Média/Web

Tu sais quoi !!!

Ecrit par Martine L. Petauton le 07 septembre 2013. dans La une, Média/Web, Société

Tu sais quoi !!!

Ragot, potin, clampade, clabaudage, parfum de médisance, ce joli mot qui sent pas bon… Vieux comme le monde, sans doute aussi ancien que les premières cités antiques, ce – besoin ? – « dire sur l’autre », le voisin, le cousin, et la troupe bénie des collègues… Exercice maîtrisé au millimètre, sans aucune preuve en vue, mais raconté d’une telle façon, qu’il sent mieux que la vérité, qu’il enchante au bas mot. Un mien ami appelait ça, joliment, un « bonjour les copines ! » quand il nous voyait à quelques unes, rapprocher les têtes, avec ce discret rire de gorge, qui marquait l’entrée dans l’infinie jouissance.

Sans doute, la sociabilité des femmes restant à la caverne, puis ensuite au lavoir, sans compter la fontaine ou le puits, celui d’Afrique, celui d’ici – entre elles, a-t-elle définitivement accordé aux filles la prérogative en ces « récits » particuliers… l’agora des femmes ! dans les imaginaires, quoi qu’on dise, quoi qu’on redise, c’est la femme qui clampe, en un bavardage aigre doux ; l’homme, lui, parle, mais au pied de l’arbre à palabres africain, là où se décide l’avenir du village, à la barbe blanche des « msé ». C’est encore lui, et les siens qui s’exclament (de quoi ? de choses sérieuses et politiques, ou, d’histoires grivoises) au café où passe le Marius de Pagnol, ou les mécréants des villages de mon enfance, qui ne rentraient pas à l’église. Il y a un espace masculin, loin de celui des femmes… Tout ça cause, mais pas pareil. Bavardage, là, parole, ici ; rien à faire, le statut n’a pas la même valeur ! « heureux peuple que celui des cigales où les femelles restent muettes », raconte à satiété quelqu’un de chez moi, en jurant, la main sur le cœur, que « pour sûr, il n’est pas machiste ! »…

Il y a donc, le potin « dit », et le « lu » ; ça, c’est le domaine des « Paris Match », oublieux qu’à l’origine, ces gens-là furent l’honneur de la presse, des « Voici », et autres « Gala », peuplant les tables des coiffeurs ou dentistes… on y apprend tout et le reste des us et coutumes des Princes – de ce qu’il en demeure – des gens du Show biz – ah ! Johnny et sa longue kyrielle de femmes – en gros, des People, mot dont on sait que les Britanniques ont fait comme un drapeau pas toujours propre. Le problème – pensez-vous comme moi – c’est qu’il faut se risquer dans ces récits, avec la « culture » pré-requise. Je ne connais plus grand monde, quant à moi, dans les frimousses copié collé qui s’affichent sur le « Voici » du moment ; intérêt moindre, du coup.

Détournements

Ecrit par Johann Lefebvre le 29 juin 2013. dans Ecrits, La une, Média/Web

Détournements

« Le premier devoir de la presse est maintenant de miner toutes les bases de l’ordre politique établi ».

Karl Marx, Nouvelle Gazette rhénane (14 février 1849)

 

Après toutes les questions à point nommé, et la jeunesse jamais vécue, le jour se lève à peine. Il reste alors l’ombre, à attendre, le temps que la lumière qui va monter peu à peu nous dessine au sol en silhouette directe. Lisant nos relevés d’ambiances urbaines, nous constatons que les plaques tournantes n’existent plus, du moins celles que nous avions éprouvées il y a de cela à peine une décennie en arrière, du temps où il était encore envisageable, et surtout possible, d’attirer l’attention sur les failles béantes qui courent le long de cet édifice massif, hangar et vitrine, prison et supermarché, usine et bureau, dans lequel il est donc devenu parfaitement inutile de pénétrer pour y produire le moindre scandale. Aujourd’hui, nous pouvons fournir une série d’exemples, comme autant d’échantillons d’un rien acquis, des images prises pour le réel, de ces marchandises consommées sans parcimonie qui ne servent à rien, de toutes ces manœuvres qui n’ont même pas besoin d’être habiles pour faire passer les pilules ou pour imposer des injonctions grotesques mais mortelles, de ces discours pour la nivellation générale. Nous pouvons rester assis, dorénavant. Il faudra juste enfiler sa veste, quitter la maison et rejoindre le désordre de la rue quand le signal sera donné par nos conjonctions de désirs. Certains éléments fort agréables, tel un parfum négatif – la marchandise qui viendrait à pourrir –, déjà nous parviennent grâce aux courants d’air que des révoltés ont pu créer, non pas en ouvrant certaines portes ou fenêtres mais en les brisant. C’est un bon début, puisque aussitôt sont outrés les maîtres et leurs sbires ; d’autres petits mutins suivent bien timidement, avec trop de retenue, il se réunissent sous un label moral, les « indignés », oubliant de fouler l’indignité qu’il y a à dépendre du discours qui les nomme, comme un emballage policier.

La démocratie des crédules

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 30 mars 2013. dans La une, Média/Web, Société

Gérald Bronner, Presses Universitaires de France, février 2013, 343 pages

La démocratie des crédules

Le 7 mars dernier, dans son émission Les matins de France Culture, Marc Voinchet invitait Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris-Diderot, pour présenter son ouvrage La démocratie des crédules. Contraint de partager l’écoute de cette émission matinale avec diverses obligations domestiques qui incombent à un père de famille, j’avais néanmoins saisi l’essentiel des informations diffusées sur le livre et son sujet et je me faisais la réflexion suivante : l’inconvénient d’une émission de radio aussi bien menée et donnant aussi généreusement la parole à un auteur est qu’elle vide le livre de l’essentiel de son contenu en donnant à l’auditeur l’impression qu’il l’a lu.

Puis, soucieux de ne pas être un démocrate trop crédule et me reprochant le manque de rigueur intellectuelle que dénonce ce brillant sociologue, j’ai commandé son livre (chez mon libraire). Bien m’en a pris car c’est un des bouquins les plus passionnants, les plus stimulants pour l’intellect et les plus roboratifs que j’aie lus depuis longtemps. Que ceux qu’inquiète un ouvrage publié aux PUF soient rassurés d’emblée : quand le professeur pointe le nez, se complaisant dans une terminologie par trop scientifique, l’auteur traduit son jargon à l’intention du lecteur moyen et ce n’est pas sans humour qu’il écrit : « en clair, ça signifie… » ou « autrement dit… ». Ce respect du grand public, quand il reste dans les limites d’une vulgarisation maîtrisée, est toujours un gage de sérieux dont j’apprécie au passage la courtoisie.

Facebook, quelques miettes en hiver...

Ecrit par Martine L. Petauton le 23 février 2013. dans La une, Média/Web, Société

Facebook, quelques miettes en hiver...

En fait, la traduction littérale de Facebook est : trombinoscope, mais, pour moi, ce serait plutôt « boîte à minois », parce que ça s’ouvre sur des visages, et qu’il y a, dans ce clic et ses apparitions magiques des autres et du bruit du monde, comme quelque chose de l’enfance…

Mon histoire avec la chose vaut son pesant de pouces en l’air ! Pas l’amour fou, ni tendre non plus ; plutôt sautes d’humeur, du genre grincheuse, ce soir, émue le lendemain. Quand je disais, enfance !

« Tu écris sur le Net ? Alors, tu as ta page ? » m’a-t-on dit, il n’y a au fond, pas si longtemps ; quelques années de neige ou de canicule… depuis que j’habite un bateau sympa, une felouque douce à la française : « Reflets du temps. fr », madame ! Non, pas page, « journal », rugiront les expert, et, c'est vrai, qu'on en met tant et tant, que ma fois, ça mérite ce beau nom synonyme de nouvelles, de photos... Manque peut-être, ce qui fait le journal pour tant de gens : les accidents, les obsèques !

Facebook, pour moi, c’était, jusque-là, des jeunes, des gamins, accrochés à « leurs amis FB », comme moule au rocher, souvent tard – trop – le soir… à la rigueur, des belles-sœurs, accrochées, elles, à leur descendance, dont elles nous saturaient l’écran de la moindre baignade, et de – surtout – tous les gâteaux d’anniversaire… FB avait un son, gardé dans l’oreille ; un petit bruit soyeux de  linge qu'on secoue à la fenêtre ;  mezzo voce, sucré comme le tapis d'Aladin du dessin animé ; celui  que fait « le » MP (ignares ! message privé), quand il atterrit, royal, sur votre page.

On voyageait sur le Net, et, donc, à n’en pas douter, il fallait en passer par « la page »… En avant donc, pour la chose, sur laquelle surfait la moitié de nos lecteurs – et, la moitié de nos contempteurs, hélas, aussi...

Lettre au Père Noël des web-mags

Ecrit par La Rédaction le 15 décembre 2012. dans La une, Média/Web

Lettre au Père Noël des web-mags

Père Noël, – celui qui existe, pour les journaux pétaradants de couleurs, annonçant, sur papier glacé, la Xième de DSK, la fuite de Depardieu–le comique ; pour – surtout – les magazines TV, rigolards, fins ou lourds, littéraires – si ! il y en a ! ce sont des morilles rares en forêt, il faut savoir les chercher ; les, pour les petits (avant l'âge de 3 semaines, attention quand même !), ceux pour les mamies, celles qui cuisinent encore…

Père Noël, aurais-tu encore quelques miettes de sous (en Euros, c’est mieux) pour un simple web-mag, comme RDT ?

Internet, outil de puissance

Ecrit par Martine L. Petauton le 03 novembre 2012. dans La une, Média/Web, Actualité

IFRI, Revue de politique étrangère, été 2012, 20 €

Internet, outil de puissance

Il est difficile de négliger – dans un monde de plus en plus complexe, si ce n’est illisible parfois, pour pas mal d’entre nous – des outils de décryptage ; des « ailes qui voient loin », sous lesquelles respirer. Faut-il le répéter ? les revues de l’IFRI sont de ceux-ci. Ce numéro, tout particulièrement, puisqu’il aborde deux dossiers de 1er plan, au balcon du monde actuel : Internet, outil de puissance, et Les reconfigurations de l’Asie.

Le dossier, riche et varié, original et aussi surprenant, comme à l’habitude avec la revue de Politique Etrangère, qui pose le sujet incontournable de : Internet, outil de puissance (pas de ? remarquons-le) se nourrit de 7 articles ; on ne les trouvera nulle part ailleurs ; autant s’y arrêter !

On s’y interroge sur la place et les mouvements, dangereux, ou – et – porteurs d’avenir, du cyberespace. On y voyage en Russie, et en Chine, où « tourne la géopolitique » de maintenant, pour observer leur positionnement ? utilisation ? du Net. On s’arrête chez les soldats ; l’armée et Facebook ; y-a-t-il un intrus ? On se demande – hypothèses, et problématiques à foison – quelles régulations, contrôles ; quelles institutions seront le mieux à même de permettre à tout un chacun, aux quatre coins du monde, de vivre en bonne intelligence sous cette « Toile » qui se balade au-dessus de 2 milliards de connectés, en attendant tous les autres.

Ma 100ème !!

Ecrit par Martine L. Petauton le 20 octobre 2012. dans La une, Média/Web, Actualité

Ma 100ème !!

Yep, yep ! comme on lit dans FB, voilà le temps venu de ma 100ème chronique dans « Reflets du temps ». Une sorte de petit record, ma foi, pour moi, qui, du plus profond de mon enfance, n’ai jamais engrangé le moindre et minuscule trophée côté sport !

Vous rendez-vous compte ! 100 fois « Truc bidule » par Martine L Petauton, avec l’image, la mise en ligne – top, made in RDT, le « lus » et son déroulé chiffré à la fin, et tout le tintouin de la cuisine – c’en est une ! de la  chroniqueuse, bosseuse et obstinée, fidèle au poste - pas chaque semaine (je ne m’appelle, ni Luce C, ni Claude G), mais souvent quand même.

Elles se mélangent, chahutent – joyeux charivari de foire, les chroniques-MLP ; elles habitent un peu tout l’immeuble ! Politique, mais aussi, société, sans compter les recettes, les souvenirs de l’enfance bourbonnaise, et le sport côté foot. Mes expo préférées sont au Musée Fabre de Montpellier ; ça ne vous aura pas échappé. Quels recoins n’ont-elles pas fréquentés ? Le moi-moi, pas trop ; mes chagrins, pas vraiment ; le vin, non, je laisse à celui qui… mais, par contre, que ne vous ai-je pas dit de la prof que j’étais, de mes collégiens, du souci de l’avenir de l’école ! Vous savez tous que je suis d’un pays de châtaignes et de cèpes, de Président aussi, du reste ; que mon cœur penche nettement à gauche, il me semble que ça, je vous l’ai dit quelquefois…

Les magazines numériques : Peut-on parler de néo-journalisme ?

Ecrit par Tawfiq Belfadel le 20 octobre 2012. dans La une, Média/Web, Actualité

Les magazines numériques : Peut-on parler de néo-journalisme ?

Les magazines numériques, dits webmagazines ou webzines, se multiplient au fur et à mesure. Entièrement gratuits, ils ne sont pas disponibles dans les kiosques, mais sur Internet. Vont-ils supplanter les magazines papier ? Peut-on parler de néo-journalisme ?

En surfant sur Internet on découvre énormément de webmagazines : Reflets du Temps, la Cause Littéraire, Cohues, BSC News, Dizart, Publik’Art, etc. Qu’est-ce qu’un webmagazine ? C’est un magazine publié sur internet en version numérique seulement. Autrement dit, c’est un magazine transposé sur un site Internet, comme le prouve le nom résultant d’une contraction de Web et Magazine.

La différence entre un webmagazine et un magazine papier ? Un webmagazine, contrairement à un magazine papier, n’est pas disponible dans les kiosques, mais sur Internet. Le deuxième s’achète alors que le premier se lit gratuitement. Le deuxième a sa propre équipe de rédacteurs, alors que le premier est très souvent écrit par des bénévoles, donc totalement gratuit. À vrai dire, bien qu’ils soient divergents l’un de l’autre, ils ont en commun certaines caractéristiques ; par exemple les deux ont une équipe de rédaction chargée de la lecture et de la publication des articles, et un site Internet.

Une rentrée de plus pour "Reflets"...

Ecrit par Martine L. Petauton le 01 septembre 2012. dans La une, Média/Web

Une rentrée de plus pour

 

L’enfant grandit ; 3ème rentrée pour le petit… la Maternelle doucement pousse vers la grande école. Reflets a montré, tout au long de l’année passée, de telles aptitudes !! (réfléchir, débattre, être de bout en bout dans la Campagne républicaine ; accepter – dur, quand même – le point de vue de l’autre) qu’on envisage un test de surdoué ! « Lol », comme on dit dans la cour de récré !

Que cette nouvelle année continue le chemin – qui s’annonce âpre, râpeux et exigeant à souhait, mais appétant comme tous les grands défis – en termes de « reflets des valeurs de la République », de belles écritures, d’échos musicaux, d’expos à découvrir, de « bien vivre » aussi ! Que cuisine et vins s’invitent plus souvent. Qu’on débatte, que la « disputatio » loue tout l’étage ! C’est là qu’on mesure la chance – à l’aulne triste du monde – de vivre en « vieille » démocratie.

L’été – certains l’ont constaté – nous a valu quelques émotions de calendrier de parution. Des raisons techniques ne nous ont pas permis de faire face à la publication du 11 Août ! Que nos lecteurs veuillent bien nous en excuser !

Bel été à tous nos lecteurs

Ecrit par La Rédaction le 30 juin 2012. dans La une, Média/Web

Bel été à tous nos lecteurs

 

L'été arrive – enfin – vous avez beaucoup lu, apprécié, « disputé » au meilleur sens du mot. RDT a baigné dans la fièvre, la passion de la campagne électorale, avec comme seul drapeau : la démocratie, les valeurs de la République. Les émotions plus personnelles des nouvelles, poèmes ont été au rendez-vous. Chaque semaine, fidèle, la rubrique de C Gisselbrecht a éclairé une actualité qui n'a pas chômé, aidé, ça et là par l'acidité des «  billets fous » de Luce Caggini...

Nous avons gagné de nouveaux lecteurs, fidélisé – cela nous touche énormément – les «  anciens ». D'autres rédacteurs ont mis la main à la plume ! Que tous, soient remerciés de continuer à nos côtés l'aventure RDT.

Profitez de ce souffle si particulier que permet l'été, pour «  sauter le pas » : devenez rédacteur ! Les sujet sont innombrables à  « reflets » ; c'est ce qui fait sa valeur : faites partager vos enthousiasmes, vos coups de cœur, vos coups de gueule … venez ! La porte est grande ouverte.

Adhérez aussi à l'association «  les amis de reflets du temps », pour permettre à votre magazine de s'autosuffire.

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