France

La Peur des Roulants

Ecrit par Martine L. Petauton le 27 août 2010. dans Racisme, xénophobie, La une, France

La Peur des Roulants

Serait-elle revenue ?..

Camps de Rroms pris d'assaut ; grands moyens : 100 policiers pour arrêter 40 Rroms ! Bruits de bottes et haussement martial du menton, dans la torpeur estivale ; rafles (quel autre mot ?) ; police poussant les troupeaux d'hommes, femmes et enfants vers des avions dont les moteurs chauffent déjà. Images venues d'un autre temps ; souvenirs noirs de populations toujours stigmatisées : « les » gens du voyage, ici ; « les » Maliens, là et, bien entendu – valeur sûre, entre toutes – là-bas, « les » Juifs, ces plus étranges des étrangers supposés ...

On agite à nouveau la peur de l'Autre, du différent ; on désigne, on stigmatise, au bout, on discrimine. On ressuscite ce qui fait l'homme - avec deux ou trois plus jolies choses - et, ce, depuis les confins de l'Histoire humaine : ceux de la caverne d'à côté ne sont pas moi, et donc je « les » compare, je « les » redoute, j'en ai peur, et de monter des barrières autour de mes trois pierres !

Juste un mot (45)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 27 août 2010. dans La une, France

Juste un mot (45)

Soudain, il s'exclama : " Il y a aujourd'hui sur notre drapeau une tache de honte ! " Drapé dans son habit de poète lyrique, et en sa qualité de dirigeant d'un nouveau parti, Dominique de Villepin s'en est pris, en ces termes, au président de la République, coupable, selon lui, d'une politique sécuritaire qui fait le déshonneur de la France. Il n'est pas le seul, loin s'en faut. Le discours de Grenoble et ses conséquences ont, en effet, secoué la patrie des droits de l'homme, à gauche comme à droite, et d'autres pays " amis ", dont le Vatican ... Certes, nous ne sommes pas à la veille d'une nouvelle " séparation de l'Eglise et de l'Etat ", parce que l'Eglise connaît parfaitement les limites de son droit d'ingérence. Mais il est de son devoir d'intervenir lorsqu'elle considère que la communauté des chrétiens est bafouée.

Le billet d'humeur de Jacklittle (56)

Ecrit par Jacques Petit le 13 août 2010. dans France

Le billet d'humeur de Jacklittle (56)

Pour vous je ne sais pas, mais pour moi, certaines nouvelles dans les médias réveillent de forts mauvais souvenirs : la chasse aux ROMS sur le territoire français me fait revivre en mémoire la période vichyssoise.

En 1940, j’avais 8 huit ans à l’école primaire du XIIIème à PARIS. Entre copains, j’entendais parler pour la 1ère fois dans ma encore courte existence, de discrimination. Bien sûr, ce mot n’était pas encore dans notre vocabulaire, disons de différence d’origine : « il serait ci, il serait ça ». OUI, pour la 1ère fois on désignait du doigt quelqu’un qui ne serait pas « comme vous », « comme les autres ».

Pour nous, à cet âge, nous n’avions comme différence que : « Pierre c’est un cafteur, Jacques c’est un crâneur, Samuel c’est un costaud en math, Barthélémy c’est un trouillard, Bernard, il a une de ces frangines ! ». OUI, ce genre de méchancetés (cruautés pas toujours), qui sont si fréquentes dans les cours d’école.

Une leçon profitable

le 12 août 2010. dans France

Une leçon profitable

Dans les années 80, à l’hôtel B de Neuilly…

- “Françoise!”

- “Oui, m’man.”

- “Descends chercher une baguette, j’ai oublié de prendre du pain.”

- “Oh, c’est toujours sur moi que ça tombe! Pourquoi t’envoies pas Firmin ou Charlotte?”

- “Parce qu’ils sont occupés. Et puis, j’aimerais que tu fasses plus souvent les courses, rien que pour avoir une petite idée du coût de la vie. Un jour, tu devras gérer l’argent du ménage. Tu verras que ce n’est pas toujours facile…Ma mère me disait déjà…”

- “Oui, m’man, bien m’man.  Combien je prends dans la caisse?”

- “Euh… dix mille. Et avec la monnaie, offre-toi un sucre d’orge. J’ai bien dit UN !”

La Capitaine met les pieds dans le plat

le 04 août 2010. dans La une, France

La Capitaine met les pieds dans le plat

Avec une vigueur et une énergie particulières, (Eric W.) a nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eût été contraire à la Loi", a déclaré récemment Maître Leborgne. Prompt à dénoncer des "fantasmes", l'avocat a encouragé la presse à mettre un terme à ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps."

Voilà qui est dit, et bien dit, avec ce mélange de dignité, d'éloquence et d'outrage contenu qui distingue le bon avocat parisien du ténor de province. C'est aussi avec un réel plaisir que nous avons retrouvé dans le timbre et phrasé de Maître Leborgne la noblesse, la gravité, l'impeccable élégance que nous aimions tant chez les tragédiens du Français dans les années cinquante.

Pourtant, il s'en est fallu de peu que la longue "audition" du Ministre ne tournât à la catastrophe. RDT a pu se procurer, à grands frais, un compte rendu verbatim qui fait froid dans le dos. Nous en livrons ci-dessous la substance.

"Perquise" musclée à l'hôtel B.

le 29 juillet 2010. dans France

AVERTISSEMENT : Plusieurs erreurs grossières se sont glissées dans ce compte rendu. Saurez-vous les repérer ?

Depuis plusieurs jours, toute la maisonnée est sur le pied de guerre. L’audition de Madame B paraît inévitable. Une perquisition “impromptue” s’ensuivra, et une mise en examen n’est pas exclue. Mme B se lève donc au chant du coq et attend sagement l’arrivée des enquêteurs à partir de 6 heures, ayant préparé la veille au soir un grand sac de voyage, dans l’éventualité d’un départ immédiat pour la Santé. (Ce sac est vulgairement appelé “baise-en-ville” ; son usage ne trahit nullement une intention de “niquer les keufs”.)

La journée d'enfer de M. Patrice

le 27 juillet 2010. dans France

La journée d'enfer de M. Patrice

9 H 30, dans un magasin ultra-branché d’accessoires culinaires

- “Je voudrais voir la responsable des achats…”

- “Ah, Monsieur Patrice ! Quel bon vent vous amène ?”

- “C’est Madame qui m’envoie, à propos de ce couteau à éplucher les carottes et les pommes de terre…”

- “L’économe, modèle unique à lame de platine, que nous avons fait réaliser pour vous chez Chaumet. Il y a un souci ? Il ne coupe pas ?”

- “Si, si, il coupe très bien. Le problème, c’est le manche. je vous avais demandé très précisément de l’ivoire serti d’or avec six diamants de 18 carats incrustés.”

- “Oui ?”

Affaire B. : le feu au lac

le 23 juillet 2010. dans France

Affaire B. : le feu au lac

Nouveau rebondissement dans l’Affaire, et nouvelle casserole pour notre ministre favori, qui n’a vraiment pas besoin de ça, tant sa batterie de cuisine fait de tintamarre. Certains esprits malveillants suggèrent qu’il devrait désormais se pencher au plus vite sur la question de sa propre retraite.

Quelques heures après la divulgation, par “Reflets du Temps”, de son “Ode à une Généreuse Donatrice”, des rumeurs de plagiat commençaient à circuler dans les rédactions. Un fin lettré de la Brigade financière s’est alors souvenu des médiations poétiques que Dominique de Villepin avait fait paraître à la NRF en 2003 sous le titre “Éloge des Voleurs de Feu”. Durant la nuit, il réussit à joindre l’ancien Premier ministre sur son lieu de vacances (Camping “Chez Bébert”, à C…, dans le Var), et obtint de celui-ci cette déclaration sans ambiguïté : “Cette Ode n’est qu’un copié/collé du “Lac” d’Alphonse de Lamartine”!

 

Décryptage d'un poème

le 21 juillet 2010. dans France

Décryptage d'un poème

L’Hôtel B regorge de mystères dont nous finirons peut-être, un jour, par faire le tour. (Mais ça prendra du temps.)

Je ne vous parle pas ici de ces comptes fantomatiques; de ces enveloppes pleines à craquer; de ces coffres ventrus qui s’ouvraient parfois si généreusement; de ces obscures combines dont on nous rebat les oreilles.

Pas du tout.

Je vous parle d’œuvres de l’esprit d’une indéniable élévation, d’authentiques trésors propres à exalter l’âme humaine; de chefs-d’œuvre qui auraient pu rester à jamais en sommeil dans l’ombre propice; de dizaines de poèmes cryptés cachés au fond des tiroirs, et dont chaque strophe, chaque mot, doivent être minutieusement scrutés pour en débusquer le sens.

Une étrange répétition à l'hôtel B.

le 19 juillet 2010. dans France

Une étrange répétition à l'hôtel B.

La richissime Mme B a convoqué son avocat, Maître K, afin de “préparer” le test MMS (dit test de Folstein) que sa fille entend lui imposer dans la perspective d’une mise sous tutelle. (Noter que les protagonistes sont purement imaginaires. Toute ressemblance, etc.)

Maître K : “En quelle année sommes-nous, Madame ?”

Mme B : “2010?

Maître K : “Bien. Quelle saison ?”

Mme B : “L’été”

Maître K : “Quel mois ?”

Mme B : “Juillet”

Maître K : “Parfait. Comment s’appelle notre Président ?

Mme B : “Strauss-Kahn ?”

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