Politique

Con (élection, piège à)

Ecrit par Alain Jugnon le 04 août 2011. dans La une, France, Politique, Société

Con (élection, piège à)

 

"Casse-toi, pauvre con !"

Nicolas Sarkozy


"La matière peut démentir les prévisions et ruiner les efforts, elle n'en demeure pas moins inerte, faite pour être conçue et maniée du dehors; mais on ne peut jamais ni la pénétrer ni manier du dehors la pensée humaine. Dans la mesure où le sort d'un homme dépend d'autres hommes, sa propre vie échappe non seulement à ses mains, mais aussi à son intelligence; le jugement et la résolution n'ont plus rien à quoi s'appliquer; au lieu de combiner et d'agir, il faut s'abaisser à supplier ou à menacer; et l'âme tombe dans des gouffres sans fond de désir et de crainte, car il n'y a pas de limites aux satisfactions et aux souffrances qu'un homme peut recevoir des autres hommes."

Simone Weil

Reflets de la semaine (75)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 04 août 2011. dans La une, Politique, Société

Reflets de la semaine (75)

L'été " fait relâche " ... Relâchement généralisé ! On se lâche, lâche, lâche ... On " profite " ! Et tant pis pour l'élégance, pas seulement vestimentaire ! A eux, la vie de château, de sable, le plus souvent ! On dépense sans compter, ou bien, on compte sans dépenser ... trop ! Mais, quelquefois, cette parenthèse part en quenouille, à cause de la météo, si capricieuse !

Pour ceux qui n'ont pas le loisir de goûter aux joies de la transhumance estivale - plus de 600 km de bouchon sur les routes, le week-end dernier, lorsque juillettistes et aoûtiens se sont croisés ! -, de nombreuses agglomérations installent, çà et là, des plages éphémères, plus " vraies " que nature ... Paris-Plages, par exemple, a ressorti, pour un mois, transats, parasols et palmiers ! Sur les pavés, la grève ... Des Tuileries au pont d'Arcole, des tonnes de sable recouvrent plusieurs étapes de notre Histoire. Congés payés - Front populaire, juin 1936 - en bord de Seine, qui, soudain, se met à rêver du grand large. En tendant bien l'oreille, nous parvient son discours-fleuve, où il est question de vacances " comme les autres ", l'imagination en plus !

Fragile

Ecrit par Martine L. Petauton le 01 août 2011. dans La une, France, Politique, Cinéma

Fragile

A propos de « la conquête » de Xavier Durringer


Remboursé par la Sécu, le film «  la conquête » ? Et comment ! S'agissant même de débattre de quelle vignette sera porteur le médicament : confort ? Mieux, survie ! En tous cas, on a là - il y en a d'autres, mais pas tant - un filmicament, à se faire prescrire de toute urgence.

Je laisse à ceux dont c'est le métier - les redoutables critiques cinématographiques - le soin (ils l'ont fait) d'évaluer ce film : «  j'aime » dans Télérama ; le bonhomme sourit mais n'est pas dans l'extase ; nombre d'étoiles, là et ailleurs - «  c'est très bon, mais ... », «  un peu décevant, car inabouti ... », «  époustouflant jeu d'acteurs qui nous laisse sans voix, mais tiédit le message... ».

Non, mon propos dans ce petit billet est plus simplement politique ; ce film a le pouvoir de soigner, à l'ancienne, mais sûrement ; il sort au bon moment ; il nous parle de nous, de nos états d'âme de citoyens.

Sic transit gloria mundi ...

Ecrit par Jean-François Vincent le 01 août 2011. dans Monde, La une, Politique

Sic transit gloria mundi ...

Saint Augustin, dans le livre XVIII de la Cité de Dieu, décrit le décalage des empires d’est en ouest, de Babylone jusqu’à Rome, seconde Babylone…Du XIXème au XXème siècle, la dominance a franchi l’Atlantique ; mais, alors qu’il y a un siècle, rien ne laissait deviner le déclin d’Albion, les Etats-Unis, de nos jours, étale, aux yeux de tous, les stigmates de leur déchéance à venir.


1911. La pax britannica règne. L’empire, si l’on inclut les dominions (qui seront entrainés, comme un seul homme, dans la guerre, en 1914) s’étend du Canada à la Nouvelle-Zélande,  des West Indies (Antilles) jusqu’à Hong Kong. La livre sterling vaut de l’or ; et le budget est en équilibre. La Royal Navy est la première flotte mondiale. L’armée de Sa Majesté peut intervenir dans n’importe quelle région du globe ; et malheur à qui aurait des velléités de dissidence : dans les années 1880, la révolte du Mahdi, messie du Shiisme duodécimain, fut matée – et de quelle manière ! – par Kitchener, donnant lieu à l’une des dernières charges de la cavalerie anglaise, à laquelle participa le jeune lieutenant Churchill ; et au tournant du siècle, les Boeren (en néerlandais, les paysans), Afrikaner descendants de colons hollandais, furent finalement vaincus, malgré l’aide que leur apporta le Kaiser, Guillaume II.

La "Contre-révolution" algérienne a commencé

Ecrit par Kamel Daoud le 22 juillet 2011. dans Monde, La une, Politique

La

En Algérie le marasme de la révolution libyenne et l’exemple syrien ont fini par redonner confiance au régime de Bouteflika

Les énormes dépenses servant à « clientéliser » des pans entiers de la société, les promesses de logements et de crédits bancaires pour les jeunes, et celles de réformes incarnées par la commission Bensalah… Telle est la stratégie menée de paire avec celle, plus dure, des arrestations, répressions, exclusions et inculpations des nouveaux leaders des différentes oppositions en Algérie.


Neutraliser l'université


Depuis quelques semaines, les exemples se multiplient. D’abord le cas de cet étudiant en sixième année de doctorat en sociologie à l’université Alger, Hamzaoui Abdelkarim, membre actif de la Coordination nationale autonome des étudiants (CNAE). Il sera radié de l’université sur simple notification d’un procès-verbal du conseil de discipline, tenu le 19 juin 2011.

"Nous avons réussi à faire tomber DSK" ...

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 22 juillet 2011. dans La une, France, Politique


« Au Sofitel NY, nous avons réussi à faire tomber DSK. »


Le mail, daté du 24 juin, est signé Xavier Graff, directeur de la gestion des risques au groupe Accor. Le même qui était de permanence le 14 mai, jour où Dominique Strauss-Kahn était arrêté par la police de New York. Le même qui a prévenu René-Georges Querry, patron de la sécurité du groupe, lequel a aussitôt alerté l'Élysée.

Joint par Le Point, Xavier Graff affirme qu'il s'agit d'une "plaisanterie". Un mail d'un humour douteux qui était destiné au colonel Thierry Bourret, patron de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique. Le matin, le gendarme avait été interviewé sur France Info à propos de la lutte antidopage. D'où ce message de félicitations de Xavier Graff avec copie à dix-huit autres destinataires, pour la plupart membres du ministère de l'Intérieur.

Un conte à dormir debout

Ecrit par Luc Sénécal le 22 juillet 2011. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Un conte à dormir debout


Il me revient en mémoire un conte de mon grand père, lorsque, encore un enfant, j’aimais le matin au réveil, le retrouver dans sa chambre, m’asseoir sur son lit et l’écouter.

Des troupes de courtisans et courtisanes s’en allaient cheminant, par monts et par vaux, traversant champs et forêts, vers quelque château royal. Une fête devait y être donnée, rassemblant les ducs, duchesses et autres princes ou princesses, pour célébrer le couronnement de l’un ou l’une d’entre eux. Oui mais la ou lequel ?

Or parmi ces troupes, tout ce beau monde s’affairait à prendre le pas sur l’autre, par de grands discours, faisant acte de foi et de courage, déposant là, devant le manant, tout son savoir faire de notable, sachant manier le fond et la forme pour plaire à celui-ci et le convaincre de son statut et de son pouvoir princier.

Fort bien. Mais ne voilà-t-il pas que soudain une ombre grandissante, venait à cacher leur soleil. L’ombre d’un grand de ce monde là, qui par son absence, ne faisait que s’agrandir encore. Une ombre menaçante pour qui était destiné à postuler à ce couronnement. Comment s’en défaire ?

DSK : Les 62 minutes manquantes

Ecrit par La Rédaction le 18 juillet 2011. dans Monde, La une, France, Politique

DSK : Les 62 minutes manquantes

Selon mon décompte, le rapport sexuel entre Dominique Strauss-Kahn et son accusatrice, une femme de chambre, dans la suite présidentielle de l’hôtel Sofitel a pris fin au plus tard à 12h12, le 14 mai 2011. La femme de chambre a donné des versions contradictoires sur les faits qui se sont déroulés pendant les 16 minutes suivantes. Tout d’abord dans son témoignage sous serment devant le Grand Jury, le 18 mai, elle a affirmé qu’elle s’était caché dans le couloir du 28ème étage jusqu’à ce qu’elle voit DSK quitter la suite présidentielle (au plus tard à 12h26), précisant que, dès qu’elle l’avait vu prendre l’ascenseur, elle avait immédiatement signalé l’agression sexuelle à son supérieur.

Cependant les enquêteurs ayant établi, à partir des données de sa clé électronique, que cette histoire ne pouvait être vraie, elle a changé de version en disant qu’après avoir quitté la suite présidentielle, elle était, en réalité, allée à la suite 2820, une suite se trouvant de l’autre côté de l’ascenseur, et où elle était allée précédemment à trois reprises, ce même jour. Quand j’ai demandé à Jorge Tito, le directeur de l’hôtel, qui occupait la suite 2820, il s’est refusé à tout commentaire.

Le papillon passant

Ecrit par Kamel Daoud le 15 juillet 2011. dans Monde, La une, Politique

Le papillon passant

 

Ils sont là, ensemble, dans le même pays, mais ne le savent pas : un médecin, un garde communal, un étudiant sans fin, un avocat saignant de la tête et un passant en trois dimensions. Comme on le sait, tous marchent ou ont marché ou vont encore marcher à cause des salaires ou des mensonges ou de la dictature molle nationale. Les médecins, les gardes communaux, les avocats et les étudiants et les passants. D'ailleurs, les cinq ont les mêmes soucis et visent le même endroit quand ils parlent du bonheur et du malheur à la 3ème personne du singulier. Tous vont à la Présidence, par le même chemin d'ailleurs, puisqu'il n'en existe qu'un seul et ont le même slogan. La seule différence est dans le temps : chacun y va par lui-même, pour lui-même et en l'absence des autres. Les cinq ne marchent jamais en même temps, ou presque, si on réfléchit sur le cas du passant. Un vieux marxiste aigre aurait expliqué que c'est pour cette raison qu'on réussit à les tabasser sans provoquer de changement notable, sauf dans la qualité des soupirs collectifs.

La crise américaine ou "La Ferme des Animaux" de George Orwell

Ecrit par Peter Gabor le 15 juillet 2011. dans Monde, Economie, La une, Politique

La crise américaine ou


Novembre 1989. C'est La fin de l'expérience communiste. Les Allemands détruisent le Mur qui était sensé symboliser la frontière entre la Démocratie et le Totalitarisme alors que ça n'était qu'un Mur érigé entre la Réalité et l'Utopie. Me souvenant alors d'avoir lu pendant mon adolescence la Ferme des Animaux, mon premier mot fut alors : « tiens, le Capitalisme dépose le bilan de sa filiale Communiste ».


Quelques mois plus tôt pour garder le statut de la Nation la plus favorisée, les Russes signent entre Stockholm et Helsinki des accords de paix, de désarmement et d'un retour progressif vers le respect des droits de l'homme. Peu d'économistes de l'époque avaient fait la relation avec les mauvaises récoltes des dernières années Gorbatchévienne. L'Union Soviétique crevait de faim. Et ils étaient sous perfusion d'aide pour importer du blé des États Unis à des tarifs privilégiés. L'Union soviétique était au bord de la faillite économique et ne tenait plus que par le miracle de l'aide du monde capitaliste.

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