Humanité 2.0

Ecrit par Aliénor Samuel-Hervé le 05 septembre 2015. dans La une, Ecrits

Humanité 2.0

Dans leur silence assourdissant ils acquiescent

Oubliant les demandes, les attentes, l’allégresse

Après les promesses d’élection au pouvoir

S’éteint l’écho de nos grands espoirs.

 

Et sans répit tombent les nouvelles

Un lion qui meurt, l’on croit qu’on s’éveille

Quand dans notre dos en silence et sans vie

S’entassent les cadavres d’animaux en sursis.

 

A ceux qui dénoncent, la condamnation

Et pour ceux qui tuent, c’est la rédemption

La justice s’en fout et les puissants ricanent

Quand le pognon fait tout c’est la mort qui gagne.

 

Le chasseur chassé retournera tuer

Des dauphins harponnés iront se faire bouffer

Mais on me répondra « coutumes ancestrales ! »

A Cecil et aux autres, je pense à vous, j’ai mal.

A propos de l'auteur

Aliénor Samuel-Hervé

Aliénor Samuel-Hervé, née en 1993, est étudiante en Histoire à l’université Paris-Sorbonne. Elle est l’auteure de deux recueils de poésie, Eclats de Vie (VFB Editions, numérique, janvier 2014) et Eclats d’obus (Mon Petit Editeur, broché et numérique, décembre 2014). Elle publie également ses textes dans des revues littéraires : le Capital des Mots, Pantouns, Lélixire, Méninge… Depuis septembre 2014, elle est à l’initiative de la journée « Le 10 septembre, j’achète et/ou je lis un livre de poésie ! », événement sur internet créé afin de faire vivre la poésie. De ce premier événement est né un recueil numérique et gratuit rassemblant plus d’une quarantaine de poètes du monde entier.

Commentaires (1)

  • Martine L

    Martine L

    07 septembre 2015 à 14:48 |
    La façon de parler de l'actualité par la voie du poème, est, ces temps-ci, de saison sur RDT ( les migrants il y a peu) et c'est bienvenu, car efficace. J'ai lu plusieurs articles sur votre sujet, d'autant que j'ai – un peu – voyagé en Afrique de l'Est, sous le mode Safari-photo, ou simplement regard. Un bonheur absolu, dont on sent la considérable fragilité. Le Kenya a de tous temps refusé la chasse et pris le parti du tourisme pacifique seul. La Tanzanie, accepte un quota d'animaux chassés, au motif de la régulation des espèces, certes, et aussi de la cohabitation avec les populations paysannes, en bordure des grands parcs. La demande de grandes chasses ( acceptées plus ou moins légalement en Afrique Australe ) se fait pressante. J'en ai à mon petit niveau été témoin, dans une discussion entre safaristes, et, le débat fut rude ( mot très faible ). Ce qui interroge sur ces possibles mutations environnementales, c'est : l'argent qui fait cruellement défaut quand il s'agit de mobiliser 4 rangers pour protéger 3 rhinocéros blancs, ou, éviter les trafics d'ivoire. La sécheresse dramatique qui réduit les terroirs au bord de ces immenses parcs, et rapproche l'homme de l'animal sauvage, avec les dangers qui en découlent ; enfin, la prolifération des maladies endémiques animales, qui – hors chasse – dépeuple des espèces entières ( lions, guépards), et fragilise – faute de soins – des pans entiers, qui se reproduisent et véhiculent la maladie. Une réflexion d'ensemble s'impose. Elle suit son chemin. Regardons avec attention où elle va.

    Répondre

Poster un commentaire

Vous êtes identifié en tant qu'invité.