Articles taggés avec: Jean-Luc Lamouché

Catastrophes ...

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 17 mars 2011. dans Monde, La une, Environnement, Actualité

Catastrophes ...


La triple catastrophe subie par le Japon en ce mois de mars 2011 - séisme du type "Big One", tsunami et ses conséquences au niveau de certains réacteurs de centrales nucléaires - vient de nous rappeler que l'homme n'est pas grand-chose lorsque les forces de la nature se déchaînent.

Je voudrais donc faire œuvre d'historien en remontant le temps et donner quelques exemples dramatiques de ces phénomènes face auxquels l'être humain se sent totalement désarmé, même si - aujourd'hui - les Japonais font preuve d'un courage (traditionnel) exemplaire, eu égard à ce qu'ils ont subi et subissent encore ; … en sachant que les "événements" actuels peuvent encore s'aggraver au moment où j'écris ces lignes, et que la panique pourrait s'ensuivre …


Gustav Mahler : "Meine Zeit Wird Kommen"

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 07 mars 2011. dans La une, Musique

Gustav Mahler :

 

Nous avons célébré en 2010 le 150ème anniversaire de la naissance du grand compositeur autrichien Gustav Mahler, et nous allons faire de même en 2011 pour le centième anniversaire de sa disparition.

Cette formule – « Meine Zeit wird kommen » (Mon temps viendra) – a été rapportée par une amie très proche du grand Gustav : Natalie Bauer-Lechner. Dans son journal privé, elle releva cette affirmation du musicien, tenue durant leur relation privilégiée entre 1890 et 1901.

Que voulait dire Mahler avec cette formule ?


On sait que le musicien eut une très grande réputation comme chef d’orchestre et directeur de maison(s) d’Opéra, notamment à Hambourg (de 1891 à 1897), puis à Vienne (de 1897 à 1907), et enfin à New York (de 1907 à 1910, à la tête du MET ou comme chef du Philharmonique).

Sarkozy et "Le corps sacré" du Roi

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 11 février 2011. dans La une, France

Sarkozy et


Beaucoup d'observateurs, comme de nombreux citoyens français, ont pu constater la désacralisation du pouvoir présidentiel par l'actuel Président de la République Nicolas Sarkozy, notamment durant les deux premières années de son quinquennat.

Doit-on rappeler l'incident du "Casse-toi, pauv' con" ? Entre autre(s)… Ou, toute la période "bling-bling, tranchant avec l'attitude des Présidents antérieurs de la Vème République, etc. Façon, sans doute, pour lui, d'apparaître comme "moderne", proche des gens, à l'américaine (conception du type Kennedy) ?! Et puis, sans doute, fondement basique de sa personnalité… (?).

Tout cela semble d'ailleurs avoir coûté cher - progressivement - à Nicolas Sarkozy dans les sondages de popularité (au sein de l'électorat catholique traditionnel, par exemple, et chez les personnes âgées tout particulièrement) ; ceci malgré une tentative relativement récente de redressement de son image sur ce terrain.

Le Front change de Figure ...

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 07 janvier 2011. dans La une, France

Le Front change de Figure ...

 

"Reflet du Jour" ...


A quelques jours du prochain congrès du FN, et après les "coups" de Marine Le Pen les 9 et 10 décembre dernier (sur lesquels je vais revenir succinctement), je voudrais essayer - en tant qu'historien (mais aussi comme citoyen) - de dresser le bilan de la situation politique du parti "frontiste". Ceci au moment précis où va se réaliser la succession de Jean-Marie Le Pen, avec la "querelle des prétendants" (entre la benjamine Le Pen et Bruno Gollnisch).



Jonas Kaufmann, nouvelle étoile du monde lyrique

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 15 décembre 2010. dans La une, Musique

Jonas Kaufmann, nouvelle étoile du monde lyrique


Ce jeune ténor allemand (40 ans tout juste), qui a déjà une certaine carrière derrière lui, vient de s'imposer, depuis quelques années, comme un des plus grands "divi" de la galaxie lyrique, plus particulièrement dans le domaine de l'opéra.

Ainsi, par exemple, a-t-il été nommé "Artiste de l'année" par les lectrices et les lecteurs de la revue de musique classique "Diapason" pour le mois de décembre 2010.

Il aborde des répertoires très variés : d'abord, l'opéra allemand ("Fidelio" de Beethoven, rôles légers - quasi "belcantistes" - de Wagner comme "Lohengrin", etc.). Ensuite, l'opéra italien (Verdi, Puccini). Enfin, l'opéra français ("Carmen" de Bizet, "Werther" de Massenet, etc.). Et il ne faudrait pas oublier ses incursions dans l'univers du lied, chez Schubert, Schumann ou R. Strauss essentiellement.

Les 5 documents de la quinzaine

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 03 décembre 2010. dans Monde, La une, France

Les 5 documents de la quinzaine




Du dimanche 14 novembre 2010 au dimanche 28 novembre 2010


1- La crise irlandaise (puis portugaise ? … espagnole ? … française ?)…

Joan Sutherland, la "Stupenda" nous a quittés...

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 15 novembre 2010. dans La une, Musique

Joan Sutherland, la

"Dame" Joan Sutherland, soprano colorature australienne, grande cantatrice, nous a donc quittés le dimanche 17 octobre 2010. Elle était née à Sydney le 7 novembre 1926 ; son décès est donc intervenu à l'âge de 83 ans.

Sa carrière commença à Sydney, justement, dans le rôle titre de l'opéra de Purcell : "Didon et Enée", en 1947 (en version concert).

En 1951, elle vient à Londres, où elle débute l'année suivante au Royal Opera House de Covent Garden dans "La Première Dame" (de "La Flûte enchantée", de Mozart), puis dans le rôle de Clotilde ("Norma", de Bellini) aux côtés de Maria Callas !

Du mouvement social aux jacqueries qui viennent ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 29 octobre 2010. dans La une, France

Du mouvement social aux jacqueries qui viennent ?

…A propos de la situation sociale et politique française…


A travers l'observation du mouvement social de cet automne 2010, remontant en fait déjà à 2009, un certain nombre de commentateurs ont mis en lumière le fait que notre société était bloquée, sclérosée. On pourrait ajouter : comme celle de l’Ancien Régime, avant 1789… Ainsi, par exemple, il y a une coupure de plus en plus grave entre le "peuple" et les "élites" (politiques, économiques, intellectuelles). Et certains d’invoquer l’existence d’une sorte de nouvelle aristocratie, voire même oligarchie… Phénomène d’autant plus grave qu’un pays - quel qu’il soit - a besoin d'élites, et qu’aujourd’hui nous risquons inévitablement le rejet en vrac de celles-ci.

Musique : Génération 1810

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 15 octobre 2010. dans La une, Musique

Musique : Génération 1810

2010 est une date importante pour l'histoire de la musique, puisque nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin et celle de Robert Schumann. Sans oublier que 2011 nous permettra de faire de même pour Franz Liszt, et que 2009 avait placé - pour nous -  Félix Mendelssohn dans la même situation.

Le point commun entre ces quatre grands compositeurs réside en ce qu'ils ont représenté une véritable "vague Romantique", à partir des années 1830-1840, prolongeant - dans des domaines différents - le romantisme musical qui avait été inauguré par Beethoven et Schubert notamment.

Pourquoi commencer par Frédéric Chopin (1810-1849) ?

Y EUT-IL UNE IDEOLOGIE WAGNERIENNE ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 24 septembre 2010. dans La une, Musique

Y EUT-IL UNE IDEOLOGIE WAGNERIENNE ?

Un premier point peu connu réside d'abord dans le fait que le jeune Wagner, jusque vers 1849-1850, était influencé par une pensée « socialiste libertaire ». Comment ne pas signaler qu'il participa au mouvement révolutionnaire allemand, à Dresde, en 1848, lors du « Printemps des Peuples », et ceci jusqu'à l'écrasement de celui-la (en 1849) par les troupes saxonnes et prussiennes ? A cette époque, il était d'ailleurs l'ami de l'anarchiste russe Bakounine. Faut-il voir là uniquement, pour lui, une façon de réagir au fait que son génie n'était pas encore, à cette époque, vraiment couronné de succès (malgré les compositions de ses premières grandes œuvres lyriques : « Le Vaisseau Fantôme », « Tannhaüser » et « Lohengrin »), après la réussite de « Rienzi » ? En tout cas, il dut s'exiler, d'abord à Paris, puis à Zurich, étant recherché comme « révolutionnaire » !

Plus connus sont évidemment les positionnements de Wagner à partir de sa maturité, puis de sa vieillesse, que ce soit l'antisémitisme ou le monarchisme nationaliste. Même si l'antisémitisme était un phénomène extrêmement répandu à cette époque (pas seulement en Allemagne), ce qui n'excuse en rien les écrits de Wagner, comment oublier, par exemple, son essai : « Le judaïsme dans la musique » ?! Comment ignorer, dans ce cadre, ses attaques contre Mendelssohn et Meyerbeer ?! Mais, comme Wagner est souvent insaisissable, il faut aussi dire que des musiciens juifs vivant à son époque, tels que Hermann Levi (chef d'orchestre), Joseph Rubinstein (pianiste), ou Arnold Schoenberg (compositeur admirateur de Wagner et principal fondateur de la musique atonale), ont toujours soutenu le « mage de Bayreuth »... ! Quant au monarchisme nationaliste du compositeur vieillissant, il se rattache davantage aux racines du pangermanisme qu'à son amitié avec Louis II de Bavière, ce dernier lui ayant surtout permis de pouvoir subvenir largement à ses besoins dispendieux et de faire construire son grand théâtre (sorte de  « temple ») pour représenter ses opéras à Bayreuth.

Traitons à présent des aspects éventuellement « idéologiques » de l'œuvre lyrique wagnérienne. Sur le plan politique, celui qui se voulait « le nouvel Eschyle » (Bayreuth équivalent, pour lui, au théâtre d'  Epidaure) considérait son œuvre - en ce lieu - comme un ensemble de cérémonies civiques de type athénien antique, à contenu philosophique, puis quasiment religieux. D'où - sans doute - son amitié/haine avec Nietzsche, qui rejeta « Parsifal », le grand philosophe reprochant au compositeur de s'être, avec cet opéra, « agenouillé devant le crucifix » (dixit), et d'avoir rompu avec leurs « fêtes dionysiaques ». L'amitié admirative pour Wagner (avec « La naissance de la tragédie ») se transforma alors en rejet, voire en haine (dans « Le cas Wagner ») ; admiration (réciproque), puis véritable rejet ! C'est essentiellement au sein de la « Tétralogie » que l'on pourrait trouver (mais pas forcément sur le plan politique) la vision d'une hiérarchie raciale (ou sociale ?), avec les Dieux, les Héros, les hommes, et les gnomes ou sortes de nains (les Nibelungen). Il ne faut pas être un grand analyste pour voir ce que les nazis purent utiliser, instrumentaliser, dans le contenu de ces mythes germaniques ; j'y reviendrai. Au niveau religieux, c'est bien avec « Parsifal » que Wagner voulut couronner son œuvre. L'évolution du « Maître » fut la suivante depuis les années 1840 : l'Histoire (« Rienzi »), les Légendes (« Le Vaisseau fantôme », « Lohengrin, « Tannhäuser, « Tristan et Isolde »), les Mythes (la « Tétralogie »), puis la Religion (« Parsifal »). Comme nous le savons, Wagner considérait « Parsifal » (son testament musical) en tant que « Festival d'art scénique sacré ». D'ailleurs, certains wagnérophiles vivent encore cette œuvre mystique comme « une messe » ! Et je voudrais rappeler que l'on ne doit pas applaudir à la fin de l'Acte I de cet opéra dans le « temple » de Bayreuth (en raison de l'initiation à venir du personnage de Parsifal). J'ajoute une précision qui me semble intéressante : avant cette oeuvre, Wagner avait envisagé de composer unepartition lyrique à caractères bouddhistes marqués, qui se serait appelée « Les Vainqueurs ».

 

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