Arts graphiques

Héritage des anges

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 28 mars 2011. dans La une, Arts graphiques

Héritage des anges


Le musée Boucher de Perthes d’Abbeville, comme beaucoup de musées de sous-préfectures de France, contient quelques chefs d’œuvres inestimables. Ici, c’est la très succincte section du XVIème siècle, une vingtaine d’œuvres tout au plus, qui mérite plus que le détour. Plus de la moitié sont des merveilles. Un retable de bois sculpté polychrome est un enchantement qui mérite sans conteste d’avoir été classé à l’inventaire des monuments historiques. Une Marie-Madeleine rivalise de charme naïf avec une sainte Marguerite d’Antioche qui n’en a pas encore fini avec les supplices de son Olybrius de tortionnaire. Toutes deux sont également dues aux gouges et aux ciseaux d’artistes picards anonymes des années 1500.
Mais, pour moi, le summum est atteint par un panneau de bois peint, d’un mètre quarante de haut sur soixante-dix centimètres de large, acquis par le musée grâce à de généreux donateurs institutionnels et privés,  représentant la résurrection et l’assomption de la Vierge. La partie basse et principale du tableau est consacrée à la résurrection. La mère du Christ est invitée à sortir du tombeau par son fils entouré de saints et d’anges.

David Perrin, exposition d'anti-actualité

Ecrit par La Rédaction le 21 mars 2011. dans La une, Arts graphiques

David Perrin, exposition d'anti-actualité

 

La Poissonnerie présente du 25 mars au 15 avril :

David Perrin


A la Une, un temps fou toujours de saison

peinture et workshop

vernissage vendredi 25 mars à 19h


Le coup de brume ... de Monet

Ecrit par Elisabeth Itti le 04 mars 2011. dans La une, Arts graphiques

Le coup de brume ... de Monet


Maintenant que le tsunami de l’exposition Monet est endigué, je vous livre une histoire découverte au fil de mes lectures – Auguste Renoir, mon père, par Jean Renoir –

Monet, Sisley, Berthe Morisot, Renoir, après avoir tenté une vente aux enchères à Drouot (quelqu’un traita Berthe Morisot de « gourgandine », Pissarro donna un coup de poing à l’insolent, une bagarre s’ensuivit, la police intervint, pas un tableau ne fut vendu), furent contraints de trouver une solution pour continuer à s’adonner à leur art. Pissarro convainquit ses camarades de la nécessité d’une exposition organisée par les peintres eux-mêmes. Monet trouvait toute naturelle l’incompréhension des critiques. « Depuis Diderot qui a inventé la critique, expliquait-il, ils se sont tous trompés, ils ont vilipendé Delacroix, Goya et Corot. S’ils nous couvraient d’éloges, ce serait inquiétant ». Cézanne se joignit à eux, ainsi que Boudin, cela diminuait la quote-part de chacun en vue du règlement des frais de location.

Armelle de Sainte Marie, gravure

Ecrit par La Rédaction le 18 février 2011. dans La une, Arts graphiques

Armelle de Sainte Marie, gravure


LA POISSONNERIE PRESENTE DU 5 AU 23 MARS 2011

ARMELLE DE SAINTE MARIE

Gravure

Vernissage samedi 5 mars à 19h


(Comme en peinture), en gravure, il y a des rochers mouvants qui gravitent, des galets qui auraient des formes de nuages, des trames souples qui évoqueraient des socles, des courants, le vent, et des amalgames organiques… Il y prédomine le trait, qui bouge et qui respire. Les motifs gravés s’ajoutent ou se soustraient aux plans, pour raconter des espaces habités.

Visite du musée de Nîmes (4)

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 31 janvier 2011. dans La une, Arts graphiques

Visite du musée de Nîmes (4)


4) Locuste remettant à Narcisse… par Xavier Sigalon ; huile sur toile 1824

L’Uzétien Xavier Sigalon expose une toile étonnante d’un format généreux – les corps y sont presque grandeur nature- dont le sujet est détaillé dans un cartouche : Locuste remettant à Narcisse le poison destiné à Britannicus en fait l’essai sur un jeune esclave. Le jeune esclave est un vigoureux jeune homme à qui sa condition imposait apparemment de se promener entièrement nu et qui agonise sous nos yeux, les siens étant révulsés et sa main agrippant son ventre noué de douleur. De Locuste l’empoisonneuse, on ne voit que la poitrine pendante et de Narcisse sa perplexité. Le bel agonisant est contemplé par un rapace en vol dont on peut supposer qu’il attend d’en faire son repas, au risque de s’intoxiquer.

Visite au musée de Nîmes (3)

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 24 janvier 2011. dans La une, Arts graphiques

Visite au musée de Nîmes (3)


3) La mort de Dircé attribué à Alessandro Salucci 2ème quart du XVIIème siècle


Je crois que cette grande peinture austère me retient plus que sa jumelle intitulée Ulysse et la magicienne Circé pour une simple raison de perspective fuyante. Mais toutes deux exercent sur moi un étrange pouvoir. Je ne peux prétendre que ce soit le sujet mythologique qui m’interpelle. Il est traité à la loupe sur ces immenses toiles dont l’ambition évidente est de montrer une architecture imaginaire inspirée de l’antique avec une liberté frisant l’insolence. En s’approchant de très près, on peut néanmoins voir des homuncules gesticuler, et se convaincre, puisque le cartouche l’indique, qu’il s’agit de la mise à mort de la reine de Thèbes, Dircé, attachée par les cheveux à un taureau furieux par les soins des fils d’Antiope et de Zeus, Zéthos et Amphion, celui-ci même que l’on voit badiner en musique avec Mercure sous le pinceau du beaucairois Vignaud.

Expo Bernard Verdeille à La Poissonnerie

Ecrit par La Rédaction le 24 janvier 2011. dans La une, Arts graphiques

Expo Bernard Verdeille à La Poissonnerie

 

Bernard Verdeille

peinture

du 29 janvier au 11 février 2011

vernissage samedi 29 janvier à 18.00

 

Ma peinture est essentiellement axée sur l’expression du corps. Je joue de la métamorphose autour d’une approche du corps, du rite, du mythe parfois. Une poétique entre songe et réel, le réel du charnel et le songe de sa mise en scène. Des traces de présence s’immiscent avec leurs charges : le corps féminin surtout, le taureau ou le minotaure, le masque africain. Une symbolique se dégage créant un dialogue, une danse, un écho.

Visite au musée de Nîmes (2)

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 17 janvier 2011. dans La une, Arts graphiques

Visite au musée de Nîmes (2)


2) Mercure enseignant la lyre à Amphion par  Jean Vignaud, toile datée de 1819

Voici une toile qui appelle plusieurs lectures pour peu que l’on en prenne le temps. La première – est-ce ma faute ? - n’est pas recommandable à toutes les oreilles. En effet, devant cette peinture d’un académisme suspect à force d’être compassé, je ne peux m’empêcher de penser que le dieu n’a pas dû se contenter d’apprendre à l’éphèbe à jouer de la musique. Voyons sur quels indices je fonde cette interprétation scabreuse. Le divin initiateur porte pour tout vêtement une cape pourpre bordée d’or qui, à Nîmes, préfigure celle d’un matador au risque d’un double anachronisme puisque la toile et a fortiori le sujet sont bien antérieurs à la mode taurine, et un petit chapeau ailé assez ridicule mais certainement copié de l’antique.

4 tableaux au musée des Beaux-Arts de Nîmes

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 10 janvier 2011. dans La une, Arts graphiques

4 tableaux au musée des Beaux-Arts de Nîmes


Cette chronique inaugure une série de 4 consacrée à l’analyse de tableaux exposés au musée des Beaux-Arts de Nîmes.

1) Suzanne et les vieillards par Jacopo Bassano, toile datée de 1585

Le tableau parait de prime abord en assez mauvais état de conservation : les couleurs à dominante bleu de Prusse, pour autant qu’on puisse encore en juger, semblent avoir viré comme sur un vieil ektachrome. C’est un noir sale qui domine. Le second plan est tellement sombre qu’on y distingue à peine le jardin dans lequel la chaste Suzanne est censée s’être promenée par une belle journée d’été d’une douceur si exquise qu’elle a eu envie de se baigner. Mais un commentaire savant, lu sur un livre d’art opportunément mis à la disposition du public à côté du tableau, m’apprend que le peintre a choisi de situer la scène à la tombée de la nuit, contre toute logique, préfigurant ainsi les clair-obscur de Rembrandt.

Exposition : Hêtre et à voir

Ecrit par La Rédaction le 07 janvier 2011. dans Arts graphiques

Exposition : Hêtre et à voir


La Poissonnerie présente du 14 au 27 janvier 2011 :

Hêtre et à voir


Une exposition des photos réalisées par les enfants de petite et moyenne section de l'école maternelle "La Roseraie" dans le quartier d’Endoume à Marseille, autour du projet académique "à l'école de la forêt".

Vernissage vendredi 14 janvier 2011 à partir de 17h.

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