Société

Le Respect et la Violence

Ecrit par Luc Sénécal le 20 juillet 2010. dans Psychologie, Média/Web, Société

Le Respect et la Violence

N’est respecté que ce qui est respectable.

Cela semble évident. Si  ce n’est pas le cas, loin de là, dans le vécu, alors on peut s’interroger à ce propos.En fait tout est une question de point de vue, de personnalité, de contexte et d’opinion. C’est aussi une question de confiance ou de rupture de l’un pour les autres ou inversement.

Pour rester simple, il semble essentiel entre deux individus, deux groupes d’individus, deux catégories sociales, deux sources d’intérêts divergentes, deux façons d’appréhender, d’intégrer et de comprendre un sujet, quel qu’il soit, que soit instauré un consensus de dialogue. Lequel est fondé sur le respect commun des intervenants ou des interlocuteurs.

Or il faut bien l’admettre, en raison d’événements extérieurs ou de propos étrangers au sujet traité, l’un ou l’autre des individus, du groupe d’individu ou de représentation sociale d’individu, le dialogue dérape et perd tout son sens primaire en terme d’objectif. Objectif pour tenter un rapprochement. Pour appeler à la réflexion. Pour amener au débat des points de vue différents et enrichir un débat…

L'entraîneur et la Mer Rouge à lancer avec un ballon

Ecrit par Kamel Daoud le 16 juillet 2010. dans Société, Sports

L'entraîneur et la Mer Rouge à lancer avec un ballon

Kamel Daoud est journaliste au “Quotidien d’Oran” et habitué de nos colonnes. Il a obtenu le prix Mohamed Dib en 2008 pour son livre : “L’Arabe et le vaste pays de Ô”

Finalement, ce sont les nouveaux chamanes des époques modernes : ils peuvent soulever un pays avec une chaussure, lui rendre son indépendance ou le rendre inutile, exalter un peuple jusqu’à en faire une chanson, détruire un espoir en marchant dessus, cracher du feu, déclarer une histoire ouverte à l’enrichissement ou restituer un drapeau et un sol à une population vaincue.

Une âme de Geisha

Ecrit par Jean Le Mosellan le 09 juillet 2010. dans Société

Une âme de Geisha

La France devient-elle la figure de proue du transsexualisme ? Elle cherche à l’être, en tout cas, avec ce décret qui a paru au début de l’année, et qui a fait le tour du monde, dépsychiatrisant les transsexuels, histoire de confirmer son leadership de pays des droits de l’homme.
Phénomène de société ultraminoritaire, ayant suscité peu d’écho dans Le Monde, le sujet n’est pas aussi porteur que la burqa, mais profondément significatif dans le champ identitaire labouré en tous sens, et pas toujours à bon escient.
Le cas du transsexualisme mérite que l’on s’y arrête. C’est la lutte entre la vérité et ses apparences, où le doute existentiel n’est pas permis, mais où l’âme finalement triomphe en dépit des obstacles redoutables dressés sur son chemin.
La sexualité a été examinée sous toutes coutures par nos moralistes, tout en faisant l’impasse sur beaucoup de choses, dont la transsexualité. Peut-être que le sujet leur était inconnu, comme l’Amérique avant Colomb. Continent qui vient justement d’émerger tel un Kratatoa, générant un tsunami certain dont la force n’a pas été toutefois estimée.

R. L. Gardner's democratic Blues

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 16 juin 2010. dans Monde, Société

R. L. Gardner's democratic Blues

Kirk’s widow, VelDean Kirk, said she doesn’t believe Gardner has changed “for a minute” and she was happy when she heard the board’s decision. Nick Kirk, who was working as bailiff during the courthouse shooting, was left with chronic health problems after being shot in the lower abdomen by Gardner. He died in 1995.

“I feel like on Thursday night, Friday morning, it will all be over with. It will be real, real closure,” said VelDean Kirk, who plans to watch Gardner’s execution. “I’ve wanted that for a long time.”

Je n’ai pas d’attraction ni de sympathie particulières pour Ronnie Lee.

Il faut que je me dépêche de lui dire ces derniers mots car Vendredi, il sera trop tard.

Il s’écroulera sous les balles.

C’est ce qu’il a choisi.

La Banlieue s'ennuie

le 14 juin 2010. dans Racisme, xénophobie, Société

La Banlieue s'ennuie

La douleur de la banlieue ne peut être discrète. Elle déborde, éclabousse et perturbe. La douleur c’est l’ennui qui creuse le sillon du malheur dans des corps désoeuvrés ne sachant que faire de leur jeunesse, de leurs ambitions, de leurs rêves. La promiscuité, l’échec scolaire, le chômage sécrètent cet ennui qui égare et expulse ceux qui en souffrent vers la marge, un territoire occupé par les professionnels de l’illégalité. Trafics et brutalité.

De la plus haute des solitudes (les années soixante) on est passé à une forme de détresse où le corps n’est plus mutilé mais exposé à la violence. Les uns étaient des travailleurs immigrés arrivés en France sans leur femme, les autres sont des Français que ces mêmes immigrés ont faits grâce au regroupement familial (1974).

Sur un air de pub

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 11 juin 2010. dans Société

Sur un air de pub

De nos jours, il est fréquent de vouloir se démarquer … en jouant à fond les griffes – les bien nommées – et les marques, reconnaissables à leurs logos, à l’échelle planétaire. A ce propos, l’enfant, dès son plus jeune âge, sait les reconnaître, avant de les imposer à ses parents. Car, la plupart du temps, les consommateurs en herbe – n’y voyez rien d’illicite – ont des exigences et ” tyrannisent ” leurs géniteurs, jusqu’à ce qu’ils cèdent … Du marketing au marché de dupes, il n’y a qu’un pas, que beaucoup franchissent allégrement !

Ah! la pesante dictature qu’exerce la publicité ! En maîtresse exigeante, elle hante notre quotidien, s’affiche dans tous les médias, dicte sa loi … Nouvel Alien, dis-moi ce que tu consommes et comment, et je te dirai qui tu es ! Avoir l’impression d’exister à travers l’acte d’acheter, est devenu une sorte de religion ” païenne “, qui compte de nombreux fidèles à travers le monde. Et ceux qui en ont été privés, depuis des lustres, ne rêvent plus que de ça !

Sur la suppression de service militaire

Ecrit par Jacques Petit le 07 juin 2010. dans France, Société

Sur la suppression de service militaire

Le fait sociologique majeur des années 2000 en France : la suppression du service militaire obligatoire en 2001, à l’initiative de Jacques Chirac.

Comme souvent, des décisions majeures qui recèlent en elles des bouleversements sociétaux significatifs passent inaperçues dans l’opinion publique, sauf, bien entendu, pour les jeunes gens directement concernés, c’est-à-dire les citoyens français nés avant 1979, sursitaires inclus.

Ainsi dans notre Pays, les générations masculines entre 20 ans et très proches de la quarantaine sont dispensées de la conscription; bien sûr, on peut se dire, ils peuvent se dire en première réflexion : « Chouette, ça ne fera pas 1 à 2 ans de perdus pour rien ».

Alors que d’aucuns voulaient instituer un débat sur l’identité nationale qui inclurait d’évidence les problèmes d’intégration, sur le fond, ce débat aurait pu se concevoir, à condition qu’il ne soit pas verrouillé, orienté par le pouvoir. Cette forme de débat ne pouvait être admise par l’opinion française.

Suis-je un métèque ?

Ecrit par Jean Le Mosellan le 29 mai 2010. dans Média/Web, Société

Suis-je un métèque ?

La chronique qui suit est une réponse à une réaction d’un abonné du “Monde.fr”, nommé Stephen Lendon, qui mettait en cause Jean Le Mosellan en déformant son nom. (voir la chronique et la réaction : Sulfurique est l’amour d’une kapo)

N’importe qui se cachant sous de multiples pseudonymes peut dire, depuis quelque temps, n’importe quoi dans les “Chroniques d’abonnés” comme dans les réactions, faisant d’elles des sacs de crabes, s’agitant si bruyamment qu’ils produisent une rumeur de fond agaçante.

Cette rumeur se répand en toutes directions, y compris dans celle interdite par la Charte des abonnés du Monde.fr. Je ne voudrais pas m’étendre sur des réactions célébrant l’intolérance et la grossièreté, forme et fond, affichées par d’autres chroniqueurs, constamment les mêmes, me visant ad hominem, à défaut de pouvoir attaquer le contenu toujours étayé de mes chroniques ? Ce sont des chroniqueurs sans identité, sans visage, sans adresse électronique. Juste des ombres furtives et cagoulées pour les mauvais coups. quoi d’étonnant, par conséquent, que les bornes de la bienséance soient franchies.

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