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Bonne année donc, Monsieur le Président !

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 janvier 2014. dans France, La une, Politique

Bonne année donc, Monsieur le Président !

D’abord, respecter l’Institution. Sans ce respect des convenances, pas de République. Alors, ce ne sera pas un direct, façon rugby de mon presque Sud-Ouest : tous mes vœux, Hollande ! Encore moins ce : bonne année François ! qui nous titille pourtant le cœur-citoyen-corrézien. Non, partons pour un : tous mes vœux, monsieur le Président, qui sait tout simplement à qui on parle, et qui vous va, vous qu’on n’a jamais vu s’essuyer les pieds sur l’institution présidentielle, sans pour autant vous croire empereur romain arrivé. Vous la pratiquez, cette présidence, normalement, à hauteur d’homme, mais bien élevé…

 Bonne année, donc, et en avant pour le modèle scandinave (il reste du chemin !)

Le boulet économique que vous tirez depuis votre entrée en fonction sera-t-il allégé dans cette nouvelle année ? Vous nous le dites et redites, depuis des mois, à la manière Coué, mitigée par votre sourire engageant, de je ne sais quelle méthode pour maigrir vite – genre : on y croit ! on y croit ! haut les cœurs et le toutim. Dois-je confesser que cela ne m’a jamais convaincue, voire agacée par moments… comptons donc les points au bout de l’an : un poil de croissance en plus (0,2), un rien d’embellie peu bruyante, pas tout à fait constante… un début, ou juste un éclair ? Croisons les doigts pour l'an qui vient ; on parle de 1,3% pour l’an 14… si seulement !!  traduit en nombre d’emplois, points d’indice de salaire, ça pourrait cognoter un peu de soleil pour quelques-uns ! Mais la crise pétrolière (probablement un peu moins forte), l’embourbement de la zone Euro, les différentiels avec l’Allemagne, sont autant de loups embusqués ! Que pas un millième de cette foutue petite croissance ne quitte le bateau, souhaite-t-on avec vous.

 Bonne année, donc, et croissance !

 Vous le faites savoir, au détour de tous vos discours, et ça résonne bon sens, pas seulement paysan : l’opinion ne bougera que quand la courbe du chômage prendra un chemin visiblement inversé. Quand la question : votre fils a retrouvé ou trouvé du travail ? pourra à nouveau être posée autour des tables familiales… bref, quand le chômage de masse aura fini de croasser au-dessus de nos têtes. Hélas, il ne semble pas près de quitter la scène en 2014, puisque le chiffre continuerait de graviter autour des 10%... Et,  illico, les feuilles économiques de Droite de s’époumoner : surtout pas d’emplois aidés ! (c’est ce qu’on paye tous, pour – logiquement – le besoin de tous). On aura du reste remarqué que les mêmes cris cessent pour peu qu’un de leurs rejetons ait obtenu ce type d’emploi…

Bonne année donc, et emplois !

[ La gastronomie dans Reflets ] Histoire : Agapes...

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 décembre 2013. dans La une, Gastronomie

[ La gastronomie dans Reflets ] Histoire : Agapes...

 

La porte s'est refermée sur le sapin, les souhaits - mi figue, mi raisin - ; il fait froid glacé, il fait givre si ce n'est neige ; on est un peu saoulé, on a réveillonné ...

Et ce fut le foie gras et son confit d'oignons, les huitres et la vinaigrette d'échalotes, le chapon, ses marrons, les macarons et la glace au miel et aux amandes... Repas de fin d'année, moment qui semble d'éternité ; immuabilité du partage des goûts et des saveurs ? Mais, s'il est bien un domaine où l'adage «  des goûts et des couleurs » prend tout son sens, c'est  en gastronomie ; et, l'Historienne qui ne dort jamais en moi, de rêver !

[ La gastronomie dans Reflets ] Resto : L'ombre de Colette dans un coin d'assiette...

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 décembre 2013. dans La une, Gastronomie, Culture, Notre monde, Littérature

[ La gastronomie dans Reflets ] Resto : L'ombre de Colette dans un coin d'assiette...

Castel Novel… « au printemps, – écrivait-elle, avec cette coiffure ébouriffée, ces curieux chapeaux, ce visage que n’importe qui reconnaît sur la couverture du livre de poche ; irremplaçable Colette ! – les murs pétillent de lézards et sont blonds d’abeilles »… Nous en revenons, par un de ces derniers dimanches d’été. Début septembre ; calme après la vague touristique. Encore caniculaire, au mitan du jour, mais, par moments, le vent dans les grands arbres centenaires, qui ont vu la dame jouer à la fermière, agite la promesse de cet automne corrézien, habituellement « indien », et, pour tout dire, somptueux.

« Le rosier blanc de la façade est si blanc de fleurs qu’il trace la nuit sur la maison une voie lactée »… A l’ombre de quel grand arbre de la terrasse, écrivait-elle ça, dans les années qui finissaient la Belle Epoque ? Entendait-on déjà les bruits sourds, partout en Europe, de la boucherie à venir ? Son « amour », Henri De Jouvenel – le journaliste du Matin, le futur ministre – se penchait-il sur les nouvelles, assis, lui, sous cet autre arbre, à moins, si le vent soufflait, qu’il ne se fût réfugié au coin de la grande cheminée, et son « cantou », comme on dit ici…

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Le pâté de la batteuse…

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 décembre 2013. dans La une, Souvenirs, Gastronomie

Pour L. en souvenir d’un raté dans un moule à manqué… avec mes encouragements...

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Le pâté de la batteuse…

Toute mon enfance est là, dans son rond doré, son odeur de pâte chaude qui titille l’appétit, son pot de crème fraîche, et sa cuillère en bois.

En fermant les yeux, je vois encore, loin dans mon bocage du haut Cher, le torchon rouge et blanc, et l’ombre fraîche de la « remise au four » – à part, en bout de cour ; on craignait tant les incendies… C’était l’été crissant de la mi-Août. La batteuse était là ; le pâté aux pommes de terre était son roi.

La batteuse était arrivée la veille. Toute en bois patiné – une merveille ! elle traitait le blé des moissons de ferme en ferme. Un entrepreneur de battage, tout de noir vêtu, grand chapeau de mousquetaire, du nom de « Lamartine » – ce qui n’était pas sans m’interroger –, l’amenait à la fraîche, tard, au bord d’une de ces soirées bleues – lumière unique, de mon Bourbonnais. On la posait vers les granges. Demain, ce serait fête, pour nous les gamins. Il fallait se coucher tôt ; on n’y arrivait pas ! Pensez ! la batteuse ! On l’attendait toute une année, dans ces marqueurs de l’année agricole, de la Saint-Cochon, aux fenaisons et bien sûr aux moissons ; tout ce qui allait son train encore immuable dans ce monde paysan, et qu’on regardait déjà,  pareils, dans ces Riches Heures du Duc De Berry, venues du Moyen Age…

Quatre heures. Premiers cris des coqs. Mon grand père chauffait le four – bois, bien sûr ! Chêne et quelques branches vermoulues d’un vieux cerisier ; celles qui allument bien ! 2 ou 3 heures étaient nécessaires pour obtenir la bonne chaleur, l’exacte, sans thermostat. On commencerait par le pain, puis les pâtés ; on finirait par les tartes, aux fruits du verger, ou les « gouères » au fromage blanc sucré ; chaque fournée ayant des exigences particulières en température. Affaire d’hommes, ce four – le grand, comme on disait –, car, déjà dans la salle de la ferme, les femmes s’activaient devant la cuisinière à bois – une Rosière, si je me souviens bien, pour d’autres cuissons, les volailles, les terrines.

[ La gastronomie dans Reflets ] Recette : Girolles à la crème…

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 décembre 2013. dans La une, Gastronomie

[ La gastronomie dans Reflets ] Recette : Girolles à la crème…

Nécessaire :500 grammes de Girolles (cela réduit) – un petit pot  de crème entière épaisse – un demi jus de citron – beurre, pointe d’ail, persil, sel, poivre… et, de la chance pour trouver les champignons !!

 

Temps de préparation et cuisson : rapide 20 mn

Niveau : facile

Réemploi : oui

 

NB : cueillette de chanterelles : attention à la fausse girolle, abondante, plus rouge, au goût très amer en cuisson, bien que consommable. Si vous cassez la tire-lire, en achetant, es pays de l’Est nous fournissent beaucoup de girolles, mais préférez une origine (plus coûteuse) Périgourdine ou Limousine.

 

Couper en petits tronçons les champignons, essuyés plutôt que lavés. Jeter dans un beurre roux et non noir, faire prendre. Baisser le feu ; 10 à 12 mn suffisent, en remuant. Veiller à ne pas faire trop cuire la girolle qui deviendrait caoutchouteuse. Persil, pointe d’ail, sel et poivre, et, en route pour la partie crémeuse du bal. Feu doux, balai de la cuillère en bois. Les champignons boivent la crème, et quand il n’en reste plus qu’un peu, visible, votre plat est prêt. Avant d’éteindre les feux, un jus de citron pour le petsch.

Et une prostate ! Une !

Ecrit par Martine L. Petauton le 14 décembre 2013. dans France, La une, Média/Web, Politique

Et une prostate ! Une !

Quand j’étais écolière – en Primaire, même, ça date !! – je passais devant un petit marchand de journaux de mon coin. Un de ces commerces d’après-guerre – porte chiche, peinte en un vieux rouge innommable, et volet en bois posé. Étalage réduit à quelques titres dont « l’Huma », chère à ma ville communiste, sans doute un canard pour les fous de rugby, le « Mode et travaux » des tricotages de ma mère, et, affiché devant, « Ici Paris », à moins que ce soit « France Dimanche », sur lequel je louchais, chaque jeudi, s’il m’en souvient. Ça racontait – photos à l’appui – les « ailleurs », mais existaient-ils vraiment, tellement ils nous apparaissaient baroques, ces Brigitte (Bardot) qui quittait Jacques (Charrier), ces – exotique, là ! Farah Diba et son Shah (j’avais pour eux, un goût étrange), et je ne vous dis rien « des Monaco », comme disait ma grand-mère… Bref, potins en bandoulière, nous étions renseignés sur le bruit de ce monde-là (on ne disait pas encore people). On savait – mais oui – que ce n’était pas vérifié, encore moins vérifiable ; on n’était du reste qu’à moitié étonnés, quand « ça » ne mourait pas, « ça » ne divorçait pas… on ne confondait pas avec le livre d’Histoire. On avait là, des récits merveilleux, horrifiques, selon l’heure, qui nous baladaient au pays des princesses et des actrices. Point barre.

Quoi de changé aujourd’hui, ma pov’dame, si ce n’est la vitesse à laquelle arrivent ces infos qui buzzent avec un bourdonnement d’abeille attaquée par le Gaucho, de page d’Orange en Tweet volant, et en murmures FB (là, j’ai un petit faible, parce qu’il y a souvent des images, et que je connais les buses qui les commentent). Chez le coiffeur, les héritiers des Ici Paris s’appellent Gala, ou Voici. Je n’y connais plus grand monde, ce qui rend ennuyeux les après-shampoings…

Alors – Madeleine à sa façon – la joie, quand s’est encadrée « la prostate » du Président, carillonnant en ce début d’hiver, mieux que saint-Nicolas et les premiers marchés de Noël réunis. « Simple » prostate, certes, pas couilles c’eût été plus mordant ; pas cœur (un Infarctus ! ma commère !! tiens, comme mon beau-frère), et – que les opposants rongent encore un peu leur frein – pas cancer ; las !!

Pas fraîche, non plus cette prostate, datant de deux années, mais, baste, sortons-là quand même du congélo… pas vraiment méchante, non plus, ce ne serait, osent dire certains médecins, qu’un curetage, banal pour les hommes de plus de cinquante ans. Pas de quoi fouetter un président, me direz-vous. Enfin !! (en Corrèze, il est d’usage de ponctuer d’un « enfin ! » traînant, quand on veut semer le doute).

Parce que – et nos médias s’en sont souvenu – derrière une « petite » prostate, plane le cancer Mitterrandien, et la terrible, tragique à l’antique, litanie du chemin de croix de celui-là, socialiste, aussi, du reste.

Le tout bon des Reflets… A Montpellier… un bistrot

Ecrit par Martine L. Petauton le 07 décembre 2013. dans La une, Gastronomie

Le tout bon des Reflets… A Montpellier… un bistrot

Montpellier, la jeune et dynamique capitale languedocienne, étudiante et branchée, dont « les nuits sont plus belles que les jours » comme disait un certain *, pour une autre ville, voisine…

Montpellier, forcément, fourmille de bistrots, mais n’en a qu’un de la qualité du Bistrot d’Alco.

Sis dans ces petites rues anciennes et rafraîchissantes de la Medina du haut de la ville, à deux pas de la préfecture, on y va, d’un pas de promenade, l’été, aux heures moins chaudes du soir.  On s’installe sur une incroyable petite terrasse, qui ménage pourtant l’intimité de chaque table. En ce début décembre, j’ai traversé le cœur de ville piétonnier, illuminé pour Noël, et c’est dans un intérieur à la déco originale et accueillante qu’une table m’attendait – pause gourmande et non bruyante garantie…

Mélange savant d’une carte brasserie et de l’esprit bistrot parisien à l’accent d’ici, l’ardoise – pas de carte – permet de faire son marché dans des produits frais, remarquablement traités par une cuisine hors pair.

Vous hésiterez, sans doute, mais tout sera parfait au creux de l’assiette : le camembert rôti aux pommes fruits, ou – ce fut mon choix – le saumon mariné au gingembre et au miel, que j’ai fait suivre d’une poêlée de petites seiches en persillade, tandis que des croquilles d’escargot à la bourguignonne régalaient mon compagnon de table. Ici, on vous laisse le temps de choisir, de déguster, de discuter de la recette, avec un service impeccable et attentionné.

Le vin peut être de partout, et le conseil est avisé ; on peut, aussi, comme moi, l’aimer d’ici, et fréquenter le Faugère ou le Pic Saint Loup. On ne sera pas déçu.

Et les desserts, piafferont les plus gourmands !  Et bien, ce sera votre surprise, rare et quasi idéale, quand vous viendrez !

Vous avez dit : bipolaire ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 30 novembre 2013. dans La une, Société, Littérature

Vous avez dit : bipolaire ?

Elle compte au nombre des 10 maladies les plus handicapantes, selon l’OMS ; plus de 7% de la population active en France en relèvent. Sous-diagnostiquée – 10 à 12 ans en moyenne – de troubles divers, plusieurs médecins de consultés avant qu’elle soit nommée : « bipolaire, vous êtes un bipolaire ». En un temps plus ancien, on aurait parlé de psychose maniaco-dépressive.

Voilà qu’on en parle à foison, ces temps-ci, de magazine en émission TV ; la « bête » qui envahit tant de gens et de familles se montre partout. Pour autant, la connaît-on ? Son spectre allongé des cyclothymiques aux premières schizophrénies – la dysthymique, notamment ; ses terribles navigations d’hypomanie en manie, de dépression en recherche impossible de normathymie. On dit à tout bout de champ : des hauts et des bas ! on parle des « humeurs » avec un clin d’œil aux médecins de Molière… On reste à cent lieues de ces malades qui l’ont, souvent depuis le début de leur âge adulte – elle est tombée sur un jeune, brillant – très – souvent, qui prenait la vie à pleines mains – trop – qui fourmillait de projets – particulièrement dans la création, la niche préférée des bipolaires. Ces vies tronquées par les « chocs psychiques » – tout d’un feu d’artifice sans la joie, leur retombée de ces noires étoiles, la menace infinie des rechutes…

Sait-on, ces études interrompues, ces projets professionnels éclatés ; ces survies à coup de pension d’adulte handicapé (la maladie psychique différente de la maladie mentale est reconnue depuis quelques années), ces trajectoires sentimentales aléatoires… Sait-on ces désespoirs… et, au bout, ces stratégies qu’il faut bien mettre en place pour avancer, lutter contre une chronicité, pour lors inéluctable. En sachant – on se raccroche à ça dans les périodes stabilisées – que la chimiothérapie est d’une formidable puissance, d’une dynamique qu’envieraient tant d’autres maladies. Ça bouge – vraiment, du côté de la bipolarité… Mais le parcours, mais la souffrance !

Sarah Bensaïd est une bipolaire, psychologue de formation – oui, ces gens pensent aussi ! – jeune et toute en besoin de vie ; son petit livre « Bénéfices secondaires » est un manuel ; mieux, un opus de réflexion, à l’usage de ceux qui « en sont » et se reconnaîtront, mais aussi, pour ouvrir les yeux de ceux – si nombreux – qu’encombrent les représentations déviantes (il est maniaco-dépressif ; un fou !!) et les insuffisances informatives (bof, un peu de médocs pour remonter, et, des piqures pour redescendre, et ça doit repartir !!).

Le micro trottoir en gloire…

Ecrit par Martine L. Petauton le 30 novembre 2013. dans France, La une, Média/Web, Politique

Le micro trottoir en gloire…

Facile – tellement – et plaisant, par sa rapidité. Trois mots, une mimique, et l’affaire est dans la boîte ; la TV nous en fait manger à longueur d’émissions : « – que pensez-vous du réchauffement climatique ? – et les Mac Do, pour les moins de 10 ans, dangereux ? – et la neige qui tombe en hiver ?? ». On comprend le procédé ; « faire parler le citoyen », vite – format TV ou radio ; surtout pas d’analyse, manquerait plus que ça ! C’est réservé / journaliste ou au moins expert. Du ressenti, du penser-tout prêt. Consulter quand même, et sur à peu près tout (– la mort, pour vous, c’est quoi ?), mais à peine ; un effleurement de parole citoyenne ; un simulacre de démocratie moderne…

Il y a une pincée d’heures, une chaîne TV en boucle, formatée Mac-Do de l’info, glissait au milieu de la ronde ininterrompue du bruit du monde déversé par une bouche tout droit sortie de chez Marionnaud, un sujet – que dis-je –, un reportage, pesant ses 10 minutes, ce qui en ces lieux équivaut à un trimestre chez d’autres. Thème alléchant : « 1 Français sur 5 soutient encore Hollande », soit, 2/10, s’empressent-ils d’écrire en incrustation, pour ceux qui ont raté la leçon en début de cours élémentaire I. On s’intéresse légitimement : à quoi ça peut bien ressembler, cette peuplade-là ? Au village d’Astérix ? À un hôpital hésitant entre pré-Alzheimer, dérivant doucement depuis le 6 Mai de l’an 12, et psychotiques – légers – ayant pas mal largué les amarres avec la réalité ? Un Hollandien, à c’ t’heure ! ma pov’dame, ça se visite !

Las ! L’émission opta – quasi dans son entier – pour le genre tant aimé du dit micro-trottoir ; varié du reste : celui de la capitale, du « petit bourg endormi » – Tulle au demeurant –, et même, quel toupet !, micro-absence de trottoir d’un très petit village ariégeois où, ce 19 novembre, il pleuvait des cordes tristes.

10 minutes – un espace immense à la TV ; cela était pourtant suffisant pour cerner l’espèce du Hollandien encore vivant. Analyser un brin : vous avez voté pour lui, pourquoi le soutenez-vous encore aujourd’hui ? Pensez-vous son projet encore viable, suffisamment visible, est-il adapté au monde dans lequel se déploie sa politique ? En quoi ? Son équipe ? Prend-elle l’eau, ou se suffira-t-on de quelques rustines, où, combien ? Et ce Hollande bashing, un effet de glaces ou une vraie pétaudière en cuisson… en deux ou trois clics, et sans nous vanter, à Reflets, nos chroniques et leurs commentaires dressent le menu, chaque samedi, ou presque… Être à la fois maire de Tulle, et vice présider aux destinées du Conseil Général de la Corrèze, tout en habitant un mini bureau à l’Élysée pour conseiller le président ; que voilà un spécimen de ces 1/5 ! qui aurait pu dire, et l’honneur et les souffrances, mais aussi montrer le sens de sa confiance, ses interrogations, ce qu’il sait ou croit savoir ; un ressenti qu’un bon scalpel aurait pu étendre, là, sur la table, devant nous, et rendre passionnant, presque structural. Un modèle, quasi scientifique. Eh bien, ce pauvre gars fut filmé – bâclé – au fond d’un véhicule (micro-voiture), confiant dans un temps imparti qui devait osciller entre 50 secondes et une minute, que ma foi ! si le chômage baissait, ça irait mieux ! Scoop.

Le tout bon des Reflets : « la tarte au citron de l’anniversaire »

Ecrit par Martine L. Petauton le 30 novembre 2013. dans La une, Gastronomie

Le tout bon des Reflets : « la tarte au citron de l’anniversaire »

Imagine-t-on un anniversaire sans gâteau ? Sans bougies, à mon âge avancé, évidemment, mais, sans cette étape sucrée, qui marque une consolation du temps qui passe, qui réunit – par son partage équitable – les yeux convoiteurs de ceux qui, ce soir, accompagnent votre marche…

Cette année, donc, il y a quelques jours, ce fut pour moi, la tarte au citron meringuée, plus légère qu’une quelconque Forêt Noire ; un autre goût (je fais partie de cette – infime – minorité que le chocolat ne met pas en transe). Un clin d’œil réchauffant, comme le soleil qu’on n’a plus, à ces gros citrons jaunes de ma chère Sicile, qui sont les seigneurs de la tarte en question.

 

Comptez une demi-heure de préparation, et autant de cuisson

 

Il vous faut : une pâte sablée ; 2 gros citrons jaunes ; 200 g de sucre semoule et 140 de sucre glace ; 5 œufs et 200 g de beurre… ah, bien sûr, ce n’est pas régime !! mais pour une fois…

 

Au travail ! La tourtière sera garnie de la pâte abaissée – fond piqué. Thermostat 180, pendant 25 mn, au four.

Râpez le zeste des 2 citrons, mettez le jus, le beurre, et 3 œufs. Battez énergiquement, ajoutez le sucre semoule. Faites tiédir, en mélangeant, tout ça au bain Marie, 5 mn au moins ; le beurre fond et la préparation devient une lourde pâte jaune, homogène.

Versez le tout sur le fond de tarte ; égalisez.

Préparez la meringue ; 2 blancs d’œufs battus, dans lesquels on amalgame en même temps le sucre glace. En recouvrir la tarte, et remettre au four – 180, toujours, 10 à 15 mn. La meringue doit juste dorer. 1 bonne heure au frigo, et, bon anniversaire !!

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