Politique

Quel gérant en tant que "Capitaine" choisir ?

Ecrit par Luc Sénécal le 14 octobre 2011. dans La une, France, Politique

Quel gérant en tant que


Nous entrons déjà dans l’ère des élections et déjà le Sénat se voit revêtu d’une nouvelle tenue qui appelle certains à aller se rhabiller avant que de prétendre se présenter à nouveau aux électeurs. Soit.

Pourtant peut-on pour autant se réjouir ? Peut-on prendre enfin un peu de recul et considérer qu’à force d’opter pour la marine à voile et d’aller un coup sur tribord, un coup sur bâbord, nous naviguons dans une direction hasardeuse ?

Pourquoi ?

Parce que le véritable problème est la fragilité du système capitaliste, qu’il soit géré par l’une ou par l’autre des principales tendances politiques de ce pays. Parce que ce système est dépendant à l’international de ce colosse dont le pied grec commence à partir en morceau comme une gangrène, et que la jambe désormais est atteinte. Sans parler des craintes pour l’autre membre bien fragilisé aussi. Or le cerveau, dans une grande confusion, ne commande plus au corps, sinon faire semblant. Ce qui est bien pis.

"Vendre la peau du Sarko"

Ecrit par Martine L. Petauton le 07 octobre 2011. dans La une, France, Politique

Êtes-vous comme moi ? Déjà pas mal avancée en âge, ayant traversé toute une vie professionnelle et militante ; et, pourtant, jamais sondée ! Même pas sur la couleur de la dernière Twingo, ni sur la douceur du dernier yaourt bio ; quant à « pour qui allez-vous voter ? », ça, chez moi, c’est du jamais vu.

Définition du sondage, pesée à la façon d’un diamantaire, par Wikipedia : « l’application de la technique des sondages à une population, vise à déterminer opinion ou préférence probable de cette population, à partir d’un échantillon de la dite population » ; vous aurez de vous-même flashé sur ces 2 clignotants, « opinion » et « échantillon ». Nous ne sommes pas dans un résultat quantitatif brut ; il y a, du coup, en matière sondagière, du syllogisme rigolo dans l’affaire : Babar et Tartempion, tous deux de Limoges, se disent prêts à voter Aubry, aux Primaires du PS ; donc, tout Limoges va voter pour la maire de Lille…

Le plus beau sondage ne peut en effet donner que ce qu’il sait faire : une projection, la photographie d’une opinion à l’instant T, une tendance qui s’amorce ou qui recule ; quasi une atmosphère ; en aucun cas, la réalité tangible d’un vote, le quantitatif de résultats électoraux ; en aucun cas, non plus dans le domaine phare du sondagier, celui du markéting – la politique ne représentant guère plus de 1% des sondages – la certitude de la vente d’un produit que pourtant, nous sommes X à trouver doux !

Peuple et moi

Ecrit par Kamel Daoud le 07 octobre 2011. dans Monde, La une, Politique

Peuple et moi

« moi, je résume l’histoire de tous par l’histoire d’un seul. Comme ça, l’histoire algérienne, je la comprends mieux. J’explique : je prends tout le peuple sous la forme d’une seule personne et je dialogue avec elle. Pour toi, si je te rencontre dans la rue ou autour d’un pain, je te pose la question classique : Que fais-tu dans la vie ? Tu me répondras : Médecin, ou enseignant, ou riche rentier ou commerçant. Je te jugerais alors pour ta profession, ton habit ou ton fric. Je pose la question au Peuple que je traite comme une seule personne : Que fais-tu dans la vie ? Réponse : Je vis. Tu sais faire quoi ? Le peuple algérien répond : Rien. Je ne sais rien faire. Ni avec les mains, ni avec les pieds, ni avec la tête. Dans la division du travail internationale, ce peuple n’a pas de métier connu. Il ne sait rien faire. Sauf peut-être acheter ou revendre. Mis à part ça, aucun don ou métier ou génie. Chasseurs de colons peut-être, mais tous les trois siècles souvent et après une longue hésitation sur les moyens et l’heure.

Tu comprends donc, que si moi j’étais un étranger, je serais un peu hésitant à faire confiance à un peuple chômeur, lui marier ma fille la plus belle ou lui prêter de l’argent. Ou même l’accueillir et le laisser dormir chez moi en mon absence. Les peuples qui ne savent rien faire sont tentés par n’importe quoi. La guerre, la barbarie ou l’audace et la mer. On peut en faire un grand peuple, dans l’action, mais c’est une menace dans le désœuvrement.

Rapports de séduction écrivains/pouvoir politique

Ecrit par Christian Massé le 07 octobre 2011. dans La une, Politique, Littérature

Rapports de séduction écrivains/pouvoir politique

 

Point de vue sur les rapports de séduction entre les écrivains et le pouvoir politique, par Christian Massé. Article publié dans la revue Intrait d’Union du mois de mai 2002 (bulletin de l’Union des écrivains)


– Il n’y a plus de grand écrivain, me dit mon dentiste penché sur ma prémolaire en souffrance, comme Sartre, Camus, Zola, Balzac… Ah ! Balzac…


Nous sommes tourangeaux. Je ne dis rien (et pour cause !). Je réfléchis. L’écho des paroles de cet homme jovial et nostalgique fonctionne. Sartre a exercé un certain pouvoir politique sur toute une génération, Camus s’est insurgé contre le pouvoir colonialiste et contre l’autre (« entre la justice et ma mère, je choisis ma mère ! »), Zola s’est battu contre le pouvoir politique antisémite. Quant à notre Balzac, il a sollicité le pouvoir, en voulant se présenter aux élections législatives de Chinon, en juin 1832 !

Le rêve algérien, panne de la prunelle

Ecrit par Kamel Daoud le 30 septembre 2011. dans Monde, La une, Politique

Le rêve algérien, panne de la prunelle

« Le problème, c’est qu’on n’a plus d’histoire à nous raconter à nous-même ». C’est la conclusion extrêmement juste d’un ami sur le fait algérien. Une histoire passée, celle d’autrefois, on en a : elle est sublime, dure, elle a bien commencé mais est tombée dans la routine quand les martyrs ont quitté la salle et laissé la place à des figurants. On en connaît les héros, le monde entier en était spectateur et il y avait beaucoup d’actions. Mais aujourd’hui ? Après avoir chassé le dernier colon ? C’est quoi l’histoire qu’on peut se raconter ? Le mythe qui donne du sens au pain ou à l’accouchement ? Tout le monde le sait : on n’a pas de héros et de premier rôle, les spectateurs s’ennuient par millions, le dialogue est faussé, les répliques se font avec des pierres et ce n’est pas une histoire d’amour entre le peuple et lui-même. D’ailleurs, même la salle est vide : l’Algérie a tenté de revenir sur la scène internationale mais elle n’a plus de rôle, n’est plus belle et ne joue pas bien. Une histoire nationale ne suffit pas pour garder le charme d’un peuple, il lui faut aussi une histoire présente. Le second tome de la naissance. Entre 62 et 80, on avait plus ou moins remâché le chewing-gum du développement algérien et de la prospérité pour tous, mais après, on a recraché, avec des milliers de morts. Le FIS a tenté de vendre une histoire qui finit après la mort mais elle est entrée en concurrence avec une histoire du FLN qui commence avant la naissance.

Dent pour dent

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 30 septembre 2011. dans Monde, La une, Politique, Société

Dent pour dent

 

Leur photo n’est pas là pour les transformer en martyrs.

Pas de bons sentiments.

Pas de mauvais non plus.


Un effet de dégoût et de colère, encore, d’impuissance aussi mais pas pour « eux » en personne.

Pour le vide que ce matin le NYT avait mis à leur place.

Pas de débat, pas de questions.


Le trouble dans lequel devrait plonger tout partenaire de l’idée de justice et avec elle de l’application de la justice dans un contexte démocratique semble loin de la une, absent, du moins certainement pas premier par rapport à d’autres sujets brûlants.

Senex Triumphans

Ecrit par Jean-François Vincent le 30 septembre 2011. dans La une, France, Politique, Actualité

Senex Triumphans

Première non seulement sous la Vème, mais sous toutes les républiques : le sénat passe à gauche ! Le bicaméralisme a toujours été conçu comme un dispositif de modération de la chambre basse par la chambre haute ; d’où souvent un mécanisme de désignation qui exclut le suffrage universel direct. En France, le caractère provincial de l’assemblée du Luxembourg (surreprésentation des campagnes par rapport aux villes) et l’âge de ses membres – minimum 35 ans et, la plupart du temps, beaucoup plus ! – semblaient l’ancrer définitivement à droite… Mais voilà ! À force, pour la majorité, de perdre élection locale sur élection locale, la défaite a fini par prendre un caractère national.

Reste à expliquer ce paradoxe issu d’une idée reçue : pourquoi serait-on plus à droite quand on est vieux ? Parce qu’on est moins enclin à la colère ? Plus prompt à la résignation/conciliation ? Les exemples d’évolution vers la gauche à travers le temps ne manquent pourtant pas ; ainsi Victor Hugo, de légitimiste qu’il était dans sa jeunesse, a fini républicain après un bref passage par le bonapartisme, suivant ainsi fidèlement la ronde des régimes successifs !

Of cold blood

Ecrit par Léon-Marc Levy le 23 septembre 2011. dans Monde, La une, Politique, Société

Of cold blood

C’est ainsi que Truman Capote, en 1965, qualifiait un meurtre commis dans le Kansas en 1959 dans un roman devenu l’un des plus célèbres de la littérature américaine.

De sang froid. C’est ainsi qu’il nous faut – la rage au ventre – qualifier aujourd’hui un autre meurtre. Celui d’un homme de 43 ans, exécuté par injection létale dans la nuit du 21 septembre 2011, sur décision de « justice ». Les meurtriers ? Ils sont connus : l’état de Géorgie, la cour suprême des Etats-Unis, le président Obama.

Troy Davis a été accusé de l’assassinat d’un policier dans la nuit du 19 août 1989 à Savannah. Vous avez bien lu : 1989. 22 ans. 22 ans qu’un homme, dont la culpabilité est largement mise en doute par faiblesse et erreurs massives du dossier d’accusation, un homme qui clame son innocence depuis le premier instant, attend dans le couloir de la mort. On ne l’a pas tué qu’une fois depuis. Il est « mort », toujours sur décision de « justice » 4 fois ! en 2007 (grâce provisoire), en 2008 (grâce provisoire) en 2009 (grâce provisoire) et hier – grâce définitive diraient ceux qui croient en la vie éternelle après la mort. C’est un véritable « voyage au bout du cauchemar » que Troy Davis a dû subir, une punition infernale qu’aucune juridiction au monde ne peut égaler !

Tu iras, toi, voter à "la primaire" ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 23 septembre 2011. dans La une, France, Politique

Tu iras, toi, voter à

 

Octobre ; encore à certains moments de la journée, une incomparable douceur, mais la lumière tourne, et, pour peu qu’il pleuve un peu, on sent l’arrivée des « petits jours »… Octobre des étoles sur l’épaule au moindre vent ; on ramasse les châtaignes dans les bois – corréziens, surtout – qui « se fendent, se fendent… colchiques dans les près… c’est la fin de l’été ». Cette année, ce sont les Primaires qui « fleurissent, fleurissent… se fendent ? » pas sûr !

Primaires… joli nom qui fleure sa rentrée des classes ; cour de récré ; on l’a écrit partout ! Et là, le croche-pied d’Arnaud, organisation de la partie de billes par Manuel ; ici, Jean-Michel raconte une histoire de crise avec l’accent du sud-ouest ; Martine, larme à l’œil et menton volontaire, renifle dans son coin : mauvais coup d’un soi-disant grand camarade de la classe d’à côté ; une Ségolène passe en évitant que, cette fois, on ne lui tire trop ses nattes. « Madame, moi, je sais ! » dit François, le plus sage, en serrant son ardoise sur son cœur…


JCall : demande d'admission d'un état palestinien à l'ONU

Ecrit par Léon-Marc Levy le 23 septembre 2011. dans Monde, La une, Politique

JCall : demande d'admission d'un état palestinien à l'ONU

Le 23 septembre prochain, les Palestiniens demanderont à l’ONU leur admission en tant qu’Etat membre.

A l’approche de cette échéance, JCall, qui appelle à l’établissement d’une paix entre Israéliens et Palestiniens sur le principe « Deux peuples Deux Etats », souhaite rappeler les points suivants :

C’est le droit inaliénable des peuples à disposer d’eux mêmes qui a permis au peuple juif d’accéder à l’émancipation dans le cadre de son mouvement de libération nationale, le sionisme, aboutissant à la création de l’Etat d’Israël, reconnu par la communauté internationale.

De même, ce droit fonde aujourd’hui la démarche engagée par les Palestiniens à l’ONU.

JCall constate avec regret que les insuffisances et les faiblesses des dirigeants de deux bords, les cycles de violence et de terrorisme, la poursuite continue de la politique des implantations en Cisjordanie ont conduit à l’échec des tentatives de négociations engagées depuis 20 ans. Le statu quo qui en résulte n’est plus tenable car il est porteur de menaces, particulièrement dans le contexte du Printemps Arabe.

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