Politique

Du meurtre en politique ? (2) Lynchage in USA

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 17 mai 2011. dans Monde, La une, France, Politique

Du meurtre en politique ? (2) Lynchage in USA

 

Sans s’avancer le moins du monde sur la culpabilité ou l'innocence de Dominique Strauss-Kahn sur les faits dont il est chargé, il y a maintenant de façon évidente quelque chose de profondément choquant dans l'attitude de la justice américaine. Alors qu'il offrait toutes les garanties possibles, que ses avocats proposaient une caution de un million de dollars assortie éventuellement d'un bracelet électronique, la juge new-yorkaise, Melissa Jackson a ordonné son incarcération, prétextant qu'il pourrait s'enfuir et qu'il n'y avait pas d'accord d'extradition entre les USA et la France. Personne ne l’a relevé encore, mais dans la vidéo de l’audience au tribunal de NY, on entend clairement la juge faire alors une allusion directe à … Roman Polanski, rappelant les problèmes rencontrés par la justice californienne devant le refus français d’extrader le cinéaste !! C’est du jamais vu, jamais entendu dans une enceinte de justice !! On a ainsi une des clés très probables du déchaînement anti-français des américains et en particulier de la justice américaine : l’affaire Polanski n’a jamais été digérée et la violence anti-française, qui a encore d’autres sources, trouve à travers DSK une occasion en or de s’exprimer. On est devant une parodie de justice.

Du meurtre en politique ? (1)

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 16 mai 2011. dans Monde, La une, France, Politique, Actualité

Du meurtre en politique ? (1)


Il se peut que ma nouvelle rubrique soit aussi courte, sinon plus, que mon « Waitin’ For DSK ». J'ai une mauvaise passe avec les p'tits jobs. Il va de soi que les informations arrivant en flux continu de partout, l’hypothèse d’une « vérité » enfin établie rende le questionnement que j’ouvre ici rapidement caduc. En attendant, il me semble essentiel, pour des exigences de raison et d’éthique, de ne pas hurler avec les loups et donc de poser toutes les questions troublantes qui agitent bon nombre d’entre nous depuis hier matin. Il est clair qu’il est plus facile de commander « la mise à mort » d’un homme, comme le font avec tant d’élégance les ignobles Bernard Debré (UMP) et Marine Le Pen (FN), que de tenter, avec honnêteté, de chercher la vérité. Mon métier de journaliste m’a toujours poussé vers cette exigence éthique, même si je sais que peu de mes confrères ces jours-ci la partagent. Sans défendre de thèse (complot, pas complot) voici les questions principales qui se posent à l’heure où j’écris, à partir des éléments connus.

Waitin' no more for DSK ... (presque 3)

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 16 mai 2011. dans Monde, La une, France, Politique, Actualité

Waitin' no more for DSK ... (presque 3)

 

Pour un ex-peut-être-candidat-socialiste à la présidentielle, on ne peut pas dire que DSK fasse dans le social. Je venais de trouver un petit boulot à « reflets du temps », genre CDD mal payé mais quand même, et paf, v’là qu’une tentative de meurtre politique du Dominique me remet au chômage. Inutile de vous dire que j’ai du mal à croire un mot de ce cadeau du ciel à la droite française ! Martiiiiiine a bien raison de rappeler la présomption d’innocence. Mais dans tous les cas, je me retrouve sans emploi.

Je vais discuter avec le boss de RDT pour voir s’il a un p’tit job de remplacement. Vu le salaire qu’il offre, ça devrait se faire … mais le thème du jour étant ce que l’on sait, je pourrais peut-être faire un « Waitin’ for … X » !


Non Solum Sed Etiam

Freud et le doigt du fils de Kadhafi

Ecrit par Kamel Daoud le 16 mai 2011. dans Monde, La une, Politique

Freud et le doigt du fils de Kadhafi

Question d'actualité : pourquoi les dictateurs arabes menacés par les révolutions refont-ils les mêmes erreurs à tour de rôle ? Pourquoi quand ils sont sommés de réformer, ils commencent par tuer, refuser, nier avant de négocier puis tomber ? On ne s'étonnera donc jamais assez de voir ces régimes développer à la fois des prouesses de diplomatie internationale pour survivre et garder leurs positions, tout en incarnant les pires politiques intérieures avec de grossières propagandes et des réflexes qui confinent à de l'imbécilité quand il s'agit de gérer les crises locales. En Syrie, le régime commet aujourd'hui les mêmes erreurs que celles commises par Kadhafi qui lui-même a fait pire et tout aussi inutilement que Moubarak ou Benali. Du coup, on en arrive à l'hypothèse de l'existence d'une psychologie de la dictature qui transcendante les cas spécifiques de chaque pays. Les dictatures arabes ont l'instinct de survie et l'intelligence de la manœuvre pour tout ce qui concerne l'Extérieur mais, à l'Intérieur, face à leurs peuples, ils sont comme piégés par une émotion de colère et de rage : comment les serfs osent-ils se révolter contre nous qui leur donnons à manger et à boire et qui leur avons même donné un pays avec de la terre en plus des semelles ? Comment ont-ils l'audace de réclamer la liberté alors que ce sont des peuplades juste dignes de respirer dans le désordre ? C'est quoi ce bruit au bout de la rue ?

Le lendemain du 500ème jour ...

Ecrit par Martine L. Petauton le 13 mai 2011. dans Monde, La une, France, Politique, Actualité

Le lendemain du 500ème jour ...

Reflet du jour


Petit déjeuner embrumé de soleil à venir, ce matin ; battage à la radio ; interview belle et sensible de Florence Aubenas qui en sait un bout sur cette question et quelques autres … On - commémore ? On parle des deux journalistes «  retenus », formule en usage, depuis 500 jours en Afghanistan : Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Honnêtes fabricants de nos JT, plus exposés - c'est sûr - que l'homme ou la femme -tronc qui, rituellement (on dirait un moment d'une messe) les saluent, l'air de penser déjà à autre chose, tous les soirs, juste avant la météo …

Ils sont hors du temps de tout le monde, fermés quelque part, ailleurs. Florence expliquait - mais Ingrid l'avait dit aussi - que l'otage vit sans perception  normale du temps ; seul, l'habite son déroulé intime : le corps - beaucoup - manger, éviter la maladie, les poux, la soif … pour survivre, il s'oblige à être réduit à sa mécanique ; pas ou peu d' après, de demain, de plus tard ; espace intersidéral de l'absence au monde …

Waitin' for DSK (2)

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 13 mai 2011. dans La une, France, Politique, Humour

Waitin' for DSK (2)

On savait que les élections sont de plus en plus un jeu de communicants. Mais de vases communicants. De tissus adipeux. Hollande (Françooooiiiis) en a perdu 10 kilos. Bien joué. Notre DSK en a gagné autant. Pas mal joué non plus. Au ris de veau pour Dominique. On dit qu’il en raffole – façon Chirac tête de veau – mais le ris de veau c’est quand même plus classe. L’ennui c’est que les cartes se brouillent, Hollande l’austère c’est en Corrèze, terre grasse de nourritures grasses. DSK l’hédoniste c’est à Washington – terre réformiste, quasi janséniste – de nourritures austères. De quoi s’y perdre. On l’a vu d’ailleurs, cook DSK, il y a quelques semaines, dans un documentaire sur la 2 en train de se faire griller un pôvre filet de bœuf – avec Anne mettant la table. Le couple Papie-Mamie mais chic, bien propre, « clean » on dit dans leur rue là-bas.
Les chargés de com des hommes et des femmes politiques devraient se mettre d’accord une bonne fois sur le tour de taille idéal d’un présidentiable. A 12 mois du sprint, il serait temps qu’ils s’y mettent : à maigrir, à grossir. A grandir ils auraient du mal même si certain en rêve.

Renvoyer ces migrants chez eux ?

Ecrit par Jacques Petit le 13 mai 2011. dans Monde, La une, France, Politique

Renvoyer ces migrants chez eux ?

Quelle est l’utilité pour la Tunisie, la Libye et pour la France de renvoyer ces migrants chez eux ?
Essayons d’oublier Schengen, l’immigration légale et clandestine, plaçons-nous uniquement sur un plan économique et humain.
Il nous faut néanmoins ouvrir une petite fenêtre sur les images que nous avons tous eues sous les yeux ces derniers jours à travers les télés et les sites Internet : nous y avons aperçu des hommes, des femmes et des enfants qui ont emprunté des embarcations de fortune pour rejoindre l’ile de Lampedusa, au péril de leur vie. D’ailleurs quelques-uns y ont vraiment laissé leur vie, et cela nous interpelle.
Pourquoi ces Tunisiens quittent leur pays, encore en pleine construction sur le plan des Libertés et de la Démocratie, parce qu’il faudra un certain temps à cette nouvelle Nation pour retrouver un équilibre pour la Société civile et économique ; en effet, il est indéniable qu’aucune révolution, même la plus paisible possible, ne peut échapper à un ralentissement très marqué de l’activité économique du Pays. Et cette baisse d’activité importante touche d’abord les emplois du bas de l’échelle, des contrats précaires dans le tourisme, la restauration, les taxis et tous les petits boulots rattachés à l’industrie touristique qui, d’après les chiffres officiels, connaît une baisse de 40 %, par rapport à l’année précédente.

Le portrait du président comme un scorpion

Ecrit par Jean-François Vincent le 09 mai 2011. dans La une, France, Politique, Histoire

Le portrait du président comme un scorpion

Reflet du jour

10 mai 1981. Alors que la foule en liesse, à la Bastille, conspue les noms des journalistes dont les têtes vont tomber, François Mitterrand prépare son intervention télévisée : masque impénétrable, le sphinx, aucune émotion apparente… Mitterrand a et gardera sa part de mystère. Et si sa psychologie pouvait bénéficier d’une lecture astrologique ? L’astrologie en tant que caractérologie bien sûr, non comme un art divinatoire. Mitterrand était scorpion. Rarement homme aura été plus scorpion que lui. C’était d’abord un être de désir. Certes, tout homme politique est un être de désir ; mais chez certains, ce désir se cantonne à la sphère du pouvoir : Mitterrand, lui, désirait tous azimuts, les femmes, les livres, les élections. Mitterrand phœnix – ardet nec consumitur ! – dont le feu intérieur scandait le rythme de ses morts et de ses renaissances. La mort, en bon scorpion, il l’a aimée, observée, recherchée. Une mort onirique, dans un premier temps, fantasmée, virtuelle, à travers la fiction romanesque. Guetteur de l’Au-delà, il aura questionné théologiens et philosophes, et hanté les lieux sacrés ou réputés tels ; et puis il y eut la vraie, la mort-crabe qui ronge du dedans et qu’il a cherché à dominer ultimement par l’euthanasie.

Waitin' for DSK* (1)

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 09 mai 2011. dans La une, France, Politique, Humour

Waitin' for DSK* (1)

Ici commence pour RDT une chronique chronique (c’est grave doc ?). Celle des semaines (des mois ? Des années ?) qui viennent, à la recherche de DSK. Viendra, viendra pas. Saura, saura pas. Gagnera, gagnera pas. Tiendra, tiendra pas.

Pourquoi cette chronique improbable ? C’est simple : depuis que Sarko est frappé de mutisme, ne bouge plus ni pied, ni patte, ni épaules, ni menton, on s'ennuie. La seule partie de son corps qui bouge encore un peu est à la rubrique « maternité ». Mélenchon ne fait plus rire que lui-même, installé dans un rôle de Coluche du pauvre. Copé et Fillon font la paix. Le Besancenot de La Poste se retire. On va mourir d'ennui. Donc, il ne reste décidément plus que DSK. On suit, on s'intéresse, on épie.

La première scène en date, c’est une affaire de Porsche. Même pas la sienne (il pourrait pourtant s’en payer un parc complet s’il veut). Non, la Porsche d’un copain qui le raccompagne chez lui. Et voilà l’inénarrable « Figaro » qui en publie, tenez-vous bien, une page complète de samedi. Avec photo à l’appui. Elle est belle d’ailleurs, la Porsche. Anne Sinclair aussi.

Ce qui a manqué à la révolution-bis

Ecrit par Kamel Daoud le 09 mai 2011. dans Monde, La une, Politique

Ce qui a manqué à la révolution-bis

Nicolas Boileau-Despréaux : « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément. » L'Art poétique (1674). C'est une piste pour expliquer pourquoi la « Révolution-bis » n'a pas encore eu lieu chez nous. Les mots n'y étaient pas et cela voulait dire que c'était mal conçu dans la tête. Un politologue US l'a dit au chroniqueur : « Chez vous, l'opposition n'a pas trouvé les mots et ne sait pas dire ce qu'elle propose ». En clair, le Pouvoir ne sait pas ce qu'il va faire mais il le dit bien, l'opposition sait ce qu'elle doit faire mais le dit mal. « C'était la force du FIS par exemple : cette capacité à trouver les slogans, les mots, le chant et le rythme », dira un journaliste. « Autant pour le printemps berbère qui a inventé ses mots et la capacité de les crier en 2001 ». La règle veut que quand les idées sont claires, la Révolution est juste et trouve les mots simples, fédérateurs, capables d'être retenus par tous et de faire basculer la masse vers le poids de la masse critique. C'est donc ce qui a manqué dans la révolution-bis pour faire la révolution : le chant qui vient du cœur et qui se voit dans les yeux et s'entend par les vibrations du sol qui le porte. « Dès le début, le 12 février, j'étais sûr que ce n'était pas là le moment de basculement : les gens chantaient mal, avaient de la peine à trouver la voix et les slogans partaient dans tous les sens », expliquera un ami.

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