"- Alors ça fait quoi d'être publiée ?"

Ecrit par Christelle Angano le 20 octobre 2012. dans Ecrits, La une, Actualité, Culture

Oui, c’est une bonne question. Au fait, ça fait quoi ?

Plein de sensations qui se bousculent, joie, fierté, trouille aussi, apaisement, certainement.

C’est « impressionnant ». On a réussi à franchir une étape. Comme un rêve qui se concrétise.

De la fierté, un peu quand même aussi. Quelque part, un éditeur a décidé de vous faire confiance et de vous accompagner. Ce n’est pas rien. Parce que, il faut bien le dire, avant qu’il y en ait un qui dise oui, il y en a quelques uns qui ont dit non. Et pas toujours en des termes très respectueux. Mais ça, c’est une autre affaire.

Pour celui-là, qui vous a quand même un peu blessée, c’est un peu comme une revanche. Même si, d’accord, l’esprit revanchard…

Bon, mais quand même !

La tête qui tourne un peu, tant qu’elle ne grossit pas… Il faut bien savourer son plaisir.

La hâte de voir son livre en librairie. L’envie même, un peu saugrenue, de le commander soi-même, à la FNAC ou ailleurs « juste pour voir ». Ben quoi, on peut bien se faire plaisir non !

Et puis, un sentiment extraordinaire : celle d’appartenir à une famille. D’avoir été reconnue. Allo Docteur Freud… ?

Mais ça, c’est dans un premier temps.

Après, vous réalisez que « les gens » vont lire votre livre. Comment ? Où ?

Comment vont-ils s’approprier vos personnages, lesquels ne vous appartiennent déjà plus vraiment ?

Liront-ils dans un fauteuil ? Près de la cheminée ? Dans un train ? Au lit ? Aux toilettes (grands dieux non !) ?

Aimeront-ils Julie Anne que vous avez tant imaginée, façonnée, rêvée ? La verront-ils comme vous la voyez ? La feront-ils rêver, fantasmer ? Ne va-t-elle pas les ennuyer ?

Et Marin, votre prof paumé… que vont-ils en penser ? sera-t-il compris ? Va t-il les toucher ?

Toutes ces questions vous obsèdent un temps. Vous guettez les messages, les réactions. Un compliment et vous vibrez, une critique et vous… bref, passons.

Certains avis vous font plus trembler…

Un élève de 5° qui vous dit « je suis fier de vous »… et vous avez envie de chialer !

Et puis, petit à petit, on sent que l’on est prêt à passer à autre chose.

On a envie de continuer.

Voilà, Julie Anne, Marin et votre ami sculpteur… il est temps pour moi de vous dire « bonne route » et de continuer la mienne. Je vous laisse avec La Dame de Fécamp. D’autres personnages m’attendent.

Ce fut une belle aventure. Je vous laisse avec vos lecteurs, que j’espère nombreux. Rendez les heureux.

 

Christelle Angano

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Commentaires (2)

  • christelle Angano

    christelle Angano

    22 juin 2013 à 14:42 |
    Depuis quelques mois maintenant, La Dame de Fécamp a fait du chemin, beaucoup de chemin. Elle va même changer d'éditeur et rejoindre une maison d'édition Honfleuraise. Les retours sont positifs, elle est est d'ailleurs arrivée deuxième au prix Poulet-Malassis d'Alençon. Et toujours cette émotion (plus que de la fierté) de savoir que l'on a touché, ému. Bonne continuation Simon, je vous souhaite de revivre ces moments de bonheur ...

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  • Simon Dominati

    Simon Dominati

    23 octobre 2012 à 11:50 |
    Bonjour,
    Je vous comprends. Je n’ai jamais écrit de livre, j’en rêve seulement.
    J’ai eu ce bonheur de voir mes photos exposées dans un musée- rien de transcendant, c’était juste pour illustrer un thème cher au musée- et de m’y trouver incognito un jour. Des touristes de passage, me demandant si j’étais du coin, s’informaient sur une éventuelle vente des photos à la sortie… Puis ont effectué le parcours avec moi, commentant au passage… un pur plaisir. Ce jour-là, était peut-être jour de chance… Je ne suis plus retourné incognito pour ne pas gâcher ce moment : c’est pourquoi, je vous comprends.

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