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Billet fou. BHL coureur de fond : entrer dans la légende

Ecrit par Luce Caggini le 02 juin 2012. dans La une, Média/Web, Actualité, Société

Billet fou. BHL coureur de fond : entrer dans la légende

 

Même le roi de la mer des Sargasses ne pourrait être plus entreprenant que Bernard Henry Levy jouant à perpétuer les varechs en mouvement dans les côtes de la Méditerranée.

Si BHL est un vengeur des marées de tueries chapeautant les mêmes caftans avec les mêmes photographes, lui-même ayant le doigt sur le clap de l’appareil, en courant de la Lybie à la Syrie, il a laissé tomber le papillon de sa cravate et a gardé le magistral mordant du magicien des mots et des maux de la pauvreté des Orientaux de la côte méditerranéenne, ravissant ainsi à la Présidence un taxi pour mener la montagneuse grande course à l’éternité et entrer ainsi dans la légende.

Mais un petit galet s’est mis en travers de sa route, pareil à une partie d’échecs dont la fin aurait comme un parfum d’échec grâce à un vengeur beaucoup plus fin que lui, dont les yeux balaient l’univers, dont le sourire grand ouvert sur la mer des managers de la planète, grand manager lui-même des artisans de la paix, ne sera pas la béquille grotesque du volatile dandy de la gentille mariée du monde en état de captivité.

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Ecrit par La Rédaction le 12 mai 2012. dans La une, Média/Web

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"Marc Levy, en harmonie avec ses lecteurs". Entretien

le 27 avril 2012. dans La une, Média/Web, Société

Marc Lévy, l’auteur français le plus lu depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, est considéré comme un phénomène. La rencontre avec ses lecteurs se passe toujours dans la joie et l’harmonie ; il consacre du  temps à chacun. De retour à New-York, après un bref séjour en France pour la promotion de son nouvel ouvrage, Marc Lévy a aimablement accepté de répondre à mes questions.

Valérie Debieux : À la sortie de chacun de vos romans, le même scénario se répète : le public l’accueille à bras ouverts ; la critique, au mieux, l’ignore et, au pire, le soumet à un feu nourri. En revanche, tous avis confondus, l’unanimité se fait jour à l’évocation de votre talent de conteur. Pouvez-vous nous dire, en quelques mots, comment vous êtes passé de conteur d’histoire pour votre fils aîné, enfant à l’époque, à auteur de best-seller ?


Marc Lévy : Bonjour Valérie, je suis passé du stade de conteur à celui de romancier en travaillant beaucoup. J'ai eu envie d'embrasser ce métier d'écrivain avec l'humilité qui sied à la liberté qu’il vous offre et que requiert le souci de rester fidèle à mon lectorat. (Vous êtes un peu sévère avec la critique, qui n'est plus si sévère avec moi et qui est même parfois généreuse).

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Ecrit par La Rédaction le 27 avril 2012. dans La une, Média/Web

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Demandez l'Impossible !

Ecrit par Eric Thuillier le 31 mars 2012. dans La une, Média/Web, Actualité

Demandez l'Impossible !


Demandez l’impossible ! Demandez l’impossible ! Le nom du nouveau journal de Michel Butel était fait pour un temps de crieurs de rues.

Disons-le d’emblée, ce journal est un torchon. A ne pas confondre avec les serviettes qui servent à se tapoter doucement la pensée. Il empoigne les choses, les frotte, les fait briller comme la trayeuse de Yves Berger (page 65, colonne 2, lignes 19 et suivantes), il empoigne les gens, « l’une était encore bébé, l’autre était déjà mélancolique » (Gaëlle Obiégly, page 43, colonne 3, lignes 19 et 20).

Je n’ai pas vu si c’est sur du papier recyclé, en tous cas il n’est pas recyclable, il est au bout du rouleau. Mais c’est du papier et c’est un vrai culot un journal papier – à froisser, à jeter dit Michel Butel dans Libé, et qui va se collectionner quand même, c’est une superbe maquette – sans glaçage, sans les lignes harmonieuses des voitures et des femmes de luxe qui reposent nos yeux dans les journaux courants. Un journal dont les mots ne disparaissent pas dans le noir numérique dès qu’on les a lus. C’est une surprise, pour ce genre de textes, au temps de la lecture sur écran. Je ne récuse pas cette lecture qui augmente considérablement nos sources d’approvisionnement. J’aurais mauvaise grâce, moi qui, sans cela, n’aurais pu faire lire une ligne à qui que ce soit.

Le secret véritable de la chronique

Ecrit par Kamel Daoud le 02 mars 2012. dans Ecrits, La une, Média/Web

Le secret véritable de la chronique

C’est comme un chien dans ma tête : il aboie et j’écris. Sauf que ce n’est pas si simple. Il me semble que c’est moi qui suis au bout de sa laisse, qu’il me promène parfois durant une demi-heure par jour, me laisse gambader dans son univers puis me ramène vers mon angle mort qui est ma vie de tous les jours. Je m’explique donc : c’est un chien immense, composé d’étoiles dans une obscure nuit qui lui sert de peau sans fond. Il aboie en Alphabet et j’écris. Parfois bien, parfois mal, quand il va trop vite et que ne me restent que des bouts de phrases. Il est grand, le chien noir qui m’enjambe pour aller boire, à l’autre bout du monde, son eau et revenir. C’est comme ça que je peux décrire les choses qui se passent dans ma tête. Car dehors, pour ceux qui me voient de dehors, il ne se passe rien. Je suis penché sur un gros cahier plein de ratures, devant un micro, en train de tabasser un clavier et j’écris sans cesse, sans cesse et toujours. Un scribe dans un journal où je suis payé au mois pour faire semblant d’être courageux. Mais personne ne connaît l’histoire que je rature sans cesse entre deux chroniques. C’est fait presque exprès, ma façon d’écrire en gribouillant. En fait, il s’agit d’une course entre ma graphie et les aboiements cosmiques et immenses du chien qui me tient en laisse, suspendu au bout de sa patte qui a la forme d’une constellation au-dessus de ce monde miniature. Mon inspiration vient donc d’un animal céleste qui aurait même pu être l’un des douze signes du zodiaque si cela se passait dans plusieurs têtes tournées vers le ciel et pas seulement la mienne, trop petite pour tout cela.

Revue de politique étrangère de l'IFRI

Ecrit par Martine L. Petauton le 17 février 2012. dans Monde, La une, Média/Web, Politique

Revue de politique étrangère de l'IFRI

L’Institut Français des Relations Internationales, on le côtoie – une certaine familiarité, donc – dans ces débats télévisés de bonne tenue, de C dans l’air ou Ça vous regarde de la Chaine Parlementaire. Compétences huilées, connaissance parfaite des dossiers, ET – toute la différence se fait là, avec tant d’autres instituts français de… qui habitent la page Google – d’une capacité communicante limpide, volontairement pédagogique ; bref, au bout, compréhensible pour le citoyen de base, que nous sommes tous. Un mélange savant / lisible, particulièrement recherché en ces temps croisés de crise financière et de période électorale.

On retrouve toutes ces qualités dans la revue Politique étrangère. On lit, on s’approprie, on s’intéresse, on s’interroge, on utilise après… belle procédure chère à tous les mécanismes d’apprentissage.

Le volume « Hiver 2011 », présentation de belle qualité facilitant la lecture, léguant un livre pour la bibliothèque, bien plus qu’un simple magazine jetable, nous offre un dossier de 6 articles en « Une » d’une utilité brûlante : « La déconstruction européenne ? » (notez le point d’interrogation qui clignote avec force). Seconde « Une » ; quelques articles : « démocratie, démocratisation » nous engagent dans un voyage du Printemps Arabe, à la Chine, en passant par les « élections en Afrique ».

Billet de la rédaction

Ecrit par La Rédaction le 23 décembre 2011. dans La une, Média/Web

Billet de la rédaction

Nous vous informons que Reflets du Temps publie aujourd'hui vendredi 23 Décembre 2011, et ne reprendra sa publication hebdomadaire que le vendredi 6 Janvier 2012. Trêve des confiseurs oblige.

Vous aurez donc, chers amis lecteurs, tout loisir d'apprécier chacun des textes de la fournée particulièrement riche (14 articles !) que nous sommes heureux de vous offrir, en cette veille de Noël.

Vous pourrez aussi « explorer » à loisir la mine inépuisable de richesses écrites que constitue désormais notre magazine (plus de 1300 textes et articles en ligne !)

 

La rédaction en profite pour vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année 2011. Que 2012 commence pour vous sous les meilleures auspices, et que nous vous retrouvions, encore plus nombreux, à aimer et soutenir «  Reflets du temps »

 

 

La rédaction

 

Revue KITEJ N°2

Ecrit par Olivier Verdun le 02 décembre 2011. dans Philosophie, La une, Média/Web, Littérature

Revue KITEJ N°2

 

En cette rentrée littéraire logorrhéique, la fraîche émoulue Kitej, qui vient de publier son deuxième numéro, est une merveille d’intelligence et d’audace tant dans sa facture plastique que dans la richesse de son contenu. Dirigée de main de maître par Fabien Ollier, cette revue, qui n’a pas sa pareille dans le paysage intellectuel français, fait l’effet d’une petite bombe où se manigancent, avec sa frappe abrupte sur nos capitalismes intérieurs, maints sabotages amoureux, où fusent, éclateurs de vérité, d’incroyables missiles théoriques.

Que le lecteur chloroformé passe son chemin : l’air qu’on y respire est aussi grisant que les hauts plateaux de montagne. C’est que Kitej, dans sa quête rimbaldienne d’un ailleurs toujours lointain, a des yeux de voyant, puisqu’il s’agit de dire l’indicible, de voir l’invisible, de penser l’impensable, en croisant, sans concession au consumérisme ambiant, philosophie, poésie, peinture, dessin ou encore collages. Kitej, dont la première livraison (automne 2010) est consacrée aux « Éclipses de la vie », n’est du reste que la continuation, sous un autre nom et avec quelques perspectives nouvelles, de la revue Mortibus, née en juin 2005.

Good bye, good job Jobs !

Ecrit par Léon-Marc Levy le 07 octobre 2011. dans La une, Média/Web, Actualité

Good bye, good job Jobs !

 

S’il en est certains pour réduire Steve Jobs à un chef d’entreprise génial ou à un communicant exceptionnel, c’est qu’ils n’ont pas tout compris. Roland Barthes, entre autres sémiologues, nous apprend dans « Mythologies » que des objets sont parfois bien plus que des objets. Des « mythèmes », c’est-à-dire des signes constitutifs de la sémantique symbolique d’une époque.


Steve Jobs est un inventeur de mythes. C’est donc un poète, un esthète, un visionnaire. Il a constitué autour de lui, de Cuppertino et de la célèbre pomme croquée, une sorte de synthèse des signes qui ont marqué l’incroyable révolution technologique et communicante de ces 20 dernières années. D’autres bien sûr en sont aussi les acteurs, mais Steve Jobs en est la figure incarnée même !

L’élaboration d’un mythe garde toujours une part de mystère, des arcanes qui résistent à toute analyse. Steve Jobs fera partie à jamais de ces héros qui fondent une mythologie.


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