Culture

A Tlemcen, Mohamed Arkoun est le grand absent

Ecrit par Amin Zaoui le 29 avril 2011. dans Monde, La une, Culture, Littérature

A Tlemcen, Mohamed Arkoun est le grand absent

"Souffles"

Le 11 avril dernier, en présence de Mme Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, et en marge de la remise du prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe, l'islamologue Mohamed Arkoun, décédé le 14 septembre 2010, fut présent à travers un colloque scientifique qui lui a été consacré. Le 16 avril, en présence de monsieur le Président de la République, le coup d'envoi des “festivités” de “Tlemcen, capitale de la culture islamique” a été donné dans l'absence totale et le silence absolu sur notre grand Mohamed Arkoun. L'homme des questions. Le messager. Le passeur. Beaucoup de baroud et de chevaux ont marqué le jour J de cette ville capitale de la culture islamique. Certes, aucun musulman moderne n'est contre le baroud ou contre la fête. Mais aucun musulman moderne ne peut tolérer l'absence de Mohamed Arkoun dans le programme de cette année, et notamment dans la journée symbolique de l'ouverture. L'Algérie moderne et grande est universellement présente et connue grâce à la pensée moderne du grand islamologue Mohammed Arkoun. Si célébration est faite pour parler des dialogues des religions ou des cultures, Mohamed Arkoun, par excellence, doit être au centre de ce débat. Au centre de toute réflexion autour de l'humanisme islamique. Faiseur de paix et de dialogue.

2010 : 4 romans, 2 funérailles et une ville ...

Ecrit par Amin Zaoui le 10 janvier 2011. dans La une, Culture, Littérature

2010 : 4 romans, 2 funérailles et une ville ...

"Souffles" (1)

Une année s’est écoulée. Je regarde dans le rétroviseur du temps et je me demande : qu’est-ce que j’ai retenu de ces 365 jours éclipsés, en matière de littérature romanesque, événements culturels et voyages ?


1-   En 2010, j’ai lu une quarantaine de textes littéraires d’écrivains algériens, peut-être un peu plus. Mais, seulement, quatre romans ont attiré mon attention. Cela n’est pas un jugement de valeur, plutôt le résultat du plaisir de la lecture. Le pouvoir du goût ! D’abord en littérature francophone, j’ai été fasciné par le nouveau roman les Figuiers de Barbarie, de Rachid Boudjedra, poids lourd de la littérature algérienne moderne, paru à Barzakh éditions. Toujours, fidèle à lui-même, Boudjedra réveille “l’histoire” ensommeillée par les conservateurs.

Une infime partie

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 22 décembre 2010. dans La une, Sciences, Culture

Une infime partie

« Nous ne connaîtrons jamais qu’une infime partie de l’art magdalénien … » disait, sur France Culture, un spécialiste de la préhistoire. Il y aurait en effet des centaines de sites au moins aussi riches que Lascaux, dont les fresques ne nous seront jamais révélées, soit parce qu’elles ont été effacées par le temps, soit que les voies d’accès des salles obscures qui en seraient toujours ornées sont si bien obstruées que la probabilité de les découvrir est nulle. Au ton de l’éminent préhistorien, il s’agissait à l’évidence d’une fâcheuse malédiction qui mutilait le génie humain et devait inciter toute tentative de glose à la prudence, voire à l’humilité. Sans doute, quand on ne dispose que de quelques bribes de documents sur un sujet, il convient de ne pas extrapoler à la légère. Si l’énorme matériau iconographique contenu dans les grottes inexplorées et qui échappera toujours à nos investigations devenait soudain accessible, il suffirait d’y relever une seule représentation d’un presse-purée, ou d’un fox-terrier à poil dur, pour que toute notre conception de la préhistoire de l’humanité, et donc notre vision du monde, en soit modifiée de fond en comble. Prudence donc, Messieurs les exégètes de l’aurochs et du bouquetin, n’oubliez pas que vous ne contemplez qu’un détail de l’immense fresque magdalénienne. Ne vous avisez pas d’en tirer des conclusions hâtives !

Le Temps change

Ecrit par Martine L. Petauton le 01 juillet 2010. dans Environnement, Culture, Notre monde, Histoire

Le Temps change

Hier, dans l’herbe haute – couleur vert-trempé -, j’ai trouvé un petit cèpe, frais, joufflu, mais un peu pâle. Ma petite chatte ne comprend plus ; elle sort en fronçant le nez : l’été serait-il déjà fini ? Ce matin, l’aube était cotonneuse, presque froide ; le brouillard, sauce chrysanthèmes, n’a cédé qu’autour de midi. Denise, ma voisine, s’interroge : ” c’est quand, qu’il va faire beau ? Dans le jardin, rien ne pousse! A part, l’herbe!”, rigole son Raymond de mari… (“a marié la Denise…” chantait Brel).

Soixante-dix-huit ans, aux châtaignes; intarissable, sur les choses du jardin, experte, à la façon de ceux qu’on voit, dans les émissions du petit écran, voilà Denise.

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