Politique

Il neige sur l'Enfer !

Ecrit par Amin Zaoui le 30 mai 2011. dans Monde, La une, Politique, Littérature

Il neige sur l'Enfer !

Un autre jour pour Narcisse ! Peut-être le dernier. Le mythe ancestral nous raconte que Narcisse fut un excellent chasseur. Il était beau. Séducteur et séduisant ! Et dissimulait une jalousie incurable. Narcisse de ce mythe grec me rappelle le dictateur arabe contemporain. Mais, en fait, le dictateur arabe est plus narcissique que Narcisse lui-même. Plus jaloux que Narcisse. Une jalousie qui tue. Ne Touchez pas à ma couronne. Le dictateur arabe, lui aussi est un chasseur. N'oubliez pas que Le Prophète nous a dit : “Apprenez à vos enfants l'équitation, la natation et le tir à l'arc.” Le dictateur arabe excelle dans l'art de l'équitation ! Mais monter une femme ou le dos d'un cheval ? Nuance ! Les femmes ne sont pas des pur-sang arabes. Il brille dans la natation. La natation dans l'eau trouble, bouillante ou boueuse. Il luit dans l'art du tir à revolver. Il préfère tirer dans le dos de ses amis. Il se voit beau, magnifique mais dans un seul et unique miroir, c'est celui de ses sujets. Les eunuques !

Si le roman latino-américain, dans un style fantastique et sans pair, a extraordinairement narré le personnage du dictateur du continent longtemps martyrisé. La réalité du dictateur arabe palpable, direct mais extravagante dépasse de loin toute cette énergie imaginative et créative de la littérature latino-américaine relatant le portrait du dictateur de leur bled.

Avant le Déluge (4)

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 30 mai 2011. dans Monde, La une, France, Politique, Actualité

Avant le Déluge (4)

 

Dans l’affaire DSK, savez-vous pourquoi la plaignante a forcément raison ? Non ? Ce que vous êtes sots ! Heureusement, en France nous avons l’excellente avocate – spécialiste de la cause des femmes – Gisèle Halimi. Grâce à elle nous savons. Et voici la preuve enfin incontestable de la culpabilité de Strauss-Kahn : « Moi, je veux juger cette affaire en tant que femme et, pour moi, cette femme dit la vérité. Comment voulez-vous croire qu’une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité ? Quel serait son intérêt ? » (Interview au « Parisien » du 18 mai 2011)

Et toc ! En effet, une femme de ménage noire et célibataire ne peut pas mentir.

On ne comprend pas pourquoi la police, l’accusation et la défense américaines continuent à s’exténuer à faire des investigations : ils ne doivent pas avoir entendu notre étonnante juriste. Quelqu’un pourrait-il envoyer un mail à New-York ?

Affaire DSK : injustice et perversion

Ecrit par Daniel Sibony le 27 mai 2011. dans Monde, La une, Psychologie, Politique, Société

Affaire DSK : injustice et perversion

Dans cette affaire, on n’a pas trop pensé parce qu’on est fasciné par l’instant crucial où se joue le destin d’un homme. On aime l’idée de voir toute une vie se trancher en quelques minutes – quitte à déplorer, s’indigner, s’apitoyer, s’offrir toutes les friandises mentales qui vont avec. Cette fascination et ce rituel macabres ont été voulus, organisés par la juge américaine, qui a d’emblée entériné la parole de la femme et qui, avec un sourire ironique (très visible sur la vidéo de l’audience) a décidé de traiter l’homme en criminel dangereux. Veut-elle venger sur un homme toutes les femmes qui n’ont pu faire juger leur violeur ? (J’ai eu quelques juges en analyse et j’ai frémi devant ceux qui partaient bille en tête pour défendre le Bien.) Même la loi du Talion, qu’on évoque avec mépris, était un progrès sur la loi de la vengeance, puisqu’elle pose que lorsque, par exemple on crève un œil, on donne non pas un œil, encore moins sa vie, mais l’équivalent d’un œil (« œil pour œil »). Ici, le « crime » envisagé est très – très – improbable. Un homme ne tente pas de violer une femme dans un espace nullement désert, dans un lieu où elle peut appeler, menacer, porter plainte (cela suppose que cet homme est presque fou, violemment compulsif) sans avoir de sérieux antécédents. Or jusqu’ici, cet homme n’a violé personne.

Quelques conseils à nos dictateurs

Ecrit par Kamel Daoud le 27 mai 2011. dans Monde, La une, Politique

Quelques conseils à nos dictateurs


Comment réussir une bonne dictature ? Il ne suffit pas de traficoter des élections, noyer les partis d'opposition ou mettre la moitié de la population sous la surveillance de l'autre moitié mieux payée. Une dictature ne se mesure pas à la longueur du bras ni à sa force mais au jeu d'articulations entre le poignet, la main, l'avant-bras, le bras et le coup de pied. Pour ce faire, songez par exemple à toujours mettre la moitié de l'armée ou ses trois quarts sous l'ordre de votre fils ou frère. Il n'y a pas mieux pour s'assurer contre le coup d'Etat à l'égyptienne ou la neutralité désastreuse à la tunisienne. C'était l'erreur de Benali d'avoir misé sur sa femme et pas sur un fils général d'armée et c'était l'erreur de Moubarak d'avoir gardé le galon en donnant l'économie à ses deux bambins.

Seconde précaution : mettre les affaires du pays, c'est-à-dire ses principaux monopoles alimentaires et de communication sous la coupe d'un proche très proche. C'est la force actuelle de Bachar en Syrie : un Ramy Makhlouf comme racketteur principal du pays et son frère Maher comme patron du 4ème régiment privatisé.

Avant le Déluge (3)

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 27 mai 2011. dans La une, France, Politique, Société

Avant le Déluge (3)

Il paraît que M. Tron est UMP. « C’est toute la … droite qui vient de perdre la bataille de la morale ! ». Jean-François Copé ne l’a pas encore dit, ni M. Guéant, mais moi je le dis ici. Il n’y a pas de raison que DSK soit le seul à éclabousser toute sa famille politique. Voilà donc l’équilibre rétabli. Justice divine.

Il faut dire que Tron, il est victime d’un complot du Front National lui. DSK il est coupable. C’est pas pareil.

Je me méfie. De ma femme. Elle me regarde d’un drôle d’air depuis quelques jours. Hier soir elle m’a dit qu’elle avait une sorte de crampe au pied. Elle m’a demandé de la masser un peu. J’ai dit non. Faut pas plaisanter, je veux bien prendre quelques risques, manger avec elle, même dormir mais des massages plantaires sûrement pas !

Et puis tant que je suis dans la confidence perso, le jeudi, ne cherchez plus à me joindre chez moi entre 14 et 18 heures. Vous n’y trouverez que ma femme de ménage. Moi, je suis loin, avec des copains qui pourraient témoigner le cas échéant.

Peut-on "dire" un génocide ? (12 et fin)

Ecrit par Matthieu Gosztola le 27 mai 2011. dans Racisme, xénophobie, Monde, France, La une, Politique

Peut-on


Chaque homme est à préserver. Et chaque homme peut être amené à périr, y compris nous-mêmes, qui jouissons pourtant d’une situation extraordinairement privilégiée, eu égard à la dynamique mondiale des richesses. Car même si le monde qui est le nôtre nous fait vivre en osmose avec une certaine idée de la liberté, même si pour notre part nous vivons libres dans un pays libre, « la liberté consiste à savoir que la liberté est en péril ». Et « savoir ou avoir conscience », « c’est avoir du temps pour éviter et prévenir l’instant de l’inhumanité » (135).
Cet instant d’inhumanité peut arriver à tout moment, en tous lieux (136), et très soudainement. « Je sais (…) désormais, qu’un homme peut devenir d’une méchanceté inouïe très soudainement » (137). Ainsi, pendant le génocide de 1994, « les bébés sont souvent fracassés contre un rocher ou encore jetés vivants dans des latrines. Les mutilations sont monnaie courante, avec une préférence pour les seins et les pénis » (138). La brutalité ne s’arrête jamais au meurtre. « Sur certains lieux de massacre, on a retrouvé, en piles distinctes, différentes parties du corps méthodiquement découpées sur les cadavres, dont beaucoup d’enfants » (139).

Reflets de la semaine (57)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 27 mai 2011. dans La une, Politique, Actualité, Société

Reflets de la semaine (57)


L'Islande souffle en permanence le chaud et le froid. Feu et glace mêlés. On se souvient de l'Eyjafjöll et de ses dégâts collatéraux, notamment au niveau du trafic aérien. Un " proche voisin ", le Grimsvoetn, n'a pas manqué de panache, lui non plus, mais, au fil des jours, son ardeur s'est calmée ... Rien à voir avec le Vésuve ou le Stromboli, qui, tous deux, ont le " sang chaud " ! Peut-on en conclure, pour autant, que les volcans venus du froid enfument plus qu'ils n'allument ?

Pour Ricet Barrier, les feux de la rampe se sont définitivement éteints. Je serais tenté - qu'il me pardonne - de mettre quelques-unes de ses chansons - " La servante du château ", " Les spermatozoïdes ", " C'est dur d'être une belle fille " - en relation avec une affaire judiciaire récente ... Salut, l'artiste ! 

Les Arabes reviennent en Espagne avec des fleurs

Ecrit par Kamel Daoud le 23 mai 2011. dans Monde, La une, Politique

Les Arabes reviennent en Espagne avec des fleurs


Le pétrole, puis les islamistes, puis le jasmin. Il s'agit de la liste des exportations arabes vers l'Occident. Le jasmin, c'est depuis peu : en Espagne, des milliers d'Espagnols occupent déjà une place publique au vieux Madrid, la Puerta Del Sol, pour demander ce que nous demandons : logement et travail et espoir, sous le titre du best-seller de Stephan Hessel : « Indignez-vous ! ». Etrange scène de ce square Tahrir en remake. Cela fait sourire, plaisir, sentir et réfléchir. Et si, comme l'explique un ami, le printemps arabe n'est pas arabe uniquement ? Et s'il s'agissait d'un mouvement mondial, une époque qui est close partout et une ère de soulèvement de l'individu contre l'état des Etats ? Pont entre le monde de l'analogique (je suis comme…), au monde du numérique (Je suis.com). Ici chez nous, il s'agit de dictatures, là-bas « chez eux », il s'agit de non-gouvernance, de gouvernance par le lobby et plus par l'urne. Le jasmin est donc exportable, ainsi que le drapeau tunisien et Square Tahrir.

Avant le Déluge (2)

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 23 mai 2011. dans La une, France, Politique, Humour

Avant le Déluge (2)


François Hollande veut être un président normal. C’est lui qui l’a dit c’est lui qui l’est.

Quel programme présidentiel ! J’évite de me demander ce que c’est un président normal. Enfin je veux dire je me contente du sens premier, sinon je vais me perdre dans le débat interminable et ennuyeux sur ce qu’est la normalité. Un président normal c’est un président qui n’est pas anormal. Et si le bon Françoooois pense important de le souligner c’est qu’il trouve que les autres, présidents ou présidentiables, sont anormaux. Il a raison.

J’en ai connu un qui se prenait pour un général qui avait sauvé la France ! On rêve. Un autre qui croyait que Marylin Monroe parlait de lui dans une de ses chansons ! Le malheureux. Encore un autre,  qui s’invitait manger comme ça, à l’improviste, chez des péquins moyens qui n’en revenaient pas.  Le suivant souffrait d’un grave problème d’orientation, incapable de distinguer sa droite de sa gauche. Après, on a eu encore mieux, un président zoophile, qui caressait le cul des vaches !

"Le roman vrai de Dominique Strauss-Kahn" de Michel Taubmann

Ecrit par Léon-Marc Levy le 23 mai 2011. dans La une, France, Politique


Quel homme est vraiment Dominique Strauss-Kahn ?

Question qui prend, depuis une semaine, une dimension quasi digne d’une detective-story ! « Séducteur, flambeur et dilettante » « attachant, sincère et compétent ». Les avis sur DSK ont toujours été tranchés, souvent confondus. Rien d’étonnant face à un personnage dont la vie est une sorte de conte fantastique et le destin, surtout depuis le dimanche 15 mai 2011, digne d’un personnage de roman. Jalonnée d'épreuves : un père malade, des échecs dans les études, des défaites électorales, des affaires. Jalonnée aussi de périodes de gloire qui semblaient devoir culminer avec la présidentielle de 2012 avant la chute terrible et – peut-être – encore provisoire. Bête noire de la gauche radicale qui a toujours vu en lui l'instrument du capitalisme mondialisé, DSK est néanmoins un authentique social-démocrate, depuis toujours. Au-delà des apparences, l'enquête de Michel Taubmann montre que DSK est franchement à gauche. Fils et petit-fils de militants socialistes, il entre au PS en 1976 après un détour par le communisme.

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