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Le film Gravity, un Bluckbuster ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 09 novembre 2013. dans La une, Cinéma

Le film Gravity, un Bluckbuster ?

Un film américano-britannique est sorti en salle depuis quelques semaines, signé par le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, un des plus prometteurs de ce pays (avec Guillermo del Toro et Alejandro Gonzales Inarritu), ceci en compagnie de deux grandes stars du cinéma hollywoodien : Sandra Bullock et George Clooney.

En allant le voir, je me suis posé les questions suivantes : s’agit-il d’un « blockbuster » de science-fiction de plus, comme les autres ? Voire, est-ce un « blockbuster » tout court ?

Si l’on se contente des apparences, avec les décors, les images numériques (surtout en 3 D), tout cela peut effectivement apparaître comme annonçant un « blockbuster » de science-fiction classique. En effet, nous nous trouvons dans l’espace intersidéral, en orbite autour de notre planète, près des stations spatiales (l’ISS, celle des Russes, mais aussi des Chinois). D’ailleurs, tout est techniquement parfaitement rendu, avec une précision indépassable et une beauté plastique remarquable, notamment sur la vision des paysages terrestres. Toujours en ce qui concerne les apparences, il y a le point de départ du scénario. Alors que Sandra Bullock (scientifique en mission transformée en cosmonaute afin de réparer, à partir de la navette spatiale américaine Explorer, le satellite Hubble) et George Clooney (vieux routier de l’espace voué ici à son dernier tour de piste) s’activent dans le vide, brusquement – à terre –, Houston leur annonce qu’une pluie de débris de satellites russes foncent à toute vitesse en leur direction !

Et c’est là que tout change, seulement au bout d’une poignée de minutes ! Le film de science-fiction se transforme alors complètement, et ceci à plusieurs niveaux. D’abord, il devient un remarquable thriller, à vous couper le souffle. En effet, lorsque les débris en question percutent la navette, et que la scientifique Ryan Stone (Sandra Bullock) et le cosmonaute de profession Matt Kowalski (George Clooney) se perdent dans l’espace intersidéral, nous nous trouvons plongés à la fois dans une sorte de film catastrophe et surtout à l’intérieur d’un dialogue pour la survie – en totale fraternité – de la part des deux protagonistes, tous les autres membres du vaisseau spatial étant morts. Soit, un huis-clos sidéral… La façon dont le personnage incarné par George Clooney, très aguerri et plein de sang froid, tente de rassurer sa compagne intersidérale d’infortune est d’une humanité bouleversante. Ainsi, lui indique-t-il la nécessité de ne pas paniquer, en raison d’une consommation accrue d’oxygène au sein des réserves de son scaphandre à la dérive dans le vide spatial. Ira-t-il jusqu’au sacrifice ?

Wagner et les femmes

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 19 octobre 2013. dans La une, Musique

Wagner et les femmes

Pour terminer cette année 2013, durant laquelle on a célébré le bicentenaire de la naissance du « mage de Bayreuth », je vous propose cette chronique sur Wagner et les femmes. Depuis longtemps, on considère qu’il y a un « cas Wagner », et ceci sous plusieurs angles (et encore de nos jours). C’est d’ailleurs le titre d’un travail de Nietzsche (publié en 1888), rédigé au moment où il rompit avec le grand Richard. Dans le domaine qui nous intéresse ici, le compositeur allemand apparaît effectivement comme un « cas » ! Il y a en effet une contradiction assez marquée entre la façon dont il conçut – dans sa vie privée – ses relations avec la plupart des femmes qu’il connut, en dehors de Cosima, sa seconde épouse, et l’image idéalisée qu’il donna de la gente féminine dans les livrets de ses opéras. Nous allons donc commencer par décrire la vie affective amoureuse de Wagner avec les femmes qu’il connut – en nous situant donc dans le réel –, puis nous verrons comment il a transcendé à ses propres yeux l’image de la femme dans ses œuvres lyriques – au niveau de l’imaginaire, du virtuel.

On sait que, dans sa vie privée, Richard Wagner eut une vie amoureuse – disons – assez tumultueuse et complexe. Il est d’ailleurs souvent vu comme un coureur de jupons (une des raisons de ses dettes légendaires). Son attrait pour les femmes pourrait provenir, selon certains musicologues, de la mort très précoce de son père biologique, puis de la mauvaise image de l’homme-père qu’il aurait eu à travers Ludwig Geyer, son beau-père (qui épousa sa mère en 1814). Ajoutons que cet homme, qu’il n’aimait pas, mourut en 1821, alors que Richard n’était âgé que de huit ans. Il fut donc très vite placé dans un contexte féminin (sa mère et sa sœur Rosalie, essentiellement). En dehors de ses conquêtes passagères, trois femmes comptèrent véritablement – et de manière différente – dans sa vie. D’abord, sa première épouse : Wilhelmine, ou « Minna », Planer – avec laquelle il se maria en 1836. Ce mariage se solda par un échec affectif, avec une décadence progressive, au bout de trente ans. Ensuite, Mathilde Wesendonck, alors qu’il était en exil (à Zurich) après la contre-révolution de 1849 à Dresde, où il avait accompagné sur les barricades son ami l’anarchiste russe Bakounine. Cette femme (épouse du riche commerçant Otto von Wesendonck) eut avec Richard une relation amoureuse au moins platonique et fut l’inspiratrice des Wesendonck-Lieder, et, de ce fait, de l’opéra Tristan und Isolde (sur le thème, typiquement romantique, de l’Amour absolu contrarié). Enfin, Cosima von Bülow, la fille de Franz Liszt et de Marie d’Agoult, qui était la femme du chef d’orchestre Hans von Bülow, un des plus grands admirateurs de Wagner. Après une liaison du genre « ménage à trois », et trahissant celui qui était son plus grand soutien (avec Liszt), Richard finit par épouser Cosima, après le divorce de cette dernière en 1870 – « Minna » étant décédée en 1866. Le couple se maria alors, en secondes noces (de part et d’autre) et eut plusieurs enfants (deux filles et un fils). Il est certain que Cosima et Richard s’aimèrent profondément, que celle-là ferma les yeux sur ses liaisons et s’occupa de l’intendance – notamment par rapport au Roi de Bavière Louis II. Sans oublier le fait qu’elle fut la « gardienne du temple wagnérien », pour ainsi dire, après la mort de son époux (il mourut en 1883 et Cosima en 1930 seulement !), mettant en valeur à la fois le journal de leur vie commune, qu’elle avait rédigé de 1869 à 1883, et le Festival de Bayreuth – dont elle maintint l’existence avec des dons d’organisation incontestables.

Peut-on parler de traumatismes des peuples ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 28 septembre 2013. dans La une, Actualité, Histoire

Peut-on parler de traumatismes des peuples ?

L’actualité relativement récente du Mali (avec l’intervention anti-terroriste franco-malienne) et de la Syrie (avec les longues tergiversations de la communauté internationale par rapport au régime sanguinaire d’Assad) mettent sur le devant de la scène une question cruciale : celle des comportements des dirigeants de certains pays, en Occident (tout particulièrement), en fonction des traumatismes collectifs subis par leurs peuples durant l’Histoire contemporaine (au sens de la longue durée). Je vais prendre quatre exemples de puissances (plus ou moins) importantes, en essayant de voir comment les expliquer, tout en tentant d’analyser la façon dont les opinions publiques ont réagi, dans ces pays, par rapport à certaines prises de position. D’abord, celui de la France, puis des autres nations européennes (et avant tout le cas allemand), ensuite de la Russie (qui n’est pas « occidentale » et seulement partiellement européenne), et enfin des Etats-Unis. J’ajoute que j’aurais pu en choisir d’autres, mais que cela ne pouvait qu’aboutir à sortir du cadre d’une seule chronique.

Le traumatisme principal des dirigeants français, malgré les guerres coloniales (Indochine et Algérie essentiellement), remonte aux années 1930 et à la Seconde guerre mondiale. C’est le « syndrome de Munich ». En septembre 1938 – comme on le sait –, la France et la Grande-Bretagne laissèrent Hitler (aidé par Mussolini) s’emparer progressivement de la Tchécoslovaquie, afin, pensaient leurs gouvernants, d’éviter la guerre. En réalité, l’année suivante, avec l’invasion de la Pologne par les nazis, les démocraties subirent à la fois le déshonneur… et la guerre… !!! Voilà pourquoi, notamment pour les questions malienne et syrienne – mais aussi en rapport avec la Lybie, sous la Présidence de Nicolas Sarkozy –, les responsables français, en l’occurrence François Hollande au premier chef, ont affiché une très grande fermeté par rapport à des régimes plus qu’autoritaires (Mali, Syrie). On remarquera au passage qu’alors que, pour la Lybie et le Mali, l’opinion publique française avait accepté cette politique ferme, ce n’est pas le cas aujourd’hui avec la question syrienne. Je ne puis pas ici en signaler les raisons, avant tout d’ordre économique et social.

Les laboratoires Turcs ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 21 juin 2013. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Les laboratoires Turcs ?

Depuis peu de temps, la Turquie de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement – islamo-conservateur) du Premier Ministre Recep Tayyip Erdogan se trouve sur le devant de la scène de l’actualité. En effet, des manifestations ont éclaté au Parc Taksim Gezi d’Istambul dès la fin mai 2013. N’étant que quelques dizaines au départ, les manifestants ont vu leur nombre se multiplier jusqu’à devenir une menace pour le pouvoir et même le régime en place. Face à ce mouvement, les autorités hésitent entre réprimer et tenter plus ou moins de calmer le jeu. Mais, au-delà de cette question, si ces manifestations représentaient l’aube d’une sorte de laboratoire turc, et lequel… ? Ce n’est pas la première fois que la Turquie apparaît ainsi comme un « laboratoire », dans l’histoire contemporaine, depuis les années 1920…

C’est effectivement au lendemain de la Première guerre mondiale que la Turquie devint le siège d’une sorte de révolution, sous l’impulsion de Mustapha Kemal « Atatürk ». Comme on le sait, ce dernier décida de rompre avec la période ottomane et de réformer radicalement son pays. Très influencé par les grands principes de la Révolution française de 1789, il instaura notamment la laïcité dès 1922, proclama la République et donna le droit de vote aux femmes ; ceci, bien avant la France, et dans un pays musulman ! Il fut le Président de cette jeune République jusqu’à sa mort en 1938.

Par la suite – et ceci était vrai depuis les débuts de la « révolution kémaliste » –, l’armée, qui effectua d’ailleurs plusieurs coups d’état entre 1960 et 1980, se considéra toujours comme la gardienne des acquis des réformes de la période de Mustapha Kémal, et avant tout de la laïcité. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la période du second « laboratoire » : celui de la Turquie de l’AKP. C’est en 2002 que les islamistes modérés du Parti de la Justice et du Développement arrivèrent au pouvoir, après avoir remporté les élections (de même pour celles de 2007 et de 2011) – tout en étant surveillés de près par l’armée. On put espérer alors en la naissance d’un parti nouveau en pays d’islam, qui combinerait une sorte d’islamisme modéré et un conservatisme du type de celui de la démocratie chrétienne allemande – par exemple. Soit une force islamo-conservatrice, qui rejetterait l’extrémisme. Il y avait trois éléments : le maintien des principes de la laïcité, un développement du respect des droits de l’homme et une négociation (entamée en 2005) devant aboutir, à terme, à l’adhésion du pays à l’Union Européenne. Erdogan devait être l’homme de cette évolution.

France : la social-démocratie impossible… ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 18 mai 2013. dans France, La une, Politique, Actualité

France : la social-démocratie impossible… ?

Actuellement, à propos de la Présidence de François Hollande et du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le terme « social-démocrate » est utilisé à tort et à travers dans les médias. Rappelons d’abord qu’à l’origine, l’expression « social-démocratie » (notamment en Allemagne) correspondit à des partis socialistes de type marxiste (le SPD n’abandonna cette référence qu’en 1959, au congrès de Bad Godesberg). Aujourd’hui, deux notions se trouvent confondues : celle de social-démocratie (recherchant une troisième voie entre le libéralisme et le socialisme marxiste) et celle de social-libéralisme (essayant de définir une troisième voie entre libéralisme et social-démocratie). Or, pendant longtemps, le socialisme français voulut continuer à être idéologiquement vraiment « social-démocrate », alors que la plupart des autres partis équivalents en Europe évoluèrent en direction du social-libéralisme, sous l’influence du Blairisme. Voilà donc posée la grande question : l’Exécutif français actuel veut-il – peut-il, pratiquer une politique social-démocrate ou social-libérale ?

Le modèle social-démocrate traditionnel fut fondé sur « l’Etat-Providence » (le « Welfare State » britannique), ou (de manière plus modérée) sur le « capitalisme rhénan » et la « cogestion » du type SPD en Allemagne, sans oublier les pays scandinaves.

Pour qu’une social-démocratie puisse fonctionner, il fallait une croissance économique forte (ou au moins convenable), des syndicats puissants acceptant de négocier avec le patronat sans passer immédiatement par la grève, un patronat qui ait une culture de dialogue véritable, un parti (ou des partis) politique(s) de gauche travaillant en liaison avec les syndicats de travailleurs et ayant renoncé à un verbiage correspondant à une sorte de « surmoi révolutionnaire ». Reconnaissons que beaucoup de ces points, soit n’existent plus, soit n’ont jamais fonctionné ainsi, dans notre pays.

Les Français, la politique et l’argent…

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 20 avril 2013. dans La une, Actualité, Histoire

Les Français, la politique et l’argent…

L’affaire Cahuzac, en dehors de ce qu’elle représente, c’est-à-dire un Ministre du budget de la France, considéré comme une sorte de Grand Inquisiteur de la lutte contre les fraudeurs, et parallèlement fraudeur lui-même, dans une sorte de comportement quasi schizophrénique, me semble un révélateur fondamental du rapport que nos concitoyens ont avec la politique et l’argent. En effet, nous savons tous que, depuis fort longtemps, puisque cela remonte au moins à la IIIe République – le scandale de Panama, en 1892 –, les Français considèrent que les « politiciens » sont « tous pourris » ! Ne parlait-on pas des « chèquards » au moment de Panama ? Ceci alors que tous les spécialistes qui se sont penchés sur cette question savent que ce thème, souvent récupéré par l’extrême-droite durant notre histoire, constitue une généralisation ô combien abusive !

Mais alors, d’où peut bien provenir cette généralisation, sinon du rapport que les habitants de notre pays entretiennent avec l’argent, et ceci d’un point de vue global. Remontons le temps pour aller au tréfonds du Moyen-âge… La France, « fille aînée » de l’Église Catholique Romaine, donc de la Papauté, entretint dès cette époque des rapports compliqués avec l’argent, qui – selon le Vatican – « ne devait pas faire de petits » : c’était la dénonciation de l’usure, dont les papes successifs laissèrent le soin aux juifs et accessoirement aux marchands lombards. Gagner de l’argent, même honnêtement, était donc, dès cette époque, considéré chez nous comme quelque chose de forcément douteux ! Par comparaison, à partir du XVIe siècle, la mentalité de la Réforme – comme l’avait bien montré le grand sociologue allemand Max Weber dans ses travaux sur les rapports entre capitalisme et protestantisme – encourageait l’idée de la réussite financière et de l’exposition des richesses ; tout cela étant considéré comme un don de Dieu. Ce point apparut nettement, par exemple, au sein de la République de marchands des Provinces-Unies, au XVIIe siècle, et surtout des États-Unis d’Amérique – pays neuf par excellence – à partir du XIXe surtout. Encore de nos jours, il est plus que fréquent d’entendre les Américains se demander : « How much do you make ? » (« Combien vous vous faites ? »). Imaginez cela en France… !

Sociale démocratie : l’obstacle du double archaïsme

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 09 mars 2013. dans France, La une, Politique, Société

Sociale démocratie : l’obstacle du double archaïsme

L’accord négocié du 4 octobre 2012 au 11 janvier 2013 entre des représentants du patronat et certains syndicalistes du monde du travail sur la sécurisation de l’emploi et la « flexsécurité », fut signé par une partie des syndicats considérés comme représentatifs (CFDT, CFTC et CFE-CGC), mais refusé par la CGT, FO, Sud et Solidaires, plus la FSU. On sait que la « flexsécurité » – notamment –, sur le principe, consiste en un donnant-donnant entre le travailleur, qui accepte une flexibilité du temps de travail (en fonction du carnet des commandes des entreprises) et une relative sécurité de l’emploi, assurée – du moins théoriquement – par l’employeur.

Une journée de manifestation eut lieu contre cette idée du Gouvernement et de la Présidence de la République, avec – comme raison principale invoquée – qu’elle allait remettre en cause certains aspects du droit du travail (au détriment des salariés), conquis depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Cette journée de mobilisation hostile à ce projet gouvernemental eut lieu le 5 mars et ne mobilisa en fait – en moyenne – que 200.000 personnes environ dans le cadre des différentes manifestations. Donc, pour l’instant en tout cas, on peut parler d’un relatif échec des organisateurs de cette journée d’action (même s’il y en aura sans doute d’autres) : à savoir les syndicats cités ci-dessus, Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche, l’extrême-gauche et quelques parlementaires socialistes.

On pourrait considérer que l’accord du 11 janvier ne donne peut-être pas assez de garanties au monde du travail et qu’il facilite davantage l’action du patronat (pour des licenciements éventuels), en ne préservant pas réellement l’emploi pour les travailleurs (?). Cela dit, il constitua un petit pas en direction d’un réel dialogue social, d’un nouveau type, entre partenaires sociaux, sans que l’Etat n’ait à intervenir a priori par une loi, pour la première fois dans notre histoire sociale.

Le zéro mort occidental...

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 18 janvier 2013. dans Monde, La une, France, Politique

Le zéro mort occidental...

Les récents événements et l’action militaire franco-malienne, qui ont débuté depuis peu de jours (en janvier 2013), posent la question de ce que l’on pourrait appeler la notion, ou le concept du zéro mort occidental. Zéro mort pour les soldats, bien sûr, mais – plus encore – zéro mort nécessaire (aux yeux des populations de nos démocraties) pour les civils ; un otage ayant déjà été tué par les terroristes somaliens, lors d’une tentative faite pour le libérer. Mais alors, pourquoi cette obsession du zéro mort en Occident, en se situant, pour cette chronique, bien au-delà de la « simple » affaire malienne ?

Il y a d’abord, bien évidemment, le comportement médiatique global en Occident, avec ce que l’on pourrait appeler la vente du compassionnel, à laquelle il est extrêmement difficile d’échapper. D’où le problème, justement ! Peut-on négliger, en effet, dans cette affaire de l’aide au Mali, la douleur des familles, qui ont déjà perdu (et qui vont perdre encore) des fils soldats ou des parents otages ?

(Best of 2012) MUSIQUE: Jules Massenet : le centenaire

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 22 décembre 2012. dans La une, Musique

(Best of 2012) MUSIQUE: Jules Massenet : le centenaire

 

Le compositeur postromantique français Jules Massenet, né près de Saint-Etienne le 12 mai 1842, mourut à Paris le 13 août 1912. En cette année 2012, nous commémorons donc le centenaire de sa disparition. Or, il se trouve qu’il y a encore un certain « problème Massenet »… En effet, celui qui fut un des plus grands créateurs d’opéras français de la dernière partie du XIXe siècle et des tout débuts du XXe (avec Charles Gounod, Georges Bizet et quelques autres), reste encore souvent décrié, voire méprisé, dans notre pays, par un certain public de mélomanes. Ceci, alors que ce n’est le cas nulle part ailleurs chez les autres publics européens (en Allemagne, en Italie, ou en Grande-Bretagne), ni aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique Latine, ou bien encore en Australie ou en Nouvelle-Zélande, voire au Japon et en Corée du Sud…

Quels sont donc les fondements de ces jugements négatifs, en France, pour le public en question ? En fait, deux points sont reprochés à Massenet : d’abord, de n’avoir su composer que des airs (on aurait dit des « arias » à l’époque baroque). Donc, à en croire ses contempteurs, il aurait été incapable de créer des ensembles et des chœurs intégrés à l’action de ses œuvres lyriques.

L'UMP face aux deux France ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 10 novembre 2012. dans France, La une, Politique, Actualité

L'UMP face aux deux France ?

Dimanche 18 novembre se tiendra le congrès de l’UMP, décentralisé dans chaque fédération départementale, et destiné à désigner le futur président du principal parti de droite (et de centre-droit) de notre pays. Les médias – surtout télévisuels – ne nous présentent son enjeu que comme une question d’égo, de rivalités entre des personnalités, à l’instar de ce qui se passa, pour le PS, lors du congrès de Reims (en 2008), ayant opposé notamment Martine Aubry et Ségolène Royal.

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