Au sommet de la médiocrité et de la trahison…

Ecrit par Mélisande le 23 août 2014. dans La une, Arts graphiques, Société

Au sommet de la médiocrité et de la trahison…

En ce mois de juillet où le Dieu ami des êtres a posé un décret météorologique sévère : « grisaille pour tous pour cause de tristesse infinie des cieux », il y a une forme de boue qui déferle, avez-vous remarqué ? Elle torche gaillardement l’été de ses effluves guerrières et grossières, diablement offensives car l’objectif est de salir, de noyer dans la noirceur la dignité ineffable des êtres et de tous ceux qui en ce monde, et dans ceux d’à côté, sont animés de vie brillante, de vie fière, d’une vie tendre qui luit, diamant obstiné dans la nuit obscure de notre quotidien… Et ce noir-là, au contraire de la blancheur, n’est pas le Noir du peintre Soulages ! Non, lui c’est le noir de l’Egypte, « kemit », celui de l’alchimie, son noir est un soir qui donne naissance à la lumière par la transfiguration… Soulages, incompris par ces messieurs, qui ont voix éternelle au chapitre, dans cette classe intellectuelle où tous ne semblent réussir qu’une chose : la consanguinité infertile et nauséabonde par la sodomie consensuelle, comme l’est toujours le désir putride et secret d’être aimé pour soi et non pour l’autre. Cet Autre, celui qui brille en nous dans le grenier de la maison assiégée, c’est le grand détaché, le pourvoyeur de joies grandioses, celui qui nourrit nos poussées de fièvre intenses et brèves comme l’Amour… Cette redondance narcissique et stérile pue évidemment, elle n’intéresse personne et surtout pas les enfants… Car tout ce qui est récupération de la gratuité de l’amour pour engraisser l’ego est amené à être détruit dans un éclat de rire diluvien, même si aujourd’hui il est périlleux de rire, de moquer les vaniteux, les pédants, les tricheurs et récupérateurs, sûrs de leur droit comme morpions accrochés aux poils du cul. C’est Molière qu’on assassine, mais aussi Kundera, et tous les Grands Silencieux, planqués dans leurs rétributions en tant que membres précaires mais anoblis de la classe intellectuelle supérieure.

Et pendant ce temps, des icebergs dévalent dans l’océan comme la verticalité effondrée en l’homme. Avez-vous vu cette jeune Anglaise, en Espagne, 18 ans, pratiquant 24 fellations en public pour quelques copas. Du fond de son vide abyssal, de l’inconsistance absolue de ses parents sans doute, d’une coupure tragique avec l’énergie claire d’un humain réel, représentant symbolique et de la mère femme, et du père homme, elle s’avilit et détruit l’honneur absolu d’être vivant sur cette terre, en tant que créature divine. C’est un cri, une vomissure triste auxquels se prêtent quelques membres du sexe masculin, tout aussi vides, pour dire : « Je ne suis pas » ! Les femmes passent parfois exclusivement par le sexualisé, elles s’avilissent pour être, et cela devrait questionner nos beaux penseurs s’ils sortaient de leur propre contemplation. Le phallus comme dieu tout- puissant, auquel elles pompent un peu d’énergie ontologique ! Ce vide abyssal qui détruit la dignité en l’homme, me rend triste et j’aime que la météo exprime ce que je ressens. Que mes propos ne soient pas ingérés digérés et recrachés par quelques spécialistes, exclusifs usagers de la Parole… Il est urgent de ranimer la lumière en l’homme.

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Mélisande

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Commentaires (1)

  • Martine L

    Martine L

    23 août 2014 à 18:40 |
    Vos propos sur la peinture de Soulages sont très vrais et fort beaux ; profitons en pour signaler le - parait-il, superbe et très complet musée Soulages de Rodez ; pas si loin de chez vous !

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