détachées par Vincent Macaigne

J’avais gagné 2 places grâce au Journal Le Monde, une aubaine.

Consultant la durée, environ 4 heures, mon conjoint refuse de m’accompagner. Je propose la place autour de moi, aux personnes susceptibles d’être réceptives au théâtre contemporain.

Le soir de la représentation, j’ai toujours mon 2ème billet à donner. Je guette à la caisse du théâtre, dans la file, j’accoste la dernière personne et lui propose mon invitation, c’est un homme, il la prend et je file sans attendre. Il se retrouve à mes côtés, coincé, pas un mot, il a dû imaginer un plan drague, alors que je voulais juste faire plaisir.

Je me suis un peu documentée pour voir de quoi il en retournait dans ce Xe Hamlet.

Je lis sous la plume d’Étienne Sorin dans la lettre de l’Even* : RENCONTRE VINCENT MACAIGNE « Hamlet, faut que ça saigne ».

… Le cadavre de Hamlet dépecé par Vincent Macaigne vaut mieux que toutes les créatures vivantes de la scène actuelle. Un théâtre de la cruauté trash, drôle et sublime qui a mis le feu au dernier festival d’Avignon.

L'art d'être femme de ménage

Ecrit par Elisabeth Itti le 18 novembre 2011. dans Vie quotidienne, La une, Humour

L'art d'être femme de ménage

Ma perle, connaissant mes hobby, mes phobies, mon bazar, mon zouk, me voyant toujours lire sans lunettes, me demande prudemment :

– Est-ce normal cette paire de lunettes par terre ?

Moi :

– Mais alors pas du tout, contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas une œuvre d’art.

Je lui raconte qu’un jour, une autre de nos dévouées perles, alors que j’étais en train de gagner les quatre sous qui me permettaient de la rémunérer, s’est escrimée à nettoyer pendant de longues heures, à mes frais (normal), la garniture en cuivre du four, qu’elle imaginait encrassé. Nous partons dans un immense éclat de rire. Rassurée, elle me tend les lunettes que je range rapidement sur le bureau de mon conjoint.

Je me plonge dans la lecture de la presse quotidienne. L’actualité déborde d’histoires de femmes de ménage en mal avec des mâles, manifestant, réunissant les ligues des droits de la femme, du travail, etc. Signe des temps et de l’emploi services menacé, soupçonné d’être une niche fiscale, alors que c’est une mesure honorable de contribution à la pénurie de l’emploi, alors que sa suppression serait un encouragement manifeste au travail au noir et aux cumuls des emplois.

La Pyramide des clones

Ecrit par Elisabeth Itti le 15 juillet 2011. dans La une, Média/Web

La Pyramide des clones


Cela a commencé par une banale blague où je voulais piéger mon petit ami et surtout sa fidélité sur un réseau social. Au fil des jours, mon avatar de princesse africaine, m’attira une multitude d’amis, de prétendants, d’invitations de tous poils. Autant vous dire que le piège tendu je l’ai abandonné par crainte de voir la vérité révélée.

Sans rien produire, n’étant jamais en ligne, n’affichant que ma scolarité imaginaire, sans âge, ni qualité, je me retrouve à la tête au bout de 6 mois de 140 amis inconnus. Je n’ai sollicité personne, ils viennent tous à moi,  par ricochet, et effet collatéral, au point que mon avatar, le vrai en crève de jalousie.

Le pauvre il se fend de billets emberlificotés sur son blog, qu’il reverse sur sa page, en y ajoutant des photos et des commentaires. Rien n’y fait, il est snobé, ignoré, à peine quelques commentaires d’encouragement ou le tellement significatif, sublimant « j’aime ».

Moi princesse du rêve et de l’embrouille je me régale et me moque de ma jumelle désappointée.

Le coup de brume ... de Monet

Ecrit par Elisabeth Itti le 04 mars 2011. dans La une, Arts graphiques

Le coup de brume ... de Monet


Maintenant que le tsunami de l’exposition Monet est endigué, je vous livre une histoire découverte au fil de mes lectures – Auguste Renoir, mon père, par Jean Renoir –

Monet, Sisley, Berthe Morisot, Renoir, après avoir tenté une vente aux enchères à Drouot (quelqu’un traita Berthe Morisot de « gourgandine », Pissarro donna un coup de poing à l’insolent, une bagarre s’ensuivit, la police intervint, pas un tableau ne fut vendu), furent contraints de trouver une solution pour continuer à s’adonner à leur art. Pissarro convainquit ses camarades de la nécessité d’une exposition organisée par les peintres eux-mêmes. Monet trouvait toute naturelle l’incompréhension des critiques. « Depuis Diderot qui a inventé la critique, expliquait-il, ils se sont tous trompés, ils ont vilipendé Delacroix, Goya et Corot. S’ils nous couvraient d’éloges, ce serait inquiétant ». Cézanne se joignit à eux, ainsi que Boudin, cela diminuait la quote-part de chacun en vue du règlement des frais de location.

A chacun son chat !

Ecrit par Elisabeth Itti le 24 décembre 2010. dans Vie quotidienne, La une, Arts graphiques

A chacun son chat !

Chat oiseau. Paul KLEE


C’est Bisou, qui croit avoir perdu son ombre, tel le chat blanc de Colette . Je ne suis pas noir, j’ai un beau pelage beige mordoré, roux, tacheté de blanc, je m’appelle « Caramel », malgré ma panse je n'attends pas de bébés, puisque je suis un mâle. Il y a 2 ans flânant dans une banlieue sympathique, j’avisais une maison bourgeoise, avec un très beau jardin. Il y avait un autre quadrupède à poil de ma famille, qui se prélassait au soleil. Je décidais de lui tenir compagnie et d'avoir une nouvelle résidence. La chère était excellente, mon compagnon des plus gais, nous passions notre temps à jouer, à courser les souris, à tenter d'attraper les oiseaux. Sauter sur les visiteurs, pour voir leurs réactions, était aussi une de mes distractions préférées. Cajolé par les maîtres, qui m’ont appelé « Musette » (rapport à ma panse), trouvant la pension très à mon goût, je ne dis rien sur mon vrai nom. J’oubliais mon ancienne demeure.

Ressemblance

Ecrit par Elisabeth Itti le 06 décembre 2010. dans La une, Arts graphiques

Ressemblance


Ne trouvez-vous pas que la nouvelle compagne de l’actuel président des français ressemble quelque peu au portrait de La Dame à l'hermine (Cecilia Gallerani),

huile sur bois, 1488-1490.

Musée de Cracovie, Pologne, peint par Léonard de Vinci ?

La toile représente Cecilia Gallerani, la maîtresse de Ludovic Sforza, duc de Milan, qui fut d'abord son tuteur et le protecteur de Léonard. La peinture est l'un des quatre portraits de femme peints par Léonard de Vinci, les trois autres étant le portrait de Mona Lisa, celui de Ginevra de Benci et celui de la Belle Ferronière . En dépit de nombreux dommages, elle est néanmoins en meilleur état que plusieurs autres peintures de De Vinci.

Portrait de Mademoiselle Irène Cahen

Ecrit par Elisabeth Itti le 19 novembre 2010. dans La une, Arts graphiques

Portrait de Mademoiselle Irène Cahen

Portrait de mademoiselle Irène Cahen. Auguste RENOIR 1880

J'ai été émue, mais aussi très admirative, de ce portrait croisé à la fondation Bürhle à Zurich. J'ai tenté par mes lectures d'en remonter l'histoire.

Voici ce qu'en disait Henri Michaux : "Dans le visage de la jeune fille est inscrite la civilisation où elle naquit. Elle s'y juge, satisfaite ou non, avec ses caractères propres. Le pays s'y juge encore plus, et si l'eau y est saine, légère, convenablement minéralisée, ce qu'y valent la lumière, le manger, le mode de vie, le système social...Le visage des filles, c'est l'étoffe de la race même, plus que le visage des garçons...Le visage est leur oeuvre d'art, leur inconsciente et pourtant fidèle traduction d'un monde...visages mystérieux portés par la marée des ancêtres... visage de la jeune fille à qui on n'a pas encore volé son ciel ... visage musical qu'une lampe intérieure compose plus que ses traits et dont le visage de madone serait l'heureux aboutissement"

Les Gadins célèbres (Suite)

Ecrit par Elisabeth Itti le 29 octobre 2010. dans La une, Humour

Les Gadins célèbres (Suite)

Ma chronique (sur les gadins célèbres) a suscité des réactions auprès d’amis. Quelques-uns se sont chargés de me rafraîchir la mémoire et de me rappeler mes turpitudes passées.

Mais aussi je tenais à rassurer mes lecteurs, qui demandaient de mes nouvelles, qui disaient s’inquiéter et croire à pire si je restais silencieuse.
Voici ce que Cécile a retrouvé sur un blog en 2007 (quelle mémoire), mon entrée fracassante dans une salle de projection à la biennale de Lyon, où une estrade s’était traîtreusement mise sur mon passage, et sur laquelle je me suis vautrée peu glorieusement. Miracle il n’y avait personne dans la salle pour glousser et s’esclaffer de ma bévue.

Les gadins célèbres

Ecrit par Elisabeth Itti le 01 octobre 2010. dans La une, Humour, Voyages

Les gadins célèbres

Mes parents parcouraient le monde, à la recherche de sites spectaculaires, culturels, ma mère en particulier avait une sainte dévotion pour les pèlerinages. Je détestais cela, la honte au front, je faisais mes prières devant les calvaires et grottes, terrorisée à l’idée que des personnes de ma connaissance pouvaient m’apercevoir et me reconnaître.

Je me suis découvert une spécialité au fil dans ans, en dehors de mon envie frénétique de musées, de paysages, de voyages, et du fait que je suis systématiquement fouillée au passage des douanes aériennes, en effet je dois reconnaître que mon exploit spécifique est à la hauteur de Mylène Farmer ou de Lady Gaga, sans l’être… J’ai une régularité de gadins dans les diverses capitales qui ”tombent”  comme un métronome.

Juilletiste ou aoûtien ?

Ecrit par Elisabeth Itti le 03 septembre 2010. dans La une, Société, Voyages

Juilletiste ou aoûtien ?

Vos amis, vos voisins, vous posent tous la même question : « partez-vous en vacances  et où ? »

Eh bien non, non, non, pas de vacances pour moi pendant cette période.
D’une part je préfère laisser la place et du coup la plage à ceux qui travaillent. Je suis en vacances toute l’année, pourquoi irai-je me colleter avec les marmots et les chiens qui vous envoient du sable à peine vous vous êtes enduits de crème à bronzer.

Puis la raison majeure, je ne vois vraiment pas pourquoi j’irai vous disputer le couloir de gauche sur l’autoroute, pendant 500 bornes.

C’est déjà assez triste pendant le reste de l’année, de devoir s’entasser dans les avions des compagnies low-cost, perdre des heures dans les aéroports, se faire fouiller par la sécurité (Voir "Musée haut, suivi de bas : une histoire capillotractée") et la douane.

[12  >>