Bonheurs

Ecrit par Daniel Sibony le 28 novembre 2010. dans Psychologie, La une, Société

Bonheurs


Tout le monde croit au bonheur, c'est-à-dire aime l'idée d'être heureux, puisque croire ce n'est qu'une façon simple d'aimer, de faire confiance, de prendre appui sur l'objet de sa croyance. La manie de la projeter dans le futur, aux lendemains proches ou lointains, est une façon de se consoler, d'espérer, de dire que pour l'instant ce n'est pas la joie mais qu'on n'a pas renoncé, qu'on y tient. Même quand on dit que le but de la vie c'est la vie, avec le bonheur en passant, on le veut, ce bonheur.

En écrivant sur le rire, je me suis demandé ce qui, le plus souvent, donne du bonheur. Et ce constat massif s'impose : ce qui rend heureux, c'est la reconnaissance des autres, l'expression de leur amour, leur agrément, leur admiration. Mais il arrive qu'au-delà des autres, ou en marge, cette reconnaissance vienne du fait que ce qu'on a visé, projeté, désiré, se produit.

On est heureux du fait que ça marche, que ça répond. Le ça en question pouvant être les autres qu'on a appelés, le plan qu'on a dressé, le coup de dés qu'on a relancé, la recherche que l'on mène. Ici, la reconnaissance, c'est que la réalité répond, donc vous reconnaît. Et elle peut aller loin, la réalité, jusqu'au réel, au hasard, au destin, au divin.

Dans la recherche mathématique qui fut mon premier métier, le bonheur venait du fait que tous les petits signaux lancés dans ce chaos de lettres et de raisonnements - rencontraient l'Autre, trouvaient du répondant, non sans surprise, dans l'être pris à la lettre ; il répond alors de façon féconde, ça fait un événement heureux ; c'est le bonheur, alors même qu'on est seul mais avec quelque chose qui vous excite, qui vous travaille. Comme toujours lorsqu'on crée. De même, dans le travail de l'analyste que je suis, le bonheur vient quand, à partir de ce qui s'est dit et entendu, surgit l'événement d'une issue; toute cette masse de données se cristallise en un point brillant où ça répond, ça reconnaît ce qui s'est passé et ça vous sort de l'impasse, ou du tournage en rond. Tout cela ressemble à une blague magnifique, dont on est les acteurs réels ; parfois, ça fait éclater de rire. Là encore, reconnaissance, par des forces inconnues qui se pointent au bon moment, à la bonne heure.

De même, une mère exulte devant les signes de reconnaissance que son tout petit lui envoie. Des signes où il la reconnaît, au-delà de ce qu'elle fait pour lui.

Quand deux personnes - ou deux entités - se rencontrent, c'est qu'au moins une veut faire son petit bonheur grâce à l'autre, au moyen d'elle, ou avec elle. Là, les signes de reconnaissance donnent du bonheur s'ils sont libres, vraiment libres.

Et même le bonheur simple de rentrer après une absence et de retrouver les siens: on est reconnu comme faisant partie de leur monde, de façon essentielle. Eclats de voix, éclats de rire.

Tous ces bonheurs - où l'on est reconnu par l'Autre, par l'être, par les autres, par la réalité - on pourrait dire qu'ils sont communs, non pas au sens banal, mais au sens de ce qui fait cause commune : c'est ce qui nous fait communiquer, et nous pose comme partie prenant de la Commune planétaire. Petit signe au passage à la Commune de Paris, qui en mars-avril (1871) battait son plein avec bonheur. Pour nous autres, c'est la (cause) Commune du Monde, qu'on appelle quête du bonheur. Il peut être "révolutionnaire", s'il renverse des routines épuisantes, mais il est tout à fait trouvable, au présent et au futur, lorsqu'on s'y met à fond et qu'on engage ce qu'on a en soi de plus précieux. Au fait, même dans la petite révolution de mai 68, on était là à se reconnaître mutuellement comment présents, en proie à la présence ; bonheur d'occuper les lieux, où d'ordinaire on est si occupé...

Le problème commence quand on veut installer ce bonheur, lui donner une structure et un cadre définitifs, pour qu'il puisse se reproduire à l'identique (ce qui est contraire à sa nature). Alors se mobilisent des spécialistes de l'événement, de l'événement heureux, qui ont le mode d'emploi pour le produire à volonté, dans l'avenir, forcément. On dirait qu'au vu de tous, ils préparent une blague superbe, un grand éclat de rire: l'irruption du bonheur, de ce qu'il doit être; mais ça ne fait pas rire, et quand ça marche, c'est plutôt une mauvaise blague ou un cauchemar.

La désillusion qui s'ensuit mène certains à se contenter d'un petit bonheur : être reconnu par un petit groupe (parfois un peu plus grand) de gens à qui, en retour, ils donnent de la reconnaissance, etc. Peut-être le font-ils seulement en attendant? Le piège est de reconduire l'attente, de projeter le "vrai" bonheur dans le futur plus lointain. Peut-être qu'on le remet au lendemain par peur de la désillusion ? Les religions ont inventé le Paradis : piton solide pour une croyance un peu fragile. Alors "les lendemains qui chantent", c'est juste avant le Paradis, juste avant l'au-delà.

Certes, il y a de quoi s'occuper... en attendant : combattre l'injustice galopante; résister aux abus arrogants, au glissement subreptice vers un Etat gentiment policier; dénoncer le fanatisme, l'ignorance, le pourrissement du paysage. Dans ces travaux préparatoires, beaucoup trouvent du bonheur à se distinguer : à être reconnus par les autres comme très actifs, donnant des "infos essentielles", des repères incontournables...

Mais à voir le bonheur qui saisit telle équipe du fait qu'elle marque des points, qu'elle a donc été reconnue par le jeu en question (incluant rugby et foot), ou lorsqu'elle gagne aux élections les places qu'elle briguait, étant donc reconnue par assez de monde, on devine la joie infinie des équipes "révolutionnaires" lorsqu'elles prennent tout le Pouvoir, elles se sentent reconnues par rien de moins que l'Histoire. Alors, elles s'empressent de l'arrêter le plus longtemps possible. Mais l'histoire repart.

 

Daniel Sibony

 

Texte repris du site (NDLR)


Site: http://www.danielsibony.com

Vidéos: http://www.youtube.com/user/danielsibony

Blog: http://danielsibony.typepad.fr/

A propos de l'auteur

Daniel Sibony

Daniel Sibony

Daniel Sibony, écrivain, psychanalyste, auteur d'une trentaine de livres.

Né le 22 août 1942 à Marrakech, dans une famille juive habitant la Médina. Sa langue maternelle: l'arabe; sa langue culturelle: l'hébreu biblique. A l'âge de 5 ans il commence à apprendre le français. Il émigre à Paris à l'âge 13 ans.

Etudes de mathématiques : licence puis doctorat d'Etat. Il est assistant en mathématiques à l'Université de Paris à l'âge de 21 ans, puis maître de conférence à 25 ans en juin 1967. Il devient professeur à cette Université jusqu'en 2000, y animant, outre ses cours, toutes sortes de séminaires et d'expériences originales.

Entre-temps, études de philosophie, licence, puis doctorat d'Etat en 1985 (avec, entre autres, au jury : E. Levinas, JT Desanti, H. Atlan, Michel de Certeau).

Il devient psychanalyste à 32 ans après une formation avec Lacan et son école,

La collaboration avec Lacan fut très personnelle : Lacan a assisté plusieurs années au séminaire de D. Sibony à Vincennes sur "Topologie et interprétation des rêves": "Cet échange m'a permis de n'être ni lacanien, ni antilacanien mais d'intégrer le meilleur du lacanisme : la lecture de Freud et de m'éloigner du pire : le langage des sectes", dit Sibony.

Il fait chaque année depuis 1974 un séminaire indépendant consacré aux questions thérapeutiques et aux pratiques créatives et symboliques dans leurs rapport à l'inconscient.

 

Bibliographie :


D. Sibony est l'auteur d'une trentaine de livres dont les plus importants sont :


. NOM DE DIEU. Par delà les trois monothéismes (au Seuil, 2002)
Une analyse des tensions originaires entre les trois religions et une approche renouvelée de l'idée de Dieu.

. PROCHE-ORIENT. PSYCHANALYSE D'UN CONFLIT (Seuil, sept. 2003)

. L'ENIGME ANTISEMITE. (Seuil, sept. 2004)

. FOUS DE L'ORIGINE. Journal d'Intifada , (Bourgois, février 2005)

. CREATION. ESSAI SUR L'ART CONTEMPORAIN, (Seuil, oct. 2005).


Les livres de Sibony, malgré leur densité et leur caractère de recherche, ont un public important, public élargi par les interventions de l'auteur dans les quotidiens, à propos de l'actualité.

Actuellement D. Sibony partage son temps entre la pratique et la recherche psychanalytique (plusieurs ouvrages sur la psychanalyse sont en préparation), l'écriture et les conférences les plus variées.

 

Livres parus de Daniel Sibony :


LE NOM ET LE CORPS - (Seuil, 1974)

L'AUTRE INCASTRABLE - Psychanalyse-écritures - (Seuil, 1978)
LE GROUPE INCONSCIENT - Le lien et la peur - (Bourgois, 1980)

LA JUIVE - Une transmission d'inconscient - (Grasset, 1983)
L'AMOUR INCONSCIENT - Au-delà du principe de séduction -(Grasset, 1983)

JOUISSANCES DU DIRE - Nouveaux essais sur une transmission d'inconscient- (Grasset, 1985)
LE FEMININ ET LA SEDUCTION

- (Le Livre de Poche, 1987)
ENTRE DIRE ET FAIRE - Penser la technique - (Grasset, 1989)
ENTRE-DEUX - L'origine en partage - (1991, Seuil, Points-Essais, 1998)
LES TROIS MONOTHEISMES - Juifs, Chrétiens, Musulmans entre leurs sources et leurs destins - (1992, Seuil, Points-Essais, 1997)
LE PEUPLE "PSY" - Situation actuelle de la psychanalyse - (Ed. Balland, 1993)
LA HAINE DU DESIR - (Bourgois, (1978) 1994)
LE CORPS ET SA DANSE - (1995, Seuil, Points-Essais, 1998)
EVENEMENTS I - Psychopathologie du quotidien - (1991, Seuil, Points-Essais, 1995)
EVENEMENTS II - Psychopathologie du quotidien -(Seuil, Points-Essais, 1995)
ANTONIO SEGUI - (Cercle d'Art, 1996)
LE JEU ET LA PASSE - Identité et théâtre - (Seuil, 1997)
VIOLENCE - Traversées - (Seuil, 1998)
PSYCHOPATHOLOGIE DE L'ACTUEL - Evénements III - (Seuil, 1999, Points-Essais, 2000)
PERVERSIONS. - Dialogues sur des folies "actuelles"--(1987, Seuil, Points-Essais, 2000)
DON DE SOI ou PARTAGE DE SOI?- Le drame Lévinas -(Odile Jacob, 2000)
LE "RACISME", UNE HAINE IDENTITAIRE - (1988 et 1997, Seuil, Points-Essais, 2001)
PSYCHANALYSE ET JUDAÏSME - Flammarion, coll. Champs, 2001.
Coffret des 3 volumes EVENEMENTS - Psychopathologie de l'actuel - en poche (Seuil, 2001)
NOM DE DIEU - Par delà les trois monothéismes - (Seuil, 2002 - Points-Essais, 2006)
AVEC SHAKESPEARE - Eclats et passions en douze pièces - (1988, Seuil, Points-Essais, 2003)
PROCHE-ORIENT. PSYCHANALYSE D'UN CONFLIT- (Seuil, 2003)
L'ENIGME ANTISEMITE - (Seuil, 2004)
FOUS DE L'ORIGINE. Journal d'Intifada - (Bourgois, février 2005)
CREATION. Essai sur l'art contemporain - (Seuil, octobre 2005)
LECTURES BIBLIQUES - (Odile Jacob, oct. 2006)

ACTE THERAPEUTIQUE. Au-delà du peuple "psy" - (Seuil, février. 2007)

MARRAKECH, LE DEPART (Odile Jacob. 2009)

Commentaires (9)

  • Eva Talineau

    Eva Talineau

    15 avril 2011 à 21:57 |
    est-ce un accès, récurrent, de pessimisme ? il me semble que pour la plupart, le bonheur n'est pas d'être ou d'avoir, mais d'être celui qui est, celui qui a - donc passe par le fait que le prochain ne soit pas, n'aie pas. Sous sa forme déniée, ce bonheur là se présente sous la forme de la culpabilité. Or, ce bonheur là est absent de vos textes - on sent que votre jouissance, c'est de les avoir arrachés au néant, pas d'être celui qui les a arrachés au néant. Aussi est-ce toujours un bonheur de les lire, même dans les moments ...où on ne se sent guère heureux !

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  • Luce   Caggini

    Luce Caggini

    06 décembre 2010 à 02:10 |
    Cher Mr D.Sibony
    « Et elle peut aller loin, la réalité, jusqu'au réel, au hasard, au destin, au divin.


    Me permettez vous de prélevez dans votre texte que j ‘ai lu entièrement, cette échappée et de la faire mienne, pour 1 minute 30 de bonheur sans retour?
    Je pourrai de cette façon la mettre sous le coude et la transporter à mon gré,,sans en faire part ,sans me dévoiler, avec votre accord secret , bien sur , Ainsi , le réveil ne sera jamais douloureux, le regard jamais interrompu, le temps si jeune .
    Jamais viatique n ‘aura été si léger et moi, parfaitement apte , en regardant la vie, jamais plus hardiment heureuse ni maladivement malheureuse .
    D’autre part, les réalités passant d’ une borne à l‘autre,la mémoire sera agie et non agissante , ce qui effacera toutes mes rides, d’ un seul coup , d’ un seul.

    Alors, Monsieur, vous aurez réussi là , ce qu ‘ aucun botoxer ne pourrait se permettre .

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  • Vaillant Sabine

    Vaillant Sabine

    30 novembre 2010 à 19:12 |
    La quête du Bonheur nous amène souvent sur celle du sens de notre vie et des bonheurs que nous voudrions voir fleurir. La joie plus explosive, plus vrillée à notre corps comme le dit Elisabeth, nous ancre dans la vie!
    Sabine

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  • jocelyne

    jocelyne

    29 novembre 2010 à 21:18 |
    De lire votre billet, Monsieur Sibony est un véritable bonheur !
    Il semblerait que les bonheurs se "conjuguent" avec un savoir vivre.
    Merci.

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  • Guerrier Elisabeth

    Guerrier Elisabeth

    29 novembre 2010 à 21:04 |
    Tiraillés, nous le sommes tous, pris entre les images quotidiennes d'un monde qui s'effrite et saigne de partout, l'abondance de biens qui nous soude au verbe avoir comme à notre nature d'être et ce qui est supposé notre devoir, celui d' être HEUREUX.
    Sérénité,équilibre, lâcher prise...dadada...
    Toute l'armada des états dont l'accès se mérite.
    Le mot "bonheur" lui-même me navre.
    J'aime son "H", c'est tout, on devrait supprimer toutes les autres lettres.
    Par contre il en est un qui me fait de l'effet ,JOIE, avec toutes les vibrations abdominales et le contentement du corps qu'elle porte.

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  • Jacques PETIT

    Jacques PETIT

    29 novembre 2010 à 20:23 |
    Emile Zola avait tout simplement intitulé le lieu d'un de ses roman "Au bonheur des dames ",lieu magique si précisément reconstitué dans le film avec Gérard Philippe . Où le bonheur,les bonheurs sont à portée de main , avec bien d'autres bonheurs ,mais pas toujours, en coulisses .Le bonheur,les bonheurs sont une quête perpétuelle,il est vrai que celle ou celui qui a perdu l'envie et le désir , de le rencontrer , ci et là , dans de petites choses,des toutes petites mais si pleines d'un bonheur palpable ,comme le bonheur de toucher de la soie ! Ceux qui n'ont plus cette petite étincelle pour le provoquer , doivent vivre très tristement !

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  • Eymard Emile

    Eymard Emile

    29 novembre 2010 à 19:32 |
    Vous croisez souvent le bonheur avec la reconnaissance, il me semble que cette émotion est plutôt le plaisir. Pourtant dit-on "pour vivre heureux vivons caché". "Aimons nous les uns les autres", est la seule pensée révolutionnaire qui conduirait au bonheur si nous nous en souvenions chaque jour qui passe. Emile Eymard

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  • Martine L

    Martine L

    29 novembre 2010 à 17:30 |
    En lisant votre texte, passionnant - car, chacun d'entre nous s'y retrouve, là ou ailleurs - j'avais en tête la chanson si vraie de Felix Leclerc, mais aussi le "le bonheur est une idée neuve en Europe" de Saint Just ( JF Vincent en parle dans son remarquable commentaire ) ; donc, à la fois la recherche des "petits" et le dogme ( mais au 18è s. ce mot se trouve dans la loi , ce qui ne manque pas d'émouvoir nos représentations intimes et privées du concept . Merci, vraiment pour une si belle page

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    29 novembre 2010 à 13:45 |
    Merci, cher Daniel Sibony, d’écrire « bonheurs » au pluriel ; car le bonheur au singulier, le Bonheur avec un « B » majuscule est, comme vous le dites si bien, une croyance, voire une idéologie d’autant plus oppressante et opprimante qu’elle induit une conduite compulsive : il faut, il faut absolument être heureux, autrement c’est l’horreur ! Il y aurait beaucoup à dire sur les origines du mythe moderne du Bonheur : assomption de l’individu roi, revendication quasi-politique (cf. Saint Just) de la satisfaction immédiate et totale de tous les besoins, « transcendance de l’ego », pour reprendre le titre de l’ouvrage d’un adepte célèbre de la religion moderne du bonheur, qui – ironie suprême ! – ne fut jamais très heureux dans sa vie privée. La fameuse « quête du bonheur », édictée dans la déclaration américaine des droits l’homme, est, en réalité, une quête du malheur ; car, évidemment, le Bonheur, contentement permanent et ineffable, n’existe pas. La quête de ce bonheur-là ne peut être qu’une source de frustration et de souffrance.
    A l’inverse de cette chimère malfaisante, de ce non-être grotesque qu’est le Bonheur, ce qui existe vraiment, ce sont les bonheurs, c’est-à-dire les joies petites et grandes, les satisfactions de toutes sortes qui sont susceptibles de jalonner l’existence. Vous en énumérez quelques unes ; il y en a beaucoup d’autres. Leur point commun, c’est leur impermanence, leur caractère fugace : pour les saisir, pour les cultiver, il faut des efforts…Et de la vigilance ! Car bien souvent, on laisse passer quantité de petits bonheurs…A la course au Bonheur - infructueuse et toujours décevante, à l’espoir d’une béatitude niaise et constante, nos contemporains feraient mieux de substituer la résolution d’apprendre à reconnaître et à apprécier les bonheurs qui croisent leurs vies.

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