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Reflets des Arts : Traces d’un festival du documentaire le palmarès de « Traces de Vies » 2016

Ecrit par Gérard Bayon le 10 décembre 2016. dans La une, Cinéma

Reflets des Arts : Traces d’un festival du documentaire  le palmarès de « Traces de Vies » 2016

Le festival du film documentaire de Clermont Ferrand, « Traces de Vies », a rendu son verdict. Cette 26ème édition a proposé au public pendant la semaine du 21 au 27 novembre 2016 une programmation de 90 documentaires, courts ou longs métrages, dans les salles de Clermont-Ferrand et de Vic le Comte. Les deux thématiques de cette année : « L’argent, les appâts du gain » et « Animalement vôtre » ont encadré une sélection, soumise à quatre jurys, d’une cinquantaine de films.
Le grand prix Traces de Vies récompense un film ambitieux :  « matière première » de Jean François Reverdy L’utilisation du sténopé, un procédé des débuts de la photographie, où un minuscule trou d’épingle remplace l’objectif de l’appareil et permet d’impressionner la pellicule qui défile derrière, est particulièrement adapté pour filmer ce paysage du désert de Mauritanie traversé par le plus long train du monde. Avec le grain si particulier de l’image, les éléments se confondent dans un mélange d’ocre ; les personnages, comme des mirages, émergent de ces solitudes de sable ou de latérite. Le train entre dans une gare où l’attendent des voyageurs prêts à s’entasser dans les deux seuls compartiments ou à grimper sur les wagons de minerai. Cette lente arrivée, tournée en un seul plan, réfère aux origines du cinéma.
« La colère dans le vent » d’Amina Weira, prix de premier film professionnel prend les mêmes couleurs du désert dans un style plus classique. La réalisatrice, avec son père pour guide, dévoile les méfaits de l’exploitation des mines d’uranium par Areva dans la région d’Arlit au Niger. Le vent qui soulève la poussière disperse aussi la radioactivité sur des populations qui ne sont pas toujours conscientes de sa nocivité. La démarche subjective et engagée de la réalisatrice incite les habitants à réagir.
Partant d’un rituel magique,  « le verrou », de Leila Chaïbi et Hélène Poté, prix hors frontière, parle de la situation des femmes après le printemps arabe en Tunisie. Le verrou vise à protéger la virginité des jeunes filles par un sortilège qui leur pose un interdit purement imaginaire, sans intervention sur le corps. Il n’est levé que quelques jours avant le mariage. Le Maghreb entre tradition et modernité.
Tradition ancestrale encore, la chasse à la baleine dont la viande nourrissait jadis les habitants des iles Féroé, au nord de l’Ecosse. Dans « L’archipel » de Benjamin Huguet, prix des formations audiovisuelles, la vie des habitants s’écoule au gré des saisons et au contact avec la nature dans les villages blottis au fond des fjords des « îles aux moutons ». Mais tout change avec l’arrivée, chaque printemps, des baleines et la mer peut alors devenir rouge de sang. Les militants écologistes de Sea Shepherd ne veulent plus laisser faire et débarquent sur l’archipel. L’affrontement entre ces deux conceptions de l’environnement fera-t-il disparaitre le rituel de la chasse ?

A Clermont-Ferrand, une semaine de "Traces de Vies"

le 22 novembre 2014. dans La une, Cinéma

A Clermont-Ferrand, une semaine de

La 24ème édition du festival Traces de Vies propose au public du 24 au 30 novembre une programmation de 90 documentaires courts ou longs métrages dans les salles de Clermont-Ferrand et de Vic le Comte,  la petite ville où est né le festival. Dans cette programmation, plus de 50 films sont en compétition pour l'attribution des différents  prix.

Si la télévision a contribué à figer  les représentations du documentaire en diffusant une multitude de films animaliers, historiques, géographiques ou d'investigation journalistiques, un festival permet de découvrir d'autres facettes de ce cinéma extrêmement vivant. Le documentaire de création, fenêtre sur le réel, explore les évolutions des sociétés dans toute leur complexité mais s'attache aussi à des parcours individuels singuliers. Les réalisateurs y développent un point de vue fort et souvent engagé sur l'actualité sociale et politique nationale et internationale. Les récits se déroulent sous des formes extrêmement variées mais toujours très créatrices dans l'écriture cinématographique.

Le festival ouvre "No land's song", de Ayat Najafi, en avant première française. Le réalisateur  suit, de Paris à Téhéran, la contestation politique et artistique d'une jeune musicienne. Elle s'oppose aux mollahs qui interdisent aux femmes  de chanter en public : leur voix trop sensuelle risque d'éveiller les démons masculins.

Dans les catégories  "Hors frontière" et "Monde sensible" le spectateur est transporté dans une vingtaine de pays différents à la découverte des mentalités, du travail, du quotidien d'habitants face à leur propre vie ou confrontés à des événements tragiques. Quatre films de la sélection peuvent illustrer ce tour du monde.  Dans "Pouvoir et impuissance" Anna Recale Miranda accompagne au plus près, pendant 4 ans,  de son élection à sa chute en 2012, le président Lugo, ancien évêque des pauvres. C'est au Paraguay une réflexion tragi-comique sur le pouvoir politique   en démocratie. Anca Hirte assiste dans "Au nom du maire" aux audiences des habitants d'une petite ville roumaine venus réclamer un droit ou une faveur à la représentante de l'élu. Sur les visages des interlocuteurs défile en gros plan et en miroir  la comédie du pouvoir. Charlie Rojo entraine le spectateur de "Pétersbourg, note sur la mélodie des choses'" dans une promenade subjective et poétique dans la ville de Dostoïevski. Une jeune libanaise vivant à Paris, vole au secours de son père confronté à des difficultés financières et à la gestion délicate d'une école privée à Beyrouth dans "Home sweet home" de Nadine Naous; un peu de fatalisme oriental et beaucoup d'humour.

Le festival est organisé par une école de travailleurs sociaux et "un juste regard social" rassemble des réalisations attachées à des questions sociales. S'y  côtoient vulnérabilités provisoires, précarités sociales ou personnelles, trajectoires marginales ou singulières. Cette édition met en relief des regards sur des situations de handicap - "la nuit qu'on suppose" pour la cécité -, sur le travail des handicapés dans un ESAT (établissement d'aide et service par le travail)  -"L'orange épicée" -,  sur leur intégration scolaire dans un collège - "Si différents, si proches" - . Des films témoignent de la difficulté de "Vieillir en prison" ou des sacrifices d'une mère qui espère  la sortie de son fils de prison dans "l'éphéméride"

Cinéma documentaire A Clermont-Ferrand, une semaine de « Traces de Vies »

Ecrit par Gérard Bayon le 23 novembre 2013. dans La une, Cinéma

Cinéma documentaire A Clermont-Ferrand, une semaine de « Traces de Vies »

Chaque année, fin novembre, le festival du documentaire « Traces de Vies » ouvre une fenêtre sur le réel au cinéma. La 23ème édition propose au public, du 25 novembre au 1er décembre, une programmation de 90 films, courts ou longs métrages, dans les salles de Clermont-Ferrand et de Vic le Comte, à 30 km de la métropole, la petite ville où est né le festival.

Initié et organisé par une école de travailleurs sociaux, le festival propose au public des films qui interrogent l’actualité sociale et politique, nationale et internationale. Cette ligne éditoriale s’appuie sur un fort engagement citoyen avec des documentaires sélectionnés pour leur qualité artistique. Plus de 50 films sont en compétition pour l’attribution des différents prix.

Les regards « hors frontière » transportent le spectateur dans une vingtaine de pays différents à la découverte des mentalités, du travail, du quotidien d’habitants face à leur propre vie ou confrontés à des événements tragiques. Quelques heures avant le déclenchement de la guerre en Syrie, un groupe de jeunes Palestiniens de la troisième génération,« Les chebabs de Yarmouk », débattent de leur situation dans un camp de la banlieue de Damas. Loin des affrontements récents au Mali, alors que le niveau du Niger baisse, les Bozos, peuple de l’eau, se demandent comment survivre dans « Hamou Beya ». La crise actuelle met la Grèce à genoux et « La Grèce en slip » le crie avec humour alors que Poutine conforte son régime en Russie dans « Les âmes dormantes ».

A l’époque de la mondialisation, Bernard Bloch offre un tour du monde original et rafraîchissant en suivant ses vaches « De chair et de lait », et en interrogeant le spectateur sur ses rapports aux animaux…

La caméra des films de la compétition « Regard social » s’immerge dans des institutions : « A ciel ouvert » avec des enfants en souffrance psychique en Belgique, ou avec des adolescents en rupture d’école dans « La chasse au snark ». Des films bousculent aussi la représentation traditionnelle du handicap. Dans une « Affaire de décor », un jeune atteint de handicap moteur depuis la naissance, inscrit en master documentaire de création, réalise le film sélectionné. « Dans vos désirs », un jeune homme tétraplégique questionne les normes du couple et de la sexualité.

Traces de vie, sur grand écran à Clermont-Ferrand

Ecrit par Gérard Bayon le 11 novembre 2011. dans La une, Cinéma

Traces de vie, sur grand écran à Clermont-Ferrand

Traces de vies, le 21ème festival du film documentaire se déroulera du 21 au 27 novembre en Auvergne.

Pendant une semaine, à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand et à Vic-le-Comte, petite ville proche de la métropole régionale où est né le festival, 8000 spectateurs environ viennent assister à la projection de près de 100 documentaires de création.

Le festival attire un public régional (Clermont est aussi le premier festival mondial du court métrage) de connaisseurs et de passionnés de cinéma, mais aussi et de plus en plus des spectateurs venus de toute la France. Il fait aussi une large place au public scolaire dans le cadre d’une politique d’éducation aux médias relayée dans les établissements scolaires. Après le Festival du Réel à Paris, le Festival International du Documentaire de Marseille et les Etat Généraux du Documentaire de Lussas en Ardèche, Traces de vies est devenu incontournable pour ceux qui s’intéressent à ce genre filmique.

Organisé par l’école régionale de travailleurs sociaux, le festival se doit de proposer au public des films qui questionnent l’actualité politique et sociale, nationale et internationale. Mais cette ligne éditoriale qui témoigne d’un fort engagement citoyen n’est pas un obstacle à la qualité artistique des films.

Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

Ecrit par Gérard Bayon le 31 janvier 2011. dans La une, Cinéma

Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

FESTIVAL DU COURT METRAGE DE CLERMONT-FERRAND

DU 4 AU 12 FEVRIER 2011


Devenu et de loin le premier festival mondial du court métrage, le festival de Clermont-Ferrand débute le 4 février. Dix jours de cinéma non stop, de 9 heures du matin à minuit, plus de 400 films projetés dans une dizaine de salles, en parallèle : le public n’aura que l’embarras du choix  pour cette 33ème édition.

Le public va retrouver ses habituels films en compétition de la sélection internationale, de la sélection nationale et de la jeune compétition labo qui fête ses 10 ans.