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Les "Faux-gens"

Ecrit par Yan Le Gat le 09 septembre 2011. dans La une, Humour, Société

Les

Ne vous y trompez pas, ce billet n’est ni un mouvement d’humeur, ni un regard condescendant porté sur l’impudeur décérébrée des programmes populaires diffusés sur certaines chaînes. Non, il s’agit de tout autre chose ici. J’entends en effet dénoncer un vaste complot et faire toute la lumière sur un des plus grands scandales de la télévision moderne : les faux gens. Faux gens ? Oui, faux gens déguisés en vrais gens. C’est ça l’astuce, la vraie fausse arnaque ! Des exemples ?

Nous voici sur un parking du fin fond de la Picardie. Le temps est gris, les fronts sont bas. Antoine dit Tonio essaye un nouveau camion avec son (faux) ami Didier, dit Dédé. La voix off insiste sur moult détails techniques aussi abracadabrants les uns que les autres : – « Regardez Antoine dit Tonio comme il a l’air heureux  sur ce superbe truck-bi-compressor-turbo-line-réservoir-chromé-à-chaud ». Technique littéraire éprouvée, les détails ajoutent au réalisme du récit.

Car Tonio est « fan de »… camion. Bon, admettons. Mais là où il y a un hic, c’est la femme de Tonio, Janine, qui… est là. Mise en intrigue vertigineuse, on devine la tragédie qui sourd quand la caméra marque un temps d’arrêt sur la pauvresse, les yeux embués par la colère et l’incompréhension.

Maman, j'ai peur du blanc !

Ecrit par Yan Le Gat le 18 avril 2011. dans La une, Humour, Cinéma

Maman, j'ai peur du blanc !

On a peur du noir, pas du blanc. Avoir peur du blanc, c’est aussi ridicule que voir marron au lieu de voir rouge, de voir la vie en jaune ou de franchir la ligne caca d’oie. Bref, c’est aberrant. Et pourtant, qui n’a pas eu peur en visionnant Shining ? Hein, franchement ? Sauf que la majeure partie du film de Kubrick se passe en plein jour. La question en suspens est donc la suivante : Faut-il éteindre les lumières pour avoir moins peur ? Pas sûr. Le film commence pourtant comme dans un reportage d’Arthus-Bertrand, par une balade en hélico au-dessus des Rocheuses. On s’attend à voir le Yannou discutailler pollution des sols avec le « payse » du coin. Ben non. Première étrangeté : la musique. Brrr, rien à voir avec le générique de la « Chasse au trésor ». Jack, sa femme Wendy, et leur fils Danny s’apprêtent à passer l’hiver dans l’hôtel Overlook (bizarre ce nom…) à mille lieues de toute habitation. Avant de partir, le gérant, entre deux marques de civilité, leur annonce tout guilleret : « Ah j’allais oublier, savez-vous que le précédent gardien a assassiné sauvagement ses deux filles avec une hache ? ». Boaf, rien de grave, tout va bien. Et puis il y a l’enfant, Danny. Il a un don de médium (le shining) et se met à voir des trucs de plus en plus trash. Un jour, c’est un tsunami d’hémoglobine dans le couloir, le lendemain : redrum écrit sur un mur en lettres de sang. Redrum ?

2001, l'Odyssée de l'espèce de ...

Ecrit par Yan Le Gat le 08 avril 2011. dans Ecrits, La une, Humour, Cinéma

2001, l'Odyssée de l'espèce de ...


Si 2001, l’odyssée de l’espace vous a paru énigmatique, c’est que vous n’avez pas perçu le sens caché qui sous-tend ce chef d’œuvre absolu de la SF selon Kubrick. En fait, 2001, c’est l’histoire de l’homme et de la technique. Résumons : le début commence par un rêve. Celui que fait un homme préhistorique du fin fond de sa grotte. Il s’emmerde grave ; ses potes sont des gros bourrins, ils ne pensent qu’à chasser le mammouth et engrosser les femelles. Par désœuvrement, il implore les dieux qui lui envoient un écran plat tout noir pour regarder Lagaf. Sauf que lui, il sait pas comment ça marche les écrans plats, et il pense (à juste titre) que les dieux se foutent de sa gueule ; alors, de dépit, il jette un os, genre fémur d’auroch, qui se tranforme en … vaisseau spatial. Ben quoi ? Pas de problème. Nous voici donc dans l’espace, le pilote de la navette a fumé de la poudre de Kevlar et virevolte dans tout les sens en écoutant du Rondo Venezziano. Hypnotique. Ensuite, des cosmonautes déguisés en cyclopes retrouvent l’écran plat sur la lune ; problème, c’est carrément « has been » ce genre d’objet. Dans le futur, les hommes préfèrent fabriquer de gros ordinateurs surpuissants qu’ils réduisent en esclavage. Nous suivons alors le parcours de HAL, le PC le plus frappadingue qu’on n’ait jamais inventé.