Reflets des Arts : Aurel Rubbish, maître du paper-cut, à la Galerie Mathgoth

Ecrit par Sabine Vaillant le 13 février 2016. dans La une, Arts graphiques

Reflets des Arts : Aurel Rubbish, maître du paper-cut, à la Galerie Mathgoth

Les murs de la galerie Mathgoth respirent au rythme de « Paper Pop » jusqu’au 27 février 2016, avec les quinze œuvres d’Aurel Rubbish.

Le papier découpé devient évidence pour lui quand un collectionneur acquiert la matrice d’une de ses œuvres au pochoir. Dès lors, l’artiste travaille la matière en orfèvre, au fil des heures dans le secret de son antre avant de coller ses créations dans la rue.

Il flotte dans son atelier de Besançon un parfum de symbolisme, de pop surréalisme, mais surtout de forêt, de nature qu’Aurel Rubbish distille dans ses œuvres. Même s’il se reconnaît  inspiré par Sherpard Fairey, Swoon ou C215.

De la pointe du cutter, l’artiste cisèle le papier, dégageant la matière jusqu’à la réduire en une dentelle. Cette fragile épure, semblable à l’aile d’un papillon ou d’une libellule naissant, d’une beauté plastique extraordinaire, rejoint ensuite la surface qui la révélera avec ou sans couleur.

Sous la lame naissent ainsi des essaims de papillons, des fleurs qui exhalent leur beauté, des abeilles, des alvéoles de ruche, tout un bestiaire mystérieux, qui peuplent des visages, les sculptant de leurs imaginaires.

Le support, qu’il soit bons du trésor, publicité sur métal, bois ou écrin de verre, apporte ses effets de couleur, de matière, de volume et la trame d’une histoire.

Ainsi deux anciens volets de bois, arrondis dans la partie supérieure, sont métamorphosés rehaussés de papier et d’or. La légèreté de la feuille d’or épouse à merveille le ciselage de l’artiste et le rehausse de sa lumière. Sous le signe de l’air et de l’Art nouveau naissent ainsi deux personnages, deux Panache coiffe.

Equilibrium tendu entre les deux plaques de verre musé, pourrait attendre dans la transparence le carnaval de Venise pour habiller un visage de son ombre de chauve-souris comme une seconde peau.

Tandis que Tattooed Back Serie’s I, sous influence du tatouage, japonais et old school, propose une résille peau sur un cintre comme un vêtement de chair.

Laissez vous prendre dans la dentelle des imaginaires de Aurel Rubbish.

 

Sabine Vaillant

 

Aurel Rubbish

« Paper Pop »

30 Janvier-27 Février 2016

Galerie Mathgoth

34, rue Hélène Brion, 75013 Paris

A propos de l'auteur

Sabine Vaillant

Rédactrice

Commentaires (2)

  • Sabine Vaillant

    Sabine Vaillant

    14 février 2016 à 22:46 |
    Comme tous les membres de Reflets, chère Martine.
    Amicalement.
    Sabine

    Répondre

  • Martine L

    Martine L

    14 février 2016 à 17:58 |
    Merci Sabine ! vos promenades découvertes honorent nos Reflets ! là, on hésite entre le street -art et les origami japonais. Mais, ce n'est ni l'un, ni l'autre ! plutôt des parfums de dentelles et de crochet d'antan, mis au goût du jour . Un bonheur de rencontre en tous cas.

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