L’Ecriture de soi dans Le Journal d’un fou de Gogol et La Métamorphose de Kafka

Ecrit par Stéphanie Michineau le 15 octobre 2016. dans La une, Littérature

L’Ecriture de soi dans Le Journal d’un fou de Gogol et La Métamorphose de Kafka

En tant que spécialiste de l’autofiction francophone, j’ai largement réfléchi sur l’autofiction à travers le prisme de Colette certes comme point de départ mais j’en suis arrivée à me faire une idée sur l’autofiction francophone de manière plus générale puisqu’à la fin de ma thèse intitulée L’Autofiction dans l’œuvre de Colette (1), j’en arrive à une définition qui me semble être un bon outil pour évaluer l’autofiction à son regard (ce que j’ai d’ailleurs fait depuis chez George Sand (2) et chez Jules Vallès (3) :

Une autofiction est un récit où l’écrivain se montre sous son nom propre (ou l’intention qu’on le reconnaisse soit indiscutable) dans un mélange savamment orchestré de fiction et de réalité dans un but autobiographique.

Alors que la littérature russe commence à prendre son autonomie face à la littérature occidentale au 19e siècle, il me semble intéressant d’étudier comment se définit l’écriture de soi (« je comme un autre » au sens Baudelairien ou même de Maupassant) faisant prévaloir la notion de double dans deux œuvres très révélatrices de la dépossession de soi alors que l’individu est aux prises avec une société écrasante qui le dépersonnalise et lui fait perdre son identité.

Je resterai donc modeste dans mon ambition et cantonnerai mon champ d’étude au Journal d’un fou de Gogol (seul récit de Pétersbourg utilisant la première personne avec focalisation interne) mais également La Métamorphose de Kafka, deux œuvres qui possèdent entre elles de nombreuses accointances comme nous le verrons ensemble si toutefois ma communication était retenue.

 

Stéphanie Michineau

 

(1) Il y eut de nombreux référencements dans des articles : Actes de colloque de sémiolinguistique textuel en Albi, Wikipédia, la revue littéraire Exigence.net, bientôt Reflets du Temps. Des étudiants en Afrique et en Tunisie l’ont également reprise dans leur thèse de doctorat.

(2) Conférence intitulée « Et si l’Histoire de ma vie était une autofiction » dans le cadre de l’Université pour Tous en 2012.

(3) Communication dans le cadre de la table ronde organisée par Philippe Lejeune avec un autre spécialiste de l’autofiction, Philippe Gasparini.

A propos de l'auteur

Stéphanie Michineau

Stéphanie Michineau

Docteure en littérature française, spécialisée dans les œuvres auto/fiction, elle est spécialiste à deux têtes : C0LETTE & Serge Doubrovsky 

 

(France ~ Amérique ). Jouissant d'être membre scientifique de nombreux colloques en France & internationaux et afin de les promouvoir (avec autres),

 

elle est actuellement auteure C. G. : Classiques Garnier, rue de la Sorbonne, à PARIS.

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