Le mouvement des "indignés" : démocratique ou "chaocratique" ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 21 octobre 2011. dans Monde, La une, France, Politique

Le mouvement des

Le mouvement des indignés, qui, sous l’impulsion du petit livre de Stéphane Hessel, s’étend un peu partout dans le monde, pourrait bien enrichir le vocabulaire de la science politique. Comment, en effet, définir leur mouvement ? Eux-mêmes se définissent comme la « vraie » démocratie (« real democratia ya » crie-t-on à Madrid, « we are the 99% » lit-on sur les écriteaux de New-York et de Stockholm). Pourtant ils refusent la notion – essentielle ! – de représentation : en démocratie directe, comme dans certains cantons suisses, le collège législatif inclut l’ensemble des citoyens ; les indignés, eux, ne sont qu’une infime partie des citoyens, qui, malgré tout, prétend parler pour tous et ce sans mandat. Pars pro toto ! Autoproclamés majorité pas silencieuse, ils détournent à leur profit la légitimité morale et politique issue de la souveraineté populaire, un peu comme, dans certaines grèves estudiantines, les « coordinations » affirmant parler au nom de tous les étudiants, alors qu’elles ne sont la voix – à peine ! – que d’un amphi…

Les indignés s’arrogent donc une souveraineté qu’ils n’ont pas ; mais, outre leur illégitimité de base, ils ne font rien ou presque de cette prétendue souveraineté… Au grand désespoir des trotskistes ! Ceux-ci, accourus dès leurs premières manifestations, s’affligent, tel Peter Schwarz de wsws.org (world socialist web site), de leur « inertie ».

Un peu comme un Sartre, dépité par l’inaction des étudiants de mai 68, palabrant à la Sorbonne, alors qu’il aurait voulu les voir marcher sur l’Elysée !

Illégitimité et impuissance semblent être les maîtres mots de ce mouvement, qui, malgré tout, mérite une épithète qui les caractériserait : « spontanéistes » tel feu les « Mao spontex » ? « Anarchistes » ? Ce serait encore leur faire trop d’honneur : les anarchistes comme les maoïstes avaient un corpus de valeurs et de références très précis, ainsi qu’un minimum d’organisation… Rien de tel pour les indignés ; je propose donc, à leur endroit, un néologisme : chaocratiques. En effet, avec les indignés, c’est le règne du chaos, de la discussion stérile parce qu’elle ne débouche sur rien. Pour qu’un mécontentement sociétal porte du fruit, il faut qu’il se traduise au niveau de la représentation : il existe maints partis politiques, syndicats et associations qui défendent des idées proches, voire identiques à celles des indignés… Seulement voilà, refusant de se faire représenter, par crainte d’être trahis, les indignés se condamnent à un lobbying protestataire mais sans lendemain concret.

La démocratie, dans les grandes entités que constituent les états modernes, est représentative ou elle n’est pas. Le chaos, l’effervescence brouillonne et diffluente, le « brain storming » de rue ne peuvent que faire déchanter leurs protagonistes. Pour les indignés, le désenchantement et la déréliction sont inévitables.


Jean-François Vincent


A propos de l'auteur

Jean-François Vincent

Jean-François Vincent

Directeur de publication

Membre du Comité de Rédaction et rédacteur

Traducteur au Conseil de l'Europe

Ancien professeur certifié d'anglais

Ancien diacre à la cathédrale russe saint-Alexandre Nevski de Paris

Maîtrise d’anglais

Licence de philosophie

Licence de droit

Diplômé de l’institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

Commentaires (20)

  • alain jugnon

    alain jugnon

    25 octobre 2011 à 10:10 |
    Le théocrate en tant qu'anti-communiste primaire a tout intérêt à refuser la révolution démocratique nécessairement marxiste et prométhéenne : c'est le dieu qui perd tout quand c'est l'homme qui gagne tout. Le christianisme est en première instance une barbarie à visage divin.

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    • Ficus Piquant

      Ficus Piquant

      25 octobre 2011 à 22:48 |
      Ah ! Cela manquait... ! Toujours les élucubrations et les fixettes jugnonesques antichrétiennes... ! Pour un peu, on en rirait... De quoi être "Indigné", non ?

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      • Loredana Kahn

        Loredana Kahn

        26 octobre 2011 à 01:05 |
        Vous ne pouvez répondre de cette façon à un propos qui, pour le moins que l'on puisse dire, comporte une large part de vérité historique. Pouvez-vous nier que le christianisme ait été une barbarie "à visage divin en première instance" ? Qu'il ait fait le lit, par son anti-judaïsme séculaire et meurtrier, de l'antisémitisme moderne et du nazisme ? Qu'il ait mené des guerres sanguinaires et impitoyables partout dans le monde (arabe en particulier) ? Qu'encore aujourd'hui il soit la "nourriture spirituelle" des pires exrtrêmistes américains (tea-parties) entre autres ? Qu'il ait béni le massacre des républicains espagnols ? J'arrête l'énumération, on s'épuiserait et il est tard.
        Je lis depuis plusieurs semaines les "joutes" entre quelques allumés des deux bords. Que M. Jugnon ait le goût de la provocation inutile ne l'empêche pas d'avoir souvent raison contre les troupes de "fous de dieu" à la mode chrétienne ! Il me semble que ses propos méritent souvent mieux que vos invectives. Au moins de vrais arguments !
        Bien à vous

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        • eva talineau

          eva talineau

          26 octobre 2011 à 22:42 |
          de temps en temps, il y a un climat genre "Don Camillo versus Peppone" dans les parages ...mais pour ce qui est du fond, dans la discussion en cours ici, concernant les mouvements sociaux divers dits "des indignés", quelle est la pertinence d'aller chercher, pour ce sujet là, des noises au "christianisme", ou à la "théocratie" ? quel rapport avec la question traitée, qui est celle des potentialités que recèlent ces mouvements locaux de révolte sociale, possibilités de refondation et de réhabitation du politique, comme le pense J.L. Lamouché, ou régression à des exigences totalitaires de satisfaction directe comme le pense plutôt M. Vincent ? M. Jugnon ramène toute conversation à ses obsessions, et c'est pour cela qu'au bout d'un moment, les gens ne discutent plus ses arguments.
          De toutes façon il tourne en boucle, tout seul.

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          • Danielle Alloix

            Danielle Alloix

            27 octobre 2011 à 10:24 |
            C'est une utile façon de redresser un pseudo débat qui ne cesse de dériver, loin de son sujet ( sur lequel, pourtant, il y avait largement matière à débattre ), on le remarque de ci, de là, dans RDT, et ailleurs ; même mécanisme opératoire : du débat en cours, démarrent des circuits de dérivation de plus en plus éloignés, qui, souvent se fixent sur un point obsessionnel - vous le dîtes - et fabriquent, in fine, non pas un débat, ouvert et constructeur, mais un Chatt" qui n’intéresse que les participants ; les lecteurs autres, pas vraiment . Pour réussir cette mayonnaise, est nécessaire un ingrédient détonateur : un A Jugnon, par exemple.

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          • Jean-Luc Lamouché

            Jean-Luc Lamouché

            27 octobre 2011 à 08:01 |
            Chère Madame, vous mettez le doigt, selon moi, sur le vrai problème de fond : les "obsessions" de Monsieur Jugnon, qui, cependant, dans ses propres chroniques, nous a montré qu'il était capable de poser de vrais problèmes et de susciter de réels débats de fond.
            J'ai été, comme vous, stupéfait de voir comment il nous a fait glisser ici progressivement du sujet sur les "Indignés" à ce qu'il faut bien appeler ses fixations sur le "christianisme" ; ce dernier n'ayant absolument rien à voir avec le sujet de la chronique de JFV...
            Un conseil pour nous tous - donc : ne plus rentrer dans son jeu de la provocation gratuite.

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          • Yossi Malka

            Yossi Malka

            27 octobre 2011 à 00:50 |
            Chère Eva vous avez raison ; on parle de fleurs et on se retrouve à la salle d'eau .Le danger, c'est lorsqu'on « tourne en boucle , tout seul » , on risque de créer des tourbillons , qui ,force centripète oblige , risquent d'éloigner bon nombre qui sont venus sur ce site pour un dialogue riche , un échange fructueux et constructif . A la place ,on se prend la tête . Un proverbe hébreu dit «  il ne faut pas mettre une tête en bonne santé dans un lit malade » .

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        • Ficus Piquant

          Ficus Piquant

          26 octobre 2011 à 07:55 |
          Le christianisme n'est pas le seul monothéisme à avoir ses "fous de Dieu", que je condamne au moins autant que vous.
          Je sais - comme vous - que les "religions du Livre" - sont toutes touchées par l'intégrisme.
          Ce que je reproche à Monsieur Jugnon, c'est effectivement son goût pour "la provocation inutile" - comme vous le dîtes - et ses fixations à sens unique.

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          • Yossi Malka

            Yossi Malka

            27 octobre 2011 à 00:41 |
            « L'intégrisme désigne , au sein d'une religion, l'attitude qui consiste à refuser, au nom de l'intégrité de la doctrine, toute interprétation nouvelle,toute évolution des pratiques traditionnelles , tout changement » définition de Wikipédia .
            Si on observe sous cette définition le Judaïsme , on constate le contraire : Il y a des courants dans le judaïsme qui pratiquent une tradition libérale adaptée au modernisme . Le Talmud n'est que discussion, interprétation et adaptation des lois à des cas les plus particuliers .Parmi les préceptes (mitsvot) , ceux qui concernent le Chabbat , sont les plus difficiles à observer .Le Talmud propose des solutions même pour les lois du Chabbat :devant un danger qui met une vie en péril , les lois du Chabbat peuvent être transgressées; avec le modernisme , il y a des ascenseurs pour Chabbat , des appareils électriques pour Chabbat . Il y a certes le soucis de conserver la doctrine , mais on permet une pratique adaptée . Tout ceci est contraire à la définition de l'intégrisme .
            Par ailleurs , intégrisme étant « un courant d'opinion au sein de l'Eglise catholique romaine, particulièrement française » , ce mot n'est-il pas impropre à d'autres religions?
            Autre appellation qui requiert précision : « les religions du Livre » , religions au pluriel , Livre au singulier! De quel Livre s'agit-il! Si vous répondez que le Christianisme et l'Islam se sont inspirés de la Torah (Judaïsme) , alors vous attestez que ces deux religions sont témoins du Judaïsme qui les a précédées , ce qui n'est pas l'avis de certains docteurs de la loi islamique , et certains commentateurs chrétiens . Si vous dites :chaque religion a son Livre, alors « les religions du Livre » est une définition impropre !

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        • Jean-François Vincent

          Jean-François Vincent

          26 octobre 2011 à 07:04 |
          Alain, pour lequel j’ai un respect amical, même si nos vues sont opposées, considère que toutes les religions sont liberticides et antihumanistes, la pire, à ses yeux, étant le Christianisme…La liste des méfaits, des « péchés » dirons-nous (je suis chrétien !) que vous citez trouve sa source dans une vision totalisante (totalitaire ?) de l’histoire que l’on nomme, en théologie, eschatologie : à la fin des fins, tout le monde se ralliera à nous, car nous détenons LA vérité (cf. Jean 14, 6 : «je suis, le chemin, la vérité et la vie »). L’on trouve des propos similaires dans les autres religions du Livre (Judaïsme, Islam) : les religions du salut fondent, en effet, leur argumentaire sur un schéma rédemption/perdition ; ceux qui refusent la vérité révélée ne seront pas sauvés…Le relativisme, qui consiste à dire que, même chez l’adversaire/ le contradicteur, se trouvent des éléments de vérité, a été lentement, difficilement, mais sûrement assimilé tant par le Judaïsme que par le Christianisme. L’Islam des origines était très ouvert (traduction en arabe des textes de la philosophie grecque, le père de saint Jean Damascène était même le grand vizir du sultan !) ; les croisades, puis la colonisation, l’ont fait, pour une part, régressé dans une radicalité de zélotes. Au fait, Alain, n’est-il pas, dans son genre, un zélote du marxisme révolutionnaire ? Je sais, il va me contredire, affirmer que tout, dans le marxisme, est rationnel, logique et démontré ; mais irait-il jusqu’à dire qu’il existe chez ses pires ennemis, les « théocrates », une parcelle, si infime soit-elle, de vérité ? Je ne crois pas !

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  • Jean-Luc Lamouché

    Jean-Luc Lamouché

    24 octobre 2011 à 08:58 |
    Je vous rejoins sur certains points, mais je pense que votre analyse est – par moments – trop caricaturale et incomplète.
    Je suis d'accord avec vous sur ce que vous dîtes à propos des "Indignés", concernant le système représentatif, la notion de mandat démocratique, celle de souveraineté populaire, ainsi que sur l'absence globale d'un système de "valeurs" et de "références" en ce qui concerne ce mouvement.
    Mais, à mon avis, si vous pointez bien ce qui pose problème et ce qui manque à cette révolte, vous faites l'impasse sur les causes profondes de cette forme de désamour populaire et de rejet (souvent injustifié, c'est bien évident) des "élites" - notamment politiques.
    En effet, si ce mouvement - bien évidemment protestataire - n'a pas de logiciel de "références", il est, à mon avis, bien davantage demandeur de démocratie directe que "chaocratique". Et, d'ailleurs, vous éclairez indirectement mon propos lorsque vous parlez d'une "crainte d'être trahis" par les acteurs politiques progressistes classiques.
    Il est bien évident qu'une démocratie stable fonctionne par l'intermédiaire des structures représentatives (telles que les partis politiques et les syndicats). Mais, pourquoi opposer - dans une perspective de changement profond - le mouvement éventuel d'en-haut et celui d'en-bas ? En quoi des ferments autogestionnaires seraient-ils dangereux, en tant que tels, pour la démocratie ? Il se pourrait même qu'ils contribuent - à terme - à l'enrichir, voire à la renouveler de fond en comble. Ce qui n'est actuellement souvent qu'une sorte de jacquerie anti-élites pourrait devenir alors un élément refondateur et profondément rénové de nos vieux systèmes parlementaires représentatifs.

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    • Jean-François Vincent

      Jean-François Vincent

      24 octobre 2011 à 13:13 |
      La démocratie directe, soit! Mais elle n'est concevable que dans de toutes petites entités (certains cantons suisses), où chaque citoyen peut siéger en personne au sein de l'organe législatif; ce qui, bien entendu, est une impossiblité absolue dans un état moderne. A partir de là, ceux qui prétendent "être" la démocratie par eux-mêmes et dans la rue, sont une faction, et donc des factieux. L'éventuel bien fondé de leurs revendications ne change rien à l'affaire : que ce soit pour une révolution marxiste, une révolution nationale ou une simple augmentation de pouvoir d'achat, cette prétention à incarner tout un peuple porte en elle-même des germes de totalitarisme. C'est ce totalitarisme "sympa", à visage humain, que je voulais dénoncer.

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      • eva talineau

        eva talineau

        25 octobre 2011 à 10:42 |
        "totalitarisme sympa à visage humain " JFV ou "élément refondateur de nos vieux systèmes parlementaires représentatifs" JLL ? ça dépendra de la maturité des protagonistes de ces mouvements, de leur capacité de dialogue avec d'autres qu'eux. Sauront-ils ne pas céder sur leur exigence qu'on compte aussi avec eux, avec leur vie, sans pour autant prétendre être les seuls à compter ? on ne sait pas trop comment tout cela va tourner. Il me semble que, dans le moment où nous sommes, les deux potentialités (celles qu'évoquent JLL et JFV) existent, à des degrés divers.

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  • alain jugnon

    alain jugnon

    22 octobre 2011 à 16:36 |
    Le risque humain dont je parle entre justement en guerre contre la conservation et à la réaction qui refusant le risque perdent l'humain de vue et se sortent par là du devenir-révolutionnaire (le capitalistique et le théocratique sont les tenants du mensonge qu'est la contre-révolution - depuis Maistre - qu'elle soit "nationale", "socialiste" ou "fasciste" - le contraire de la révolution humaine démocratiste)

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  • Danielle Alloix

    Danielle Alloix

    21 octobre 2011 à 20:32 |
    C'est toujours étonnant, quand les masses se mettent en marche, de façon différente qu'avant...On ne retrouve pas forcément ses " petits" dans le désordre voulu, ou accepté, de ce mouvement là ; vous faites beaucoup allusion à l'institutionnel ; évidemment, rien de tout ça ; la démocratie représentative, pas visible, non plus . La liste peut encore être longue , mais, pour autant, n'y a - t - il rien de démocratique ( la voix du peuple ) là dedans ? on peut voir des revendications, un malaise, un sens de la force du nombre, des slogans ; c'est vrai qu'après, la route est moins nette; peut-être, est-on en présence de cette démocratie participative, chère à Ségolène ? Peut-être que les relais " classiques" peuvent prendre la suite ? Toujours est-il que cette indignation existe et parle. Tous les politiques, du reste, en prennent acte. -

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    • Jean-François Vincent

      Jean-François Vincent

      22 octobre 2011 à 03:05 |
      La "voix du peuple"? Tout le problème est bien là : l'équation la rue = la voix du peuple, est-elle correcte? Si elle l'était, pourquoi cette réticence de la rue à se compter (cf.le slogan soixantuitard "élections, pièges à cons")dans le cadre d'une consultation minutieuse et règlementée? A partir du moment où l'on sort du schéma de la démocratie directe, chère à Rousseau,(chaque citoyen = un législateur), le risque est celui du détournement de la souveraineté populaire par une PARTIE du peuple, qui n'est pas sa TOTALITE. La "démocratie participative" de Ségolène a une fonction strictement consultative et non décisoire : l'instance de décision tient toujours sa légitimité d'une élection, donc de la représentation...

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      • alain jugnon

        alain jugnon

        22 octobre 2011 à 11:18 |
        Ce n'est pas un problème, c'est la question humaine, la démocratie est le risque humain par excellence. Ce n'est pas une question de représentation, mais une question de répétition de l'homme en tant qu'homme : quelle multiplicité est-elle viable dans le cadre de l'humanisation en cours ? La démocratie est la révolution humaine continuée, en guerre d'abord contre la théocratie. La révolution démocratique arabe est une démonstration du fait démocratique : sans préjugé de ce que cela deviendra, c'est la démocratie humaine à l'oeuvre. Protagoras d'abord puis Rousseau et enfin Marx sont les philosophes de cette histoire humaine là : la philosophie des anti-Lumières continue elle à être la pensée qui veut contrer en vain cela. Le peuple est tout, car Dieu n'est rien. C'est la question, pas le problème.

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        • Jean-François Vincent

          Jean-François Vincent

          22 octobre 2011 à 15:43 |
          Franchement, Alain, plusieurs milliers de manifestants d'extrême-droite viendraient réclamer, au nom du peuple dont ils se prétendraient être la voix, une révolution "nationale",diriez-vous que c'est "un risque humain par excellence"?

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  • Guerrier

    Guerrier

    21 octobre 2011 à 19:10 |
    Comme c'est étonnant que devant cette impasse politique dont le prix exorbitant est à payer à coup de masse par la base, la validité de la réponse quelle qu'en soit la forme puisse être contestée.
    Une grève générale peut ne pas avoir de représentants, elle n'en est pas moins représentative.
    Que ce mouvement, qui a emprunté le titre d'un livre et non pas été initié par lui (aux USA, il se nomme majoritairement 'the 99%') n'ait pas de ligne précise, pas d'idéologie sous-jacente clairement audible est plutôt semble-t-il le signe que des éléments non encore identifiables mais actifs qui surgissent et viennent demander un changement profond des données du pouvoir. Bien sûr il va s'essouffler, il lui faut être pensé par des militants, des chercheurs et des théoriciens ont parlé à New York, Slavoj Zizek, Naomi Klein et c'est peut-être de ceci principalement que ce mouvement manque, plutôt que d'un cadre représentatif déjà présent mais différent d'une nation à l'autre et ayant fait les preuves de son manque de créativité dans les projets efficaces pour penser les déséquilibres mondiaux, il reste à laisser s'exprimer les intellectuels.

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  • alain jugnon

    alain jugnon

    21 octobre 2011 à 17:22 |
    Les indignés SONT la démocratie vivante : c'est la faute à Rousseau. Ne soyez pas en retard d'une guerre, la paix n'est déjà plus d'actualité.

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