Ecrits

Les 1001 trouvailles de Dédé l’orthosophe (3)

Ecrit par Eric Thuillier le 25 juillet 2010. dans Ecrits

Les 1001 trouvailles de Dédé l’orthosophe (3)

Ce texte fait suite à “Et si..? 1 et 2?, ce qui explique sa numérotation en “3?. La suite portera ce titre. La rédaction de RDT

Rencontrer Dédé n’est pas difficile. Il suffit de repérer dans la rue un couple de touristes qui cherche quelque chose, qui à chaque croisement plonge le regard des deux cotés de la rue pour tenter d’apercevoir la célèbre Charlotte et de les suivre. Les plus têtus finissent toujours par la découvrir en parcourant l’itinéraire approximatif indiqué dans le guide le mieux renseigné, celui qui, en plus de la cathédrale St Front et la Tour de Vésonne, signale la présence dans notre ville de Dédé l’Orthosophe.

Les Chambres amoureuses (4)

le 24 juillet 2010. dans Ecrits

Les Chambres amoureuses (4)

Quatrième chambre : l’heure

Huit heures du matin le matin, pas le matin, au réveil pas au réveil

Après la nuit non, dans tes rêves non, dans tes fantasmes

J’y suis tellement avec toi, prends — moi, prends — moi avec toi

Ça ne peut pas être juste platonique, tu ne peux pas juste me regarder

Il n’est pas minuit, mais on est romantique.

Mission impossible au-dessus d'un nid de coucou

le 24 juillet 2010. dans Ecrits

Mission impossible au-dessus d'un nid de coucou

Il sera une fois en l’an 2050…

1. The Mission

“X28, Votre mission, si vous l’acceptez, consiste à retrouver la trace des anciens ministres de Nicolas Sarkozy, disparus en mai 2012. Après les avoir localisés, vous nous informerez de leur état de santé physique et mentale, ainsi que de leur aptitude à exercer de nouvelles responsabilités.

ATTENTION ! Cette cassette n’est PAS destinée à s’autodétruire. Si elle explosait dans les 15 secondes, sortez rapidement de la cabine ! Good luck, X28 !”

La Petite Filles des Rues (7)

le 24 juillet 2010. dans Ecrits

 La Petite Filles des Rues (7)

6.

Tous les matins de septembre, au milieu de la nuit, vers trois heures et demie, mon père venait en pyjama me réveiller, il entrait sans bruit, sur la pointe des pieds, dans notre grande chambre des enfants et, caressant de sa main mon front et mes cheveux, il chuchotait à mon oreille « c’est l’heure ma fille, le jour va se lever, il est bientôt quatre heures ». L’heure de nos mémorables escapades nocturnes-matinales, matins de complicité d’un papa et son « petit garçon » s’en allant main dans la main à l’aube claire des rues désertes de la ville, sur le chemin de la grande synagogue de Tlemcen.

EYELIDS

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 23 juillet 2010. dans Ecrits

EYELIDS

Fermées, elles sont derrière moi.

Et tu les suis pendant que je dors et je dors.

Bien au fond.

Enfouie dans nos innocences.

Derrière mes yeux fermés qui  s’ouvrent devant toi.

Debout sur ce rebord qui sombre entre les choses et moi.

La Petite Fille des rues (6)

le 23 juillet 2010. dans Ecrits

La Petite Fille des rues (6)

5.

Du plus loin que je me souvienne, c’est à l’école maternelle que j’ai commencé à aimer et apprivoiser la rue, cette première école où je passais sans transition de l’autorité maternelle à l’autorité scolaire, quand ma maîtresse, mère en puissance, loin d’être aussi belle que ma mère… sévèrement décidée à mater les petits rebelles, me grondait ou faisait des remarques. La peur au ventre et sur mon banc d’écolière je me pissais dessus… ça coulait tout chaud le long de mes jambes. Paralysée, immobile, je baissais les yeux, plus rien de ce qu’elle disait ne traversait ma tête ni mes oreilles, trop concentrée sur ma peur et ces « larmes » qui mouillaient mes jambes et mon banc quand mes yeux restaient secs et mes joues brûlantes et rougies de honte. Affolée et impatiente, je ne pensais qu’à m’enfuir et me décoller de ce banc tout mouillé par la peur de cette maîtresse-mère que je trouvais trop grande et pas belle. Le bruit froufroutant de ses longues jupes flottantes m’effrayait quand elle se déplaçait dans la classe, son visage large et ses yeux aussi gros que sa voix lui donnaient un air revêche… Imposante et autoritaire, ma maîtresse me faisait peur et ressemblait à une matrone… Et au premier son de la cloche qui sonnait la récréation, c’était dans la cour de l’école que je me précipitais, c’était déjà un peu la rue…

La journée-écolière terminée, soulagée et avide de liberté, je sortais en courant de mon école qui donnait sur une place entourée de grands arbres, je ne me souviens plus de son nom, j’aurais pu l’appeler Place de la Liberté… Et c’est justement sur cette place de « ma » liberté qu’un certain Général était venu un jour dans sa tenue militaire prononcer un discours incompréhensible, « il nous avait compris »… Et pour clore son discours, tout le monde autour de moi applaudissait et chantait une Marseillaise où il était question de « sang impur qui abreuve nos sillons »…

La visite impromptue

Ecrit par Luc Sénécal le 22 juillet 2010. dans Ecrits

La visite impromptue

Un jour d’été flamboyant par une chaleur étouffante

elles vinrent nous rendre visite merveilleuses ingénues,

sans nous prévenir, sans crier gare, comme la nature enfante

avec talent quelques demoiselles toute de beauté nues.

Aux pieds de ces dames patronnesses dont la tête haute

se pare de gracieux clochetons de velours carmin,

Elles se déposèrent dans leur robe de feuille grasse et verte

avant que de relever gracieusement leur col si ténu.

La Petite Fille des Rues (5)

le 22 juillet 2010. dans Ecrits

La Petite Fille des Rues (5)

Il me faisait peur cet infirmier qui venait me faire des piqûres quand j’étais malade. Un gros bonhomme au physique robuste et à l’allure mastoc, aussi vieux que j’étais jeune, il devait avoir la quarantaine, et moi à peine onze ans. C’était en quarantaine que j’étais dans la grande chambre des enfants, je venais d’attraper la scarlatine, maladie contagieuse qui me rougissait tout le corps. Parfois mes sœurs, à qui on interdisait de m’approcher, j’étais contagieuse… dérogeaient à la règle en passant leur tête à la porte de ma chambre-prison pour me voir et me parler, en cachette. Je me sentais si seule, je me croyais punie, pas le droit de prendre mes repas à table comme tout le monde, c’était dans mon lit que je mangeais seule les repas servis par ma mère et sur un plateau.

La Petite Fille des Rues (4)

le 21 juillet 2010. dans Ecrits

La Petite Fille des Rues (4)

Tous les soirs, à la fin du dîner, et même du dessert, mon père quittait discrètement la table, il se levait lentement de sa chaise et me regardait avec un tout petit sourire de connivence en se dirigeant vers la chambre qui donnait sur notre salle à manger, séparées par deux larges portes vitrées blanches opaques, la « grande chambre des enfants ». Doucement il ouvrait une porte, entrait dans la chambre, et revenait à petits pas avec un air mystérieux et une boîte de friandises, la surprise du soir… Il reprenait sa place à table et disait : alors voilà maintenant le meilleur moment du repas, qui veut un radis ? qui veut une tomate ? une pomme, une banane, une fraise ? Tout y passait, fruits et légumes divers, moi j’aimais bien le radis, et avant même de mettre ce divin radis dans ma bouche, je frémissais de plaisir, mon péché mignon, ces petites friandises en pâte d’amande. Proust avait sa madeleine, moi j’avais ma pâte d’amande… Et tous les soirs, à la fin du dîner, comme on ferait une prière pour remercier Dieu de nous avoir donné à manger, moi je vénérais dieu-mon-père pour ce rituel presque religieux des pâtes d’amandes en forme de fruits et légumes. C’était bon, c’était doux, cette pâte d’amande douce et tendre comme était doux et tendre mon père.

Assis sous six

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 20 juillet 2010. dans Ecrits

Assis sous six

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