Ses yeux bleu-soleil comme un ciel de Provence Hommage à Jean d’Ormesson

Ecrit par Sabine Aussenac le 09 décembre 2017. dans La une, Actualité

Ses yeux bleu-soleil comme un ciel de Provence Hommage à Jean d’Ormesson

Ses yeux bleu-soleil comme un ciel de Provence,

Chaque phrase majesté, un hommage à la France,

Son sourire une danse où se pâmaient les Belles :

Notre Jean rayonnait comme mille étincelles.

 

Élégant et subtil il parcourait les mots,

Chevalier de la prose, des poèmes et du Beau.

La Pléiade l’accueillit tel un fils bien-aimé,

Car chacun de ses livres de succès se parait.

 

Il portait haut les verts, le bicorne mutin

Et les ors fabuleux de notre Académie.

Mais c’est aussi les humbles qu’il savait tant aimer,

 

Tout ce peuple de France qui le lui rendait bien.

Un bel homme de droite, que la gauche adulait,

Esprit rare qui toujours sut célébrer la vie.

A propos de l'auteur

Sabine Aussenac

Rédactrice

Née en 1961, Sabine Aussenac est un professeur et écrivain français.

Auteur de romans, de nouvelles et de poèmes plusieurs fois primés, elle s'attache aussi à faire connaître et aimer la poésie en dehors des sentiers battus de la modernité, sa langue étant proche de celle des auteurs du dix-neuvième siècle. Elle combat le minimalisme des formes actuelles et l’intelligentsia des revues et des grandes maisons d'édition, les premières n'acceptant qu'une certaine forme de poésie, les secondes ne publiant que des auteurs disparus. Son crédo est que les Français sont de grands lecteurs et auteurs de poésie - on le voit à l'implosion des blogs et forums consacrés à cette forme de littérature - mais que l'édition demeure un terrain réservé. Elle en appelle à une poésie vivante et libérée des diktats littéraires et éditoriaux.

 

(Source Wikipédia)

Commentaires (2)

  • bernard pechon pignero

    bernard pechon pignero

    09 décembre 2017 à 17:56 |
    Cet homme séduisant a si bien vieilli que l'on a oublié le vindicatif et souvent hargneux défenseur ( au Figaro entre autres) de ce que la droite française a de plus réactionnaire. Cette habile évolution vers un centrisme accommodant, bien dans l'air du temps, est toute à son honneur.

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    09 décembre 2017 à 13:27 |
    Jean d’Ormesson est un peu à la littérature francophone ce qu’Oscar Wilde est à l’anglophonie : brillant, intelligent, pétillant mais superficiel…il n’y a point chez lui la profondeur ou l’acuité d’analyse psychologique d’un Proust ou d’un Camus. Il pourrait faire la réponse que fit Somerset Maugham à la question qu’on lui posa un jour : « où vous situeriez-vous au panthéon des hommes de lettres ? ». « I’m in the very front row of the second rate… » Reconnut Maugham avec une lucidité sur lui-même qui ne fut certes pas la première des qualités de ce cher Jean.

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