Arts graphiques

Ressemblance

Ecrit par Elisabeth Itti le 06 décembre 2010. dans La une, Arts graphiques

Ressemblance


Ne trouvez-vous pas que la nouvelle compagne de l’actuel président des français ressemble quelque peu au portrait de La Dame à l'hermine (Cecilia Gallerani),

huile sur bois, 1488-1490.

Musée de Cracovie, Pologne, peint par Léonard de Vinci ?

La toile représente Cecilia Gallerani, la maîtresse de Ludovic Sforza, duc de Milan, qui fut d'abord son tuteur et le protecteur de Léonard. La peinture est l'un des quatre portraits de femme peints par Léonard de Vinci, les trois autres étant le portrait de Mona Lisa, celui de Ginevra de Benci et celui de la Belle Ferronière . En dépit de nombreux dommages, elle est néanmoins en meilleur état que plusieurs autres peintures de De Vinci.

CHARLES : Exposition "Les Pieds sur Terre"

Ecrit par La Rédaction le 28 novembre 2010. dans La une, Arts graphiques

CHARLES : Exposition

Charles

les pieds sur terre

du 4 au 17 décembre 2010

Charles a travaillé pour l’association « Arts et Développement » dans les ateliers de peinture de rue dans les quartiers Nord de Marseille de 2004 à 2009. Il y découvre la magie qui s’y opère chaque mercredi durant la peinture. Une parenthèse de bonheur, hors du temps. Entouré d’enfants, il est assis par terre, carnet de dessin en main. Ils peignent, il les dessine.

Après cinq années de pratique d’atelier à Marseille, Charles décide de partir et de créer des ateliers de la peinture en Afrique. Il voyage de janvier à août 2010 à travers le Sénégal, le Mali, le Burkina-Fasso et le Togo. Il y organise 31 ateliers avec les enfants, une partie dans des écoles, des centres sociaux, des lieux culturels du réseau français, des familles, une autre partie dans des endroits où les besoins vitaux étaient souvent la première préoccupation, des centres de scolarisation d’enfants mendiants, des centres pédopsychiatriques, des orphelinats. Il rencontre partout le même engouement pour la peinture.

De retour à Marseille avec 2500 documents, Charles s’attache aujourd’hui à diffuser son expérience : réaliser une série d’expositions, faire éditer ses carnets de voyage et enrichir le fond documentaire entrepris il y a vingt ans par l’association « Arts et Développement » à Marseille.

La démarche de Charles n’est pas humanitaire mais humaine. Les enfants s’expriment et se confrontent à la réalité par la représentation qu’ils en ont. Cette expérience de la peinture qui est partout la même, quel que soit le continent, met en lumière un socle commun à la race humaine. Et citant André Malraux : « La culture c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. »

Portrait de Mademoiselle Irène Cahen

Ecrit par Elisabeth Itti le 19 novembre 2010. dans La une, Arts graphiques

Portrait de Mademoiselle Irène Cahen

Portrait de mademoiselle Irène Cahen. Auguste RENOIR 1880

J'ai été émue, mais aussi très admirative, de ce portrait croisé à la fondation Bürhle à Zurich. J'ai tenté par mes lectures d'en remonter l'histoire.

Voici ce qu'en disait Henri Michaux : "Dans le visage de la jeune fille est inscrite la civilisation où elle naquit. Elle s'y juge, satisfaite ou non, avec ses caractères propres. Le pays s'y juge encore plus, et si l'eau y est saine, légère, convenablement minéralisée, ce qu'y valent la lumière, le manger, le mode de vie, le système social...Le visage des filles, c'est l'étoffe de la race même, plus que le visage des garçons...Le visage est leur oeuvre d'art, leur inconsciente et pourtant fidèle traduction d'un monde...visages mystérieux portés par la marée des ancêtres... visage de la jeune fille à qui on n'a pas encore volé son ciel ... visage musical qu'une lampe intérieure compose plus que ses traits et dont le visage de madone serait l'heureux aboutissement"

Juste un mot (46)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 30 août 2010. dans Arts graphiques

Juste un mot (46)

Van Gogh a peint toutes sortes de fleurs, iris, roses, glaïeuls, marguerites, bleuets, tournesols ... Sa toile, " Coquelicots ", évaluée à plus de 50 millions de dollars, vient d'être volée dans un musée du Caire. Bien involontairement, " l'homme à l'oreille cassée " se retrouve au coeur d'une nouvelle " affaire Tournesol ", si l'on peut dire ... Curieuse similitude, en tout cas, avec l'album de Tintin, " L'oreille cassée ", où un fétiche arumbaya a été subtilisé dans un musée ethnographique !

Pavot, pas pris ... En effet, les caméras de surveillance ne surveillaient plus grand-chose depuis belle lurette, et le système d'alarme était défaillant ... Une sorte d'invitation au larcin.

Certes, cette toile aura le plus grand mal à être écoulée sur le marché, mais cela pourrait, finalement, constituer la " morale " de l'histoire ... Et comme le disait Arthur Rimbaud, mort à 37 ans, comme Van Gogh, " La morale est la faiblesse de la cervelle " ! Dont acte.

Vous avez dit Cabanel ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 13 août 2010. dans La une, Arts graphiques

Vous avez dit Cabanel ?

A Montpellier, l’été tient ses promesses : ciel bleu-Espagne, au-dessus de la Comédie ; appels crissants des cigales, et, au bout de la fraîche esplanade, dans ce beau musée Fabre que nous envient – presque – toutes les Régions, l’exposition de la saison : «  Alexandre Cabanel, la grande peinture du 19ème siècle », est un bonheur, qui, comme il se doit pour le bonheur, est criblé de points d’interrogation …

Car Cabanel nage entre deux rives, au mitan du siècle, entre le classique un peu froid d’un Ingres, et là-bas, la houle des nouveaux courants picturaux qui ensoleillent les rives. Du coup, notre Cabanel n’est pas un pont, mais plutôt une solitaire dérive au cœur de la rivière, qu’on aurait un peu perdue de vue, de par l’agitation des bords … J’avoue pour ma part que je ne connaissais pas Cabanel, avant mes premiers pas au musée Fabre, voici quelques années !

Cela rend perplexe, ces destins artistiques qui « avaient tout pour … » et qui, pourtant « n’ont pas vraiment … » On a l’impression étrange – et ça nous parle aussi au regard de nos vies – de quelque chose de mal « calé », de légèrement désaxé, de l’ordre du « passé à côté », du : dommage !

Paul GABOR (1913-1992, un homme, un typographe

Ecrit par Peter Gabor le 19 juillet 2010. dans Arts graphiques

Paul GABOR nous a quittés le 20 juillet 1992. 18 ans aujourd’hui. L’âge d’homme. Comme un écho, le magazine que nous avons réalisé, Peter son fils et moi-même avec Paul en 1988, s’intitulait “L’âge d’Homme”. Notre réunion, à tous les trois, est une histoire d’échos sans fin…


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