Ecrits

Assis sous six

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 20 juillet 2010. dans Ecrits

Assis sous six

Elisabeth's back from USA. Welcome home WIAG

RDT

La Petite Fille des Rues (3)

le 20 juillet 2010. dans Ecrits

La Petite Fille des Rues (3)

2.

Comment parler de son enfance quand on n’est jamais revenue sur les lieux de son enfance ?… C’était l’été 1976, été de canicule, je venais de passer trois jours dans une clinique de Boulogne-Billancourt, pour une interruption volontaire de grossesse. Les vacances approchaient, j’avais déjà mon billet de train pour Madrid, mes amis espagnols m’attendaient, leur projet de nos premières vacances espagnoles ensemble était au point depuis longtemps. Partir de Madrid en voiture, matériel de camping dans le coffre, parcourir les centaines de kilomètres nous menant vers la belle Andalousie, s’arrêter et visiter chaque ville, chaque village, remplis d’histoires judéo-arabes, admirer et profiter des joyaux architecturaux des villes andalouses qui ressemblaient, ô bonheur, aux lieux de mon enfance.

A Miami (3)

Ecrit par Jean-François Chénin le 18 juillet 2010. dans Ecrits

A Miami (3)

Jean-François Chénin vient de publier “Flyovers” chez “The Bookedition.com”


Je ne suis pas silencieux, je suis grandeur nature.

Tout est dit avec force. Dans les halls des hôtels – glace au fond, murs noirs, soubresauts imperceptibles des paupières – le désir peine à percer même si le sourire est là. Un vrai désir surgissant et ahurissant. A Miami, on les imagine à fleur de peau, tout simplement récalcitrantes entre elles avec le même frisson froid, prêtes à mordre. Elles ne mordront pas et se mettront à désirer une fois seules. Ou pleurer selon le cas.

Il était une fois une graine

Ecrit par Luc Sénécal le 18 juillet 2010. dans Ecrits

Il était une fois une graine

Il était une fois, une graine, une poussière d’étoile, une rien du tout dans le vaste univers, qui fonçait au hasard de ses rencontres planétaires. Lesquelles planètes la renvoyaient encore plus vite vers le vide interstellaire, peu désireuses, pour d’obscures raisons, de l’inviter en leur sein.
Or vint le jour – enfin si l’on peut dire car dans l’espace il n’y a de jour que pour une étoile, le reste est nuit – vint donc le jour où la petite graine parvint malgré tout à entrer dans l’atmosphère d’une petite planète bleue.
Un maelström de courants dans la stratosphère lui permit de ne point se brûler pendant sa descente.

Las, elle atterrit sur un glacier nordique, loin de toute vie, de toute terre ou enfoncer ses racines.

Alors elle s’endormit.

 

A Miami (2)

Ecrit par Jean-François Chénin le 11 juillet 2010. dans Ecrits

A Miami (2)

Je rêve d’une humanité pacifiée qui ne perdrait pas au change. Ce serait sa revanche sur les maîtres et les désespérés, dieu et les siens.

Les avions décollent, les femmes ont perdu leur raison d’aimer.

Je rêve d’une humanité sans frontière, aux portes et tables ouverte. Je rêve d’une humanité irradiante où l’ordre céderait enfin au silence, réverbéré et incalculé.

Les avions décollent, les enfants pleurent, oubliés et inquiets.

Je rêve d’une humanité créole, éparse, instantanée où les plaisirs seraient les creux et les pleins d’un ciel effervescent. Je rêve d’une humanité interlope, masquée, dansante, soudain élevée dans un grand soir d’été pour une fête qui n’exigerait rien d’autre que d’aimer, incroyablement.

A Miami (1)

Ecrit par Jean-François Chénin le 05 juillet 2010. dans Ecrits

A Miami (1)

I – Un grand coup de vent a chassé les nuages, rétabli l’aplat bleu instantané du ciel, un ciel brusque, lavé et, à force de le regarder, devenu une planche, une table. Un grand coup de vent a balayé les feuilles, les cartes, ouverts les livres, a fait table rase.  Décidément repartir à zéro, compter les jours à l’envers. Cet envers d’un ciel nu, retourné sur lui-même, ayant ramassé ses plis en bordure d’horizon. Déjà quelques lumières, une différence dans les tons, légère différence qui le sépare du reste du monde, grand aplat fusant de toute sa couleur, qui passe, qui passe forcément, va se rétracter dans un orgasme noir. le ciel est un orgasme et, par magie, éclairé de l’intérieur, de l’intérieur de sa chair devenue violacé, il faut s’y prendre à deux fois pour l’embrasser, se répéter, se dédoubler, jeter loin ce pauvre regard qui nous accroche à lui. Apaiser enfin ce regard en lui.

 

Autour d'une écriture

Ecrit par Gilberte Benayoun le 20 juin 2010. dans Ecrits

Autour d'une écriture

A propos de l’écriture de “La Petite Fille des Rues”

Il y a trois ans, quand j’ai commencé à écrire « la petite fille des rues », je venais de me « faire la main » sur un premier texte, un cri d’amour écrit dans l’urgence que réclamait la douleur d’une histoire amoureuse passionnelle vécue en 2006, dans le plein été de cette année-là.
Aujourd’hui, avec le recul, vue de loin et avec dérision, cette passion amoureuse, cette petite « entorse », ressemble plus à une histoire « à l’eau de rose » un peu ridicule, qu’à un évènement douloureux qui, curieusement, s’est révélé être « un heureux événement ». A l’origine de cette histoire, deux éléments positifs ont fait surgir d’un ciel tout gris deux spots lumineux. Le premier fut la découverte de « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes, que mon psy, à court de réponses aux mille questions et culpabilités qui m’assaillaient et me tombaient dessus comme cette tornade amoureuse, m’a conseillé de lire.

Et si ..? (2)

Ecrit par Eric Thuillier le 18 juin 2010. dans Ecrits

Et si ..? (2)

Un incident inattendu me contraint à modifier mon programme de publication et à avouer plus tôt que je n’avais prévu de le faire que je ne suis pas l’auteur des textes qui défileront sous la rubrique « Et si… ». Le véritable auteur est Dédé l’Orthophose auquel je pensais rendre sa juste place dans quelques semaines.

C’était compter sans le prestige grandissant de notre revue dont un lecteur, intrigué de trouver un texte de Dédé sous le nom de son meilleur ami,  n’a pas cru mal faire en interpellant l’Orthoshose en ces termes : « Alors tu publies tes conférences dans Reflets du temps ? »

Marines

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 15 juin 2010. dans Ecrits

Marines

L’encre chahutée
Sur la plage se déverse
Et dans un coin du grand buvard  
Des lettres d’algues
A la calligraphie sauvage
Composent un message
Que tentent de déchiffrer
Les oiseaux en suspens

Certains y ont laissé des plumes

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Nietzsche, Schopenhauer, Kierkegaard de ma prose

le 15 juin 2010. dans Ecrits

Le nihilisme de Nietzsche, la démence amoureuse de Kierkegaard, le joyau de Schopenhauer, ou les tourments de ma vie avec toi, c’est moi allongée sur ton lit, je m’empare de mon carnet de poésie mon stylo me tombe sur le visage, ce sont ces mots qui déferlent dans ma tête avec toi.

Le nihilisme de Nietzsche :

Le matin au petit déjeuner tu crois que je pense au café, je me noie dans mon café,

Je me noie dans ma vie, je me noie dans mon angoisse,

Si tu ne m’embrasses pas, si tu ne me caresses pas, si tu ne me regardes pas, je me noie.

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