Cinéma

Le billet d'humeur de Jacklittle (63)

Ecrit par Jacques Petit le 10 septembre 2010. dans La une, Cinéma

Le billet d'humeur de Jacklittle (63)

Madame Bovary « roman le plus scandaleux de tous les temps » ; ce n’est pas votre serviteur qui le proclame, c’est l’édition américaine de Playboy qui l’affirme en « une » de son édition de Septembre.

Ne croyez pas y découvrir des photos suggestives, volées sur le plateau, d’Isabelle Huppert dans le film de Claude Chabrol de 1991, mais un chapitre d’une version très libre de Lydia Davis, auteure américaine de nouvelles et spécialiste de la littérature française, qui laisse à entendre que Madame Bovary « est une des pécheresses les plus célèbres de la littérature ».

Il me serait plutôt venu à l’esprit « L’Amant de Lady Chatterley » qui me laisse de brûlants souvenirs, la pudeur m’interdit tout développement.

Je vais relire très attentivement l’œuvre de Gustave Flaubert : je vous dirai !

Mur d'Air à la Hitchcock

le 03 septembre 2010. dans La une, Cinéma

Mur d'Air à la Hitchcock

"Murder" est le premier mot d'anglais que j'ai appris ; le premier dont j'ai tout de suite voulu connaître le sens. Ce simple mot de 6 lettres, aussi beau par sa sonorité que par sa graphie, m'a fait tomber amoureux de la langue de Shakespeare. Il m'a fait aimer Hitchcock avant d'avoir vu un seul de ses films et, du même coup, m'a orienté vers le meilleur du cinéma américain via le plus efficient des initiateurs.

Comment s'éprend-on d'une langue étrangère (alors bien moins répandue qu'aujourd'hui) ? Logiquement, ma seconde langue aurait dû être l'allemand. Je le parlais assez bien au temps où mon grand-père maternel ("Pilot" pour les intimes) vivait sous notre toit, car je l'entendais plusieurs heures par jour et en étais tout imprégné. Mais l'anglais a rapidement supplanté chez moi la langue de Goethe, alors que je ne l'entendais pratiquement jamais parler autour de moi.

Juste un mot (40)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 10 août 2010. dans Cinéma

Juste un mot (40)

Qui mieux que Bruno Cremer, né d’une mère belge et d’un père français naturalisé belge, aurait pu reprendre, à la télé, le rôle du commissaire Maigret, créé par Simenon, au nom de la plus évidente ” belgitude ” ? Jules, de son prénom, fin limier et grand fumeur de pipe devant l’Eternel. A ce propos, l’acteur avait même voulu remplacer cet ” appendice ” par le ” barreau de chaise “, mais en vain, car il fallait à tout prix coller au plus près de l’original !

Une stature impressionnante au service de riches investigations, où le policier du 36, Quai des Orfèvres, apparaissait comme un ” orfèvre-joaillier “, attentif au plus petit détail qui, souvent, faisait basculer l’enquête, le tout agrémenté par des volutes de fumée bleue, sur fond de craquements d’allumettes. Bien sûr, les interrogatoires tenaient compte de la chronologie des faits, mais aussi, et surtout, de la psychologie, parfois complexe, des principaux suspects … Bon sang, mais c’est bien sûr !

Rien à voir avec les séries policières actuelles, moins ” écrites ” et se voulant plus ” scientifiques ” … Au final, personnages interchangeables à souhait et scénarios qui ne tiennent pas la route, sauf pour les courses-poursuites !

De Bruno Cremer, il restera l’image d’un comédien talentueux, attachant, ” humain “, à qui, outre la télévision, le théâtre et le cinéma doivent beaucoup … Salut, l’artiste, on ne t’oubliera pas de sitôt !

Volte-Face, "Refletsdu Temps" enquête

le 10 juillet 2010. dans France, Cinéma

Volte-Face,

Comme trois Français sur quatre, nous fûmes troublés par les revirements apparents de Mme Claire Thibout, l’ancienne comptable des Bettencourt. Comment pouvait-elle déclarer un jour à Mediapart que le candidat Sarkozy avait bénéficié régulièrement des largesses de ce couple au cours de l’année 2007, et sembler dire le contraire 48 heures plus tard à la Brigade Financière ?

La plupart des gens de bonne foi qui se sont penchés sur cette question ont invoqué des pressions, des intimidations. Cette hypothèse ne nous convainc pas. Nous lui trouvons un côté brutal, à la “The Shield” ou “NYPD Blue” (“Talk, you bitch, or else…”), totalement incompatible avec les méthodes de nos enquêteurs, lesquels ont sûrement veillé à mettre cette dame dans les meilleures dispositions en lui offrant, au minimum, une tasse de thé, des croissants et un assortiment de fruits confits.

Plutôt que de nous attarder sur des spéculations aussi vaines qu’hasardeuses, nous avons décidé de reprendre l’affaire à la base. Et c’est une autre actualité, chirurgicale, celle-là, qui nous a fourni la clé de l’énigme. En réalité, l’explication est si simple, si évidente, que nous nous étonnons d’être les premiers à la proposer.

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