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A propos d’Antoine de Saint-Exupéry

Ecrit par Luc Sénécal le 23 mai 2015. dans La une, Littérature

A propos d’Antoine de Saint-Exupéry

Je viens récemment de lire la vie de Saint Exupéry par Emmanuel Chadeau. J’essaie de comprendre ce qui dans l’homme a pu l’amener en tant qu’auteur à écrire son « petit prince ». Le contexte familial, social, professionnel, ses relations amicales, intimes, l’époque, tout ce qui a pu contribuer à être un obstacle ou au contraire à provoquer cette œuvre majeure m’intéresse profondément.

Quand je reprends sa phrase L’avenir, il ne suffit pas de le prévoir mais de le rendre possible, je trahis sa pensée et je dénature son message car je l’adapte à notre époque. Alors je voudrais savoir pourquoi il a écrit cette phrase, par rapport à quoi. Et ainsi en le comprenant mieux, je saurai mieux apprécier ce que son Petit Prince signifiait pour lui et ce qu’il peut signifier pour nous dorénavant. Ce que nous livre Emmanuel Chadeau est instructif. Il ne cherche pas à mettre cet auteur sur un piédestal comme bien d’autres avant lui l’ont fait. Il recherche au travers de ses origines, de son époque, de ses contradictions, de sa personnalité, de ses relations, bien plus d’humanité, de faiblesse mais aussi de force, tout en le remettant dans le courant de l’Histoire. Celle de l’évolution galopante de l’aviation. C’est sidérant de constater la différence entre les premiers engins qu’il a pilotés en prenant de tels risques, comme ses camarades et amis, et ce P38 Lightning à bord duquel il a disparu. Celle de l’évolution de son époque avec les guerres terribles qui allaient s’abattre sur l’humanité. Et ainsi de s’instruire avec les idées, les coutumes mais aussi les incertitudes, les troubles, les influences auxquelles ses contemporains étaient soumis. Celle de ses propres opinions dans le domaine de la politique. Notamment l’influence des Etats-Unis où il a longuement séjourné et également celle de la guerre d’Espagne dont il a été témoin en tant que journaliste.

Prenons en exemple son opposition de principe au général De Gaulle en qui il voyait un danger, le comparant avec ce qu’il avait connu de Franco, lors de la guerre d’Espagne. Connaissant mal le personnage, on ne peut que comprendre ses craintes… Tout en déplorant qu’il fut si proche des américains qu’il n’y ait pas vu non plus les dangers de leur influence après-guerre…

Celle de « l’intelligentsia » qui se retrouvait à Saint Germain des prés, domaine intellectuel et artistique qu’il fréquentait assidûment en faisant valoir certains de ses talents oraux ou de prestidigitateur. Celle de ses amies ou conquêtes féminines, notamment de sa cousine qui a eu beaucoup d’importance pour l’entraîner à écrire et publier ses ouvrages. Alors nous avons là un bel exemple des contradictions qui sont les nôtres quand on vit l’histoire au moment où les événements se déroulent ou que beaucoup plus tard, avec le recul, il est difficile de parvenir à comprendre en fait, comment on pouvait s’y trouver mêler sur le moment. Aussi pour apprécier le point de vue d’Antoine de Saint-Exupéry, convient-il d’essayer de se mettre à sa place, avec ce que l’on connaît de sa personnalité en le projetant dans cette époque particulière qui était la sienne. Ce qui est saisissant à mon sens, c’est que nous jugeons l’histoire de notre propre point de vue, après coup, en ayant connaissance avec le recul des causes et des conséquences. C’est un peu trop facile. Si aujourd’hui nous savions d’avance ce que deviendront les événements particulièrement violents qui nous touchent de près ou de loin et peuvent entraîner à terme un déséquilibre profond entre les populations sur ce globe, non seulement en termes économiques, financiers, sociaux mais également humains, nous pourrions être un peu plus « intelligents ». Mais nous ne faisons que subir ces événements, parfois en réagissant à tort ou à raison, parfois en s’y opposant par la persuasion ou par la force, parfois en essayant de les ignorer ou les minorer, parfois malheureusement sans en comprendre les conséquences.

Pour toutes celles et tous ceux qui voudraient se faire entendre Taisez-vous !

Ecrit par Luc Sénécal le 24 janvier 2015. dans La une, Société

Pour toutes celles et tous ceux qui voudraient se faire entendre Taisez-vous !

Nous vivons une époque où tout va trop vite. Trop d’informations, trop de sollicitations, trop de pressions engendrent une sorte d’abêtissement de la population. C’est ainsi que l’on obtient également un asservissement quand trop de services et de produits viennent à tenir en laisse une population qui n’est plus capable de prendre en main sa propre destinée.

En France, la démocratie si chèrement acquise possède en elle une richesse inégalable. Celle de permettre à tous comme à chacun de s’exprimer par les urnes. Celle de permettre à tous comme à chacun de s’exprimer librement par le support qu’il choisit en toute liberté. Celle de permettre d’avoir accès à des choix qui sont, dans le principe, ceux qui lui correspondent le mieux.

Or c’est faux.

Incapable désormais, et cela est prouvé quotidiennement, de s’accorder le temps de réfléchir, de prendre du temps pour mieux examiner les problèmes au fond, autrement que par la forme, comme cela lui est soumis sans cesse, cette population va au plus simple, au plus pressé.

Non, elle ne veut pas faire entendre sa voix, parce qu’elle estime désormais que cela ne lui sert à rien. Elle ne veut pas non plus entendre la voix de celles et ceux qui lui demandent de prendre le temps d’aller plus en profondeur, en prenant connaissance des tenants et des aboutissants face aux problématiques auxquelles elle se confronte.

Elle mange, elle boit, elle jouit, elle s’enrichit de superflus, de virtuel, d’un rien qui lui paraît essentiel. Elle se soumet aux codes sociaux, aux modes commerciales, aux chants des sirènes de la pub, aux besoins inutiles qui lui semblent indispensables parce qu’ils ont pris une forme différente et que la précédente à peine sur le marché est déjà obsolète.

Elle s’enferme, se clôture, se digicode, met des caméras dans toutes les pièces, se méfie, se plaint, se radicalise, se sclérose. Elle n’ose plus. Elle reste sur ses acquis et a bien trop peur qu’on les lui enlève. Elle reconnaît qu’il convient de faire un effort, mais pour les autres, pas pour elle. Elle se reconnaît dans des associations, des regroupements d’intérêts communs professionnels ou autres. Elle se protège.

Réfléchir ? Réfléchir à quoi ? Là, je dois sortir faire des courses dans un supermarché, sorte de caverne d’Ali-Baba, dont je reviendrai avec bien plus que ce que j’avais prévu et dont j’avais besoin. Là, je dois sortir pour me saouler de plaisirs divers et variés, tant il y en a qui me sont proposés. Sans cesse, ils défilent devant mes yeux. Sans cesse, ils susurrent dans mes oreilles. Sans cesse mon entourage en parle, mes amis me défient, mes collègues en vantent l’usage.

La volonté de la France

Ecrit par Luc Sénécal le 17 janvier 2015. dans La une, Actualité

La volonté de la France

La volonté de la France est d’être une et solidaire. Devant des actes de barbarie elle se lève et se tient debout face à la sauvagerie et à l’imbécilité rétrograde de celles et ceux qui prônent un djihad qui n’a rien à voir avec la religion qu’ils ou elles revendiquent. Aussi maintenant qu’elle a manifesté sa volonté, il convient de tirer les leçons du deuil profond dans lequel elle est entrée entière et unie.

Pour ce faire, plusieurs axes de réflexion sont à définir. Car ce sont les causes de cette situation qu’il convient de déterminer. Toutes les causes, que ce soit des manques à caractère politique, social ou individuel, comme celles venant par le manque de cohérence dans ses relations extérieures. Donc on peut se poser des questions comme :

– Pourquoi et comment des jeunes gens nés en France, de nationalité française, éduqués dans notre pays peuvent en venir à de telles extrémités ?

– Pourquoi l’éducation de ces jeunes gens a failli à ce point. Ce, en faisant bien attention à ne pas faire d’amalgame avec « l’éducation nationale » qui ne devrait pas avoir ce rôle, car essentiellement dévolue, elle à l’enseignement (changer déjà ce titre devrait apporter un meilleur éclairage).

– Pourquoi existe-t-il une marginalisation de ces jeunes de la part des adultes, tant à titre individuel que de la part des regroupements associatifs. Question corollaire, comment ces jeunes utilisent cette marginalisation comme justification de leurs actes illégaux ?

– Pourquoi nos politiques de quelques partis qu’ils soient, n’ont pas pris en compte cette minorité très active dans notre jeunesse, à part des effets d’annonces peu suivis et inefficaces. Ce, en laissant sur le terrain des fonctionnaires en face à face presque désavoués dans leur rôle car ignorés par ce qui semblait être alors de l’indifférence.

– Pourquoi avoir laissé s’installer ce prosélytisme musulman non seulement dans les mosquées mais aussi dans les milieux carcéraux et dans les regroupements de jeunes sans activité, sans emploi, laissés à eux-mêmes ?

– Enfin, pourquoi une petite partie de la population se réfugie derrière un refus de principe pour aborder cette problématique et encourage les amalgames de toutes sortes pour espérer se protéger par le déni, sa peur ou sa propre haine.

L’égalité ce n’est pas la similitude

Ecrit par Luc Sénécal le 18 octobre 2014. dans La une, Société

L’égalité ce n’est pas la similitude

En ce qui concerne la tendance moderne qu’une certaine gauche promeut, ici, en France, on peut constater qu’il y a un amalgame fâcheux qui pourrait être risible. Car, attention, « Égalité » n’est pas similitude. Cet amalgame très actuel est une erreur fondamentale dont nous percevons actuellement les effets.

Peut-on constater que la société change, sans pour autant en tirer des conclusions trop hâtives mais en prenant un peu plus de recul, pour mettre à mal cet amalgame ?

D’abord, sur le plan historique, la femme il n’y a pas si longtemps, ne devait pas fumer, n’avait pas le droit de porter des pantalons (la loi a été abrogée très récemment), ne participait pas aux conversations des homme sur des sujets de fond, n’avait pas droit de vote et devait s’occuper de la maisonnée pour le bénéfice de son mari.

C’était un système, faut-il le préciser, apprécié par bon nombre de femmes qui y trouvaient quand même leur compte. D’abord le mari représentait la maison à l’extérieur mais n’avait pas son mot à dire à l’intérieur. Ce, tant qu’elle restait la maîtresse de maison en faisant preuve de ces capacités.

Pourtant un mouvement féministe s’est fait jour très marginal tout d’abord, puis conduit par des femmes de caractère, a réussi à renverser complètement ce système.

Mais est-ce un bien ou est-ce un mal, c’est très discutable. A savoir que désormais la femme travaille et ne s’occupe plus des enfants comme auparavant. Il faut trouver une garderie ou quelqu’un pour les garder, les chercher à l’école, les occuper, les surveiller. Où est l’éducation que doivent donner les parents dans tout ça ? Pourquoi veut-on que ce soient les enseignants qui aient en charge l’éducation lorsque les parents sont incapables de la fournir à leurs rejetons ?

Car la femme, malgré tout, a en charge ses activités professionnelles mais également à la maison, faire les courses, faire la popote, torcher les « gosses » et faire la lessive, le ménage et j’en passe. Peut-on parler d’égalité dans ce cas ?

Il y a maintenant dans les jeunes générations, des hommes qui participent aux activités de la maison et c’est bien. Malheureusement, il y a encore des mâles qui n’ont aucune intention de participer aux tâches ménagères qu’ils considèrent comme ne relevant pas de leur sexe.

Il y a aussi des femmes qui « singent » l’homme donnant ainsi sans le vouloir à celui-ci une importance qu’il n’a peut-être pas, du moins pas autant.

Violences et mouvements de foule raciste Et xénophobie

Ecrit par Luc Sénécal le 11 octobre 2014. dans Racisme, xénophobie, La une, Société

Violences et mouvements de foule raciste Et xénophobie

Le racisme n’est pas l’apanage d’une couleur de peau. Cela existe partout et touche toutes les couches d’humanité pour la plus grande honte de son ensemble. C’est la boue, la lie de ce que l’humain peut contenir en lui. Lorsqu’il se retrouve en nombre, il s’y complaît, s’y repaît, y trouve une jouissance lamentable aux dépends d’un ou plusieurs semblables qui sont devenus en tant qu’« étrangers » non seulement ceux qui restent « étranges » mais surtout ceux que l’on veut détruire, supprimer, sur qui on veut déverser sa haine, sans chercher à les approcher ou les comprendre.

Toutefois, il convient de ne pas faire d’amalgame et dissocier racisme et xénophobie. Dans mon commentaire on comprendra que cela se mélange pour la plus grande confusion mentale de ceux qui s’y retrouvent.

D’autre part, il y a dans le comportement du « visiteur » chez soi, qui veut s’y installer, parfois tant de provocation et de manque de respect de ce que l’on est soi-même, que cela conduit à des réflexes de xénophobie et de racisme primaires. Il est très difficile dans ces conditions de dissocier les deux et encore plus difficile de demander un tant soit peu d’intelligence et de bon sens à des gens excédés.

Pourtant on devrait comprendre que ce n’est pas par la violence et la haine qu’il convient de répondre à ces provocations et ces comportements bien au contraire puisque c’est leur objectif. Mais c’est bel et bien par de la patience, de la tolérance, tout en gardant bien en vue ce qui fait la force de sa propre culture, qu’on peut le faire. Ce qui est important voire essentiel.

Le respect de ce que l’on est n’est pas acquis par principe en prétendant avoir et savoir une vérité, alors qu’une autre vient à s’y confronter. Il doit le devenir car il convient alors chez soi, puisqu’on est chez soi, qu’il y a tout un historique, tout un tissu humain d’évolution, d’y imposer ses propres us et coutumes. Mais pas par la force et la violence. Par la conviction de ce que nous, nous sommes. Ce, en démontrant par la capacité d’en aborder d’autres, de les apprécier en tant que telles et de les comprendre, qu’elles sont toutes aussi susceptibles d’être respectées en tant que telles, tant qu’elles-mêmes le font quand elles viennent nous rendre visite ou ont l’intention de s’installer.

Alors on peut considérer que le fait que les échanges et les partages sont devenues monnaie courante, que par les voyages et les déplacements, par l’émigration et l’immigration, par la rencontre et l’union de gens d’origines diversifiées et parfois antagonistes, par le nombre sans cesse en augmentation d’enfants mélangés issus de ces unions, avec des cultures différentes (qui ont eux-mêmes souvent des difficultés à s’y retrouver), il y a là un foyer d’incompréhension, de litige, de remise en question. Il convient d’avoir beaucoup d’intelligence pour y mettre du sens et cela ne peut se faire en se référant au passé mais bel et bien en perspective d’avenir.

De la possession à l’utilisation

Ecrit par Luc Sénécal le 27 septembre 2014. dans La une, Société

De la possession à l’utilisation

Dans notre société, au vu de l’importance considérable de la mise à disposition des biens ou des services, ne serait-ce que dès l’enfance avec les jouets ou autres manettes, il y a une toute autre façon de les considérer.

Déjà, en effet, on constate chez les jeunes adultes une considération toute autre pour, non pas les « posséder », mais les « utiliser ». La « possession » en soi n’est que temporaire et est destinée à revenir dans un cycle d’échange ou d’achat/vente permanent. Donc en effet, ce n’est plus la possession mais l’utilisation qui importe. Et celle-ci ne peut qu’être temporaire. Maintenant quelles seront les conséquences réelles dans un système d’ingénierie, de création, d’industrialisation, de distribution, de commercialisation et de consommation ? Actuellement les entreprises les plus en pointe s’arrangent pour que, lorsqu’elles mettent sur le marché un produit, il soit déjà obsolète vis à vis de celui qui est à l’étude au sein d’une recherche permanente pour aller plus loin encore.

Que deviennent les produits devenus obsolètes, déjà devenus « ringards » ? Ils partent pour le tiers-monde ? Ils sont recyclés ? Ils profitent à des gens démunis ? Il y a là effectivement une mutation dans l’esprit des consommateurs mais je doute fort que cela mette le monde capitaliste en défaut. Il s’adaptera.

On voit par exemple que la vaisselle héritée des parents, qu’elle soit belle et de valeur n’entre plus en considération. On la jette ou on la donne. On rachète. On est poussé d’ailleurs à le faire. C’est la mode. C’est aussi de la manipulation. La valeur ça se triture, ça se manipule tant qu’elle est d’ordre financier dans un sens comme dans l’autre. Ce qui est considéré comme « inutile », on met aux enchères ou à la disposition d’une association caritative. Quant à la valeur que l’on donne au titre de « souvenir » ou d’« héritage » des générations anciennes, qui est si chère justement aux générations anciennes comme la mienne, elle n’a plus cours chez la plupart des jeunes. Ils jettent, se séparent, quittent, rachètent, échangent provisoirement dans un cycle qui ne donne plus aucune valeur sentimentale aux objets. D’ailleurs, ils nous estiment nous, déjà, comme ringards, obsolètes, hors circuit… Gentils quoi, quand ils sont en bonne disposition à notre égard.

Le monde change en effet et d’autres paramètres (solutions écologiques, recyclage, lutte contre les pollutions, diminution des ressources naturelles, etc.), qui ne sont pas pris en compte ici, viennent aussi impacter sur les comportements des jeunes adultes, de plus en plus consommateurs désormais mais de moins en moins propriétaires.

Socialement, il y aura, il y a des conséquences, en effet. Ne serait-ce que dans la rupture d’un équilibre entre les couches sociales les plus défavorisées devenant encore plus fragiles et donc sensibles à cette rupture. L’échange et le partage sont alors une solution. Mais la propriété fait toujours envie ! Là est la pierre d’achoppement qui peut mener à la rupture.

Le tout bon des Reflets : « Fait Maison »

Ecrit par Luc Sénécal le 23 août 2014. dans Economie, La une, Gastronomie, Société

Le tout bon des Reflets : « Fait Maison »

Le nouveau logo « Fait Maison » destiné aux restaurants prête à confusion. En effet, il y a un amalgame entre les produits de base et la confection du plat en cuisine. Aussi il serait intéressant de resituer correctement les données pour mieux comprendre ce qui devrait correspondre à ce logo.

Tout d’abord, nombre de « chef de cuisine » s’intitulent ainsi alors que ce sont de bons cuisiniers certes mais en aucun cas de véritables « chefs de cuisine ». A l’inverse, nombre de patrons se gardent bien de nommer leur cuisinier « chef de cuisine » pour ne pas avoir à appliquer le barème salarial que cette appellation suppose.

Un véritable chef de cuisine a au moins quinze ans d’expérience. Il possède un nombre respectable de fiches recettes. Ce qui a créé à une certaine époque une difficulté pour qu’ils acceptent l’informatique, tant ils craignaient que celles-ci, étant leur propriété, soient divulguées et copiées par d’autres.

Un chef de cuisine est capable de sortir un plat avec une rigueur et une précision qui font de lui le véritable artisan de ses compétences. Cuisson, température, décor et présentation, assaisonnement, alliance des couleurs, des parfums et des goûts, tout doit être parfait. C’est remettre en question ses compétences à chaque plat produit.

Un chef de cuisine doit être capable de connaître parfaitement tous les produits qui vont servir de base à la confection de son plat, quels qu’ils soient. Origine, fraîcheur, saison mais aussi les réactions à la cuisson ou à la préparation. Aussi c’est lui qui fait les commandes et lui qui donne la « mercuriale » pour sortir les produits de l’économat.

Un chef de cuisine est compétent pour connaître les coûts correspondant à la confection de son plat, directs ou indirects et fixer son prix de vente à sa clientèle. Il doit faire des propositions cohérentes pour toutes les manifestations comme un mariage, un baptême ou pour un banquet comme pour les repas proposés lors de réunions d’affaires ou autres.

Un chef de cuisine doit savoir commander une brigade. Il faut savoir qu’il y a là toute une différence entre être un excellent cuisinier et avoir les compétences pédagogiques pour donner à son personnel en cuisine la motivation nécessaire afin que ce soit non pas des personnalités séparées qui officient mais bel et bien toute une équipe. Ce, en reconnaissant les compétences ou les manques de chacun, en distribuant les postes et en donnant des instructions claires et précises avant de commencer le travail.

Maintenant pour en revenir au logo « fait maison », on comprendra que la restauration englobe nombre de restaurants fort différents les uns des autres. Les restaurants gastronomiques n’ont que faire de ce logo, puisque par principe même, tout est fait maison à partir de produits frais. C’est dans la charte même de l’appellation.

Reflets des arts : Hommage à Robin Williams

Ecrit par Luc Sénécal le 16 août 2014. dans La une, Actualité, Cinéma

Reflets des arts : Hommage à Robin Williams

Il y a avait chez lui quelque chose de décalé, un humour qui nous touchait, car il nous ramenait vers un trésor perdu quelque part au fond de nous-même.

Il y avait chez lui comme une enfance qui lui permettait de jouer de la rigidité de nos valeurs. Sans les remettre fondamentalement en question, puisqu’un enfant va à la découverte avant de se constituer des bases, il en explorait les arcanes, sortant du cadre, allant dans la forêt de son imaginaire foisonnant. Il se permettait de nous présenter un miroir dans lequel nous retrouvions ce que nous avions été, plein de ressources, plein de rires, plein d’avenir.

Il n’était jamais sérieux mais sérieusement drôle, car derrière la façade de son comique, s’y tenait bien tenace une furieuse tendance à prendre en dérision tout et son contraire, notre monde de certitudes et toutes ses invraisemblances. Comme une douche rafraîchissante et bienvenue dans la chaleur humide du monde que nous percevons.

Il faisait exploser par le cœur et par l’humour notre raison qu’il embarquait de bon gré vers une multiplicité d’impossibles. Comme un lierre qui s’agrippe sur le mur de nos vérités, sur le cloisonnement soigneusement élaboré de nos différences, il décorait notre maison du charme fou d’un feuillage que la moindre bise faisait vibrer, tel un rire qui nous venait du fond du ventre et parfois même, pouvait nous faire mal.

Il nous replaçait comme des personnages de cire dans son monde improbable et nous donnait une vie que jamais nous n’aurions eu l’audace de supposer. De ses jeux de situations se moquant de cette humanité qui se sclérose en des attitudes empreintes de sévérité qu’il avait beau jeu de retourner pour en achever le ridicule, il nous redonnait par un coup de jeunesse incroyable, de quoi vivre et espérer du meilleur de nous-même.

A mon avis, quelque part dans son existence, Robin Williams avait rencontré très probablement le « Petit Prince » d’Antoine de Sainte Exupéry.

Du Général de Gaulle à nos jours

Ecrit par Luc Sénécal le 16 août 2014. dans France, La une, Politique, Histoire

Du Général de Gaulle à nos jours

N’oublions pas que le Général de Gaulle disait des français que c’étaient des veaux. Pour aller plus loin dans la réflexion, le général a toujours fait attention de mettre sa fonction non pas au niveau des français mais de sa conception qu’il avait de la France. De son poste de chef d’état incluant sa charge de Président de la République, il a instauré de par sa stature (non pas physique mais morale et institutionnelle) un espace nécessaire pour pouvoir donner à ses décisions et au suivi de celles-ci l’impact indispensable pour ainsi dire, afin de guider le pays.

Mais, car rien n’est parfait, on l’a accusé d’être une sorte de « dictateur ». Ce qu’il a été en fait. Un dictateur démocrate et républicain, aussi étrange que cela peut l’être. Un guide, un homme ayant conscience de ce qu’était son pays, de ses besoins, de ses conflits internes, de son implication dans la communauté internationale, de ce qu’il devait représenter et de son rôle dans celle-ci, tout en ayant soin de ne pas se laisser déborder par des pressions et des mouvements destinés à le déstabiliser.

Ce qui faisait la différence en fait, c’est que lui s’estimait être au service de la France et qu’il a accepté les règles électorales qui ont fini par le destituer. Encore que la question qu’il posait à double face avait comme une forme de suicide politique. Rien ni personne après lui n’a été capable de se hisser à son niveau de conception politique et stratégique. Mieux, on en est venu maintenant à un président qui se dit « normal », confondant l’homme avec sa charge et décrédibilisant celle-ci devant l’ensemble de ses concitoyens, voire devant les instances internationales.

Il est vrai que son prédécesseur lui, se croyait dans une course aux changements radicaux et aux réformes brutales, qu’il a engagée sans laisser aux institutions le temps de se rééquilibrer, aux hommes d’en saisir les bienfaits, déséquilibrant tant les relations internes, surchargeant de missions et de travail le personnel et les cadres censés leur donner des directives, créant des scissions graves dans les système hiérarchiques, ignorant les compétences des uns, déstabilisant voire humiliant les salariés, les mettant au chômage, donnant du pouvoir aux « petits chefs », bref commençant un travail de sape dans tous les domaines d’activité de son pays, sans pouvoir redonner un commencement de sens à sa politique, faute de temps et trop soumis au dictat de la communauté européenne qu’il voulait en filigrane conquérir. Une sorte de petit Napoléon, sans avoir l’envergure de celui-ci. Un homme pressé, trop pressé, trop nerveux, sans le recul nécessaire qu’un véritable chef d’état peut et doit avoir pour mieux apprécier les conséquences de ses actes, quand il ne peut qu’en justifier les causes. Peut-être a-t-il mûri depuis ?

Allez, détendez-vous, souriez…

Ecrit par Luc Sénécal le 31 mai 2014. dans La une, Société

Allez, détendez-vous, souriez…

Nous vivons dans un monde de réglementation qui tue la réglementation et perd tout son sens.

Mais je vous propose d’en sourire.

Rassurez-vous, nous avons encore le droit de respirer. Prenez votre élan.

Inspirez – Expirez – Inspirez – Expirez…

Et vous là-bas, soyez concentré, vous inspirez quand nous nous expirons et vous expirez… Quoi ? Il a expiré.

Oui bon eh bien maintenant qu’il inspire ! Comment il a définitivement expiré ?

Eh bien si vous voulez mon avis, il n’est pas bien inspiré celui-là.

Reprenons. Inspirez – Expirez…

Ce petit sketch à la Devos, sans atteindre la maîtrise de ce grand maître du jeu de mots, pour vous en proposer un autre. Question maux :

Nous avons réussi à diminuer le nombre de morts sur les routes. Continuons dans le même sens.

Limitons la vitesse à 80 KM/H sur les routes au lieu de 90.

Nous avons réussi à dégoûter certains automobilistes de circuler dans Paris, continuons dans le même sens.

Limitons la vitesse hors grands axes à 30 KM/H.

Voyez la pertinence de ces mesures, prises prochainement après de longues délibérations sauf un éclair d’intelligence soudain qui amènerait les décideurs concernés à entrevoir cette problématique tout autrement.

En viendraient-ils à comprendre que la limitation de vitesse a atteint ses limites et que maintenant il conviendrait peut-être de s’attacher au fond du problème.

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