Salammbô

Ecrit par Stéphanie Michineau le 04 juin 2016. dans La une, Littérature

Salammbô

Epuisé par son « pensum », Gustave Flaubert veut s’accorder une détente en vivant dans un sujet splendide et loin du monde moderne. Il se propose de ressusciter, à travers la voluptueuse Carthage et son grouillement de foules hétéroclites, l’âme d’une civilisation disparue. Il dépouille des dossiers et entreprend en 1858 un voyage documentaire à Tunis et à Carthage. Salammbô est publié en 1862 : Sainte-Beuve reproche à l’auteur son imagination sanguinaire et réclame ironiquement « un lexique » ; mais dans l’ensemble, la presse est élogieuse.

Les Mercenaires barbares enrôlés par Carthage, n’ayant pas reçu leur solde, se révoltent et assiègent la cité qu’ils étaient chargés de défendre ; leur chef, le libyen Mathô, y pénètre et dérobe le zaïmph, voile sacré de la déesse Tanit, dont Salammbô, fille d’Hannicar, avait la garde. Carthage est menacée de périr car le zaïmph était son talisman. Sur ordre du grand prêtre, Salammbô traverse le camp des rebelles, va trouver Mathô dans sa tente et réussit à reprendre le voile. Hannicar attire alors le gros de l’armée mercenaire dans le défilé montagneux de la Hache, dont les issues ont été mystérieusement fermées. Les Mercenaires y périssent tous de faim et de soif. L’armée de Tunis, commandée par Mathô, est vaincue à son tour. La révolte est écrasée ; Mathô, pris vivant, est livré aux fureurs de la populace et vient expirer aux pieds de Salammbô dont on célèbre les noces avec Narr’Havas, chef numide qui a fait défection. Salammbô meurt, à son tour, de désespoir révélant ainsi son secret amour pour le Libyen.

A propos de l'auteur

Stéphanie Michineau

Stéphanie Michineau

Docteure en littérature française, spécialisée dans les œuvres auto/fiction, elle est spécialiste à deux têtes : C0LETTE & Serge Doubrovsky 

 

(France ~ Amérique ). Jouissant d'être membre scientifique de nombreux colloques en France & internationaux et afin de les promouvoir (avec autres),

 

elle est actuellement auteure C. G. : Classiques Garnier, rue de la Sorbonne, à PARIS.

Poster un commentaire

Vous êtes identifié en tant qu'invité.