Gastronomie

Une bouteille millénaire !

Ecrit par Léon-Marc Levy le 30 septembre 2011. dans Vie quotidienne, Vins du monde, La une, Gastronomie

Une bouteille millénaire !

Chana tova ! Bonne année !


Eh oui, le calendrier hébraïque annonce 5772. Bonne année donc, à vous tous, juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, croyants et mécréants du ban et de l’arrière-ban !


La bouteille dégustée en l’occasion – du coup – est incontestablement une très vieille bouteille Tertre-Roteboeuf (de St Emilion) 1995. 3777 ans ! Qui dit mieux ?

En pleine forme la vieille !

3 dégustateurs et, miracle habituel du vin, une bouteille produit sur les papilles 3 émotions très différentes. C’est à cette alchimie des arcanes d’un grand vin que je vous invite.


Merci à Renaud et Bruno pour leur collaboration !

Un aligot pour les "petits jours" à venir

Ecrit par Martine L. Petauton le 30 septembre 2011. dans Vie quotidienne, La une, Gastronomie

Un aligot pour les

Le parfum des grands plateaux à moutons de ce Massif Central qui n’en finit pas, quand on dévale vers le sud… Quelque chose qui musicalise avec les vents coulis qui vous happent, dès que vous descendez de voiture. Autour, il y a un Saint-Flour ou un Saint-Chely d’Apcher ; le Larzac, cher à nos vieilles banderoles « gardarem… » est là, pas loin.

L’Aligot est, avec la Potée, un de ces plats de pays pauvre – à tout le moins, « regardant » – on n’avait pas le sou ; on trimait dans une terre ingrate (il suffit de la regarder) ; on s’exilait aussi beaucoup, au pied des volcans endormis, et la fête, au retour, au son des vielles, avait besoin de quelque chose de pas cher – évident – mais aussi de revigorant !

Votre aligot des villes et du « j’ai pas le temps de cuisiner » se fait en deux coups de cuillère, et une cocotte.

Il vous faut :

Les deux potées

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 avril 2011. dans La une, Recettes du monde, Gastronomie

Les deux potées

Pour Luce Caggini, en voisine…

Je suis bourbonnaise ; le Cher est ma rivière. J’avais deux grands-mères. L’une, Berrichonne, là où l’eau prend son temps entre les grands peupliers. Celle-là était exactement du pays du « Grand Meaulnes » – et vous voudriez qu’avec ça, je n’aime pas écrire ! Pas loin, encore, il y avait George Sand et Nohant… l’auteur… bon…, mais la femme ! L’autre grand-mère tirait du côté du Limousin et de la Haute Marche. Le Cher est plus sauvage, tout en gorges noires …


La première, fine cuisinière – elle avait, dans son jeune temps, « servi » chez des aristocrates russes, « blancs », évidemment – reste, pour moi, liée aux odeurs, si particulières, du civet de lapin, de l’omelette aux mousserons, et d’une certaine charlotte aux fraises qui gardait –  descendue au fond du puits – sa fraîcheur.


Agapes ...

Ecrit par Martine L. Petauton le 14 janvier 2011. dans La une, Gastronomie

Agapes ...

 

La porte s'est refermée sur le sapin, les souhaits - mi figue, mi raisin - ; il fait froid glacé, il fait givre si ce n'est neige ; on est un peu saoulé, on a réveillonné ...

Et ce fut le foie gras et son confit d'oignons, les huitres et la vinaigrette d'échalotes, le chapon, ses marrons, les macarons et la glace au miel et aux amandes... Repas de fin d'année, moment qui semble d'éternité ; immuabilité du partage des goûts et des saveurs ? Mais, s'il est bien un domaine où l'adage «  des goûts et des couleurs » prend tout son sens, c'est  en gastronomie ; et, l'Historienne qui ne dort jamais en moi, de rêver !

Comme un parfum d'automne...

Ecrit par Léon-Marc Levy le 20 octobre 2010. dans Vins du monde, La une, Gastronomie

Comme un parfum d'automne...

L’automne a des charmes irremplaçables : C’est, chère Martine L., le retour des champignons et, en même temps, le retour des grands Bordeaux sur nos tables. Tous les passionnés des grands châteaux girondins vous le diront : les mois d’été ne se prêtent guère à la dégustation de nos précieux Cabernet-sauvignon ou de nos non moins précieux merlot. Affaire de température assurément : un grand bordeaux se déguste entre 15 et 18° Celsius. Surtout pas plus : au-delà, les arômes et les saveurs « s’étalent », s’amollissent, prennent des contours approximatifs.

Hier nous fêtions entre amis le retour des stars du Médoc. Après une entrée d’escargots/flageolets à la pointe de cumin et crème fraîche et des grenadins de veau forestière, accompagnés bien sûr de giroles de Dordogne (il n’y a pas que la Corrèze dans la vie...) venait, triomphant, un château Lagrange 1990* ! Merveilleux St Julien dans un millésime qui ne l’est pas moins...

Le Temps des champignons

Ecrit par Martine L. Petauton le 11 octobre 2010. dans Vie quotidienne, La une, Environnement, Gastronomie

Le Temps des champignons

Pour Gérard, évidemment, pour 40 ans de passion partagée autour des cèpes de Corrèze!

Il est de ces « pays », tellement à part, où un mot banal, comme champignon, est une culture ; pas seulement quelques tranches odorantes qui mijotent ou qui frisent au fond du poêlon.

Une culture, vous dis-je, mieux, une légende, un savoir, un objet de fantasme, d'écriture, de chanson … de rêve !

En Corrèze, ce pays où vous pouvez compter plusieurs dizaines de « verts », à la saison, se mélangeant, comme dans un tableau de Monet, aux infinis bleus et gris de tous ses ruisseaux et rivières ; dans ce coin du Limousin, donc, le champignon, ce ne sont pas « les » mousserons de mon enfance Bourbonnaise, « les » gracieuses girolles, «  les » duveteux pieds-de-mouton ; ça, ce ne sont que « des » champignons ; « le » champignon, en Corrèze, c'est le cèpe !

Foires aux vins, foires aux illusions ?

Ecrit par Léon-Marc Levy le 06 septembre 2010. dans La une, Gastronomie

Foires aux vins, foires aux illusions ?

Il est revenu le temps des grands crus. Plus sûrement que les cèpes dans nos bois, il y en aura à tous coins de rue de nos cités. Avec soirées/dégustation à la clé et prix d’enfer !

Et la rumeur enfle, les revues spécialisées frémissent, les amateurs piaffent d’impatience : dans quelques jours, à partir du 6 septembre, vont commencer les foires aux vins d’automne sous les enseignes de nos grandes surfaces. Il y a 20 ans, c’était un événement encore relativement confiné aux cercles d’initiés. Aujourd’hui, c’est un événement commercial national, de l’ordre des sacro-saintes soldes de janvier, et les grandes chaînes de magasins y réalisent un pourcentage non négligeable de leur chiffre d’affaire annuel.

C’est dire si le sujet mérite qu’on l’aborde avec sérieux et surtout avec un vrai mode d’emploi, permettant aux usagers de naviguer avec discernement entre les vraies fausses bonnes affaires et les fausses vraies arnaques ! Vaste programme, dans le raz-de-marée de bouteilles et de caisses qui va déferler pendant un mois sur l’hexagone et qui est supposé être une mine de bonnes affaires.

Is Marseille France's next great food city ?

Ecrit par Alexander Lobrano le 09 juillet 2010. dans Gastronomie

Une Table au Sud

In Alexander Lobrano’s new column, Eurofile, the author of “Hungry for Paris” writes about the best tables (and beds) on the continent.

Coming on strong as one of the hippest cities on the Mediterranean after years of being unfairly malfamé, Marseille — France’s second-largest city — is also rapidly emerging as one of the best places to eat in Gaul.

I’ve known and loved this endearing mutt of a town for more than 20 years, but could scarcely believe my eyes — or my palate — on my most recent visit. To be sure, there have always been good places to eat here, but what’s changed everything is an influx of talented and ambitious young chefs who are catering to a swelling cast of affluent, food-mad young professionals. So think bistronomie, or young contemporary French bistro cooking, but with a delicious Mediterranean accent.

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