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Courtes courbes

Ecrit par Gérard Leyzieux le 28 janvier 2017. dans La une, Ecrits

Courtes courbes

Courtes courbes où s’enroule l’attente

Cambrures d’avant, cambrures d’arrière

Y serpenter en roulis ourlés

Appel à l’air, envol au vent du corps

Dérouler les droites d’angles aigus

Négliger les barrières pour entrer dans le mystère

Aux arrondis du mouvement s’affairent

Quelques paysages ouverts où s’introduire

Chaleur et odeur accouplées s’étendent au monde

Quand sous les pas immobiles se glisse ton envie

Convexité de cet objet désiré

Y ondule le son de ton regard

Il est coudé aux rondeurs des couleurs

Courbes redressées, lignes incurvées

Y serpenter aux essences intérieures

Jusqu’à la pointe duveteuse des dunes

Dans l’oubli des couvertures diurnes

Lever les voiles guindés et révéler le galbe des vallées

Sous ces courtes courbes en arc-boutant

Sur lesquelles se pose l’espoir du trouble

POESIE - Traverser l’envie

Ecrit par Gérard Leyzieux le 17 décembre 2016. dans La une, Ecrits

POESIE - Traverser l’envie

Traverser l’envie jusqu’aux franges du crépuscule

Avec le regard pour souffle où corps s’éblouit

Sur cet espace qui t’appelle à l’étendue lisse

Éboulement du cri, s’y roule l’oubli

Dans la chaleur des pas d’une danse tourbillonnante

Qui déroute tes paroles vers d’autres couleurs

Où les barrières se voilent d’un matinal reflet marin

Ta tête dérive aux blancheurs nébuleuses du silence

Dans l’entre deux de l’apaisement

S’infiltrer dans les interstices du monde

Et progresser à la polyphonie des errances millénaires

Pendant que sous le vent défile l’activité humaine

Tu entres enfin en toi t’appropriant la plénitude de la vie

Le roseau plie sous l’oiseau

Ecrit par Gérard Leyzieux le 01 octobre 2016. dans La une, Ecrits

Le roseau plie sous l’oiseau

Le roseau plie sous l’oiseau

Puis se redresse à son envol

À côté une scène identique se déroule

Sous le soleil de mai les fleurs des arbres

Neige des pétales sous le vent d’océan

Au matin revenu d’autres fleurs sont apparues

D’autres oiseaux ou les mêmes sont revenus

Sous les nuages blancs les percées du bleu

Bruits sourds, bruits perçants, des bruits repris

Brefs ou longs les sons emplissent ton oreille

Il te semble les connaître depuis longtemps

Odeurs aussi t’enrobent de leurs douceurs

Déchirure de la page déjà écrite, déjà lue

Tu veux en écrire une nouvelle aux mots nouveaux

Mais ces manifestations d’un présent dépassé te perturbent

La pendule sonne midi indifféremment des jours

Et tu tires toujours tes mots du même dictionnaire

Tu découvres l’aurore du nord au soleil d’or

Tu couvres le crépuscule du lac de ton regard ému

Frôlent les eaux qui frisent les oiseaux

Poursuite des heures écoulées au profit à venir

L’oiseau sur le roseau sous ton œil abattu du déjà-vu

Hier, avant-hier, il y a une heure et demain

Se mélange les présences cernant tes paupières

Temps m’arche

Ecrit par Gérard Leyzieux le 04 juin 2016. dans La une, Ecrits

Temps m’arche

Et fuit à la bonne heure

Le goutte à goutte de mains ténues

Temps presse

Et te laisse lié à la vie

Course autour de soi

T’emprisonne ta peur du noir

Des pas dans la nuit du vide

Et des mots inaboutis

Temps décoche son arc

Et épingle ta parole aux échos des murs

Signe aujourd’hui ton éternité

Sur la galaxie de la mémoire

Temps m’arche et me boute hors de tout

Temps t’étrangle et nous retient à ses couleurs

Soleil pluie, intempéries ou estivalies

Ecrit par Gérard Leyzieux le 30 avril 2016. dans La une, Ecrits

Soleil pluie, intempéries ou estivalies

Ton regard ne va pas au-delà de ce qu’il voit

En toutes directions des images te noient

Dans le spectacle quotidien de ta vision

Tu traverses des espaces acclimatés à ton œil

Chaleur du jour où tu fus nu sous ta solitude

Et pluie tu t’abritas du vent océanique

Avant de partager ce sentiment de ta réalité

Plaine bordée de haies de peupliers

La scène est encadrée de ses limites

Qui te projettera dans la main du jardinier ?

Quand ne borneras-tu plus ta conjugaison au présent ?

Où donneras-tu tout son volume à tes univers ?

Éteins la lumière du monde

Et écarte cette géographie de cantiques

Chantés à la croisée des voies

Pour voyager dans ta conscience quantique

Soleil, pluie, intempéries ou estivalies

Tu n’es plus seul en toi

Tu ne te noies plus en toi

Tu vois désormais les vides que tu emplis de tes vies

Des bribes de sons échographient tes en/vies

Ecrit par Gérard Leyzieux le 26 mars 2016. dans La une, Ecrits

Des bribes de sons échographient tes en/vies

Des bribes de sons échographient tes en/vies

Masquées sous les sourires complices du silence

La brûlure du regard incandescent des moucharabiehs

Te perfore, te pénètre, t’investit

Au bout des mots se répand en tout sens l’avenir

Qui déjà anéantit toute éruption d’émotion

Cris d’après appels, l’échange débridé où

Se mêlent les zéphyrs au sirocco d’alizés

Des poings vengeurs se lèvent en tes veines

Expédiant tes geysers engrangés de sommeil

Aux sommets bordés de vide à remplir d’échos incomplets

Un geste ancien impressionne ton port

Et intègre alors ta force dans la parole

Qui toujours musèle et arase tout désir invasif

Abrasant ces bribes de sons insensés sortis de ton corps

Trois paires d’yeux face à la mer

Ecrit par Gérard Leyzieux le 16 janvier 2016. dans La une, Ecrits

Trois paires d’yeux face à la mer

Trois paires d’yeux face à la mer

Se perd dans la transparence du liquide

Se perd dans cette matière si altière

Se perd dans ce grand bleu serein

Trois paires d’yeux face à la montagne

S’égare aux échos enchaînés des monts

S’égare aux glissades venues d’en haut

S’égare aux couleurs variées des vallées

Trois paires d’yeux face au ciel

S’anéantit en l’immensité des galaxies

S’anéantit en cette obscurité inconnue

S’anéantit en cette infinité de voyages à venir

Trois paires d’yeux face au feu

Sombre dans les flammes aux reflets chamarrés

Sombre dans la brûlure noire carbonisée

Sombre dans la vigueur de la vie

Trois paires d’yeux côte à côte alignées

Trois paires d’yeux regardant ailleurs

Si proche d’eux et si lointain du lieu

Trois paires d’yeux absorbées à observer

Elles s’abîment les rétines dans la profondeur de leurs sentiments

Au loin le regard s'égare

Ecrit par Gérard Leyzieux le 05 décembre 2015. dans La une, Ecrits

Au loin le regard s'égare

Au loin le regard s’égare

File la vision au sillon

Dans le flou des embrouillaminis

Au loin s’enfuit la vie

Un corps d’ici à demain

Enfin l’horizon, t’y envoles

Regarde le chemin au loin

Ferme et froid ton corps dans ce hangar du temps

Au loin s’engrange ton présent

Le regard s’égare dans ces voies parallèles

Au loin l’écho de ces voix inchangées

Filent les pas enrégimentés

A l’horizon, t’y disparaît

Musique

Ecrit par Gérard Leyzieux le 26 septembre 2015. dans La une, Ecrits

Musique

Entre choc ou frottement

Immensité du souffle

Il s’emplit de son

Et s’amplifie alentour

Contrôle organise le passage

De l’arbre de métal à l’enclume

Le heurt de l’air à la matière

Glissement, pincement, écrasement

Profondeur, hauteur, extension

Entre choc ou frottement

Étendue des bruits d’harmonie

Pour ces sonorités incisées choisies

Bruits, gazouillis, cris

Ils enveloppent le monde

Et pénètre le corps des hommes

Sons accumulés en coryphée

Sons agglutinés en symphonies

Sons séparés en cacophonie

Ils parcourent l’univers

Et meublent le silence

Les mots remis au goût du jour

Ecrit par Gérard Leyzieux le 21 février 2015. dans La une, Ecrits

Les mots remis au goût du jour

Les mots remis au goût du jour

Dans la cour des illusions

Dans le jardin des musées

Des momies bandées et muselées

Muettes mystères mangèrent

Des espoirs le recours

Dans le fond de l’air sur l’azur

Les mots m’imitent au carrefour

Des tours me hantent

Des roues qui tournent au détour

De tes talons t’assoient au banc

Du séjour lourd

De la station longue

Les doigts gourds jouent le silence

Des pas jaloux du miroir mou

Riment avec les jours de l’amour

Dans les parcs en visite

A une journée envolée

Pour des mots ajourés

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