Culture

Fais pas ci ! Fais pas ça !

Ecrit par Martine L. Petauton le 07 septembre 2012. dans La une, Education, Actualité, Culture, Société

Fais pas ci ! Fais pas ça !

 

Fin d’été oscillant entre duveteux du ciel du soir et piquant de l’air du matin ; vacuité si particulière à ces journées précédant la rentrée… Bruits, tout soudain !! on va – figurez-vous – (mon voisin, bien à droite, n’en finit pas de rouler de rire avec les reines-claudes, sous son prunier surchargé) « réintroduire la morale à l’école »… et feu Luc Chatel, l’oint de L’Oréal, de se voiler la face : Peillon, ce serait pas un peu Pétain, des fois ? Quant aux dames de la PEEP (association de parents d’élèves, cuisinant plutôt à droite), coiffées comme des patronnesses du 16ème, de mugir, quant à elles : la morale ! C’est du ressort de la famille ! pas d’endoctrinement socialiste à la soviétique pour nos têtes-blondes tellement plus influençables par leurs enseignants, comme chacun sait, que par les ragots galopant de page Orange en page Facebook…

Paysages, pays sages

Ecrit par La Poissonnerie le 07 septembre 2012. dans La une, Arts graphiques, Culture

Paysages, pays sages

 

La Poissonnerie présente du 8 au 28 septembre Paysages/Pays Sages de Yvon Bobinet – photographies en 3D

Paysages/Pays Sages est un ensemble de 31 voyages imaginaires. Ces paysages sont totalement fabriqués, artificiels. J’ai toujours été frappé de reconnaître dans des fragments du sol des fragments du monde. Gamin, je m’amusais, comme tous les gosses, à aménager dans des endroits naturels des terrains de jeux qui devenaient dans mon imaginaire des montagnes, des champs, des forêts, etc… Alors un bout de bois se transformait en arbre, un caillou en rocher, une flaque d’eau en océan. Ainsi, Shen Fu, écrivain chinois du XVIII, écrivait-il : « mon plus grand plaisir était de m’absorber dans la contemplation minutieuse de tous les détails du sol… la moindre taupinière paressait une montagne, et les creux du sol devenaient les vallées d’un univers à travers lequel j’entreprenais de grands voyages imaginaires. Ah ! que j’étais heureux alors ! »

Le mystère Kathleen Ferrier

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 30 juin 2012. dans La une, Culture, Musique

Le mystère Kathleen Ferrier

 

Il est d’usage, lorsqu’on cite l’article publié par un ami de le qualifier d’excellent (l’article ou l’ami ou les deux si on ne craint pas les répétitions). Celui que Jean-Luc Lamouché, non moins excellent chroniqueur dans ces colonnes, consacre à Kathleen Ferrier dans Tutti-Magazine, mérite bien ce qualificatif mais je dois en outre lui reconnaître de m’avoir éclairé sur un mystère qui taraudait ma conscience de mélomane.

J’ai toujours eu des réserves quant à l’admiration universelle dont est entouré l’art de Kathleen Ferrier. Soyons plus précis : l’art de la grande contralto n’est pas en cause et, en tout cas, ce n’est pas à un simple mélomane d’en juger quand les plus grands musiciens, interprètes et compositeurs réunis, l’ont célébré comme exceptionnel. Reste la voix et là, mes préventions peuvent éventuellement avoir droit de cité. Je n’aime pas toujours, pas inconditionnellement, si vous préférez, la voix de Kathleen Ferrier. C’est scandaleux, je le sais, mais j’en revendique le droit. Je trouve cette voix somptueuse dans la Rhapsodie pour contralto de Brahms qui est, par ailleurs, un des joyaux de la musique. Je la tiens pour idéale dans le rôle d’Orphée tel que l’a conçu Gluck (quand on a la patience de savourer les très répétitives beautés de cet opéra) mais je n’aime pas Kathleen Ferrier dans Le Chant de la Terre, fût-ce là l’interprétation de référence absolue.

Souffles - Culture de deuil, culture de liesse

Ecrit par Amin Zaoui le 23 juin 2012. dans Monde, La une, Politique, Culture, Société

Souffles - Culture de deuil, culture de liesse

 

Je vous parle de la mort ! Pour vous dire, d’abord, que tout cimetière est à l’image de la société des vivants. La ville des morts, dans son organisation, son aménagement, sa propreté, son silence, n’est en fin de compte que le reflet de celle des vivants. J’ai visité des cimetières musulmans dans plusieurs pays arabo-musulmans et j’ai constaté que le coefficient commun qui existe entre tous ces espaces réservés aux morts : c’est le désordre. Signe d’une société chaotique, celle des vivants ou des survivants.

Et j’ai visité des cimetières chrétiens, dont j’ai remarqué l’ordre dans l’aménagement de l’espace. Signe d’une société qui respecte le mort. Et cultive le respect aux valeurs de la culture de la mort.

Chez nous, on a perdu totalement ou presque toutes les valeurs de la culture du deuil. La sagesse et la méditation aux moments de l’épreuve ou de l’affliction nous les avons oubliées, égarées.

Dans la vie de l’être humain, l’allégresse n’a pas de sens philosophique si cette dernière n’est pas traversée par le sens de la peine ! L’une couvre et découvre l’autre, tout en lui soufflant de son âme et un peu de son feu ! De nos jours, la mort, dans sa dimension spirituelle, n’a plus de magie ni de secret. Plus de frisson !

Histoires interactives : oeuvres en duo et en écho

Ecrit par Nadia Agsous le 19 mai 2012. dans La une, Arts graphiques, Culture

Histoires interactives : oeuvres en duo et en écho

 

Après avoir célébré « la Commune » au printemps 2011, un groupe d’artistes issus des Ateliers de Ménilmontant, des ateliers d’artistes de Belleville, d’Artistes à la Bastille et du Génie de la Bastille, Français et Algériens, se mobilisent autour d’une exposition collective afin de rendre hommage au cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Initié et porté par Christine Pastor, plasticienne, cet événement artistique aura lieu au centre culturel algérien à Paris. Il sera structuré en deux phases : Interactivité I : Œuvres en Duo, du 06 au 23 juin 2012 et Interactivité II : Œuvres en écho, du 27 juin au 13 juillet 2012 .

Christine Pastor et Zouhir Boudjema, plasticiens, nous proposent de découvrir Histoiresinteractives, événement culturel dont l’objectif principal vise à « transformer le champ de bataille en champ de création ».

 

Quelle estlagenèsedecetteexpositionquiapourobjetl’indépendancedel’Algérie ?

Des indésirables dans la ville

Ecrit par Nadia Agsous le 13 avril 2012. dans La une, Culture, Théâtre

Des indésirables dans la ville

 

Brahim, Adam et Ismaïl : trois migrants sub-sahariens qui vivent à Alger depuis de nombreuses années.

L’un est liftier dans un grand immeuble situé au centre ville.

Le second est cordonnier.

Et le troisième travaille dans le secteur du bâtiment.

Pendant plusieurs jours, la caméra de Hassen Ferhani et de Nabil Djedouani a suivi pas à pas ces trois personnages. A travers ce documentaire de cinquante minutes, ces deux réalisateurs nous invitent à découvrir les mondes singuliers et inconnus de ces trois protagonistes. Afric Hotel montre, dit et suggère. Il parle à notre sensibilité. Il attire notre attention. Et nous incite à appréhender, l’Autre, l’étranger, comme notre semblable. C’est-à-dire un être humain à part entière.

 

 

Afric Hotel met en scène trois migrants originaires d’Afrique sub-saharienne vivant dans la ville d’Alger. Comment est née l’idée de ce film documentaire ?

Mes rapports difficiles avec les films et romans policiers

Ecrit par Ange Hattab le 10 février 2012. dans La une, Culture, Cinéma, Littérature

Mes rapports difficiles avec les films et romans policiers

 

Pour plusieurs raisons, je n’aime pas les films et les romans policiers.

Avant tout, parce qu’un peu Rousseauiste, j’essaie de croire que l’homme n’est pas essentiellement mauvais, qu’il peut avoir en lui une envie d’aider les autres, de contrôler et maîtriser une certaine agressivité. Mais quand les romans ou les films policiers montrent la fascination de l’homme pour le mal, décrivent des personnages plus pourris les uns que les autres, c’est un peu désespérant. Tous ces meurtres, toute cette hémoglobine, tous ces calculs pervers dans la volonté constante de nuire, toute cette intelligence pour faire du mal dans le seul intérêt égoïste, me fatiguent, et spontanément, presque dans un réflexe de survie, je les évite.

Mais, quand on considère le nombre de livres et de films policiers qui paraissent chaque année, quand des critiques renommés soulignent leurs qualités, quand, en outre, on constate la constante et fidèle adhésion du public pour ce type de production, on a le droit de se considérer comme un peu bizarre si, comme cela a toujours été mon cas, on ne les apprécie pas du tout.

La Grande Région au théâtre

Ecrit par Jean Le Mosellan le 09 décembre 2011. dans La une, Culture, Théâtre

La Grande Région au théâtre

 

J’étais depuis un moment surpris que France 3 Nancy traite dans son journal de la Sarre, comme si la Lorraine préparait en catimini les esprits à son annexion. L’intention de France 3 paraît plus désintéressée, quoique ambitieuse, après la représentation théâtrale donnée mardi dernier à Metz par les Théâtres Universitaires de la Grande Région dans l’Espace Bernard Marie Koltès. Nom prestigieux s’il en est du théâtre contemporain, en outre enfant de Metz. En vérité la Grande Région n’est pas une idée très nouvelle, puisque son territoire c’est un peu celui de la Lotharingie ou de l’Austrasie, dont Metz était la capitale. La pièce avait comme titre A table ! Titre évocateur qui suggérait que la représentation serait festive.

En fait elle l’était, dans un heureux crescendo, grâce à la réalisation d’une œuvre en 4 actes, chacun par une troupe différente. Œuvre dont le thème imposé, à la manière de la figure imposée en patinage artistique, était une grande table au milieu de la scène. A part la consigne de se mettre à table ou autour d’une table, les modules ont été conçus librement pour un spectacle de 80 minutes au total.

La Poissonnerie : Marie Neuser et Mathieu Croizet

Ecrit par La Rédaction le 21 octobre 2011. dans La une, Arts graphiques, Culture, Littérature

La Poissonnerie : Marie Neuser et Mathieu Croizet

 

Au milieu des toiles de Vladimir Iaroslav, la galerie La Poissonnerie invite Marie NEUSER et Mathieu Croizet, deux jeunes auteurs marseillais de l’Ecailler, à venir dédicacer leurs ouvrages respectifs : Je tue les enfants français dans les jardins – La spirale infernale de la relation tendue entre une prof et ses élèves – et Random – les aventures rocambolesques du flic Paul Casanova entre Marseille, New-York et la Corse."

 

Venez rencontrer MARIE NEUSER ET MATHIEU CROIZET autour d’un verre

 

SAMEDI 22 OCTOBRE 2011 à partir de 19h 30 à La Poissonnerie


360 rue d’Endoume, 13007 MARSEILLE

04 91 52 96 07

Un néo-burlesque français

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 18 juillet 2011. dans La une, Arts graphiques, Culture, Cinéma

Un néo-burlesque français

 

Allez, imaginons.

Et si les mouvements, les courants, les styles naissaient d'une rencontre ?

Pas seulement de la proximité d'individus entre eux, parlant, jurant, pontifiant en veux-tu en voilà, sauvant enfin l'art et la culture d'une façon particulièrement radicale, écrivant des manifestes à couper au couteau, excluant tous azimuts, nommant leur bébé Roi définitif du Monde.

Mais si, mais si  les styles s'extrayaient dans un secret mieux gardé dont les conséquences, les appartenances, les incorporations et bannissements n'étaient que les traces a posteriori de forces en jeu plus discrètes.

Une rencontre entre les effets des Zeit Geist impalpables, les lames de fond silencieuses de postures sociales, culturelles informulées encore qui lâchent la bride à des endroits divers, dans des cerveaux fumants divers, à une reconnaissance et des alliances  qui ne prendront identité qu'après coup.

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