Pénélope et François sont dans le bateau mais plus pour longtemps…

Ecrit par Mélisande le 28 janvier 2017. dans France, La une, Politique, Actualité

Pénélope et François sont dans le bateau mais plus pour longtemps…

« Quand on voit ce qu’on voit, disait Coluche, et quand on sait ce qu’on sait, on a raison de penser ce qu’on pense… ». Oui, François Fillon par exemple prend la parole, mais on pourrait se dire de quel droit lui comme tous ces députés, dont certains sont mis en examen comme Balkany par exemple, sont encore dans les rangs de l’Assemblée ?… Guéant et ses 10.000 euros en plus par mois, non déclarés… Condamné à un an ferme, mais il ne va même pas être affronté à la réalité de la prison… On rêve… Ceux qui arrachent une chemise, volent une chaise dans une banque, risquent la prison par contre, et ferme… Ah ! Ça ira, ça ira !!

C’est-à-dire qu’il n’y a aucune limite : non seulement ils ne représentent plus du tout le peuple, ils s’en servent pour s’enrichir et flouer la parole politique, éthique, notion de service volant en éclats glauques sur les murs de notre histoire, mais en plus, ils sont toujours là. François et Pénélope, leur manoir de quelques 16 pièces dans la Sarthe, résidence secondaire, façon Ancien Régime… Et nous le peuple ??

Prenons mes amis et moi par exemple, ici en Ardèche : entre 800 et 1000 euros de retraite. Pas d’aide de la CAF. Pigiste, psychothérapeute, esthéticienne, ayant cotisé, ou plutôt ayant été dépouillés par l’URSSAF, pas possible de se payer les prothèses dentaires, ni même de prendre une mutuelle… Un loyer de 190 euros pour moi, qui suis considérée comme « profession intellectuelle supérieure… ». Alors, il y a tous les copains, les jeunes aussi, les étrangers comme on dit, loin du sens spirituel du terme : ceux qui arrivent, poursuivis par la guerre, et dont on ne veut pas… François dans ton manoir sur les 15 chambres, une ou deux pour des familles syriennes ? Allez encore un effort…

Le peuple est sans doute naïf, enfantin, mais ce qui est sûr c’est que ça commence à faire beaucoup ! Je propose comme examen politique que l’on mette Fillon au RSA pendant un an, on verra s’il ne change pas de programme politique. Je propose qu’on envoie Balkany et son épouse vivre dans une aire où l’on parque les Roms, pendant un an, qu’on les mette dans la rue avec 400 euros par mois… Je propose que l’on préfère l’expérience de l’altérité plutôt qu’un programme politique.

De quel droit cette parole ? On leur retire le droit de l’ouvrir en notre nom.

Mais ce qu’il y a d’incompréhensible, c’est que tout le monde défende son ego, son pré carré, son petit moi : ceux qui s’imaginent qu’ils pensent et courent les plateaux de TV, ceux qui excluent, ceux qui détestent, les hystériques (Yann Moix qui fait son fonds de commerce de petit émasculé en étant violent verbalement contre les femmes), les grands malades auxquels on propose des patins pour rentrer sur les plateaux de TV et déverser leur pathologie exhibitionniste, leur violence, conchier, salir, mépriser, être dans une médiocrité crasse telle, que c’en est humiliant pour tous ceux qui vivent encore dans la dignité. Il n’y a plus aucun souci de service de sens du devoir, et du don, dans les discours mensongers des politiques. Un ou deux journalistes font encore leur travail comme des guerriers, parce qu’il faut quand même être un samouraï pour continuer : François Ruffin, Elise Lucet, Edwy Plenel… Le Canard, merci à lui, le Volatile…

Alors qu’est-ce qu’on attend pour mettre dehors ces faussaires ? Ah oui ! « Nuit Debout » c’était pas mal, mais pas organisé, « spontex », genre pas habilité par les institutionnels ceux qui s’arrogent le droit de parler… Juste une respiration, un cri, des musiciens qui viennent à trois cents, c’est pas mal ça quand même non ? La musique !!! Voilà une parole qui parle d’elle-même.

Réfléchissons camarade, quelle place laissons-nous à l’Autre ? Dans quelle mesure sommes-nous prêts à nous effacer pour laisser être l’autre ? En face et en nous. Il faut instituer : Matin debout, jour debout, nuit debout, ne plus jamais se coucher devant tant de vulgarité… Hasta la victoria siempre.

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Commentaires (4)

  • bernard péchon pignero

    bernard péchon pignero

    28 janvier 2017 à 19:22 |
    Compte tenu des choix qui vont vraisemblablement attendre les électeurs le 23 avril, et surtout le 7 mai, je suggère que l’on fasse figurer sur les bulletins de vote sous le nom de chaque candidat, sous forme de petits pictogrammes en forme de casserole, le nombre de celles que le candidat est supposé trimbaler. Mais bien sûr, avant de choisir un candidat à une casserole de préférence à un deux casseroles, il faudra évaluer si la casserole est petite ou si c’est une cocotte minute voire une bassine à confiture. La cuisine politique n’est pas toujours ragoutante mais gardons nous de jeter dans le même chaudron tous ceux qui nous représentent si bien, nous les Français adeptes de ce sport national consistant à frauder (juste un tout petit peu) le fisc et à contourner (innocemment) les lois et règlements.

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    • Jean-François Vincent

      Jean-François Vincent

      28 janvier 2017 à 22:00 |
      Il y a une relation spéculaire entre le mandataire et le mandant, entre un peuple et ses représentants : ils ressemblent! Ce qui est insupportable pour l'opinion dans les affaires de corruption, c'est précisément qu'elle se reconnait elle-même dans ces pourris. A députés-requins, peuple de petits filous...

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  • Martine L

    Martine L

    28 janvier 2017 à 17:44 |
    L' affaire Fillon, telle qu'elle se présente, est un vrai bang entre l'opinion et le donneur de leçons, champion de la probité, et de la morale, que ce monsieur voulait être – en cela, il est le jumeau de Cahuzac ; « faîtes ce que je dis, pas ce que je fais », à un niveau olympique. Cependant, votre texte s'en fait écho, l'argent, le chiffré de l'affaire est très important : que la dame Fillon ait travaillé pour son mari, ou pas, elle était scandaleusement trop payée, au regard de ce que gagnent les attachés parlementaires, tous, plus diplômés qu'elle, à l'aulne de nos salaires, pensions, émoluments divers à nous tous. Par contre, je ne pense évidemment pas que « tout soit pourri » et que la majorité des parlementaires, leur métier professionnalisé, la démocratie représentative, en général, soit à jeter aux orties. Pente des plus dangereuses, là.

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    28 janvier 2017 à 15:27 |
    Je vous invite, chère Mélisande, à relire toutes les chroniques (j’en prépare une nouvelle à paraître la semaine prochaine) consacrées au populisme, un mal endémique de notre temps, qui n’épargne ni la droite, ni la gauche, ni François Ruffin – ô combien ! – ni Edwy Plenel, ni feu Nuit Debout, ni, semble-t-il, vous-même…

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