Articles taggés avec: Jean-Luc Lamouché

Du mouvement social aux jacqueries qui viennent ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 29 octobre 2010. dans La une, France

Du mouvement social aux jacqueries qui viennent ?

…A propos de la situation sociale et politique française…


A travers l'observation du mouvement social de cet automne 2010, remontant en fait déjà à 2009, un certain nombre de commentateurs ont mis en lumière le fait que notre société était bloquée, sclérosée. On pourrait ajouter : comme celle de l’Ancien Régime, avant 1789… Ainsi, par exemple, il y a une coupure de plus en plus grave entre le "peuple" et les "élites" (politiques, économiques, intellectuelles). Et certains d’invoquer l’existence d’une sorte de nouvelle aristocratie, voire même oligarchie… Phénomène d’autant plus grave qu’un pays - quel qu’il soit - a besoin d'élites, et qu’aujourd’hui nous risquons inévitablement le rejet en vrac de celles-ci.

Musique : Génération 1810

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 15 octobre 2010. dans La une, Musique

Musique : Génération 1810

2010 est une date importante pour l'histoire de la musique, puisque nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin et celle de Robert Schumann. Sans oublier que 2011 nous permettra de faire de même pour Franz Liszt, et que 2009 avait placé - pour nous -  Félix Mendelssohn dans la même situation.

Le point commun entre ces quatre grands compositeurs réside en ce qu'ils ont représenté une véritable "vague Romantique", à partir des années 1830-1840, prolongeant - dans des domaines différents - le romantisme musical qui avait été inauguré par Beethoven et Schubert notamment.

Pourquoi commencer par Frédéric Chopin (1810-1849) ?

Y EUT-IL UNE IDEOLOGIE WAGNERIENNE ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 24 septembre 2010. dans La une, Musique

Y EUT-IL UNE IDEOLOGIE WAGNERIENNE ?

Un premier point peu connu réside d'abord dans le fait que le jeune Wagner, jusque vers 1849-1850, était influencé par une pensée « socialiste libertaire ». Comment ne pas signaler qu'il participa au mouvement révolutionnaire allemand, à Dresde, en 1848, lors du « Printemps des Peuples », et ceci jusqu'à l'écrasement de celui-la (en 1849) par les troupes saxonnes et prussiennes ? A cette époque, il était d'ailleurs l'ami de l'anarchiste russe Bakounine. Faut-il voir là uniquement, pour lui, une façon de réagir au fait que son génie n'était pas encore, à cette époque, vraiment couronné de succès (malgré les compositions de ses premières grandes œuvres lyriques : « Le Vaisseau Fantôme », « Tannhaüser » et « Lohengrin »), après la réussite de « Rienzi » ? En tout cas, il dut s'exiler, d'abord à Paris, puis à Zurich, étant recherché comme « révolutionnaire » !

Plus connus sont évidemment les positionnements de Wagner à partir de sa maturité, puis de sa vieillesse, que ce soit l'antisémitisme ou le monarchisme nationaliste. Même si l'antisémitisme était un phénomène extrêmement répandu à cette époque (pas seulement en Allemagne), ce qui n'excuse en rien les écrits de Wagner, comment oublier, par exemple, son essai : « Le judaïsme dans la musique » ?! Comment ignorer, dans ce cadre, ses attaques contre Mendelssohn et Meyerbeer ?! Mais, comme Wagner est souvent insaisissable, il faut aussi dire que des musiciens juifs vivant à son époque, tels que Hermann Levi (chef d'orchestre), Joseph Rubinstein (pianiste), ou Arnold Schoenberg (compositeur admirateur de Wagner et principal fondateur de la musique atonale), ont toujours soutenu le « mage de Bayreuth »... ! Quant au monarchisme nationaliste du compositeur vieillissant, il se rattache davantage aux racines du pangermanisme qu'à son amitié avec Louis II de Bavière, ce dernier lui ayant surtout permis de pouvoir subvenir largement à ses besoins dispendieux et de faire construire son grand théâtre (sorte de  « temple ») pour représenter ses opéras à Bayreuth.

Traitons à présent des aspects éventuellement « idéologiques » de l'œuvre lyrique wagnérienne. Sur le plan politique, celui qui se voulait « le nouvel Eschyle » (Bayreuth équivalent, pour lui, au théâtre d'  Epidaure) considérait son œuvre - en ce lieu - comme un ensemble de cérémonies civiques de type athénien antique, à contenu philosophique, puis quasiment religieux. D'où - sans doute - son amitié/haine avec Nietzsche, qui rejeta « Parsifal », le grand philosophe reprochant au compositeur de s'être, avec cet opéra, « agenouillé devant le crucifix » (dixit), et d'avoir rompu avec leurs « fêtes dionysiaques ». L'amitié admirative pour Wagner (avec « La naissance de la tragédie ») se transforma alors en rejet, voire en haine (dans « Le cas Wagner ») ; admiration (réciproque), puis véritable rejet ! C'est essentiellement au sein de la « Tétralogie » que l'on pourrait trouver (mais pas forcément sur le plan politique) la vision d'une hiérarchie raciale (ou sociale ?), avec les Dieux, les Héros, les hommes, et les gnomes ou sortes de nains (les Nibelungen). Il ne faut pas être un grand analyste pour voir ce que les nazis purent utiliser, instrumentaliser, dans le contenu de ces mythes germaniques ; j'y reviendrai. Au niveau religieux, c'est bien avec « Parsifal » que Wagner voulut couronner son œuvre. L'évolution du « Maître » fut la suivante depuis les années 1840 : l'Histoire (« Rienzi »), les Légendes (« Le Vaisseau fantôme », « Lohengrin, « Tannhäuser, « Tristan et Isolde »), les Mythes (la « Tétralogie »), puis la Religion (« Parsifal »). Comme nous le savons, Wagner considérait « Parsifal » (son testament musical) en tant que « Festival d'art scénique sacré ». D'ailleurs, certains wagnérophiles vivent encore cette œuvre mystique comme « une messe » ! Et je voudrais rappeler que l'on ne doit pas applaudir à la fin de l'Acte I de cet opéra dans le « temple » de Bayreuth (en raison de l'initiation à venir du personnage de Parsifal). J'ajoute une précision qui me semble intéressante : avant cette oeuvre, Wagner avait envisagé de composer unepartition lyrique à caractères bouddhistes marqués, qui se serait appelée « Les Vainqueurs ».

 

La Droite en délire : où va-t-on ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 17 septembre 2010. dans La une, France

La Droite en délire : où va-t-on ?

C'est l'heure pour l'historien que je suis de "pousser un coup de gueule"…,

à propos de ce qui vient de se passer (le 15 septembre, dans la matinée), notamment à l'Assemblée Nationale au pays des "Droits de l'Homme"… !

Résumons deux faits… d'actualité… Les deux "affaires" Accoyer-Copé…

Premier fait : le Président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, évidemment sur ordre (devinez de qui ! …), a interdit - dans le cadre du vote de la loi sur les retraites (prévu, par la majorité, aux alentours de quinze H. …) - la tenue du débat qui devait avoir lieu à la demande des députés de gauche. Rappelons que le droit - pour les membres de l'hémicycle - prévoit, dans ses règlements, la possibilité pour chaque député le souhaitant de s'exprimer cinq minutes, sans aucune limitation de quelque ordre que ce soit.

Wagner, un compositeur "bruyant" ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 11 septembre 2010. dans La une, Musique

Wagner, un compositeur

Tout le monde connaît le compositeur allemand Richard Wagner (1813-1883) - dont on va célébrer le centenaire de la naissance dans moins de trois ans -, soit pour l'encenser, soit pour le rejeter avec la plus grande énergie, et ceci pour de multiples raisons. D'abord artistiques pour certaines et ensuite quasi idéologiques pour d'autres, des contempteurs n'hésitant pas à en faire même carrément le précurseur de l'esthétique nazie… !

Il y a - on le sait - des wagnérophobes, qui fuient à la première mesure de musique wagnérienne, même lorsqu'un Daniel Barenboim, grand chef d'orchestre argentin, ayant aussi les nationalités israélienne (il est juif) et espagnole, plus un passeport palestinien (!), a voulu jouer du Wagner à Bayreuth et même à Tel-Aviv ! …, au grand dam des intégristes et de certains nationalistes locaux.

De la même façon, il y a un public wagnérophile ultra, quasi pathologique, qui n'accepte, dans le domaine de l'opéra (Wagner en a composé onze), QUE les œuvres du maître de Bayreuth… !

La Gauche et la "tentation cathare"

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 03 septembre 2010. dans La une, France

La Gauche et la

On peut considérer cet article en rapport indirect avec les différentes Universités d'Eté (PS, Europe-Ecologie, NPA, etc.), qui affirment à nouveau que la division est une tendance bien plus naturelle à gauche que l'unité, sauf à certains moments privilégiés de notre Histoire…

Mais pourquoi, me direz-vous, parler de la "tentation cathare" de la gauche française ?

On se souvient qu'au cœur du Moyen-Age, les Cathares d'Occitanie, plus particulièrement entre le Languedoc, Albi, Toulouse, et la Catalogne, prêchaient une religion particulière au sein de laquelle un esprit saint et un esprit mauvais s'affrontaient (un peu comme dans le Zoroastrisme antique).

Parmi ces prêcheurs cathares, il y avait les "purs" ou "parfaits", souvent protégés par les populations locales, qui constataient à quel point ces hommes de foi étaient "exemplaires" dans leur comportement de tous les jours, eu égard aux excès en tous points de beaucoup d'évêques et de prêtres de la religion "catholique"… officielle.

Foot : province française et désert parisien ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 07 août 2010. dans La une, Histoire, Sports

Foot : province française et désert parisien ?

Petite note introductive : mon titre – « Province française… » – est évidemment une allusion indirecte au célèbre livre du géographe français Jean-François Gravier, paru en 1947, et réédité de nombreuses fois : « Paris et le désert français ». Cet ouvrage montrait le gigantisme de la capitale à la tête de l’espace hexagonal, à la grande différence de la plupart des autres grands pays européens.

Tout(e) amateur(trice) de football, même le(la) moins éclairé(e), sait que le Paris-Saint-Germain (créé en août 1970) représente un cas assez unique par rapport aux grandes capitales « footeuses » européennes et aussi par rapport au comportement de l’essentiel de la Province française à son égard.

Un cas unique parce que, depuis le passage dans l’ombre du Racing Club de France et du Red Star, il n’y a plus qu’un seul grand club de football parisien. Et encore… ! Il ne porte même pas, symbole parmi les symboles, la seule mention de la ville capitale dans son nom ! Est-il vraiment considéré par tous comme l’équipe de Paris ?

Choc ou dialogue des civilisations

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 31 juillet 2010. dans Monde

Choc ou dialogue des civilisations

Les thèses de l’Américain Samuel Huntington (professeur de sciences politiques à l’Université de Harvard) sont bien connues : « Le choc des civilisations » (1993), en rupture avec les conceptions  plus anciennes d’un autre américain, Francis Fukuyama, sur « La fin de l’Histoire » (après l’effondrement de l’URSS). Pour Huntington, les rivalités des aires culturelles allaient remplacer la Guerre Froide comme moteur des relations internationales…

Rappelons qu’Huntington est mort récemment (1927-2008)…

Dans le « temps long » historique, les civilisations se sont effectivement souvent affrontées, notamment militairement.

 

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