Dieu degré zéro

Ecrit par Alain Jugnon le 08 août 2011. dans Philosophie, La une, Société

Dieu degré zéro

Il faut, pour commencer à penser, le savoir : chez les hommes, on ne touche pas au corps, on ne joue pas avec la chose, on ne moque pas l’être là où il est. Car ce qui est là, ce qui vit et ce qui gît, c’est le même, c’est la personne humaine, celle qui ne demande rien à personne, ne demande rien à un dieu, ne veut rien avoir à faire avec un dieu. Sachant qu’il n’est pas d’autre monde ni d’outre monde que ce monde, il n’est qu’un ici et un maintenant pour être, pour y être. C’est beaucoup, c’est suffisant et nécessaire pour un homme. On aura, alors, beau dire, beau faire, baver et hurler, faire l’ange et faire le loup, on n’aura pas l’air malin, on cherchera entre ses propres jambes à cacher la petite chose, petite mort, que l’on prend pour une épée, un sabre même, ou pire une croix. Ou un mort, un jésus, un crucifié. Depuis deux mille ans au moins, les hommes se trompent de jésus : le vrai crucifié, mis au clou, c’est Artaud, sain Arto, pas un autre.

Le philosophe en tant que poète n’a pas mieux à dire et à faire, il doit ridiculiser le théologien en évoquant et glorifiant le corps du pesteux, le corps du poète Arto. Le théologien et son christ sonnent creux depuis l’heure même où au cours de leur nuit noire, ils ont cru se rencontrer comme des hommes alors qu’ils jouaient encore au papa, à la maman et à la poupée.

L’un dans l’autre, le théologien et son jésus, depuis l’origine, se trompent d’histoire. Revenons aux faits. Laissons les histoires pour enfants.

On ne touche pas au corps de l’individu souverain, on s’incline devant l’être là, on prie l’homme, on glorifie l’os et on conchie  la viande : c’est-à-dire le dieu, son fils et ses enfants. Grâce à la philosophie d’Antonin Artaud, on peut et doit se construire soi-même, en entier, dans l’être, dans les formes et dans les matières : on ne peut être homme à moins, on se doit, chez nous, de se défaire des familles, des pères et des mères. Artaud ou le grand individu, déconstructeur des familles, de la patrie commune et du travail général.

Jésus a dit : ceci est mon corps. Artaud aussi. Artaud l’a dit, mieux que Jésus, car lui il l’était, un corps. Il savait, lui, de quoi il causait, de quoi il s’agissait. Le messie, semble-t-il, était le verbe de dieu, le logos, la parole incarnée, faite. Rien que ça. Artaud aussi. Il appelait ça la viande : il expliquait très bien en 1947 que, dans le cas du christ, la chair pue, que c’est de la viande de dieu et qu’en tant que telle, c’est de la merde, de la pure merde d’être pour ce faire envoûter, endieuser malgré soi et contre son gré.

Contre le verbe de dieu, il n’y a que l’os pour remettre sur pied l’humain : l’os contre la viande, l’humain contre dieu. Il faut revendiquer l’anatomie, il faut exiger le droit du squelette, il faut faire revenir par la tête l’os, pour faire sortir l’être, enfin.

Par exemple, jamais un chasseur n’a ramené dans sa gibecière un lapin avec trois oreilles (la troisième oreille fichée entre les deux yeux), jamais. Qui plus est : le lapin à trois oreilles (la troisième fichée entre les deux yeux) n’existe pas. Le lapin à trois oreilles, de deux choses l’une, soit est une erreur de la nature soit est une image ou idée dans la pensée de l’homme. Une chimère.

De la même manière, jamais aucun homme n’a ramené dieu à la maison. Dieu, qui plus est, n’existe pas, ni sur terre, ni dans le ciel. De deux choses l’une (comme pour le lapin à trois oreilles) : ou bien le dieu est une erreur de la nature, un monstre, le genre d’être qu’il faut exposer dans un bocal au fond d’un laboratoire de biologie du vivant ; ou bien le dieu n’est qu’une pensée dans le cerveau de l’homme, une idée d’homme. Une chimère. C’est cela : dieu n’existe pas parce que l’homme le pense. Comme le lapin à trois oreilles : il n’est nulle part, sinon dans le cerveau du chasseur aviné ou du monothéiste imaginatif et esseulé. Imaginez autre chose maintenant : dieu est un monstre. Un jour, si, au coin du bois, un homme tombe sur dieu, quelque chose qui n’est pas dans l’ordre de la nature, quelque chose qui n’existe ni dans le ciel ni sur la terre, cet homme, de deux choses l’une, est soit un handicapé sensoriel, soit un plaisantin. De nombreux plaisantins, depuis les temps anciens, sont à l’origine de nombreuses religions, nombreuses images de dieu, nombreuses histoires pour dormir la nuit sur ses deux oreilles (la troisième oreille, dit parfois troisième œil, étant, elle, fichée comme un i entre les fesses).

Pour que l’humain se tienne homme de la tête aux pieds, il vaut mieux dorénavant de ne plus parler de dieu du tout : ne plus se demander comment et ne plus se demander si.

Ce qu’il faut encore : c’est tenir l’os contre la viande. Par exemple, le droit à l’avortement. C’est évident, l’avortement. La fabrique charnelle décide de la chair fabriquée. La fabrique humaine décide de l’humain. Le verbe de dieu n’y peut mais, c’est moi-la-femme qui dit la loi, qui pose le droit, qui invente le devoir. La religion, la grande pourvoyeuse de chair morte, veut, elle, continuer à charrier sa cuvette pleine d’être pour nous la mettre au plus profond du dedans de soi : nous, on refuse cet être là. Nous voulons l’os, nous voulons le pur et dur, l’humain entier, l’homme totalisé, nous voulons vomir les deux mille ans d’envoûtements qu’on nous a fait. L’avortement, c’est la liberté, c’est tout juste la puissance humaine. La conscience. Ce que les endieusés ne veulent pas voir : ils préfèrent se regarder, ils mentent, clignent de l’œil et préfèrent se regarder comme créature divine. Mercimondieu. Ils sont les morts-nés, ceux qui croient en l’être de l’être. Leur mort est leur maison : ils ont peur, toujours peur de ne pas pouvoir se regarder. Or pour agir, il faut pouvoir ne pas se regarder, pour vivre aussi. Sinon, c’est l’entubage généralisé. On se prend soi-même par derrière et on a les yeux plein de larmes et d’amour qui pissent contre le ciel, comme sur les femmes infidèles.

Artaud est le grand avorteur, le combattant guerroyant à partir de mai 1947, de retour à Paris, contre les mort-nés que sont théologiens, endieusés, christianisés et autres incubés, envoûtés volontaires. Avorter, par là, c’est revenir à l’os, refuser la chair, l’incarnation, le verbe et l’endieusement. Avorter, chez les hommes, donne le ton de la musique humaine, seulement humaine. Comme se suicider pour tout un chacun, comme tuer le malade en fin de vie qui en conscience demande à mourir pour le médecin. Enfin, humainement, nier le dieu et affirmer par là cette erreur fatale : rien ne tient, tout est permis dans un monde où dieu est. Dieu existe, tout est permis. Le contraire seul rend possible l’existence de l’homme.. Essayez un monde sans dieu, vous m’en direz des nouvelles.

Nous connaissons bien aujourd’hui ceux qui dans l’intellect, dans les médias, dans les salons, exposent, sous couvert de morale, de sens du devoir, d’appel à la nation, de retour aux valeurs, de redressement de la culture, de la famille et de la patrie française, leur viande chargée et parasitée de dieu, d’être et de nihilisme bon teint belle âme. Pour ceux-là la vie est cruelle qui jouit, se joue, se donne dans un théâtre. Un théâtre jeune.

Puisque nous naissons vrais et justes, puisque nous naissons hommes et libres, nous sommes une promesse car nous sommes décisifs, nous sommes l’échelle, les degrés et la progression chiffrée sur le curseur. Nous sommes un individu, comme un dieu parmi les hommes. Selon l’individualisme de Nietzsche, nous sommes souverains.

Artaud est bel et bien un philosophe du corps et de l’individu comme Nietzsche. Le même philosophe, le même athéologue : chasseur de chasseurs de sorcières, grand chasseur de théologiens. Pour préciser cela : Artaud comme Nietzsche regrettent une bête erreur de concept, une simple faute de grammaire, lorsque le théologien, gentiment, sans crier gare, enfant qu’il est, pense dieu existant alors que c’est en pensée qu’il le voit. Le théologien gagnerait beaucoup (je fais le pari) à ne pas toujours suivre son regard, son regard bêtement humain. Nous semble-t-il.

Cher théologien, je pense ici que dieu n’est pas, donc il n’est pas. Pensant cela qui est la pensée du dieu qui n’est pas, je pense quelque chose qui est, s’il est, plus grand que la pensée du dieu, cela convient : et définit dieu comme moins grand que ma pensée, qui est moi. Je suis donc, pensant, plus grand que dieu qui est pensé par moi plus petit que ma pensée elle-même.

Vois-tu bien, les concepts nous tuent les dieux sur le dos. Mais qu’est-ce que c’est bon. Dieu, lui, n’est pour rien, non plus, dans cette affaire de mots bien posés et de syntaxe fort logiquement élaborée. Pauvre dieu. Petite chose. Une idée. Zéro.

L’homme creux du théologien est cet individu miné par l’idée de dieu, creusé de l’intérieur, chargé de peurs et de haines, il est l’homme qui cligne de l’œil, celui qui ne veut pas être dupe, dupé pourtant qu’il est par la maladie de la mort, qui se nomme foi.

L’homme creux, quoi qu’en disent les intellectuels français kantiens et lévinassiens du jour, nés coiffés ou ministérisés ou encore mass-médiatisés, n’a pas d’avenir : il ne sait pas promettre, cet homme, il ne sait que se démettre, il est le roi de l’esquive et de la décharge incontrôlée. Pauvre homme. Petite chose. Une idée. Rien.


Alain Jugnon


A propos de l'auteur

Alain Jugnon

Rédacteur

Alain Jugnon, philosophe et auteur dramatique. Enseigne la philosophie dans un lycée public.

Dirige la revue Contre-attaques (Editions Al Dante).

A publié dernièrement : "Artaudieu" (Nouvelles Editions Lignes) et "A corps défendant" (Editions Nous).

Fera paraître à la rentrée 2011 un livre sur Guy Debord et un autre sur Michel Onfray.

Commentaires (17)

  • Jean-Luc Lamouché

    Jean-Luc Lamouché

    13 août 2011 à 11:54 |
    Etant un "chrétien progressiste", catégorie politique que vous semblez ignorer totalement (ou qui vous gène dans votre chronique), je vais commenter un certain nombre de vos écrits ici présentés.
    Cher monsieur, vous êtes d'abord un provocateur. Je ne tomberai donc pas dans ce piège, car vous pourriez - bien évidemment - vous nourrir de mes éventuelles colères ou dénonciations "blasphématoires". Vos idées sont les vôtres ; les miennes sont les miennes. Je ne vous ferai pas le plaisir de demander qu'on vous brûle au bucher !
    Ensuite, vous mélangez tout. On peut se référer à Dieu et "se construire soi-même", contrairement à ce que vous dîtes.
    Puis, personnellement, je suis au moins autant hostile que vous à ce que vous appelez la "morale", le "retour aux valeurs", la "famille" (traditionnelle), la "patrie" (dans ce qu'elle peut avoir de nationaliste). Vous ne voyez le christianisme qu'à travers les aberrations obscurantistes des courants fondamentalistes et intégristes, qui existent effectivement - et que les gens qui me ressemblent combattent au moins autant, voire même plus, que vous !
    Ensuite, vous n'acceptez pas d'intégrer le fait que nous sommes nombreux, parmi les chrétiens, à essayer de faire en sorte que christianisme et mœurs "modernes" - dans le monde actuel - évoluent de pair. Et je ne nie pas le fait qu'il puisse exister, à ce niveau, un problème important (au sein de l'Eglise catholique plus particulièrement). Un Vatican III serait le bienvenu.
    Enfin, franchement, vous avez une très haute image de vous-même : le nouveau Nietzsche (la "mort de Dieu"), de manière inconsciente sans doute ; rien que cela ! Le nouveau Pascal ("je pense"), de manière indirecte ; rien que cela ! Je préfère l'humilité d'un François d'Assise, vous vous en doutez ! Votre moi hypertrophié tire parfois vers la montgolfière, si l'on peut dire.
    Pour conclure, monsieur, moi qui suis foncièrement favorable à la laïcité, votre intolérance montre à quel point il ne faut pas confondre cette grande conquête démocratique et républicaine (lois de 1905) avec votre "laïcisme" antireligieux caricatural.

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  • Simon Dominati

    Simon Dominati

    13 août 2011 à 11:15 |
    Voici ma contribution après la lecture des réactions.
    J'avais écris, il y a peu dans un autre média, des réflexions sur le "cape diem" à travers la lecture d'épitaphes (que j'ai imaginées pour alimenter mon idée) sur les pierres tombales. Il est parfois question de Dieu et de l'Idée de Dieu... Voici un extrait :
    "Les cimetières sont des agoras où les pierres tombales recèlent des réflexions sur la vie. Des offrandes aux visiteurs de passage que le silence et le calme du lieu rendent propices à la receptivité. Seul subterfuge, c'est le vivant qui s'adresse à un autre vivant en laissant croire un instant que la pensée vient d'outre-tombe.
    Epitaphes :
    Sur l'dée de Dieu, tous les vivants sont des ignorants, Seuls les morts savent.

    Si Dieu existe, il sait se défendre seul.
    Alors, il n'a que faire de votre prosélytisme et de vos prières.

    Gloire à Dieu, je viens à toi!
    Ecrit le croyant sur sa tombe.
    Pourquoi l'écrire, alors qu'il pourra le dire de vive voix ?
    Parce-que l'homme parle à l'homme jamais à Dieu.

    Si la science venait à supprimer la conscience de la mort,
    Les enterrements se réduiraient à un acte sanitaire.

    ......."

    Avec cet extrait, peut-être n'y trouverez-vous que mièvrerie d'agnostique ? Cela existe aussi, où est le vrai ? Dieu seul le sait, mais où est-il ? Que fait-il ?
    Il s'amuse ou nous amuse car nous ne savons pas jouer tout seuls...sans hochet.

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  • Kaba

    Kaba

    09 août 2011 à 18:29 |
    Je suis athée mais...
    Se peut-il que Dieu existe ?
    Il se peut. J'existe bien, moi, alors Dieu, pourquoi pas...
    Mais Dieu est-il unique ou bien est-il plusieurs ? (On m'a dit que NSSE pouvait être plusieurs).
    En tout cas, s'il y a un ou des dieux, il n'est pas, ils ne sont pas comme nous les avons imaginés ("Dieu créa l'homme à son image..." ou inversement), alors que nous n'imaginions pas le système solaire, les galaxies, etc.
    Vivons sans dieux ni Dieu, nous serons plus hommes.

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    • Danielle Alloix

      Danielle Alloix

      09 août 2011 à 20:27 |
      Oui, plusieurs NSSE, ça peut se faire - on vient bien de trouver un cèpe à plusieurs têtes - mais plusieurs fois Dieu ?? Moi non plus, je ne me prononce pas !!

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  • alain jugnon

    alain jugnon

    09 août 2011 à 17:50 |
    Ce désir de se "blottir" contre du "Rien" qu'on croit être quelque chose c'est assez dégoûtant : on est un esclave pour beaucoup moins que cela. Et pour ce qui est de la "générosité" du rien ?
    Dire ce qui vient à l'esprit, quand c'est "dieu" qui vient, n'est pas signe de grande santé, ni de claivoyance... quand je regarde les choses venir à mon esprit : il y a le bleu du ciel et la vie entière. Pas le cadavre puant du dieu mort.

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  • Eric Thuillier

    Eric Thuillier

    09 août 2011 à 13:38 |
    Mes chers frères de RDT (pouvons nous cacher plus longtemps la vraie signification : Repère De Théologien), voyez comme Dieu est avec nous miséricordieux. Il éprouve notre foi en nous envoyant un étrange messager qui dit ne pas croire à ce qui n’existe pas. Mais comment est ce possible ? Ce qui n’existe pas ne demande pas qu’on ‘y croit pas, sinon l’incroyance lui donne corps et il existe un peu. Et un peu c’est beaucoup en l’occurrence. D’ailleurs zéro ce n’est pas rien. Dieu n’existe pas, c’est entendu, c’est sa manière d’être, personne ne l’a jamais vu, il est dans la tête des hommes, comme la beauté, c’est connu, elle est dans l’œil de celui qui regarde, personne n’a jamais vu la beauté elle même. On ne peut apporter pire preuve de l’inexistence de Dieu que son éternelle absence puisque c’est par elle qu’il manifeste sa générosité, qu’il nous confie la présence. Sans rien il n’y aurait pas quelque chose. Ma croyance est morte deux bonnes générations avant ma naissance, mais les déclarations farouches d’athéisme me rapprochent de Dieu, elles me fichent la trouille, me donnent envie de me blottir contre Lui, qui n’est Rien, sans pour autant être le vide qui siphonne les âmes de la pensée contre Lui.

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    • Yossi Malka

      Yossi Malka

      09 août 2011 à 17:49 |
      Trop d’indulgence envers cet « auteur » qui n’a d’autre moyen que le blasphème pour essayer de convaincre . Trop de politesse envers un scribouillard qui utilise des mots vulgaires pour choquer.
      C’est un faible de la pensée , il doit être torturé toutes les nuits par cette chose à laquelle il ne croit pas , au point où il finit par pousser tout le monde à croire ce que lui ne croit pas . Le matin il doit se réveiller la gueule de bois , et il doit voir des croix partout. Il veut nous faire partager sa hantise, et nous plongeons .. De deux choses l’une , soit on ne réagit pas , ainsi nous cesserons d’être les cobayes de son futur « ouvrage » , soit réagir en remplissant nos mains de la même mélasse qu’il cite , et lui enduire le visage avec . Il y a des moments où il faut savoir stopper les névrosés et les schizophrènes de toute sorte . Comment tolérer un ensemble de phrases qui ne veulent ou rien dire ou qui sont des citations détachées de textes ?Je prends une phrase au hasard « Vois-tu bien, les concepts nous tuent les dieux sur le dos « !! C’est comme l’histoire de la pub :plus blanc que le blanc. c’est nouveau dirait Coluche- que Dieu ait son âme- on vient de le fabriquer !
      Elle ne dit rien , elle vaut moins cher que l’espace informatique qu’elle occupe .
      Les vrais athées sont ceux qui n’encombrent pas l’espace public de leurs états d’âme ; c’est en soi une pathologie , que de forcer autrui à partager la foi ou la non foi , la croyance ou la non croyance . Notre bougre est aussi philosophe que le lapin à trois tête dont il parle, alors de Grâce , laissons le débiter ses sornettes .

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      • alain jugnon

        alain jugnon

        10 août 2011 à 11:44 |
        Il n'y a pas de philosophie possible en dehors du matérialisme athée. Judaïsme, christianisme et islamisme ne sont que mensonge et propagande. Il y a donc la guerre de l'esprit.

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      • Eric Thuillier

        Eric Thuillier

        10 août 2011 à 06:52 |
        Vos conseils sont de sagesse et je profite de cette petite adresse pour vous dire combien vos contributions à ce site l’honorent et sont si peu comparables à la purée de Mr Jugnon. Lequel cependant ne mérite pas d’être trop accablé, il y a toujours une forme de légitimité liée à l’irresponsabilité – de nature divine – de l’homme relatif au fonctionnement de son cerveau.
        Ici le mot «cerviette» serait plus approprié. Un cerviette éponge qui pompe les évidences, prend les apparences pour la réalité, ne «mouille pas à la grâce» pour reprendre une formule de Charles Péguy. De plus, il ne faut pas négliger le coté comique de Mr Jugnon, qui n’est certainement pas tout à fait involontaire. Son plaisir à malaxer des âneries est renforcé par le fait de les poster sur un site où il sait ne pas pouvoir être entendu. Sa réaction à mon propos m’a vraiment fait rire. L’outrance est comique même quand elle introduit ce sinistre usage du ciel bleu et de la vie dont l’éclat serait plus intense dans un narcisse.
        Un mot aussi pour Kaba qui dit que nous serions plus homme avec moins de dieux. Ce n’est pas le lieu pour en discuter mais, bien que non croyant au sens strict, je crois le contraire, je crois que l’homme réduit à lui même perd beaucoup de son humanité.

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        • alain jugnon

          alain jugnon

          10 août 2011 à 14:32 |
          J'aime que les théologiens de base et les chrétiens aux cheveux lisses s'en prennent à moi : la philosophie possède cette mission, elle veut faire le tri. Allez en paix mes frères, vous ne savez pas qui est votre esprit, votre dieu fait l'affaire, vos vaches sont bien gardées.

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          • Jean-François Vincent

            Jean-François Vincent

            10 août 2011 à 18:34 |
            Yossi Malka n'est pas chrétien, et c'est un talmudiste de haute volée...S'il s'en prend à vous, ce n'est pas à cause du contenu de ce que vous dites - chacun est libre de ses opinions - mais de la manière dont vous l'exprimez...On sent chez vous de la haine : c'est dommage! Quand la passion ne vous aveugle pas, vous savez être plein d'humour...

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        • Kaba

          Kaba

          10 août 2011 à 13:25 |
          De "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens", aux pogroms, car les Juifs ne sont-ils pas responsables de la mort du Christ (mais ne fallait-il pas que s'accomplissent les "Ecritures", pardon, les "Saintes Ecritures"), aux massacres des indigènes non Chrétiens, où que nous les ayons rencontrés, etc... Mais cela aussi avait commencé par le massacre des habitants de la Terre que Dieu donna à Abraham...
          Dieu bénit les siens et leur donne mille raisons de rejeter les autres, de les traiter en sous-hommes, de les nier, de les rendre au néant.
          Au nom de Dieu, ou bien, "Nom de dieu !", foutez-nous la paix.
          Je crois que l'idée de Dieu a permis de réduire la brutalité humaine parfois, mais dans l'espace social réduit des "croyants". Il semble que nous n'ayons pas progressé sur ce point : les guerres saintes ne sont pas finies, chacun tenant sa religion pour la seule vraie (même s'il s'agit d'une religion sans dieu, cf les groupuscules extrêmistes de défense de la race blanche).
          Par conséquent, je suis intimement convaincu que nous ne pouvons dépasser cet horizon sanglant qu'en abandonnant l'idée de Dieu et en nous prenant en charge nous-mêmes.

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          • Yossi Malka

            Yossi Malka

            10 août 2011 à 17:30 |
            Cher Monsieur Kaba .
            Vous exprimez vos idées dans un langage correct, sincère et sans opprobre . Aussi même si on peut ne pas partager des points de vue , vos remarques doivent être acceptées et respectées . Ce n’est pas le cas dudit rédacteur qui utilise le blasphème, la vulgarité pour traiter un sujet auquel sont sensibles des milliards de personnes à travers le Monde . C’est tout au moins un fait qui mérite dans une assemblée correcte comme la nôtre , d’être considéré .Personne ne peut contester le droit à quiconque d’exprimer une idée ou de construire une théorie, faut-il pour autant, parce que le sujet révolte l’auteur qu’il faille utiliser des termes et des tournures inacceptables et vides de tout sens ?

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  • alain jugnon

    alain jugnon

    08 août 2011 à 18:27 |
    Le rien n'incarne rien (dieu = zéro), c'est l'homme qui viande, toujours. Le christianisme ne sert (à) rien, ni corps, ni chair, ni viande (Fabrice Hadjadj écrit de grosses bêtises à propos de sa sexualité et à ce sujet). Il nous faut nous en passer aujourd'hui, du chritianisme, pour promettre encore. Le détruire, dit-elle. Ceci dit : un foetus est bien de la viande humaine, oui. C'est cela qui est beau. En faire de la chair à canon théologienne, c'est ça qui est obscène. Nous ne nous vianderons pas ensemble, cher Jean-François.

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    08 août 2011 à 17:36 |
    Il est étonnant que vous ayez une telle animosité à l’égard du christianisme ; car s’il est une religion de l’incarnation (chair et os), de l’humanité dans tous ses aspects – glorieux et pitoyables à la fois – c’est bien le christianisme…Quant à votre apologie grandiloquente de l’avortement, « Artaud, le grand avorteur », et votre mépris du fœtus, « La fabrique charnelle décide de la chair fabriquée » (ah bon ? Un enfant non encore né, ne serait-il que de la bidoche ?), je vous les laisse, car ils ne méritent même pas d’être discutés…

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  • Jean-Luc Lamouché

    Jean-Luc Lamouché

    13 août 2011 à 15:44 |
    "Destruction du monothéisme" ? Ah ! Vraiment ! Monsieur Jugnon, à vous seul, tant de divisions ! N'est-ce pas ainsi que Staline aurait parlé du Vatican à Churchill en 1945 ? La phrase exacte attribuée au chef de l'URSS étant la suivante : "Le pape, combien de divisions ?".
    Au fait, à propos de "je pense" : il n'y a pas - évidemment - que Pascal ("L'Homme est un roseau pensant") ! Vous prendriez-vous également pour une sorte de nouveau Descartes (voir le célèbre "cogito" : "Je pense, donc je suis !") ?
    Cela dit, d'accord avec vous pour finir sur une certaine dose d'humour ("valse", etc.). Nous pourrons peut-être ainsi nous soulager, nous qui vivons collectivement dans un monde si mal en point.
    Toutefois, relisez (ou lisez) Teilhard de Chardin : vous y trouverez, je l'espère pour vous, des raisons de poursuivre collectivement la route en tant que membre de l'espèce humaine.

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  • alain jugnon

    alain jugnon

    10 août 2011 à 17:53 |
    Accordez-moi que la destruction du monothéisme vaut bien une valse et un peu de poésie. Ce n'est pas drôle tous les jours de se débarasser d'un cadavre comme celui du dieu unique.

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