Arts graphiques

4 tableaux au musée des Beaux-Arts de Nîmes

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 10 janvier 2011. dans La une, Arts graphiques

4 tableaux au musée des Beaux-Arts de Nîmes


Cette chronique inaugure une série de 4 consacrée à l’analyse de tableaux exposés au musée des Beaux-Arts de Nîmes.

1) Suzanne et les vieillards par Jacopo Bassano, toile datée de 1585

Le tableau parait de prime abord en assez mauvais état de conservation : les couleurs à dominante bleu de Prusse, pour autant qu’on puisse encore en juger, semblent avoir viré comme sur un vieil ektachrome. C’est un noir sale qui domine. Le second plan est tellement sombre qu’on y distingue à peine le jardin dans lequel la chaste Suzanne est censée s’être promenée par une belle journée d’été d’une douceur si exquise qu’elle a eu envie de se baigner. Mais un commentaire savant, lu sur un livre d’art opportunément mis à la disposition du public à côté du tableau, m’apprend que le peintre a choisi de situer la scène à la tombée de la nuit, contre toute logique, préfigurant ainsi les clair-obscur de Rembrandt.

Exposition : Hêtre et à voir

Ecrit par La Rédaction le 07 janvier 2011. dans Arts graphiques

Exposition : Hêtre et à voir


La Poissonnerie présente du 14 au 27 janvier 2011 :

Hêtre et à voir


Une exposition des photos réalisées par les enfants de petite et moyenne section de l'école maternelle "La Roseraie" dans le quartier d’Endoume à Marseille, autour du projet académique "à l'école de la forêt".

Vernissage vendredi 14 janvier 2011 à partir de 17h.

A chacun son chat !

Ecrit par Elisabeth Itti le 24 décembre 2010. dans Vie quotidienne, La une, Arts graphiques

A chacun son chat !

Chat oiseau. Paul KLEE


C’est Bisou, qui croit avoir perdu son ombre, tel le chat blanc de Colette . Je ne suis pas noir, j’ai un beau pelage beige mordoré, roux, tacheté de blanc, je m’appelle « Caramel », malgré ma panse je n'attends pas de bébés, puisque je suis un mâle. Il y a 2 ans flânant dans une banlieue sympathique, j’avisais une maison bourgeoise, avec un très beau jardin. Il y avait un autre quadrupède à poil de ma famille, qui se prélassait au soleil. Je décidais de lui tenir compagnie et d'avoir une nouvelle résidence. La chère était excellente, mon compagnon des plus gais, nous passions notre temps à jouer, à courser les souris, à tenter d'attraper les oiseaux. Sauter sur les visiteurs, pour voir leurs réactions, était aussi une de mes distractions préférées. Cajolé par les maîtres, qui m’ont appelé « Musette » (rapport à ma panse), trouvant la pension très à mon goût, je ne dis rien sur mon vrai nom. J’oubliais mon ancienne demeure.

Sally Mann, elle retient la mort

Ecrit par Dominique Conil le 15 décembre 2010. dans La une, Arts graphiques

Sally Mann, elle retient la mort


« Je suis un  petit peu comme Flaubert, qui sous la jeune fille en fleur voyait le squelette ».  Sally Mann, artiste photographe, regard trop intense de voyante, résume plutôt bien sa démarche. D’elle, vous lirez qu’elle est une photographe de l’intime. Qu’elle a toujours travaillé dans le périmètre restreint de la Shenandoah valley, en lisière des Blue Ridge mountains, Virginie. Pris pour modèles, à de  rares exceptions près, son entourage immédiat. Jessie, Virginia et Emmet, ses enfants, Larry, son mari.

C’est vrai, c’est seulement très court[1]. L’intime de Sally Mann brasse l’amour, la mort, la beauté ou la décomposition, la guerre de Sécession, les obscurités, la touffeur et les illuminations du Sud profond des Etats-Unis comme vous l’avez sans doute lu, rarement vu peut-être.

(Vous lirez aussi que ses œuvres figurent, entre autres, au Moma, au musée d’art moderne de San Francisco, au musée de Harvard, au Whitney, au  musée d’art moderne de Tokyo).

Ressemblance

Ecrit par Elisabeth Itti le 06 décembre 2010. dans La une, Arts graphiques

Ressemblance


Ne trouvez-vous pas que la nouvelle compagne de l’actuel président des français ressemble quelque peu au portrait de La Dame à l'hermine (Cecilia Gallerani),

huile sur bois, 1488-1490.

Musée de Cracovie, Pologne, peint par Léonard de Vinci ?

La toile représente Cecilia Gallerani, la maîtresse de Ludovic Sforza, duc de Milan, qui fut d'abord son tuteur et le protecteur de Léonard. La peinture est l'un des quatre portraits de femme peints par Léonard de Vinci, les trois autres étant le portrait de Mona Lisa, celui de Ginevra de Benci et celui de la Belle Ferronière . En dépit de nombreux dommages, elle est néanmoins en meilleur état que plusieurs autres peintures de De Vinci.

CHARLES : Exposition "Les Pieds sur Terre"

Ecrit par La Rédaction le 28 novembre 2010. dans La une, Arts graphiques

CHARLES : Exposition

Charles

les pieds sur terre

du 4 au 17 décembre 2010

Charles a travaillé pour l’association « Arts et Développement » dans les ateliers de peinture de rue dans les quartiers Nord de Marseille de 2004 à 2009. Il y découvre la magie qui s’y opère chaque mercredi durant la peinture. Une parenthèse de bonheur, hors du temps. Entouré d’enfants, il est assis par terre, carnet de dessin en main. Ils peignent, il les dessine.

Après cinq années de pratique d’atelier à Marseille, Charles décide de partir et de créer des ateliers de la peinture en Afrique. Il voyage de janvier à août 2010 à travers le Sénégal, le Mali, le Burkina-Fasso et le Togo. Il y organise 31 ateliers avec les enfants, une partie dans des écoles, des centres sociaux, des lieux culturels du réseau français, des familles, une autre partie dans des endroits où les besoins vitaux étaient souvent la première préoccupation, des centres de scolarisation d’enfants mendiants, des centres pédopsychiatriques, des orphelinats. Il rencontre partout le même engouement pour la peinture.

De retour à Marseille avec 2500 documents, Charles s’attache aujourd’hui à diffuser son expérience : réaliser une série d’expositions, faire éditer ses carnets de voyage et enrichir le fond documentaire entrepris il y a vingt ans par l’association « Arts et Développement » à Marseille.

La démarche de Charles n’est pas humanitaire mais humaine. Les enfants s’expriment et se confrontent à la réalité par la représentation qu’ils en ont. Cette expérience de la peinture qui est partout la même, quel que soit le continent, met en lumière un socle commun à la race humaine. Et citant André Malraux : « La culture c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. »

Portrait de Mademoiselle Irène Cahen

Ecrit par Elisabeth Itti le 19 novembre 2010. dans La une, Arts graphiques

Portrait de Mademoiselle Irène Cahen

Portrait de mademoiselle Irène Cahen. Auguste RENOIR 1880

J'ai été émue, mais aussi très admirative, de ce portrait croisé à la fondation Bürhle à Zurich. J'ai tenté par mes lectures d'en remonter l'histoire.

Voici ce qu'en disait Henri Michaux : "Dans le visage de la jeune fille est inscrite la civilisation où elle naquit. Elle s'y juge, satisfaite ou non, avec ses caractères propres. Le pays s'y juge encore plus, et si l'eau y est saine, légère, convenablement minéralisée, ce qu'y valent la lumière, le manger, le mode de vie, le système social...Le visage des filles, c'est l'étoffe de la race même, plus que le visage des garçons...Le visage est leur oeuvre d'art, leur inconsciente et pourtant fidèle traduction d'un monde...visages mystérieux portés par la marée des ancêtres... visage de la jeune fille à qui on n'a pas encore volé son ciel ... visage musical qu'une lampe intérieure compose plus que ses traits et dont le visage de madone serait l'heureux aboutissement"

Juste un mot (46)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 30 août 2010. dans Arts graphiques

Juste un mot (46)

Van Gogh a peint toutes sortes de fleurs, iris, roses, glaïeuls, marguerites, bleuets, tournesols ... Sa toile, " Coquelicots ", évaluée à plus de 50 millions de dollars, vient d'être volée dans un musée du Caire. Bien involontairement, " l'homme à l'oreille cassée " se retrouve au coeur d'une nouvelle " affaire Tournesol ", si l'on peut dire ... Curieuse similitude, en tout cas, avec l'album de Tintin, " L'oreille cassée ", où un fétiche arumbaya a été subtilisé dans un musée ethnographique !

Pavot, pas pris ... En effet, les caméras de surveillance ne surveillaient plus grand-chose depuis belle lurette, et le système d'alarme était défaillant ... Une sorte d'invitation au larcin.

Certes, cette toile aura le plus grand mal à être écoulée sur le marché, mais cela pourrait, finalement, constituer la " morale " de l'histoire ... Et comme le disait Arthur Rimbaud, mort à 37 ans, comme Van Gogh, " La morale est la faiblesse de la cervelle " ! Dont acte.

Vous avez dit Cabanel ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 13 août 2010. dans La une, Arts graphiques

Vous avez dit Cabanel ?

A Montpellier, l’été tient ses promesses : ciel bleu-Espagne, au-dessus de la Comédie ; appels crissants des cigales, et, au bout de la fraîche esplanade, dans ce beau musée Fabre que nous envient – presque – toutes les Régions, l’exposition de la saison : «  Alexandre Cabanel, la grande peinture du 19ème siècle », est un bonheur, qui, comme il se doit pour le bonheur, est criblé de points d’interrogation …

Car Cabanel nage entre deux rives, au mitan du siècle, entre le classique un peu froid d’un Ingres, et là-bas, la houle des nouveaux courants picturaux qui ensoleillent les rives. Du coup, notre Cabanel n’est pas un pont, mais plutôt une solitaire dérive au cœur de la rivière, qu’on aurait un peu perdue de vue, de par l’agitation des bords … J’avoue pour ma part que je ne connaissais pas Cabanel, avant mes premiers pas au musée Fabre, voici quelques années !

Cela rend perplexe, ces destins artistiques qui « avaient tout pour … » et qui, pourtant « n’ont pas vraiment … » On a l’impression étrange – et ça nous parle aussi au regard de nos vies – de quelque chose de mal « calé », de légèrement désaxé, de l’ordre du « passé à côté », du : dommage !

Paul GABOR (1913-1992, un homme, un typographe

Ecrit par Peter Gabor le 19 juillet 2010. dans Arts graphiques

Paul GABOR nous a quittés le 20 juillet 1992. 18 ans aujourd’hui. L’âge d’homme. Comme un écho, le magazine que nous avons réalisé, Peter son fils et moi-même avec Paul en 1988, s’intitulait “L’âge d’Homme”. Notre réunion, à tous les trois, est une histoire d’échos sans fin…


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