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Entre ici D’Ormesson !

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 08 mai 2015. dans La une, Actualité, Littérature

Avec l'autorisation de La Cause Littéraire

Entre ici D’Ormesson !

Jean d’Ormesson entre dans la Pléiade ! Il la joue modeste comme il sait si bien le faire depuis quarante ans tandis que ses détracteurs (des jaloux ou des inconscients !) fulminent contre cet alerte nonagénaire qui écrit son dernier livre chaque année depuis quinze ans avec force citations grecques, latines, saint-augustinesques et même, quelquefois, des phrases qu’il invente tout seul.

Mais ce n’est que justice : selon un récent sondage il est le troisième écrivain préféré des Français, le premier se nommant Victor Hugo. C’est un peu dur pour tous les autres, les Balzac, Zola, Stendhal, Maupassant, j’en passe et des moins bons. Sans compter les Racine, Molière, Baudelaire, Musset, Rimbaud et consorts, car les auteurs dramatiques et les poètes sont aussi des écrivains. C’est dur pour ces immenses écrivains de se voir ainsi distancés par le prestigieux auteur d’Au plaisir de Dieu. Et je ne parle même pas des géants à la mode : Michel Houellebecq, Valérie Trierweiller ou Eric Zemmour.

Mais c’est terrible aussi pour celui, injustement oublié, qui se glisse entre Victor Hugo et Jean d’O. Car c’est celui-là, l’écrivain préféré des Français juste derrière le père de Léopoldine, qui aurait dû entrer dans la Pléiade avant le papa d’Héloïse. Marc Lévy dans la Pléiade : et si c’était vrai ?

Masturbation le dernier ravage

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 17 août 2013. dans Ecrits, La une, Humour

Poèmes déprimants

Masturbation le dernier ravage

Mort aux cons

Je ne suis pas poète et j’écris comme un pied

Mais c’est bien suffisant pour les cons qui me lisent.

C’est mon nom qui fait vendre et non la qualité

De tous ces vers hideux que ma plume improvise.

L’atone à Pékin

Où sont mes trois passions : dieu, mon sexe et mon chien ?

Dieu, hélas, m’a déçu avec ses intégristes,

Je trouve que le sexe est de plus en plus triste,

Et mon chien a fini dans des nems à Pékin.

Catimini lugubre

Dans les après-midis, lugubre et décati

Des deux mains je me masturbe en catimini

La vie est dégueulasse ça ne fait pas un pli

Ton corps est trop petit, toi ma Cathy mini.

Le coup monté, Carole Barjon et Bruno Jeudy

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 11 mai 2013. dans France, La une, Politique, Littérature

Éditions Plon, 212 pages, avril 2013, 14 €

Le coup monté, Carole Barjon et Bruno Jeudy

Copé, le maire de Meaux qui est dépourvu de la moindre éthique et qui ignore le sens des mots scrupules ou honnêteté a mis la main sur l’UMP avec l’appui de quelques comparses aussi intègres que lui. Carole Barjon et Bruno Jeudy, co-auteurs du Coup monté, en dressent un tableau accablant.

Copé sait qu’il est minoritaire dans son propre camp et qu’il ne peut être élu qu’en bourrant les urnes et en ne comptabilisant pas toutes les voix de son rival haï.

Il va donc organiser un système de fraude généralisée : procurations massives pour des pro-Copé, annulation des scrutins de certains bureaux ayant voté majoritairement pour Fillon, voire carrément non-comptabilisation des votes comme dans trois départements d’outre-mer.

Tout est verrouillé : passée de l’ombre à la lumière, la Cocoé est essentiellement composée de partisans de Copé – les mauvaises langues l’appellent la cocopé – et l’usurpateur annonce sa victoire alors que la moitié des résultats n’ont pas encore été communiqués à la commission !

Comment les Dalton ont flingué Lucky Fillon avec l’aide en sous-main de ma Dalton Sarkozy. Tout cela fait un peu froid dans le dos : les amis et les partisans de Copé sont des individus peu fréquentables qui méprisent la démocratie. Ils sont à l’image de Jérôme Lavrilleux qui aime bien faire le sale boulot et se salir les mains en les plongeant dans le cambouis : on n’est pas impunément fils de garagiste, voire d’Eric Césari qui a appris les bases de l’honnêteté avec Charles Pasqua ; ou encore de Michèle Tabarot qui a la silhouette de Marine Le Pen, la chevelure de Marine Le Pen, la distinction de Marine Le Pen et les idées de Copé.

Dollar et du cochon

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 23 mars 2013. dans La une, Actualité, Littérature

Dollar et du cochon

Le voilà donc le livre dont tout le monde parle sans l’avoir lu. Mme Iacub, pour payer ses impôts, a décidé de raconter son amourette avec un porc.

Un porc qu’elle ne nomme jamais mais qu’on reconnaît sans peine : un homme riche puissant, inculte, gros et laid et qui ne jouit que quand il met sa langue tout au fond de l’oreille de Mme Iacub : il a une langue à la Rocco Siffredi. Ou quand il la démaquille en gobant son mascara. La gastronomie à la portée des caniches.

Un cochon qu’elle distingue de l’homme qu’il y a en lui, à moins que ce ne soit le contraire : l’homme est nul mais le cochon est sublime. Elle méprise l’homme mais aime le cochon.

Le but, aujourd’hui, n’est plus d’enrichir la littérature mais de faire ce qu’on qualifie de ce mot ridicule de « buzz ». Dès lors que l’écriture n’a plus pour objectif la recherche du beau mais la recherche du bruit, qu’elle n’a plus pour but la quête du Graal mais la quête du gras, on peut craindre le pire dans ce qui n’est plus qu’une course au pognon.

Le livre de Mme Iacub n’a aucun intérêt en soi et si le personnage principal mâle n’était pas ce protagoniste adipeux qu’elle décrit et qu’elle ne nomme jamais, personne ne l’aurait acheté. Elle a d’ailleurs si peu confiance en son talent descriptif qu’elle a dû craindre qu’on ne le reconnaisse pas et qu’elle a laissé un hebdomadaire révéler son nom.