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Le jour la nuit je roule dans la ville

Ecrit par Gérard Leyzieux le 31 janvier 2015. dans La une, Ecrits

Le jour la nuit je roule dans la ville

Le jour la nuit je roule dans la ville

De jour de nuit je fuis dans les rides du temps

Entre haut et bas vaux et monts

Je roule à la recherche d’une autre dimension

Je roule vers cet avenir qui reste du passé

Ce futur qui s’en va faire un tour

Je roule et ne trouve que des mots

Mots égarés

Mots au déballage des années dépassées

Jour et nuit l’indifférence gère la circulation

Jour et nuit les pendules indiquent les mêmes heures

Et les fractures des âmes veillent sans cicatriser

Le jour et la nuit je roule dans la ville

Sans arrêt je roule je roule et roule encore

Qui sait au détour d’une rue par hasard

Une porte m’ouvrira peut-être l’interligne de la vie

Les flots de la nuit

Ecrit par Gérard Leyzieux le 15 novembre 2014. dans La une, Ecrits

Les flots de la nuit

Les flots de la nuit se déplacent jusqu’à Bilbao
Musique, chant d’été, clameur de la beauté
La route est là qui nous transporte du noir au bleu
Et les feux dans la froidure brûlent jusqu’à l’assouvir
Cette bouteille bue qui maintenant nous pénètre
Déplacement des citadelles qu’aucune forêt n’arrête
Fréquence des images, deux femmes chantent et dansent
Et sous l’effort des anses la route enfourne l’avenir
Conduite en état d’oubli, forteresse mouvante
Nous avalons le paysage de la quiétude sans surprise
Avec à nos oreilles le râle des violons tsiganes
Parcours musical sur la plaine ouverte à tous vents
Où êtes-vous hauteurs du souffle millénaire
« Où êtes-vous » crie le chœur dans sa quête infinie
Et vous aurores de l’urgence interstellaire
Pourquoi vous cachez-vous sous le soleil de minuit ?

Coule l’eau à la rivière claire

Ecrit par Gérard Leyzieux le 06 septembre 2014. dans La une, Ecrits

Coule l’eau à la rivière claire

Coule l’eau à la rivière claire

Dans le silence d’échos égarés

Fuient les nuages au vent léger

Autour du jour la nuit t’imprime sa nudité

Des routes cheminent sous tes pieds

Des bouches t’appellent à travers l’espace

Qui te sourient au ciel d’étoiles

Ta vie s’y serre et t’aspire à elle

Regard qui roule à la matière

Flux t’enrobe de spirale

Et de ta main s’efface l’attente complice

Coule l’eau à la rivière millénaire

Quand de ton avenir s’estompe l’horizon

Dès lors les pressions diffusent leur trouble à ce corps

Qui demeure seul face au vent du désert

Ferme l’histoire

Ecrit par Gérard Leyzieux le 07 juin 2014. dans La une, Ecrits

Ferme l’histoire

Ferme l’histoire dans son livre

Et dessine-nous l’avenir

Avec des crayons de couleur

Et des encres de Chine ou d’ailleurs

Reforme la terre en sa matière

Et nous donne à voir le bout du monde

Avec nos yeux perçant l’horizon

Et nos corps qui se transportent par-delà

Au-delà, en deçà et même ici

Fulgurance des éléments

Dans l’urgence du sentiment

Exprime le vide qui t’emplit

Et souffle le feu des certitudes

Sur l’ivoire du quotidien

Où le mystère reste serein

Ta voix

Ecrit par Gérard Leyzieux le 05 avril 2014. dans La une, Ecrits

Ta voix

Ta voix sur le soir

Dans le noir d’un couloir éteint

T’y voir dans la soierie des mains

Ta voix qui m’appelle

Au fil des à-valoir

T’avoir au dessin enfantin

De jeux humains

Au savoir de plusieurs chemins

Ta voix ou l’envoi du regard

Sur la soirée irradiée par ton son

Qui s’honore de ce si noble ton

Aux sonores harmoniques du boire

A tes lèvres le sari des mots

Ta voix m’asseoir au charroi des sens

Sur la nuit des espérances

Sur la vie des oreilles encensées

Du bercement violent de langueurs meurtrières

En ta voix au loin sur le fil du rasoir

Des au-secours inaudibles

Des cris secrets incapables d’émouvoir

Au chaloir des chancellements d’espoir

Sur la langue du temps

Ecrit par Gérard Leyzieux le 22 février 2014. dans La une, Ecrits

Sur la langue du temps

Sur la langue du temps courent des sons bleus et blancs et verts et… et…

Et le silence des moments de timidité hisse le rouge au plus haut du fort

Matière brute, du corps qui vit du corps sans bruit, matière qui exulte et… et…

Et puis après. Sur ma langue courent le bruit des murs

la forme des paroles

la couleur de la couverture

Que couvres-tu

Du fond du velours de ta bouche

Ta langue qui court au ventre rose de rivières hirsutes

Une chambre exiguë, une chambre et la ciguë et dans l’épaisseur de l’attente le risque de te voir qui ne franchit pas la porte et… et…

Suivre ses pas, pas à pas

Ecrit par Gérard Leyzieux le 11 janvier 2014. dans La une, Ecrits

Suivre ses pas, pas à pas

Suivre ses pas, pas à pas

S’accorder une conduite à suivre

Pas à pas

Suivre ses pas

et avancer

Dans le bleu de la matinée

Respirer l’oubli de la nuit

Et suivre ses pas jusqu’à l’infini

Dans l’indistincte activité du corps

Suivre sa voix, mot à mot

S’inviter sur les voies de la vie

Et suivre ses pas sans renoncement

Jusqu’au clair-obscur de la passion

Sonorité désobéit et ébruite son reflet

Ecrit par Gérard Leyzieux le 30 novembre 2013. dans La une, Ecrits

Sonorité désobéit et ébruite son reflet

Sonorité désobéit et ébruite son reflet

Sous l’ombre des années inassouvies

T’éclipsent les sourires apaisés

S’échangent alors les corps anciens, les corps nouveaux

Dans un dépassement de la mémoire

Avancée du trouble, aspiration soudaine

T’éprouve l’oubli du monde

Dans le flot d’inaudibles agitations

Traversée des gestes mimés

Qui accélère ton abandon

Départ s’égare sur un coin d’hiver

Ecrit par Gérard Leyzieux le 21 septembre 2013. dans La une, Ecrits

Départ s’égare sur un coin d’hiver

Départ s’égare sur un coin d’hiver

A la ligne où s’épanche l’attente

L’univers si clair d’espérances imagine l’air

S’envole, tel l’éclair, happé des champs stellaires

Les émois millénaires de nos corps solitaires

Je m’y jette et m’y glace, s’y voir

Ecart dans la stratosphère, change d’hémisphère

Tu t’oublies et m’abolis de cette hostile terre

Elle s’y lie aussi et je me plie

Sous les alizés, fiers et fiables alités,

Au fil d’aurore

Ecrit par Gérard Leyzieux le 01 juin 2013. dans La une, Ecrits

Au fil d’aurore

Au fil d’aurore se trace le miroir du jour

Doigts fluides qui coulent sur l’avenir

Dans la chaleur des accords majeurs, ferveur

Du haut du phare un goéland s’élance

Et la parole lâche ses mots étonnés

Délicat ressac du verbe, solitude partagée

Goutte à goutte d’éternité, elle

Senteurs marines sur l’hiver échevelé

Te le souffle au pied des éléments déchaînés

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